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Full text of "Œuvres de Rigord et de Guillaume le Breton, historiens de Philippe-Auguste"

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LELASB-SMirOlD , -:'-SIT 


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ŒUVRES DE RI60RD 



GUILLAUME LE BRETON 



IMinUMERlE DAUPELEY-GOUVERNEUU, 



A NOGENT-LB-ROTROU . 



g œUVRES 



DE RIGORD 



ET DE 



GUILLAUME LE BRETON 

HISTORIENS DE PHILIPPE-AUGUSTE 

pdbliMbs pour la sociiii de l'histoirb db francb 

Par h. -François DELABORDE 



TOME SECOND 
PHILIPPIDE DE GUILLAUME LE BRETON 




> « • • ^ 



À PARIS 

LIBRAIRIE RENOUARD 

H. LAURENS, SUCCESSEUR 
LIBRAIRE OE LA SOCIÉTÉ DE l'hISTOIRE DE FRANCB 

RUE DE TOURMON, N^ 6 

M DGGG LXXXV 

224 



1200:57 






% * * ' 



EXTRAIT DU RÈGLEMENT. 



Aet. 44. — Le Conseil désigne les ouvrages à publier, et 
choisit les personnes le^ plus capables d'en préparer et d'en 
suivre la publication. 

D nomme, pour chaque ouvrage à publier, un Commissaire 
responsable, chargé d'en surveiller Texécution. 

Le nom de l'éditeur sera placé à la tète de chaque volume. 

'Aucun volume ne pourra paraître sous le nom de la Société 
sans l'autorisation du Conseil, et s'il n'est accompagné d'une 
déclaration du Commissaire responsable, portant que le travail 
lui a paru mériter d'être publié. 



Le Commissaire responsable soussigné déclare que Védition 
des Œuvres de Rigobd et de Guillaume le Bileton, préparée 
par M. H.-François Delabobde, lui a paru digne d'être publiée 
par la SociM de l'Histooe de F&ance. 

Fait à Paris, le 25 décembre 4885. 

Signé : L. DELISLE. 



Certifié : 
Le Secrétaire de la Société de THistoire de France, 

A. DE BOISLISLE. 



GUILLELMI ÀRMORICI 



PHILIPPIDOS LIBRI XII. 



Ludovico primogenito Philippi magnanimi A-Deo-dati, 

Francorum régis filio^ Guillelmus BritOj ArmoricuSj 
salutem. 

Ad laudes, Ludovice, tuas magnique Philippin 
Quo genitore tibi, sibi principe^, Francia gaudet, 
Pocula Castaliis mihi Musa liquoribus offert, 
Instimulatque meum Phebeo pectus oestro^, 
Rursus ut aggrediar prolixius edere theuma ^ ; 
Gui licet ingenium se nostrum judicet impar^ 
Non tamen inde animum studeo ^ revocare ; sed 
Excusare meos tali presumo colore. [ausus 

Gesta ducis Macedum celebri describere versu* 
10 Si licuit, Galtere"^, tibi, que sola relatu 
Multivago docuit te vociferatio famé ; 
Si sua gentili mendacia cuique poète 

i. magnique parentis V. 

2. prineipio V. 

3. CBstrum n'a que deux syllabes dans la bonne latinité. 

4. Rursus ut opus impar viribus audex (sic) V. 

5. stiidui corrigé en studeo P. 

6. Les vers 6 à 9 manquent dans V. 

7. Gautier de Gbàtillon, né à Roncbin, près de Lille, auteur de 

U 1 



s PHILIPPIDOS 

Grandisonante fuitlicitum pompare boatu^; 
Si tibi, Petre Riga 2, vitium non esse putavi 
Ubere de legis occultos suggère sensus, 
Quos facis ut levibus verbis elegia^ cantet, 
Fortia facta virum numéro breviore coarctans, 
Que potius pede Meonio referenda fuerunt^; 
Cur ego que novi, proprio que lumine vidi, 
%0 Non ausim magni magnalia scribere régis, 
Qui nec Alexandro minor est virtute, îiec illo'^ 
Urbi Romulee totum qui subdidit orbem. 
Quod probat ecclesie favor, et defensio cleri 
Qui ridens illo sub principe, pacis arnica 
Libertate fruens, subicit sibi quoslibet bostes^ . 

VAlexandréide^ poème héroïque publié entre 1176 et 1179. Voy. 
Peiper, Walter von Cfiatillon, Breslau, 1869, in-4*. M. Thurot a 
fait un compte-rendu de cette dissertation dans la Revue criiique, 
1870, l*' sera., p. 121. 

1. Gum sua gentiles studeant figmenta poetœ 
Grandisonis pompare modis tragicoque boatu. 

(Sedulius, Carm. paschale, v. 1.) 

2. Pierre Riga est, comme on le sait, Tauteur de VAurora, para- 
phrase de la Bible en 15,000 vers élégiaques. 

3. La véritable quantité de ce mot est ëlëglâ ou ëlëglà pour ëlë* 
géia et non pas ëlëgià, 

4. n y a ici une réminiscence d'Ovide : 

Fortia Mxonio gaudent pede bella referri. 

(Ovid., Rem. amoris, v. 373.) 

5. Jules César. 

6. On va voir à quel point les vers 10 à 25 sont défigu^ dans V : 

Si licuto, Galtere, tibi que sola relatu 
Multivago decuit a te fomatio famé ; 
Signa gentili mendacia cuique poète 
Grandisonite fuit licitum ponpare beato ; 
Si tibi patri, Riga, vitium non esse putatur 
Ulere de logisa clericos suggère sennovo. 



NUNCUPATIO. 3 

Bis senos Maœdo, bis Julius octo per annos 
Promeruit célèbres vix continuare triumphos , 
Vivida Karolide^ virtus triginta duobus 
Annis continuis habuit quos vincerel hostes, 
30 Donec Theutonicos^ Othonem vicit et Anglos, 
Flandrigenasque uno confecit marte Bovinis^. 
Ergo qui tanto ^ exspectas succedere régi 
Ut primogenituSy ut berilis sanguinis beres, 
Dignus qui digne digno decoreris honore, 
Illius atque tuis assurgere laudibus, et te 
Auctorem dominumque velis prestare libello 
Ammiranda^ tui patris et tua facta canenti ^ 
Qui sibi prescribit® titulum nomenque Philippi'', 
Grescat ut ex titulo major reverentia libro, 



Quos facis in levibus membris eloDgia , 

Francia fitam virum numéro breviore coartans, 

Que potius pede Mediva referenda , 

Gur ego que novi proprio que lumine , 

Non austeri magni magnalia scribere jugis, 
Qui nec Alexandro minor est virtute nec illo 
Urbi Rotulee totum qui subdidit orbem ? 
Quod probat tilie favor, et defensio cleri 
Qui ridens si principe pricis agrica 
Libertate fervens subicit sibi quolibet hostes. 

1. Cette épitbète désigne Pbilippe-Auguste. On sait combien 
les Capétiens tenaient à se prétendre issus des Karolingiens. 

2. Boemis corrigé en Bovinis P. — L'auteur se trompe dans son 
calcul : que l'on fasse commencer le règne de Philippe-Auguste 
en 1179 ou en 1180, la bataille de Bouvines ne se place que dans 
la trente-quatrième ou trente-cinquième année. 

3. ludo V. 

4. An miranda V et P. 

b, et tua /Ua (sic) oaventis V. 

6. prescripsit V. 

7. libelli V, 



f 



♦ » 



4 PHiLippmos 

40 Audeat et tanto sub nomioe tutior ire 
In médium, ledique minus livore pavescat. 

Petro Karloto^ Philippi régis Francorum filio salutem^. 

Tu^ quoque fautor ades, Karlote, simiUima régis 
Magnanimi proies, cui te natura creatrix, 
Ut regale genus signis probet indubitatis, 
Gorporis esse dédit similem^ mentisque vi^ore, 
Gujus jam sequeris vestigia, cujus in evo 
Tam tenero ^ mores jam nunc imitaris ^ et actus. 



i . Pierre Chariot était le fils d'une a damoisiéle d'Arras • dont 
les relations avec le roi commencèrent Tannée où furent pris le 
château Gaillard, Poitiers et Ghinon, c'est-à-dire en 1204 (Ph. 
Mouskés, V. 20722 et suiv.), mais il ne vint au monde qu'entre 
le 14 juillet 1208 et le 14 juillet 1209, puisqu'il avait à peine 
quinze ans accomplis la première année du règne de Louis YIU 
(Voy. les derniers vers du livre XII du présent poème). Il com- 
mença son éducation sous la direction de Guillaume le Breton 
(tWd.), fut écolier à Paris (Ph. Mouskés, v. 20732) et reçut une 
prébende à Saint-Martin-de-Tours dont il fut reconnu trésorier en 
juin 1217 (CaL 1749). Élu évoque de Noyon en 1240 (Aubri de 
Trois-Fontaines, M. G. Scr. XXTTT, 948, 1. 12), suspendu par 
Grégoire IX à cause de Tillégitimité de sa naissance (ibid., 949, 
1. 20), confirmé par Innocent IV en 1243, il prit part à la VII« croi- 
sade et mourut en vue de Chypre le 9 octobre 1249. Son corps fut 
enterré dans sa cathédrale sous une lame de cuivre portant une 
épitaphe dont le texte nous a été conservé {GalL Christ. IX, 1010). 

2. Ce titre est complètement omis dans V. 

3. quo (sic) V. 

4. Cette ressemblance est aussi rappelée dans Ph. Mouskés : 

Et sembla le roi Felippon. , 

(V. 20726.) 

5. Nous avons déjà dit que Pierre Chariot avait à peine quinze 
ans quand fut publiée la Philippide. 

6. jam non mutaris Y. 



NDNCUPATIO. O 

Si modo te^ (ratresque tuos, magoumque paren- 
Ut potui, dignos celebravi carminé digno ; [tem, 

50 Si tibi totius animi virtute dicavi 

Exhaustum subito tenui de fonte libellum, 
Imposuique tuo, Karlotida^j nomine nomen. 
Ut tua lectoris laus perpetuetur in ore, 
Et virtus etiam post mortem nescia mortis, 
Famaque Rarlorum vivat post fata ^ superstes, 
Quam soli faciunt urnas ev^dere vates, 
Dumscriptisfaciuntvetenmimeminisse minores^. 
Quorum famapent^, pereunt^ ubi carmina vatum : 
Hune quoque propitio"^ celestis sidère vultus 

60 Vel semel illustra, gratumque impende favorem, 
Ut per te vigeat, ut, te tutore, magistros 
Errorum cynicos^ facie contemnat aperta. 



CATHALOGUS MATERIE LIBRI PRIMI. 

Regali primtÂS insignit honore Philippum ; 
Judeos abicitj blasphemos lex nova punit ; 
Eereticos juges mittit brevis ignis ad ignés; 

i. re V. 

2. La Karlotide ne nous est pas parvenue ; elle avait été com- 
posée en môme temps que la Philippide. (Voy. l'épilogue du pré- 
sent poème.) 

3. cum vate V. — post fada P. 

4. modemos récrit dans Y au-dessus de minores. 

5. parte V. 

6. pereat corr. en pereunt dans P. 

7. Hune propitio quoque V. 

8. dvicos V. 



t»HILIPPIDOS 

Campellos mundat et celsis menibus^ ornât; 

Hostes ecclesie reprimuntur y et impete primo 

Utraque victori cedit CastelUo regi^ 

Et Coterellorum perimuntur^ millia septenij 

Judeosque omnes Broie cremat ignea fomax. 

Clero Remensi respondens ore diserto ^ 

ReXy res pro rébus, pro verbis verba rependit^. 



GUILLELMI PHIUPPIDOS PRIMUS LIBER. 

Proposition. 

Prelia magnanimi preclaraque gesta Philippi, 
Ârmipotente manu teneris que gessit ab annis^, 
Carminé veridico summatimdicere conor , [unguem'^ 
Pauca referre volens de pluribus; et quis ad 
Onmîa vel dictare queat®, vel claudere métro, 
Vel mandare biblis^, memori vel corde tenere. 
Non indigna foret ^^ istis vel musa Maronis 

1. merubus P. 

2. Un bourdon a fait omettre les onze derniers mots (et impete 
— perimuntur) dans V. 

3. deserto V. 

4. Le copiste de Y ajoute ici ces mots qu'il prend sans doute 
pour un dernier vers et qui devaient être une glose sur Vutraque 
Castellio du sixième vers : Castello super Ligerim et Castello super 
Sequanam. 

5. Guillelmi Philippidos primi libri propositio P. 

6. tenero que gessit ab evo P. 

7. ungam V. 

8. queam V. 

9. La première de biblus semble avoir été toujours longue. 

10. fores V. 



UBSR I. 7 

Theologi * cineres Troje qui vexit ad astra ; 
Vei qui supposuit Trojam victoribus Ârgis 

1 Ërroresque vagi* digne celebravit Illixis', 
Non bis sufficeret famé Lucanus amator, 
Aut^ qui tam sapido Thebaida^ carminé^ scripsir, 
Ut queat ad plénum^ digno memorare relatu 
Tôt victos hostes, tôt bella, tôt obsidiones, 
Tôt bene gesta domi^, tôt militie probitates. 
Nonest^ qui puteum tamlatum tamque profundum 
Exhaurire queat, nedum qui non habet in quo 
Hauriat, autrestem^^, vel vasa capacia tanti 
Ponderis : in toto pars quelibet est mihi totum ; 

iO Toti dico vale, vix audeo tangere partem. 

Ërgoage, Musa, viri tam preceUentis ^^ honori 
Insudare libens studeas, et ab illius anno 
Incipe quo primum sceptro radiavit ebumo 
Rex novus. Iste novi limes tibi*^ carminis esto^*; 

1. La quantité devrait être thé6l6g%, — On sait que la IV* églogue 
a valu à Yirgile Thonneur d'être compté parmi les prophètes du 
Christ. Voy. Gomparetti, Virgilio nel medio evo. Livoume, 1872. 
In-8o, t. I, 133 à 138. 

2. vigi V. 

3. Est-ce bien d'Homère qu'il s'agit, comme le croient Barth et 
D. Brial? 

4. w/ V. 

5. La véritable quantité est Tk^c^Uià et non Thëbwlâ. 

6. carmina P. 

7. Stace, auteur de la Thébaide. 

8. plonum V. 

9. dari V. 

10. Hbi corrigé en est dans P. 

11. rostem V. 

12. pretollenlis V. 

13. mihi V. 

14. Limes mihi carminis esto 

(Edipodee confusa domus 

(Stace, Thebaid., î, 17.) 



8 PHILIPPIDOS 

Deinde, quibus sub eo meruit poUere triumphis^ 
Francia, prosequere ; quo milite colla subegit 
Neustria Francigenis, Anglorum rege fugato, 
Historiamque sequens, procédas ordine recto, 
Littora tuta legens, ne demergare profundo : 
30 Sic tamen ut primum memores que gentis origo 
Francigene fuerit, quis tanti nominis auctor, 
Que regio in partes Francos émisent istas. 
Scis etenim, quis sit, de quolibet esse sciendum, 
Antea quam sciri liceat quid fecerit ipse'. 
Fac pelagus me scire probes, quo carbasa laxo, 
Ut percurrantur leviore sequentia cursu : 
Observandus enim modus est in rébus ^, et ordo. 

Invocatio divini auxilii^. 

Xpiste, Dei splendor, virtus, sapientia, Verbum, 
Qui Patris eterni prodis eternus ab ore, 
40 Qui vere es verbum, lumen de lumine vero, 
Deque Deo vero verus Deus, unus et idem, 
Atque coeternus Patri cum Flamine sacro^, 
Te precor incipiens ; adsit tua gratia presens, 
Ut mihi subveniat, ut me per confraga silve ^ 
Ducat inoffenso pede, ne caliget acumen 



1. C'est ici que finissent les deux premiers feuillets de V. 
L'écriture change. 

2. Ces deux vers sont presque conçus dans les mômes termes 
que la fin du § l»' de la Chronique. 

3. Horace, SaU, I, 106. 

4. Manque dans V. 

5. On reconnaît les expressions du Symbole. 

6. Stace, Thebaid., IV, 494. 



LIBER I. 9 

Mentis, que sine te nescit qua debeat ire. 
Te sine nil lucet, sine te via nulla patescit ; 
Sideris Ëoi tu lux, tu dissice^ mentis 
Nubila celesti radio ; tu luce superna 
50 Da sensus lucere meos ; tu scribere dextram. 
Tu linguam dictare doce ; tu me rege recto 
Tramite, tu presta promptas in carmina vires, 
Tu via, tu ductor, tu navis, tu Palinurus; 
Tu mihi fac tutos saxosa per equora cursus. 

De origine Francorum^. 

Postquam judicio Priameia régna latenti 
Vindicis ira Dei Grecorum tradidit igni. 
Qui per peccantes penam peccantibus addit, 
Flagitiis hominum quoniam ^ salubriter utens, 
Quos scit adhuc longo dignos sordere reatu ; 
60 Francio Priamida satus Hectore, pâtre sepulto. 
Grande supercilium Greci victoris abhorrens. 
In cineres Âsia tota cum Troade versa, 
Querere disposuit patriam sibi commodiorem, 
Quam sibi fa ta darent acquirere sorte vel armis. 
Gui se lecta manus juvenum conjunxit, ut ejus 
Ëxilii comités fièrent, sociique laboris. 
Quem, quia per nimiam probitatem illius et actus 
Proveniebat * eis honor et Victoria multa, 

1. diffice V. 

2. Manque dans V. 

3. qiuLnquam V. — Le vers est faux de toute façon, la première 
syllabe de salubriter est brève. Bartb propose de le corriger ainsi : 

Flagitiis bominum commissa salubriter utens. 

4. Adveniebat V. 



1 PHIUPPIDOS 

Prefeoere sibi posito diademate regem, 
70 Seque vocaverunt communi Domine Francos ; 
Ut dicti Franci, quibus esset Francio* rector, 
Nomine sint imitatores rectoris et actu. 
Qui cuin rege suo ratibus vix nabile ^ flumen 
Danubii transnant, et non procul ejus ab amne 
Urbs ab eis dicta ^ est fundata Sicambria fundo, 
In qua regnavit cum Francis ^ Francio primus, 
Et sibi supposait regnum totaliter iliud, 
Austria Theutonico quod habens idiomate nomen, 
Tempore possedit Francorum natio longo, 
80 Undecies centum ter sex et quatuor annis^ 
Antea quam Ghristum genuisset Yirgo beata, 
Postque Deum natum sex septuaginta ^ trecentis. 
Ut se vitali viduavit Francio flatu, 
Grevit in immensum stirps nobilis illa, fîiitque 
Yiribus egregiis numeroque ita multiplicata. 
Ut satis una capax regio non esset eorum. 
Discedunt igitur ab eis Ibor '' et numerosa 
Copia Francorum, numéro tria millia dénis 
Millibus adjuncta geminatis ^, excipe turbam 
90 Feminei sexus, et qui gerere arma nequibant. 

1. Francia V. 

2. nobile V. 

3. data V. 

4. In qua cum Francis regnavit V. 

5. 1100 + (3 X 6) + 4 = 1122. Si Ton se réfère au § 4 de la 
chronique, on voit que les Francs, lorsqu'ils quittèrent Sicambrie 
en 376 après J.<-G., y avaient séjourné 1507 ans, ce qui place leur 
établissement dans cette région en 1131 et non pas en 1122 
avant J.-G. 

6. Ghron., § 4. — odoginia V. 

7. Ibor omis dans V. 

8. numeraiis V. 



UBER I. 11 

Finibus egressi patriis, per Gallica rura 
Sedem querebant ponendis menibus aptam, 
£t se Parisios dixerunt nomine Greco, 
Quod sonat expositum nostris, Audaciay verbis ; 
Erroris causa vitandi, nomine solo 
 quibus exierant Francis distare volentes. 
Ât^ jam Sequanio surgebat littore cunctis 
Urbibusurbsspeciosamagis, bonacujusad unguem 
Gommendare mihi sensus bre vitale negatur^, 

1 00 Que^ caput est regni, que grandia germina regum 
Ëducat, et doctrix existit totius orbis. 
Gui, quamvis vere toto preluceat illi^ 
Nullus in orbe locus, quoniam tune temporis illum 
Reddebat palus et terre pinguedo lutosum, 
Âptum Parisii posuere Lutetia nomen ; 
In qua manserunt degentes simplice vita 
Temporibus multis, gentili more régentes 
Se populosque suos, reddendo tributa quotannis 
Débita Romanis, legesque sequendo paternas. 

1 1 Ât Francos nunquam vis ulla Valentiniano 
Post superare fuit, licet illos sepius armis 
Romano imperio temptasset subdere ; quos cum 
Gerneret invictos et nullo marte domandos, 
c Hos vere dicam Francos, ait, immo Ferancos, 
c Quos facit indomita virtus feritate féroces ^. » 
Tune preerat Priamus rex Âustricus omnibus illis ; 
Qui cum nature solvisset débita, regnum 

1. Et V. 

2. negatur omis dans V. 

3. quod P. 

4. isti V. 

5. Ghron., $ 4. 



1 2 phuippidos 

Francorum tenuit succedens filius ejus 
Marcomirus ei, superans probitate parentem. 

1 20 Tandem scripsit eis bec verba Yalentinianus : 
c Ânnis, France, tibi bisquinque remitto tributum, 
c Et mihi te facio sub vinclo pacis amicum, 
c Si mihi militiam, donec superetur Alanus, 
c Prestiteris, qui se Romanis exhibet hostem, 
c Presumitque suo juga nostra repellere collo ; 
c Tantum prestat eis animi consueta rapinis 
c Ârmate plebis rabies, et copia gentis, 
c Et prerupta jugis species horrenda iocorum, 
c Montibus et scopulis nulli penetrabilis hosti. » 

1 30 His Marcomirus gaudens, Francique quirites 
Âccedunt dictis, et congrediuntur Âlanis, 
Strageque crudeli sic debacchantur in iilos, 
Ex toto numéro quod nemo remansit eorum 
Qui non a Franco sit milite decapitatus, 
Âut mortis di versa pati tormenta^ coactus, 
Exceptis natura quibus pugnare negabal ; 
Quod factum cunctis visum est mirabile, lausque 
Francorum toto divulgabatur in orbe. 
Ânnis ergo decem finitis, Roma tributum 

1 40 À Francis repetit ; empta sibi sanguine Franci 
Libertate suo, dicunt se corde feroci 
Maile pati exilium patriaque excedere tota, 
Quam Rome subici sub dura lege tributi *. 
Et cum post mortem Romana Yalentiniani 
Debilitata foret respublica, Francus, ab illis 
Finibus egressus, valido sibi marte subegit 



1. tormenta pati diversa V. 

2. tributi sub dura lege subici Y. 



LIBER I. 13 

Germanos cum Theutonicis, necnon Âlemannos, 
Xungros cuiD Belgis, Saxones cum Lotoringis, 
Et quicumque jacent^ populi per Gallica rura, 

4 50 Sequanium ^ donec longe veniatur ad amnem ; 
Vivere nec poterat aliquis dux, aut cornes, aut rex, 
Qui non virtuli Francorum^ cederet ultro. 
Parîsios igitur postquam cognovit eadem 
Stirpe fuisse satos a qua^ descenderat ipse^, 
Firma pace facit miles sibi Francus amicos, 
Francorumque vocat fratres, et fédère jugi 
Unus fit populus Franci cum Parisianis ; 
Urbs quoque Parisius meruit tune primo vocari, 
Gui prius indiderat situs^ ipse Lutetia nomen. 

1 60 À qua Francigene progressi cum Pharamundo 
Marcomirigena, quem jam genitor suus illis 
In regem dederat, terrarum quicquid habetur 
 pelago quod nos hodie distinguit ab Ânglis, 
Usque sub Hispanos fines portusque remotos, 
Qui Karoli mete"^ populari voce vocantur, 
Totum militia sibi supposuere potenti. 
Et sic terra fuit Francorum nomine dicta 
Francia, cujus erat antiquum Gallia nomen, 
In qua regali Pharamundus ^ primus honore, 

470 Exclusis penitus Romanis, fîilsit; eidem 

1. forent corrigé en jocent dans la marge V. 

2. Seqitanie V. 

3. Francorum virtute V. 

4. Tous les mss. portent : eodem Stirpe fuisse satos a quo 

5. ilU V. 

6. locus V. 

7. C'est le point des Pyrénées que Ton connaît sous le nom de 
la Groix-Gharlemagne. 

8. Peramundus V. 



1 4 PHILIPPIDOS 

Filius ipsius Glodius successit. Ât ille^ 
Regia decedens Meroveo sceptra reliquit, 
Patris jure sîbi faciens succedere natum. 
Is Ghilderîcum genuit, regemque paterno 
Et successorem moriens sibi jure creavit. 
nie Glodovei régis pater exstitit, inter 
Franborum reges qui primus credere Gbristo 
Et sacro meruit baptismi fonte renasci ; 
Quemcum, evangelicoconversum dogmate, sanc- 

1 80 Remigius sancto chrismare pararet olîvo, [tus 
Ecce dolens Inimicus homo, qui semper honori 
Invidet ecelesie*, fregit fuditque iiquorem, 
Ut, sua cui natura modos dat mille nocendi, 
Hoc faceret facto regem rescindere votum, 
Âut saltem differre aliquas baptisma per horas ; 
In tanto, si non in toto, offendere gaudens^. 
Ut meritum régis ^ motu quocumque minoret. 
Qui magis est animos quam corpora ledere pronus. 
Quo viso, commota manus pagana, suorum 

1 90 Hoc virtute Deum conclamant esse patratum, 
Nec regem mutare vias debere priores, 
Quas usque hue tenuit ejus generatio tota ; 
Quod nec velle Deum res tam manifesta doceret, 
Qui sanctum est passus oleum^ cum vase perire, 
Ne rex, tactus eo, Ghristi se lege ligaret. 

1. Clodius ipsius successit filius, At ipse V. 

2. Le maladroit copiste de V a introduit ici dans le texte une 
glose que les autres mss. portent en marge : vas quo liquor ille 
sacraius servabatur. 

3. querens V. 

4. Ut régis meritum V. 

5. Dans V, le vers 194 présente une élision pénible : 

Qui sanctum passus olettm est cum vase perlre 



LIBER I. 15 

Ât sacer antistes, erecto lumine sursum 
GummanibuSy meruitsacrapersupUcamina sacrum 
Gelitus emitti cum sacro vase liquorem, 
Ipso rege palam cunctisque videntibus ipsum, 

SOO Ë celo missus quem detuiît angélus iili ^ , 

Quo rex sacratus fuit idem primus ; et omnes 
Post ipsum reges Francorum ad sceptra vocati, 
Quando coronantur, oleo sacrantur eodem. 
Sicque fit ut solum metuens amittere regem, 
Dum fraudem struît ecclesie fallaciter hostîs. 
Se dignumeffecerit* Francos quiperderet omnes ; 
Nam cum pagani miracula tanta vidèrent. 
Se faciunt omnes renovari fonte perenni^. 
Quis vero cui rex régi successerit ex tune 

21 Tempus ad hoc, presens série tibi, lector, aperta 
Scire dat hec oculis subjecta fidelibus arbor. 
In qua se primum Pbaramundus ^ ponit, eo quod 
Francorum primus terra regnavit in ista ; 
Et tamen affirmât conmiunis opinio primum 
Esse Glodoveum, quia regum credere primus 
In Ghristum meruit, gentili errore relicto, 
Quo velut a trunco procedens linea monstrat, 
Que sit descendens séries, que coilateralis ^. 



Dans L et P, il y a un pied de trop : 

Qui sanctum passus est oleum cum vase perire 

Pour le rendre plus correct, nous avons reproduit l'interversion 
que s'étaient déjà permise les premiers éditeurs. 

i. Le vers 200 est omis dans V, ou plutôt il y est placé après le 
vers 349. Voyez plus bas la note de ce dernier vers. 

2. e/Tecit L et P. 

3. Voyez la Chronique, g 8. 

4. Fearamundus V. 

5. On trouve ici dans V un informe tableau généalogique qui va 



1 6 PHILIPPIDOS 

Ânnus millenus centenus septuagenus 
220 Nonus erat post Virginei sacra tempora parlus, 
Tradere quando plus sceptrum regale Philippo 
Proposuit genitor, veneranda luce béate 
Quam sibi sanctifîcat Âssumptio sancta Marie. 
Gumque essent regni primores, quosque deoorat 
Pontificalis apex, ad gaudia tanta vocati, 
Instaretque dies quo rex debebat inungi, 
Ipsum cum famulis, comitante etate coeva^, 
In (îuisiam traxit venandi gratia silvam. 
Hic aprum soli visum sibi forte secutus 
230 Ut puer, ut prede laudisque cupidine ductus. 
In nemus obscurum, nullo comitante, cucurrit ; 
Gumque procul positus a venatoribus esset, 
Nec jam venantum voces nec cornua posset 
Latratusve audire canum ; quasi fumus et umbra 
Protinus ex ejus oculis evanuit ille 
Deceptivus aper, aprum si dicere fas est, 
Qui tantam voluit nobis infligere plagam, 
Tam subitoque suum^ Francis auferre Philippum, 
Patri erat et regno qui solus et unicus hères. 
240 At puer ad socios cum vellet ab inde reverti, 
Nec reperire viam potuit, nec tendere quorsum 
Debeat, agnovit, nullo consorte, duobus 
Gontinuis errans média cum nocte diebus ; 
Solo se solius equi solamine solans, 
Irrequieta ferens vestigia (proh^ timor!) ibat 

seulement de Marcomir à Dagobert. On avait sans doute l'inten- 
tion de le reproduire dans L, car on y a laissé le bas de la page 
en blanc. U n'y a pas de blanc réservé dans P. 

1. coeva etate V. 

2. Tamque suum subito V. 

3. Prot P. 



UBER I. 17 

Per salebras partesque ruens, per dévia queque, 
Quo ducebat eum hue illue acrisius^ eiror. 
Tristibus interea multum quesitus amieis, 
Yespere sub lueis, post tedia multa ^, seeunde 

250 Yix tandem inventus, aliquanto tempore leeto 
Deeubuit, multa ex causa egrotare coactus. 
Horror enim et biduana famés compresserat illum, 
GoDtinuusque labor, cunctisque inamabilis error^; 
Preteriitque dies illi préfixa sacrando^. 

Hec tamen^, haud dubium, tentatio contigit illi, 
Ut Deus hoc casu ^ meliorem redderet illum, 
Âttentumque magis curare negotia regni. 
Res eteuim tanto que presignitur*^ honore, 
Quam facit optari propria excellentia dignam, 

260 Quanto differtur, quanto pertingere ad illam 
Gonatu graviore datum est, hoc gratior, hoc fit 
Garior, hoc studio majore meretur amari. 
Vilet enim quod se nuUo conamine prestat, 
Diligiturque magis res acquisita labore. 
Hoc etiam facto noster confunditur hostis, 



{. aeusius Y, aorisius L P. « Judicii expers, csbcus, dit Barth, 

• Gnecismi ambitione sœpius talia monstra loquitur hic scrip- 
f tor. Àcrisiam civitate tum latina donavit Petrus Blesensis, certe 

• doctns et sapiens homo, Epist. LXXXIV pro caecitate • 

2. Justa V. 

3. p^arque hiis omnibus error V. 

4. Il est à remarquer que Guillaume le Breton, dont la chro- 
nique ne contient pas la moindre allusion aux faits rapportés 
dans les vers 219-254, se tait complètement ici sur l'épisode du 
eharbonniar qui ramena le prince à Gompiègne, épisode que Ton 
ne trouve que dans Rigord (§ 3) et dans Robert deTorigny (1, 83). 

5. auUm V. 

6. ut casu Deus hoc V. 

7. presignatur V. 

n % 



1 8 PHILIPPIDOS 

Qui bona semper amat corrumpere semina^, qui. 
Non auferre queat, saltem differre ]aborat [cum 
Gommoda nostra, bonis semper contrarius actis. 
Nec nocet ille', nisi quantum permittitur il]i 

270 A Domino, qui nos probat exercetque per illum, 
Ut tandem victo nos tentatore coronet, 
Semper et in nobis virtus exercita crescat. 
Ërgo necesse fuit aliud prefigere tempus, 
Quo jam sanatus rex ad diadema veniret. 
Ânnis ante dies elapsis quatuor ilios^, 
Ipsius genitor, peregrini more profectus, 
Orandi studio devota mente petivit 
Ecclesiam, Thome qua martyris ossa quiescunt, 
Gujus virtutes totum redolere per orbem 

280 nie facit cujus pro nomine passus obivit. 

Rex pius ergo^ sacrum stans martyris ante sepul- 
Gum lacrymis fudit bas inter cetera voces : [crum, 
c Hospes sancte, tuum devotio nostra minori 
c Exilium solata fuit quàm vellet honore ; 
c Tu tamen ecclesie pro libertate fugatus, 
c Sanctifîcare meum te dignans exule regnum, 
c Septenos juste ^ atque pie vivendo per annos, 
c Gorde recepisti placito ^' quod nostra facultas 
c Dispensare tibi poterat patribusque sacratis 

290 c Quos tecum exilio fidei damna verat hostis. 

1. semita V. 

2. Nec videt ipse V. 

3. Ce pèlerinage fut entrepris par Louis VII, non pas quatre ans 
auparavant, mais en août 1179, afin d'obtenir la guérison de son 
fils. Voy. Rig., page 12, note 1. 

4. ante L P. 

5. sancte V. 

6. placido V. 



LIBER I. 19 

Tu 6cta post hec ad propria pace vocatus, 
Quando reiinquebat tua me presentia tristem. 
Tu mihi dixisti, nec mens, qua spiritus hospes 
Sanctus erat, sinet eiïectu sua verba carere ; 
Tu mihi dixisti : CompassiOj rex fie, qua me 
Tanquam concivi^ non exule^ aemper es usus, 
Muneribus qua me assiduis solatus alebas^ 
Exilio qua mille datas solatia nostro^ 
Pectore fixa meo stat et omni tempore stabit ^ , 

300 c Meque sui memarem pietas tua semper habebit; 
Cui per vota fide ms taliter oblige pura^ 
Ut quecumque voles j quecumque poposceris a me 
Pro te prove tuiSy nullam patiare repulsam^ 
Quando mihi a Domino fuerit collata potestas^. 
Sic promisisti ; sic te mihi sponte ligasti. 
Nunc verbi memor esto tui ; nunc et locus et res 
Exigit ut facias que te tuus orat amicus, 
Imo uni' servus tibi subditus. Ecce potens es, 
Largitur Deus ecce tibi quicquid petis ipsum ^ ; 

31 c Ecce tuis redeunt mentis ad propria sani 
Omnes infirmi tua qui suffragia poscunt. 
Tutele committo^ tue, paterabne, Philippum ; 
Hune tu conserves, hujus tu facta secundes, 
Huic, precor ^ esse velis casu protectorin omni, 

4. et omni stabit in hora V. 

2. L'ordre des vers 303-304 est interverti dans V. 

3. Tous les manuscrits présentent des leçons évidemment fau- 
tives : Imo uno famulus tibi V ou Imo \ino servus L P, que les 
précédents éditeurs avaient cru devoir corriger en Imo vero.,., ce 
qui faussait le vers. 

4. illum V. 

5. commendo V, 

6. Huic tu prior L P. 



20 PHILIPPIDOS 

c Hune solum commendo tibi ; tu patris amorem, 
c Tu tutoris agas in eum, pater optime curam, 
c Quem mihi sanctorum meritîs, precibusque^ vi- 
c Âtque tuis, jam decrepito senioque labanti [rorum 
c Heredem divina^ dédit ciementia solum ^. » 

3S0 Quod tam sancta patris sint vota a martyre sancto 
Exaudita, sequens factum resque ipsa probavit. 
Nam patris ejus eum pietas, meritumque beati 
Martyris adjuvit, seque ipse per omnia talem 
Reddidity ut donis dignus celestibus esset. 
Imo sibi sanctus proprii specialiter illum 
Sanguinis ultorem elegit, statuitque per illum , 
Perque suos olim natos, radicitus omne 
Patricidarum genus exstirpare cruentum ^ ; 
Idque viro cuidam sancto divinitus idem 

330 Ostendit martyr, et eidem dicere jussit^, 
Gertior ut fîeret Domino sua bella placere ^; 
Distuleritque vir ille licet rem prodere visam, 
Omnibus bis pêne extinctis, bellante Philippo 
Res sibimet facit ipsa fidem, factoque probatur 
Martyrii vindicta ipsi commissa fuisse. 

Jamque dies aderat cunctis optata, novembris 
Que caput est mensis, que cunctis sanctificata 
Jamdudum sanctis, nunc longe sanctior exstat, 
In qua sceptrifero fulsit redimitus honore 

340 Magnanimus sacro rex delibutus "^ olivo, 

1. predbus meritisqite V. 

2. Heredem divina de divina P. 

3. Chron., § 14. 

4. prophanum V. 

5. Per visum ostendit et eidem ostendere jussit V. 

6. Cette apparition de Thomas Becket n'est mentionnée nulle part. 

7. La véritable quantité de ce mot est dèlibût^. 



LIBER I. SI 

Quo Deus, angelicis manibus, virtute parato 
Divina, nostris ooncessit regibus uti, 
Ut sacrentur eo soli specîaliter illi 
Qui successive Fraucorum sceptra capessunt : 
Quo major nostri patet excellentia regni, 
Dignior ut vere rex noster rege sit omni, 
Quem sacrare suis Remorum métropolites 
Gum compresulibus habet illo chrismate sacro, 
Hoc ad opus solùm quod celica fudit oliva ^ . 

350 Hoc, et non alio, perfudit membra liquore 
Karolide nostri Guillelmus presul in urbe 
Remensi, patrum servato more suorum ; 
Imposuitque sacrum capiti diadema verendo, 
Gonnivente^ simul cleri populique favore. 
Tam spéciale decus Ghristi dignatio prestat 
Nobis, Francorum qui congaudemus honori. 
Sic regem nostrum sibi rex celestis amicat, 
Sic superexaltat terre pre regibus illum 
Quem facit ut solum sacra consecret unctio celi, 

360 Unguine cum reliqui sacrentur materiali^. 

Tune pater ejus-erat annorum septuaginta *y 
Ad Dominum qui mox ^ anno migravit eodem ; 
Ipseque quindenum non dimidiaverat annum ; 

1. Dans le ms. du Vatican, on trouve intercalé entre les vers 349 
et 350 un autre vers : 

Sancio Remigio quem detulit angélus olim, 

qui, dans les autres mss., a été transporté avec une légère altéra- 
tion au vers 200. 

2. Conveniente V. On trouve en marge du môme ms. cette glose : 
vel connivenle, idem est quod consentire, 

3. Voy. Cairon., § 16. 

4. La véritable quantité de ce mot est sèptûâginta, 

5. post V. 



i% PHILIPPmOS 

Tantum primevo pubescens ^ flore, duobus 
Mensibus adjectis, septem geminaverat annos. 
Qui^ postquam solus^ habuit moderamina regni, 
Jam liber propria se libertate gubernans, 
Protinus arbitrio Domini se mancipat omni 
Gorporis atque animi virtute, videlicet a quo 

370 Ipse datus fuerat specialis gloria mundi. 
Primaque facta suo cupiens sacraredatori, 
Judeos, quibus est odio Deus, ecclesieque 
Lex et sacramenta, suo privavit amore, 
Deinde relaxavit illorum débita cunctis 
Qui rem debebaot illis quamcurnque, retenta 
Parte sibi quinta pro regni jure tuendo*, 
Nam tenui censu fuerat pater, et nibil iUi 
 pâtre collatum fuerat, nisi sola potestas, 
Ut quasi iegitimus hères succederet illi ; 

380 Quippe pii prelarga^ manus genitoris in usus 
Menibrorum Ghristi fiscum vacuaverat ère. 
Et poterat totum sibi tollere si voluisset, 
Née prejudicium super hoc^ fecisset eisdem, 
Tamquam servorum res et catalla suorum. 
Nec mora de regni totius abegit eosdem 
Finibus, et nocua regnum putredine solvit, 
Indulto miseris tamen apto tempore quo res 
Seque suosque parent ad iter "^^ prout exigit usus ^. 

1 . Tandem primevo pudescens V. 

2. Qui manque dans V. 

3. solius V. 

4. tuenda L P. 

5. larga P. 

6. hoc omis dans V . 

7. aditum L P. 

8. Voy. Chron., un du § 22 et § 23. 



LIBER I. S3 

Tune synagogali cedente superstitione, 
390 Ecclesîas fecit sacrari pro synagogis. 

In quocumque loco schola vel synagoga fuisset, 
Divinum cultum per vicos amplifîcando ; 
Neve Dei pereat, egeant si forte minîstri, 
Servitium, dotât iargis^ loea dotibus iila^. 
Postea^ constituit et sanxit lege novella 
Per totum regnum, ne blasphemare quis esset 
Cor eerebrumve Dei vel membrum quodlibet au- 
Sic, ut qui iegem fuerit transgressus eamdem, [sus; 
Quinque quater solidos teneatur soivere Ghristi 
iOO Pauperibus, vel flumineas jaciatur in undas ; 
Ut sic detraheret^ honiines a prevaricando. 
Et revocaretur paulatim pessimus ille 
Quo nimium pravo fedatur Gallia ritu, 
Pro nihilo causaque levi, quasi dilacerando 
Membra beata Jesu, vel turpiter improperando ^ 
nu pro nostra probra quae tulit ipse sainte^. 

Pulsis Judeis, sanctoque rigore fiigatis, 
Dehinc perscrutari citius facit heresiarcbas, 
Simplicium falso qui fàllunt dogmate corda, 
il Incautas animas occulta fraude necantes ; 
Qui bona conjugii reprobant, qui carnibus uti 

i. largis dotât V. 

2. Voy. Chron., § 24. 

3. Dans la Chronique de Rigord, comme dans celle de Guillaume 
lai-môme, les prescriptions de Ph. Aug. contre les blasphémateurs 
sont antérieures à l'expulsion des Juifs. 

4. retraheret V L. 

5. Dans L, le v. 405 omis a été rajouté en marge ; le copiste de 
P, ayant sans doute le ms. L sous les yeux, avait d'abord écrit le 
V. 405 à la suite du vers 406, mais, s'apercevant de son erreur, il 
a rétabli Tordre en inscrivant en marge les lettres B et A. 

6. Ghron., § 22. Voy. aussi Rigord, § 5. 



24 PHiLippmos 

Esse nefas dicunt, aliasque superstitiones 
Inducunt, breviter quas tangit epistola Pauli. 
Omnes qui fidei sapèrent contraria nostre, 
Quos Popelicanos^ vulgari nomine dicunt, 
De tenebris latebrisque suis prodire coacti 
Producebantur, servatoque ordine juris, 
Gonvincebantur et niittebantur in ignem, 
Âd tempus flammam passuri ^ materialem, 

420 Deinde gehennales passuri jugiter ignés, 
Indulgere tamen Deus ipsa mortis in hora 
His potuit, puro si pectore penituerunt, 
In cruce qui pendens legitur dixisse latroni 
In cruce pendenti : c Jugi donabere ^ vita, 
c Et capies hodie paradisi gaudia mecum. » 
Hoc illi meritum fidei , contritio cordis. 
Et que gratuitos precedit gratia motus, 
Gontulit extremo suplicanti in limine vite^. 
Sic omnes regni fines purgavit ubique 

430 Omnibus hereticis, Judeorumque nefanda 
Perfidia, quorum sordescit fenore mundus ; 
Nec toto poterat in regno vivere quisquam 
Legibus ecclesie qui contradiceret, aut qui 

i. On sait que cette appellation Popelicani, Publicani, réservée 
d'abord à ceux qui étaient entachés de Manichéisme, avait uni par 
s'appliquer à tous les hérétiques en général. Ceux dont il est ques- 
tion ici sont sans doute ceux qui se montrèrent en France vers 
1175 (R. de Goggeshall, p. 18) et dont Robert d'Auxerre parle sous 
Tannée 1181. Les expressions contenues dans les vers 411-413 et 
qui sont empruntées à VEpist, B. Pauli ad Tim. (IV, 3) sont les 
mômes que celles que Guillaume a employées dans sa chronique 
pour qualifier les Albigeois, en 1213 (Ghron., § 477). 

2. sensuri V. 

3. donabile L P. 

4. Les vers 421-428 manquent dans V. 



LIBER I. 25 

Gatholice fîdei non consentiret in omni 
Arliculo firmus, aut sacramenta negaret. 

Parisiis locus est, Gampellos nomine dicunt. 
In quo communi tumulantur corpora jure 
Quotquot defungi vita contingit in urbe. 
Hic cuivis hominum suibusque patere solebat, 

440 Spurcitiis, scopibussordenset stercoremulto, 
Et, quod pejus erat, meretricabatur in illo ; 
El sic^ defunctis injuria magna fiebat 
Sacratoque loco ^, quibus est tribuendus ubique, 
Precipiente Deo, timor et reverentia ^ semper. 
Huic rex, divini zelo succensus amoris, 
Indignans fieri polyandro probra sacrato, 
Corpora sanctoruîn quo plura sepulta quiescunt, 
Quadratos lapides circumdedit, atque politos 
Edificans muros in circuitu satis amplos, 

450 Et satis excelsos, castris aut urbibus aptos. 
Et sic ille sacer locus est mundatus ab omni 
Sorde, datusque fuit honor ex tune debitus illi ^. 
Dum rex magnanimus éliminât omnibus horis 
Francorum scelera, scelerumquepotenteramicos, 
GatlioUcamque fîdem novus in regni novitate, 
Heresibus pulsis, stabilire per omnia gaudet, 
Hebo Bituricus, et Guido ^ comes Gabilonis, 
Imbertusque ferox, qui castrum Bellijocense 
Sub ditione sua castellaque plura tenebat, 

460 Ecclesie Ghristi simul ecclesieque ministris 

1. Atque ita V. 

2. Secretaqae loca V. 

3. Precipiente Deo, major reverentia V. 

4. D'après la Ghron. (§ 34), cette construction eut lieu en 1486. 

5. Le comte de Ghàlon était alors Guillaume II et non pas Gui. 



26 PHILIPPIDOS 

Geperunt inferre modis dispendia multis 
In patriis, ubi plus sibi quisque licere putabat ^ 
Rex etate puer, animo maturus et armis, 
Illos spe brevius bello confecit, et omnes 
Ecclesie pedibus submittere colla coegit ; 
Tamque manu forti predonibus institit illis, 
Quôd quicquid tulerant clero dérive colonis, 
Précédente prius emenda, restituerunt. 
Sic novus ille sua rex ' in novitate suorum 

470 Primitias operum, sic pnmula prelia Ghristo, 
Ëcclesieque sue devota mente sacravit^ 
Sic nova militie gaudens insignia novit 
Initiare^ Deo; sic, tiro novus, Grucifixi 
Defensare suis patrimonia^ maluit armis. 
Quam tirociniis se circumducere vanis, 
Pomposumve sequi famé labentis honorem ; 
Sicque merebatur ut adhuc, venientibus annis, 
Promoveat Donûnus letis ^ successibus illum, 
Tironisque sui per prospéra dirigat actus , 

480 Quod superest, signis invisere taJibus illum 
Dignatus, facieque illi se ostendere nuda'^. 

In Castro silvis Aquilina quod undique cingit. 
Gui sanctus nomen Leodegarius ^ aptat, 
Dum forte audiret misse mysteria, vidit 

1. L'ordre des vers 461 et 462 est interverti dans V. 

2. rex omis dans Y. 

3. Ces deux vers sont presque calqnés sur les termes de la chro- 
nique : primitias militie sue Deo et eccUsiis consecrare volens, § 18. 

4. La première syllabe d^initiare est brève. 

5. palrocinia P. H y avait d'abord patrocinia dans L. 

6. lentis P. 

7. Ghron., § 18. 

8. nomen apte Leodegarius V. 



UBER I. 27 

Presbyteri in manibus qua sacra levantur in hora, 
Miri splendoris puerum, studioque frequenti 
Angdicos cives assistere cominus illi. 
Quo visOy in faciem lacrymis procumbit obortis, 
Et Domino cordis totum se mactat in ara, 

490 Qui sua, quando vult, cui vult, sécréta révélât. 
Sed nec de populo qui circumstabat, idipsum 
Promeniit quisquam vidisse, nec ipse sacerdos : 
Soli se régi detexit mystica virtus, 
Gui soli digne poterat res tanta patere ; 
Ut qui promptus erat clerum ecclesiamque tueri, 
Promptior et signo longe devotior isto, 
Ad virtutis opus reliquo se accingat in evo. 
Gui de secretis fidei sic indubitanter 
Gonstitit, ut sciret quanta virtute saluti 

500 Gonsulat humane sua per mysteria Ghristus, 
Quotidie patri qui se veraciter ipsum 
Sub panis specie pro peccatoribus offert, 
Quando a catholico tractantur sacra ^ ministro, 
Servata ecclesie forma quam tradidit ipse^. 

Rex sextum decimum nondum compleverat an- 
Ëcclesiamque Dei sic tutabatur, ut omnes [num, 
Athletam Ghristi protcstarentur eumdem 
Et defensorem fidei clerique. Sed ecce 
Plures de regno proceres, comitesque, ducesque, 

51 Evi pensantes in eo momenta tenelli. 
Non animi vires, nec quo teneatur amore 

1. sancta L P. 

2. Robert d'Àuxerre, dans un fragment non reproduit par D. 
Brial, rapporte non pas ce miracle même, mais un miracle ana- 
logue advenu à Orléans vers la Saint-Laurent (10 août) 1181, et 
constaté par le roi qui se trouvait dans le voisinage. 



S8 PHTLIPPIDOS 

Vassallus domino, vel régi miles, eodem 
Proposito conspirantes, communiter ipswn 
Infestare parant, belloque lacessere regem. 
Precipueque cornes Stephanus, qui menia Sacri 
Gesaris et ditis pro magna parte tenebat 
Predia Biturie, celebrem parientia Bacchum, 
Quamvis vassallus et régis avunculus esset, 
Utpote cujus erat soror Adela regia mater, 

520 Indicit bellum dominoque suoque nepoti. 

Sed qui mollis adhuc, tener, inconsultus, eorum 
Mente putabatur, nec se defendere posse, 
Quam distans a re sit opinio protinùs illis 
Gonclusit liquido, regem se marte probavit. 
Corde senem, facto juvenem, vi mentis adultum ; 
Speque sua vacui meritô sensere severum, 
Quem sprevere pium ; et quem vincibilem reputa- 
Intellexerunt invictum viribus esse ; [bant. 

Et quem censebant evi sub lege teneri ^, 

530 Invenere nihil annis debere vel evo *. 

Non procul a fluvio Ligeri Gastellio castrum 
Fertilibus florebat agris, cui flumen amenum 
Hinc latus exornat, reliquum vineta coronant, 
Turribus excelsis, mûris fossisque superbum, 
Nullius ut vires sibi diceret esse timendas ; 
Tune etiam Stephanus comes ipsum muniit armis, 
Frumento, validisque viris, et milite multo. 
At rapido cursu rex festinavit, et illud 
Gnaviter obsedit, cepitque vigore potenti 

5i0 Spe citius, captumque solo prostravit, et ire 

1 . Sub legihus esse corrigé en sub lege teneri V. 

2. Chron., § 19. — Voy. aussi Rigord, 56. Ces faite se passaient 
en 1180. 



LIBER I. 29 

Motibus ^ indulgens radicitus incineravit, 
Vicinumque solum, missis cursoribus, omne 
Prédis, a^icolis, rébus spoliavit opimis. 
Tune vero Stephanus, irrecuperabile ' damoum 
Esse videns (intellectum vexatio quippe 
Jam dederat) , supplex vestigia régis adorât, 
Armis depositis, sua reddens ^ onmia secum 
Ipsius arbitrio ; quem rex, rancore sepulto, 
Gratanter reoipit, et donat amore priori. 

550 Gujus ad exemplum reliqui quicumque negarant 
Obsequium régi, misso pro paoe rogatu, 
Mox ab eo recipi meruerunt corde benigno. 
Semper enim primis a componentibus ^ illi 
Infuit hic animus et naturalis, arnica 
Sorte beans animum, dos dote beatior omni, 
Quod quanto stantem ruit irrevocatus in hostem, 
Tanto mente pia strato revocatur ab hoste, 
Ut nunquam veniam supplicanti deneget hosti : 
Qualiter irato satis est prostrasse leoni 

560 Gorpora ; pugna suum finem capit, hoste jacente. 
His ita compositis et firma pace ligatis, 
Transmisso Ligeri, rébus féliciter actis, 
Rex redit in patriam, spatiumque per unius anni 

1. Montibus P. 

2. La véritable quantité est irrëcûpërâbVë. 

3. dedens V L. 

4. Bien que tous les mss. soient d'accord, on a cru la leçon 
vicieuse ; Barth propose de la corriger ainsi : Semper enim pri- 
mis a cunis protinus... ; D. Brial suppose qu41 y avait : Semper et 
imprimis... Il me semble qu*il peut s'expliquer tel qu'il est 
imprimé : Car, de tout temps, dès les premiers ennemis qui vinrent 
à composition avec lui, ... Telle est d'ailleurs l'opinion de M. Pan- 
nenborg {Zur KHtik der Philipis, p. 28). 



30 PHILIPPIDOS 

Terra silet, nullo8 bellorum passa tumultus^. 

Vix bene finito ^ dux Odo ^ AUobrogus anno 
Opprimit ecclesias, pacemque monasteriorum 
Indignans animo turbat, clerique quietem : 
Gente potens, dives opibus, ditissimus armis, 
Belligerisque viris quos Divio nobile castrum, 

570 Edua quos mittit urbs antiquissima, plena 

Divitiis ^, multisque tumens legionibus olim, . 
Romulidisque fide junctissima, gente superba, 
Assiduis bellis plusquam vicina fatigans, 
At modo DuUa fere raris habitata colonis ; 
Nobilibus vicis, ubi gaza domusque fuere ^, 
Pro gaza silvas monstrat, pro gente myricas ; 
Quam rex Artunis Rome subduxit, eamdem 
Postea Norvegus evertens Rollo redegit 
In nibilum prorsus, vix ut vestigia restent. 

580 Frugifero jucunda solo nihilominus illi 
Gum multis suberat aliis vinosa Bealna, 
Indicens cerebris vino fera bella rubenti. 
Gochia^, Semuris, Flavignia, Muxis, Avallo 

1. Ces faits se rapportent à la seconde révolte des seigneurs, 
révolte qui eut lieu en H81 et que Rigord (§ 9) et Guillaume le 
Breton (§ 19) ont confondue avec la première. Voy. R. de Dicet 
(n, 9) et Robert d'Auxerre (M. G. Scr. XXVI, 245-246). A la suite 
de cette campagne dans laquelle il avait été aidé par les fils du 
roi d'Angleterre, Philippe-Auguste en vint aux mains avec le 
comte de Flandre vers novembre 1181 (Gilbert de Mons, M. G., 
XXI, 531-532). 

2. La prise de Châtillon-sur-Loire eut lieu en 1181 ; les faits 
dont le récit va suivre se passèrent en 1186, c'est-à-dire cinq ans 
plus tard et non pas moins d'un an après. 

3. Odo lisez Hugo. Voy. Ghron., § 31. 

4. Divitiis corr. en deliciis dans V. 

5. fuerunt V. 

6. Chochia L P. 



LIBER I. 34 

Terra ferax, et tota fere Burgundia dives, 
Et felix si pace sui fruerentur alumni, 
Ejus erat patrio ditioni subdita jure, 
Sic tamen ut régi super his obnoxius esset ; 
Insuper et castrum Gastellio ^ nomine, vicus 
Nobilis, Allobrogum decus» et munitio regni, 

590 Quem fluvius médium renitenti ^ perluit unda 
Sequana, nobilium pater instructorque virorum, 
Nulla quibus toto gens est acceptior orbe 
Militia, sensu, doctrinis, philosophia, 
Artibus ingenuis, ornatu, veste, nitore. 
Unde timens regem dux premuniverat illum 
Omnibus ad belium rébus quibus est opus, armis 
Robustisque satellitibus cum milite multo ; 
Sufliciensque viris frumentum providus héros 
Gongerit, et farcit castellum rébus abunde. 

600 Ne quid desit eis in toto tempore belli. 
Hurdari turres et propugnacula, muros 
Subtus fiilciri facit, aptarique fenestris 
Strictis et longis, ut strenuus arte latenti 
Emittat ^ lethi prenuncia tela satelles ; 
Drget et instante, nihilominus amplificari 
Atque profiindari cingentes menia fossas, 
NuUus ut accessus pateat pugnantibus extra, 
Ut parte ex omni sit inexpugnabile castrum. 
Rex igitur mittit pacis monitiva bénigne 

610 Scripta duci, suadetque malis desistere ceptis. 
Dux fit ab admoniti^ pejor, graviusque protervit 
Ëcclesie damnis, nec se compescit ab ira, 

1. Gbâtillon-sur-Seine. 

2. retinenti L P. 

3. Immittat L P. 



32 PHHiippiDOS 

Quin magis et clenim gravet, et patrimonia Ghristi . 
Rex sacros iterans monitus nil proficit, immo 
Fortîus aocendit dum vult revocare furorem ; 
]tfateriamque mali gravions concipit in se, 
Rege malum prohibente, furor. Sic fabula quondam 
Ovidiana refert plus conœpisse furoris 
Penthea dissuasu procerum S dum tollere sévit 

620 Orgia de medio, dum fata minatur Âcestes '. 
In puero sperni, nec se pro rege teneri 
Rex puer indignans, volât ocius agmine rapto, 
Et Burgundinos festinat inire recessus, 
Milite non multo comitatus ; nam gravis ira 
Non permittebat satis exspectare vocatos. 
Et jam post tergum Gampapa Brienaque rura 
Liquerat, et Trecas, nam Barri menia velox 
Prétérit, et Muxis infert se menibus hospes 
Nobilis exspectans tribus agmina noctibus illic ; 

630 Quinque sequebantur illum properando manipli. 
Quem mora dum triduo Muxea in valle teneret, 
Innotuit ^ certis exploratoribus illi 
Quam sit munitum Gastellio qualiter ^^ armis, 
Quotque quibusque viris dux Odo ^ repleverit illud . 
Sed nec forma loci tantis munita decenter 
Presidiis, nec prestantissima corpora tante 
Militie, castrum qui tutabantur ab intus, 
lUius exterrent animum, quin protinus ipsum 
Obsideat, subito circumdans agmine ^ muros. 

1. Ovid., Met. III, v. 5i3, 582 et suiv. 

2. Aceste L P. 

3. La véritable quantité est innôt^U. 

4. vel quibus V. 

5. Lisez Hugo comme au vers 565. 

6. subito cui quondam sanguine P. 



LIBER I. 33 

6i0 Tempore quo neque nox neque lux, sed utrumque 

[videtur, 
Quo piger oppressos aperiri somnus ocellos 
Yix permittit adhuc, quando placidissimus implet 
Rore papavereo venas, puer impiger illo 
Tempore circuitum castri, qui continet in se 
Jugera multa soli, signis obcinxit et armis ; 
Nec patet egressus prodire volentibus extra, 
Qui non militibus foret obsitus atque maniplis. 

Interea solis aurora preambula terras 
Exuerat tenebris, et lux est reddita mundo : 

650 Cives, e stratis surgentes dénique \ cingi 

Undique se cernunt ; àscendunt menia, portas 
Agmine ^ confuso festinant obdere, crates 
Et pluteos humeris comportant ; menibus altis, 
Si qua ruina patet, farcire foramina certant. 
Hic labor exercet formicas, quando viator 
Aut baculo pastor illas percussit ; at ille 
Nunc hue nunc illuc discurrunt ordine nullo ; 
Fragmina cellarum studio reparare frequenti 
Gertantes, caveis simul ebullire videres. 

660 Haud secus obsessi mixtim per menia, vicos 
Et plateas currunt ; mirantur qualiter omnes 
Tarn subito potuit rex circumcingere muros, 
Unde tôt innumeris obtexere millibus agros, 
Unde tôt armatos, tam parvo tempore, quisquam 
Accito potuit uno componere ce tu. 

At rex, ut nullum sibi tempus in obsidione 
Perdere contingat, instat % noctuque dieque 

1. denique corrigé en undique V. A 

2. Ordine V. W 

3. infant V. 

u 3 



% 



34 PHILIPPOOGS 

Ipsemet imprimis animos pugnantibus addit ; 
Mangonellorimi tormentis saxa rotantur, 

670 Ictibus assiduis hurdicia fracta reœdunt, 
Et disjuocta patent per propugnacula rime ; 
Gratibus intextis et parmis undique junctis, 
Jam pedé non segni fossarum siunma tenent^s, 
Grebra catervatim jaculantur tela manipli, 
Audeat ut nuUus summos asœndere muros, 
Gurrere nec solito per propugnacula more, 
Ut vel tela ferant, sive auxiliaria saxa 
Que defensores murorum mittere possint. 
Âggere complentur fosse» murosque sub ipsos 

680 Scalîs erectis, agili levitate satelles, 

Quo rex ipse loco se munit semper^ in omni» 
More cirogrilli^ velox in menia répit. 
Jam Malevicinus mira levitate Manasses, 
Jam Barrensis eques ^ festinus in agmine primo, 
Scalas ascendunt totis virtutibus usi, 
Stantque super muros, victis cedentibus, atque 
Agmine condenso summam prendentibus^ areem, 
Ut salvare queant modico vel tempore vitam ; 
Omnibus expositis quas tam prepinguis habebat 

690 Viens opes» quas militibus rex donat habendas, 
Atque satellitibus virtutis premia digna ^, 

1. loco semper munitur V. 

2. carogelli V. — Ce mot signifie certainement ici écureuil. 
Ducange au mot chirogryllus ne lui reconnaît que les sens de 
hérisson et de lapin (connil). On trouve cependant au mot Escu" 
rellus ajouté par les Bénédictins un texte non équivoque : Canonici 
deferunt cappas et almutias de griseis... et capellani de cirogulis sive 
d'escurolz. 

3. Guillaume des Barres. — equinus eques P. 

4. pendentibus P. 

5. digne L P. 



UB8R I. 35 

Capta sibi retioens fiscali oorpora jure. 
ProUnus arx îpsa brevius spe fracta resedit, 
iDCumbeDsque solo patuit victore recepto, 
Id qua suDt capti cives, cum milite malto^, 
loDumeri, sed et ipse duds justîssimus hères 
Cum reliquis capitur, qui postea dux fuit Odo ^. 

Se dux argo videos non posse resistere tantis 
Viribus, et oato metuens quem vinda teoebant, 

700 Projicit ampullas, et mentis amara superbe 
Gq>ta retroponit ; humilis jam deoique factus, 
Injustamque foveos, ipso se judioe, causam, 
Sero reoc^Doscit quantum deliquerit in jus, 
Inque suum dominum, oui se peccasse fatetur ; 
Et, genibus flexis, sese ^ regalibus ultro 
Submittit pedibus^, suplicans ut quicquid eidem 
Rex vêtit, infligat, statuât de seque suisque 
Quicquid ei placeat statuendum, vindice pena 
Infligi debere reo quam judicet ipse. 

71 Rex igitur, cujus pietas excedere vota 

Noverat et mérita supticum, cui corde benigno 
Est proprie proprium misereri et parcere semper, 
Hostem conversum letis complectitur ulnis, 
Ac in amidtiam redpit solitumque favorem. 
Reddit ei terras, vioos et nobile castrum, 
Guncta sibi retinere licet de jure liceret. 
Que justis subducta duci posséderai armis. 
Sed juri preferre pius rex ^ maluit equum, 
Gumquibuset natum, quod vix speravit, înemptum 

1. muUo cum milite dves Y. 

î. Cette fois, il s'agit bien d'Eudes III, fils de Hagues. 

3. flrontemY, 

4. gerUilms V. 

5. Sed non ferre pius rex juri V. 



36 PHUIPPIDOS 

720 Restituit ; sed et ante tamen facit ecclesianim 
Damna resarciri, quam quicquam reddat eidem; 
Quodque fidelis ei sit in omni tempore vite 
A duoe sufficiens fit régi cautio, missis 
Obsidibus» plegiis» juramentoque recepto^. 

Nec mora Bituricas exercitus ibat in oras 
Ut Scotellorum ^ vim sevitianique retundat, 
A quibus ecclesiis aut vasis ecclesianim, 
Personisve sacris, rebusve, locisve sacratis, 
Nullus prestabatur honor, reverentia nulla ; 

730 Nil juveni virtus, puero nii debilis etas, 
Nil eiSela seni, nil nobilitas generoso, 
Nil toga ruricole, nii frocus relligioso, 
Nil fragilis sexus mulieri, nil saoer ordo 
Presbytero prodest, quin decollentur ab ipsis 
In quocumque loco contingat eos reperiri, 
Si modo prevaleant illi vel fraude vel armis. 
Sed tamen ante necem multos cruciatibus idem 
Torquebant variis, aut longa morte necabant. 
Ut nummos ab eis prius extorquere valerent. 

740 Quos tamen excepit legio sic regia, quod 8unt 
Interfecta die simul uno millia septem ; 
^ Et quicumque fuga necis evasere periclum, 
Dispersim tota regione fuere fugati , 
Postmodo non ausi régi regnove nocere ^. 

1. Ghron., §31. 

2. ff Sic etiam dictos Cioterellos existimamus, > dit D. Brial, 
c quia cum ex perditis hominibus omnium nationum essent hse 
c colluvies, permixtos quoque habuisse Scotos probabile est ; vel 
c potius quia levi-armatura, pu ta parvis scutis, instructi plerum- 
c que erant. i Peut-être aussi n'y a-t-il là qu'une déformation sans 
signification. 

3. Ghron., § 28. 



LIBER I. 37 

Terra Briensis babet castellum nomine Braiam, 
In qua Judeos plures comitissa Brenensis, 
More suo nummos dantes ad fenus, babebat. 
Gontigit ut, fidei nostre confessor, agrestis 
Quidam quamplures solidos deberet eisdem ; 

750 Qui cum non esset solvendo, contulit illis 
Arbitrio comitissa suo punire misellum, 
Precipue quoniam Judeis probra tulisset, 
Ghristi membra ferox exponens hostibus ejus 
Feminea levitate, Dei privata timoré. 
Taliter expositum nudant, spinisque coronant» 
Per vicos, per agros, sic spinea serta gerentem 
Fustigant colaphis, feriunt ceduntque flagellis ; 
Denique tractatum maie tollunt in cruce, cujus 
Hasta latus, plantas clavi palmasque cruentant, 

760 Ut Domini pêne similis sit passio servi. 
Qao rex audito, nimia turbatus ab ira, 
Et sancto Ghristi zelo pia corda comestus ^ , 
In propria veniens persona prepete cursu^, 
Quotquot apud Braiam Judeos repperit, omnes 
Igni supposito Donuni pugil incinéra vit 
Nonaginta novem, flamma sic vindice, Ghristi 
Dedecos uldscens ignominiasque suorum'. 

Tempore cujusdam guerre, rex prodigua eris, 
Gum res exigeret numerare stipendia multis, 

770 Glerum Remensem petiit, scriptoque rogavit, 
Ut sibi subsidium fieret, quo gratior illi 
Ad tantos vellet sumptus impendere gratis. 
Ut solet ecdesia patronos sepe juvare. 

1. perustus V. 

2. gressu \. 

3. Omm., § 63. 



38 PHILIPPIDOS 

Qui pro rege suo régi sufifragia 8Uinmo 
Fundere cum precibus aiunt se jure teneri, 
Non solidos dare, vel censiim, ne postea forte 
Ëcclesie pariant ex consuetudine damnum. 
Postmodo cum bello firuerentur pace sepulto 
Rex proceresque sui, res ardua protinus egit 

780 Glerum Remensem versa vice poscere regem ; 
Restelle, Gocii^ comités, dominusque Roseti» 
Non attendentes regisve Deive timorem, 
Gertatim ecciesie patrimonia dilapidabant, 
Damnosis populum clerumque gravando rapinis ^; 
Gaudet, et hoc brève rex responsum reddit eis- 
c Vos prece me sola nuper juvistis, eadem [dem : 
c Lege relativa ^ vice prelia vestra juvabo. > 

Dixerat, et scripto comités rogat, ecclesiarum 
Ut spoliis clerique^ velint desistere damnis. 

790 Acrius hoc illi perstant, gravioraque damna 
Glero non cessant inferre, locisque sacratis ; 
Nec magnum reputant comités a rege rogari, 
Qui minimo potuit illos compescere jussu. 
Denique cognovit clerus (vexatio quippe 
Rem docuit) quanto studio quantoque labore 
Debeat ^cclesia sibi querere^ régis amorem, 
Summopereque ejus sibi procurare favorem, 
Quo sine defendi nequeunt patrimonia Ghristi. 

1. Ni Rigord, ni Guillaume dans sa chronique ne mentionnent 
le sire de Gouci comme coupable des mêmes excès que le comte 
de Rethel et Roger de Rozoi. 

2. Damnosis populum spoliis clerumque gravantes V. — gravando 
manque dans P. 

3. relatum L P. 

4. cleroque L P. 

5. Debeat ecclesia perquerere V. 



I. 39 

Mox régi suplicant et se peccasse fiitentur, 
800 Atque saUsftdunt plene super hoc» quod ab illis 
NO tulit auxilii contra soa bella petiti^ 
ProtÎDus accÎDgens se rex ad bdla, cohortes 
In conytom terris effondit; cogit et illos 
Plarima damna pati, dooec quecumque tulissent 
Ecdesîe populis, vi compellente coacti, 
Précédente prius emenda, restituerunt'. 

Uno dehinc anno belli secura quievit 
Terra, nec in toto quis contradicere r^i ^ 
Audebat regno^ guerramve movere propinquo. 
81 Tarn jocunda suo populum pax more beabat ; 
Sed tam continue ^, tam sancte gaudia pacîs 
Ferre diu nequiit sors invida ; rursus ad arma 
Nos Bellona vocal. Majoribus utere velis, 
Navita ; majus enim pelagus tibi restai arandum. 

1. D. Brial (p. 134, note a) semble croire que ces faits se pas- 
sèrent en 1207, parce que le chapitre de Reims reconnut en octobre 
1207 l'obligation où il se trouvait de servir le roi pour la défense 
de la couronne ou du royaume (Cat, 1054). — Mais, comme d'un 
autre côté il résulte des actes que lious avons cités dans une note 
an I 137 de Rigord (I, p. 151, note 2) que Hugues de Rethel 
et Roger de Rozoi furent contraints de se soumettre en décembre 
1201, comme nous trouvons à la môme date une pièce dans laquelle 
Philippe-Auguste déclare prendre le chapitre de Reims sous sa 
protection {Cat. 689), nous n'avons pas à hésiter. L'acte de 1207 
pronve seulement que la contestation entre le roi et les chanoines 
s'était continuée ou renouvelée après Tacte de 1201. 

2. Ghron., § 109. — Nous nous étions demandé, en publiant le 
passage correspondant de la chronique en prose (I, p. 206, n. 8), 
comment Voltaire avait pu connaître cet épisode qu'il amis dans 
Zadig sur le compte du roi de Serendib. Nous avons depuis retrouvé 
cette anecdote dans V Histoire de France du P. Daniel (éd. de 1729, 
in-4% m, p. 402). Or on se rappelle combien de fois cet écrivain 
a été pris à partie par l'auteur de VEssai sur les Mœurs. 

3. regno V. — 4. régi V. — 5. commune V. 



40 PHILIPPIDOS 



CATHALOGUS MATERIE SECUNDI LIBRI. 

SuBjuGAT Atrebati comitem^ Flandrosque secun- 
Victtbs lite cornes ciet armaj ruitque cremando [dits; 
Per patriam; sed rex citus advolat, et fugat illum. 
Bobis vi fractis^ régi cames omnia reddit. 
Gaufridi post fata ducis regisque mnoriSy 
Prima duos inter oritur discordia reges. 
Uxsellodunum capiunt^ Castrumque Radulfi 
Oppugnant Frand; sed, jam pugnare catervis 
DispositiSy redeunt ad pacis fédéra reges. 

SECUNDUS LIBER INQPIT. 

Hactenus acta levi cecinisti regia plectro, 
Que pubertatis inito vix tempore gessit ; 
Nunc memorare velis, Polymnia, Flandria quanto 
Jam pubescentem motu irrita verit illum, 
Qua virtute animi puer^ illi restiterit rex, 
Juraque restitui sua fecerit intégra fisco. [hanc, 
Nec taceâs quibus bec causis, atque Anglia post 
Magnanimi oiSensam meruere incurrere régis ; 
Scis etenim, tibi nam^ dédit hoc oblivio nomen^. 
1 Octavus decimus régi virtutibus aucto 
Annus agebatur, sensuque vigebatetactu. 

1. Philippe d'Alsace, comte de Flandre. 

2. puer omis dans P. 

3. nam manque dans L P. 

4. Le sens de ce vers, fort peu intelligible^ au premier abord, 
paraît avoir été déterminé par Barth : « Tu le sais toi qui as reçu 
de Toubli [vaincu] le nom de Polynmie (IloXu-i&veCa). i 



n. 41 

Phndreiisis oomes intem, vir magmis et «cer 
Goosflio, geoeris illustris, iHHiiinis alU, 
Qui regem poemm sacro de fonte levant*, 
Unde soom Domeo, sicat mos exigit, iUi 
Indiderat, quo dudc exsultat Frauda victrix', 
Phirima que régis dd>ebaot esse, tendit. 
Nam Desideru Mous, Roia, Nigella, Perona, 
Gumque suburbanis urbs Âmbia, sub ditiooe 

SO Eljus erant, et, quod plus est, Viromannia tota ; 
Nullo jure, nisi quod rex ad tempus habenda 
Hec eadem senior dederat Ludovicus eidem, 
Et puer acta patHs rex confirmaverat illi 
De fadli. Quid enim non impetrasset ' ab illo, 
Gujus erat tutor, didaseakis atque patrinus ? 

Rex super hoc semel ac^ iterum^ oonvenit eum- 
Ut sibi restituât ea que spectare sciuntur [dem^ 
Âd fiscum proprie, nec r^ni jura minoret, 
Que debent magis augeri de jure per illum 

30 Qui datus est doctor illi, custosque fidelis. 
Et ne détenus ob idem contingere possit, 
Flectere tentabat vivis rationibus illum. 
Ut que non sua sunt, sine vi, sine Ute resignet ; 
Pacificisque minas verbis regaliter'^ addit; 

1. Voy. Ghron., § 182, note 6. 

2. Indiderat, felix quo nune quoqiie Prancia gaudet, V. 

3. impetraret L P. 

4. et V. 

5. Il y a sans doute dans cette expression semel ac iterum une 
allusion aux diverses entrevues qui eurent lieu entre le roi et le 
comte en 1183 et 1184 (Gilbert de Mons, 536 à 538). — Le récit de 
Guillaume le Breton n'est à partir d'ici qu'un développement du 
§ 29 de sa chronique. 

6. convenerat illum V. 

7. Tous les mss. portent regalibus. Mais nous reproduisons la 



4S PHILEPPIDOS 

Nam fore se nuUi manifeste damât amicum, 
Quem re velle sua fiscum privare videret. 
Ât cornes hec contra dabat allegamina ^ régi : 
Hec mihi donavit genitor tous, hec meministi 
Te mihi regali jam confirmasse sigillo. 

40 c His vere titulis mihi jus acquiritur in re 
Quam repetis ; regni nolis turbare quietem, 
Ne fiant hostes tibi qui parère tenentur. 
Non decet ut tanti sit frivola pactio ^ régis ; 
Non decet ut régis fiât revocabile verbum', 
Esto quod nuUum mihi jus sit rébus in istis. 
Ut loquar absque mee prejudicio rationis : 
Possideo tamen hec per teque tuumque paren- 
Jusque mihi défendit in his possessio sola ; [tem, 
Nam possessorem compelli dicere quo rem 

50 c Possideat titulo, nimis incivile videtur. 
Nec tamen hec nobis erat allegare necesse, 
Gum res a dominis Ucite data sit mihi vcris. 
Sicbona nempe fides, titulus sicjustus ab omni 
Excusât^ culpa nostri fundamina juris. 
Nec tibi jus nescire licet, quo ^ nemo sibi rem 
Juste collatam sine culpa amittere débet. » 

correction de Barth qui se fondé sur ce qu'on trouve au livre VI, 

V. 150 : 

Scribit item scriptoque minas r&galiter addit. 

Ce qui est d'ailleurs conforme au vers d'Ovide qui a servi de 

modèle à Guillaume [Met,, II, v. 397) : 

misses quoque Juppiter ignés 

ExetÀsat, precilmsque minas regaliter addit. 
i. alkmana V. 

2. pactio frivola V. 

3. régis pactum revocabile fiât V. 

4. Ewcludit V. 

5. quod L P. 



UBER n. 43 

Sic allegabat pro se cames ; ocius ilU [bis 

Rexita respondet^ : c Pauds tibi sic quoque^ ver- 
c Moliar auxilio juris condudere multa. [dum 

60 c Quod meus ad tempus genitor tibi cessit haben- 
c Perpetuare nequit prescriptio tam brevis; et 
c Hectibimejactasjamconfirmasse9vigorem[quod 
c Que datura puero possessio non habet ullum^. 
c HecmihisufBciunt;possumtamenadderepauca. 
c Quidam nuper erat qui, te censore, paternum ^ 
c Restitui sibi justicia mediante petebat. 
c Gui reus aiebat : Tibi campetit actio nullay 
€ FrateTj in hoc casUy quia quam tibi nunc petis a 
c ReSj caneessa miki fuit a te dum puer esses, [me 

70 c Nunc quia creinstij repetis que sponte dedisti, 
€ Que jam possedi te caram^ plutibus annis. 
€ Absit ut effectus tam frivola verba seqtMtur^. 
c Te, comes, oblitum nondum reor esse quod illi 
c Dixeiîs, aut tua que fuerit sententia, quando 
c Dixisti primum donum nil juris habere, 
c Omnibus hoc ipsum ^ pariter dicentibus ; et sic 
c Ille sua re, te censore, potilus abivit. 
c Vis aliis^ aliud, aliud tibi dicere juris? 
c Âbsit; quam tuleris legem patiaris oportet. 

80 c Desine plura loqui, quia, si mihi predia fisd 
c Reddere distulerîs ultra, quid justa petenti 

1. respondit V. 

2. si queo P. 

3. illum P. 

4. Paternum est pris substantivement dans le sens d'héritage 
paternel. 

5. Les vers 70-72 manquent dans V. 

6. tjmim m hoc h. — ei primum hoc P. 

7. aliù V. 



4i PHILIPPIDOS 

c Vis cum jure queat domino conferre, videbis. > 
Verbaferens gravita comes ista, repatriat ; inde 
Gonvocat auxilium; ruit agmine multiplicato [quam 
Lecta manus juvenum ; nec oportet cogère quem- 
Gum sua quemque trahat in régis damna voluntas. 
Fervet amor belli ; conununia Gafidavioram 
Turritis domibus, gazis et gentesuperba, 
Inslruetas armis acîei^ mSUa d^a 
90 Et plwes, proprat^eipeiim, dmiat eidem 
Auxilium bello. SaqoitiiP doo knpare fastu 
YpM^ colorandiâ^gem'pnidentissiina lanis, 
Execranda juvans legkMiibus arma duabus ; 
Âtrebatumque potens, uri>s antiquissima, plena 
Divitiis, inhians lucris et fenore gaudens, 
Âuxilium comiti tanto studiosius addit 
Quo caput et princeps Flandrensis et unica regni 
Sedes existit, tenuit quam tempore in illo 
Comius Âtrebates quo Julius intulit arma 
100 Gallorum populis^. NecBrugia defuit illi 
In strepitu tanto, quin pluribus adjuvet illum 
Millibus, in bellum fortissima corpora nuttens ; 
Brugia, que caligis obnubit ^ crura potentum, 
Frugibus et pratis dives, portuque propinquo. 
Dan quoque villa nocens, Dan vere nomine, Dan re, 
Dan olim nostris damnosa futura carinis^, 
Âdjuvit nostros bello pro viribus hostes. 
Insula post illos nihilominus exerit arma 

i. Gœs. De bello gallico, libr. IV, VI, VII et Vm. 

2. obnubat P. 

3. Ces vers ont été écrits après rincendie de la flotte française 
devant Dam, c'est-à-dire après le 28 mai 1213. Voy. la Ghron., 
p. 252, note 1. 



n. 45 

Aistica, DOD prâcas armaDS in beDa phalai^es; 

110 iDSQk vilk fdaoeDS, geos cdiida locra sequen^ 
Insuk^ que, nitklis se mercatonbus omans. 
Régna ooloratîs ilfaiminat extera pannis, 
Unde reportantnr solkli qoibos illa soperbit ; 
Imda nufflianimo makfida fatora Phîlippo 
Proditîone soa ; tamen in sua damna nierunt, 
Dnm pro Ferrando sua menia versa reoq>to, 
Tonitasque domos viderunt indneratas, 
Seqae capi perimique simnl sub milite Franco*. 
Nec minus et Sancti populus venerator Homeri. 

180 In oomitis partes juratus millia multa 
Mittit d, juvenes dara virtute oonisoos, 
Gum quibus Hedinum, Gravdii^, Bapalma, Dua- 
Dives et armipotens, et daro dve referium, [cnm 
IndignaU capi numéro, dant agmina beUis. 
Sed nec Ysangrinos cum Bdgis, et Bloetinos^ 
Rixa vetusta tend, intestinique furores 
Se quilius infestant alternatimque lacessunt, 
Qnin jurata ruant in prdia ; Frandgenisque 
Dum po^nant, veteres juvat intermitt»^ pugnas. 

130 QuîdnM)rorhec referons persingula?Flandrtatota 
Ultro bdligeros in prolia tradit alumnos, 
Utpote qui Francos odere latenter, et ipsos 
Infensos regi comitis nova fecerat ira ; 
Fiandrîa marte potens, armis exerdta crebris' 
Fhndria, gens opibus variîs et rdMis abundans, 

i. liUe, ayiat ooTert ses portes an comte Ferraïul, fut détruite 
pir Philippe-Auguste (OiroiL, § 170). 

2. Voy. tome L, p. 251, m>te 4. 

3. Ce ^en, qui manque dans les andeimes éditioiiSf est omis 
dans L et dans P. 



46 PHILIPPIDOS 

Gens intestinis sibimet damnosa niinis, 
Parca cibis, facilis expensa, sobria potu, 
Veste nitens, membris procera, venusta décore, 
Splendida cesarie, vultu rubra, candida came, 

140 Innumeris piscosa vadis et flumine multo, 
Fossatisque vias ita prepedientibus, ut vix 
Introitus pateat venientibus hostibus, extra 
Tuta satis, si bella sibi civilia desint ; 
Frumento quam ditat ager, navalia merce, 
Lacté pecus, butyris armentum, piscibus equor ; 
Ârida gleba foco sicôis incisa marescis^. 
Raris silva locis facit umbram, vinea nusquam; 
Indigenis potus Thetidi miscetur avena. 
Ut vice sit vini multo oonfecta labore. 

1 50 Rébus et ornatu diversicolore refulgent 
Âgmina, crispantur vexilla moventibus auris, 
Arma repercusso duplicant sua lumina Phebo ; 
Territat horrisonus aures hinnitus equorum, 
Pulverulenta terunt pedibus sola, pulvere densant 
Aéra ; vix etiam pressis retinentur habenis, 
Quin équités rapiant cursu per inane rotato. 
Ordine composite gradientibus undique turmis, 
Corde sub angusto vix jam sua gaudia claudens, 
Sévit atrox in bella comes, victorque videtur 

1 60 Jam sibi ; presumit, tam multis miUibus arma 
In sua juratis, bellumque volentibus ultro, 
Ipsum vel facili regem jam vincere pugna^, 

1. Ce vers désigne évidemment la tourbe dont on fait un si 
grand usage dans le Nord. Le traducteur de la collection Guizot Ta 
interprété ainsi : c La terre la plus aride est réchaufTée par le jonc 
c marin dont on la couvre après Favoir haché lorsqu'il est sec. • (11!) 

2. Ipsum de facili regem vel vincere passe V. 



UBBR n. 47 

Vel pro velle suo tali ^ibi pace ligare, 
Quod rébus nihil amittat de liti^osis. 
Jamque leonino rictu^ bacchatur in hostem, 
Ârdet et absenti jamjam oonfligere^ régi, 
Impete mox vasto, Gorbeie menibus agmen 
Applicaty et primo fortuna dante favorem 
Impetuiy valhim quod erat munitio prima, 

1 70 Vi capity «t fractis mûris incendia miscet ; 
Omnia oonfundit, ire permittit habenas. 
Diffugiunt cives, et se secura receptant 
In loca, consilium prudens prudenter adepti : 
Gedere nempe^ docet currenti Naso furori. 
Opposuit médium Summe natura fluentum ^, 
Qui burgum vallo disterminat exteriori ^. 
Hic obstat comiti ne vires transférât ultra, 
Tam bona ne pereat sQb eodem villa furore, 
Gedat et indigno Victoria tanta repente. 

180 Tune comitis votum spes intercepta fefellit, 
Et fortuna pedem rétro dédit, obice parvo. 
Givis enim cautus pontes jam ruperat omnes, 
Damnis damna cavens majora minoribus ; ut se 
Gastoreus propriis ementulat unguibus ipse. 
Ne perdat totum, malens amittere partem, 
Ignoto nobis nature munere doctus 
Non instare sibi pro se venabula, nec se 
Gorpore pro toto venantibus esse petendum, 
Sed pro parte sui cui scit medicamen inesse. 

1. eursu V. 

2. absenti bellum committere V. 

3. namque Y. 

4. Opposuit Summe natura furantihus amnem V. 

5. Ceci £Edt comprendre l'expression extremum ejus vallum fre^ 
(fit que Ton trouve dans la chronique (§ 29). 



48 PHILIPPIDOS 

1 90 Gontinuo fessi metantur castra sub ipso 
Vespere per ripas, lateque patentibus arvis, 
Oblatisque cibb et somno corpora ^ curant. 
Sic obsessa fuit multis Gorbeia diebus, 
Magnanimoque fit hec res denique nota Philippo. 
Dum parât ei^o cornes acies transferre per amnem. 
Ut magnum turmis cingentibus undique burcum 
Impiger obsideat, missis a rege maniplis 
Âc equitum cuneis, castrum munitur et armis 
Et rébus, quibus obsessis audacia crescit. 

SOO Exsultant cives, comiUsque furentibus extra 
Âgminibus, vires et bella frequentia miscent. 

Nil ita proficiens comes, et non absque pudore 
Inde recessurus, équités qui posteriora 
Âgmina conservent, ne prodeat hostis, et ipsis 
Yulnere damnifico tamquam fugientibus instet, 
Gaute disponit ; ac precedentibus ipse 
Âddit se socium turmis cum milite multo^, 
In medio ponens fretos virtute minori 
Gum plaustris et equis, oneratis rébus et escis ; 

21 Tali quippe volunt distingui castra tenore. 
Devastans igitur a dextris atque sinistris 
Onmia, trans Isaram pernicibus ad volât ^ alis ; 
Nec cessât populos^ populari, ducere predas, 
Incinerare domos, in vincula trudere captos, 
Silvanectensem donec pervenit ad urbem : 
Quam quia non potuit subito penetrare sub ictu, 
Defensam mûris et gentibus, omne quod extra 

1. somna corpore P. 

2. multo cum milite turmis V. 

3. evolat V. 

4. Nec populos cessât V. 



UKR n. 49 

M urosinveotumest, perimit, capit, abstrahit, urît. 
Ut pars DOD iDaneat illesa diocesis ulla. 

S80 Domni-lfartini oomitem oil taie timentem, 
(kgas enX oomeD cornes AJbericus, ab ipsa 
Dam prandrt mensa levât, ac ^ ita terret ut, arcto 
Postioo fugîens, vix se subduxerit illi. 
Nobile castdlum rébus spoUatur opimis, 
Totaque plaoities que Castro subjaoet illi, 
Tarn speciosa bonis, tam dives, tam populosa, 
Flandrorum libitu ferro vastatur éL igné, 
c Nil, ait, est actum, nisi Flandro milite portas 
c Parîsius firango, nisi Parvo ponte dracones, 

230 c Aut medio vici vexillum pono Chalauri*. > 
Dissuadent proceres mentis conoepta maligne ; 
Quippe timent r^em, qui jam properabat, et ipsis 
Âffectabat in his vires opponere planis. 
Ergo, ne comiti damnosa superbia forte 
Ista foret, lituis clangentibus undique, cc^unt 
Agmina per patriam passim currentia totam, 
Bestisiumque petunt, obiter nihilominus onmes 
Predando villas, solitoque furore cremando. 
Dum nova Bestisios perterritat undique muros 

i.atque V. 

2. Caiaurri V. — U ne s'agit pas ici, comme le croit D. Brial, 
de la rae de la Calandre, m^ bien de la rue Charauri, en latin 
(kamu Âurici, fréquemment citée dans des actes du chapitre de 
Notre-Dame (Cartulaire de Notre-Dame de Paris, II, 420, 528- 
529, 539; IV, 22, 141). Elle est nommée entre les rues de la 
Confrérie Notre-Dame et de la Pomme dans Les Rues de Paris 
mises en vers français (Lebeuf, éd. Gocheris, IV, p. 16). 

et en Gharroui 

Bonne taverne achiez ovri. 
Appelée plus tard rue Perpignan, elle joignait la rue des Trois- 
Caneties à la me d^ Marmousets lorsqu'elle disparut en i866. 

n 4 



50 pmuppiDOS 

240 Obsidio, votoque cornes suspirat inani 

Tempore tam parvo^ tam forte retundere castrum, 

Silvanectensi rex agnoÎDa fondit ab urbe, 

Ad quam cum multis cursu properarat^ anhelo, 

Nil cupiens nisi quod cornes exspectaret, et ipsi 

Judice fortuna bellum committere vellet ; 

At cornes infecta festinus ab obsidione, 

Pulveris indicio certus de rege propinquo, 

Per Quisam fugiens, comitante pudore, recessit. 

Jamque fatigatis fugiendo per invia turmis, 

250 Gum ^ saltem modice foret indulgere quieti 
Utilius, fessosque cibis refovere quirites, 
Ghosiacas ultor temerarius obsidet arces. 
Mox tamen inde fîigit adventum régis abhorrens, 
Speque sua vacuus Flandras secessit in oras. 

Rex dolet ereptum comitem sibi, frendit, et 
Occultare nequit tectos sub pectore motus ; [ire 
Nam rubor in vultu duplicatus prodit aperte 
Quam gravis illustrem trahit indignatio mentem. 
Qualiter in Libycis spumante leuncio ^ rictu 

3160 Saltibus, ungue ferox et dentibus asper aduncis, 
Fortis et horrisonans ^, anno jam pêne secundo, 
Gui venatoris venabula forte per armos 
Descendere, levi stringentia vulnere corpus, 
Golla rigenshirsutajubis, desevitin hostem 
Jam retrocedentem, nec eum tetigisse volentem, 



1. modico V. 

2. Il faut sans doute lire properarat, bien que tous les mss. 
portent properaret. 

3. Tam P. 

4. Uunculo L P. 

5. horrisonos P. 



UBER n. 5f 

Ciim nihil ex hàto referat oisi dedecus illo ; 
Nec mora, nec reqaies, quin jam degiutiat ipsum. 
Ni prodeos hostis, pretenta cuspide, scuto 
Unguibus objecto, dum dat vesUgia retro^ 

S70 Id loca se retrahat non imunpenda leoni. 

Sic puer in oomitem rex debacdiatur, et ipsum 
Sabseqoihir presso relegens vestigia gressu ; 
Quem quia sublatum feto sibi vidit iniquo, 
Quem tutabatur totiens fîiga tutior armis, 
Propositum mutans fines subit Âmbianenaes» 
Ut comitis manibus tam claram liberet urbem ; 
Quam munire cornes contra ^ presumpserat ipsum, 
Multaque castra quibus urbs circumcluditur ipsa, 
Ne quis de facili vires perducat ad illam, 

280 Ni prius illa solo studeat prosternere castra. 
Inter que castrum Bobarum nomen habebat 
Clarius et titulis et gente situque decoro, 
Turribus et mûris, fossis, valloque superbum^, 
Gui preerat comitis juratus in arma Radulphus ^ 
Hugonis genitor, qui régi postea bellum 
Gum reliquis movit, regni patrieque nefandus 
Proditor, ut digna premeretur denique morte 
Yictus et a bello fugiens, quem misit humandum 
Neptuno rabie ventorum naufraga puppis ^. 

290 Gertus erat Bobas regem transire Radulphus ^, 

i . Qtiam contra munire cornes V. 

2. Le vers 283 manque dans V. 

3. Le sire de Boves s'appelait Robert !•«• et non Raoul. Voy. 
Duchesne, Hist. de Coucy, 246. 

4. Ce passage a été écrit après le dt^sastro maritime dans 
lequel périt Hugues de Boves, le samedi 26 septembre 4215 
(Mattb. Paris, H, 623. — HUi, des ducs de Normandie, 155). 

5. Voy. plus haut, note 3. 



52 PHILIPPIDOS 

Unde lumens animis et spe sublatua inani, 
Gastrum militibus multoque satellite tutum 
Eflîcit, atquecibos superaggregat intus S et arma; 
Ausus ab ingressu primos arcere maniplos, 
Âtque ipsi portas venienti claudere régi. 
Rex ubi Bobarum sibi menia noUe patere ^ 
Audiit, exsultat, et se gaudere fatetur 
Invenisse viam qua vires exerat, et rem 
Preconcepta diu virtus producat in actum, 

300 Que nisi se factis exerceat, ârida marcet, 

Nec se prodit, ubi prescntem non habet hostem; 
Si vero fuerit exercita, crescit et auget 
Fructus ipsa suos, quos donat amantibus ipsam. 
Gurritur ad vallum, pedites cum milite, quorum 
Gorpora tuta latent scutis protecta sinistris 
A jactu lapidum et ^ mortem preeunte sagitta, 
Ascia dum dextris, bisacuta securis, et ensis 
Fulgurat, et lorica latus prémunit utrumque. 
Ac velut in silva lignorum, protinus ipsas 

310 Excidere fores, vallum mox ocius omne 
Dejecere solo, fossataque smnma tenebant, 
Que sola impediunt ne mûri suffodiantur. 
Interea, pluvie vel grandinis instar, ab intus 
Infestant lapides et missile quodlibet illos, 
Quos incessanter hostes jaculantur ab alto. 

Francigenis nostris illis ignota diebus 
Res erat omninô, quid balistarius arcus, 
Quid balista foret ^ ; nec habebat in agmine toto 

1. Reddidit, atque cibos congesserat intus Y. 

2. parère L P. 

3. et omis dans V. 

4. Ceci n'est pas tout à fait exact ; sans doute Tarbalôte, pro- 



UBER n. 53 

Rex quemquam sciret armis qui talibus uti 
380 Unde magis promptus et ad arma paratior oninis 
Miles habebatur, dum pugna fit intus et extra. 
Hic se défendit, hic enim oppugnare laborat ; 
Dedecus hic régis uldscitur, ille tueri 
Contoidit patrie £unam, dominique, suamque ; 
Sic neiiter dobitat, hic ne vincatur, at ' ille 
Ut TiDcat pugna, totas effondere vires. 

Cratîbos interea, plutds et robore cmdo 
Morilegiis stmitor, sab qoo secara iateret, 
Dum stodet instaoter fossas implere, jmrentiis* 
330 Fo08Îs jam |4efns parmas ad menia miles 
Appodiat, sah eîsqoe secare mmma^ intUl 
Crftihtw et piccis irai ftmdaimoa mari; 
El œ forte caâtas saper iHos moms ab aHo 
Slcmat, d iod^na ccndadaA marifi carantes^ 
Fridtar h f cii l w» tronds ligimqvie rv^tondis 



cl al vidil sàÀ pm aatis eme tiiulaBi, 
auBflaîlis Dcwlna ia fauÈnt rfimétL^ 
«tv ScvA* A aBaaaipÉo peaifeas lafeiMMi^^ 
BKaasa paasKnMK aans ; eaas parwsr^ 




Btoaua. -?i jamciiûïr fans %u|er ^ >** r^n/vuia^. k»^ .tk)« Mh^^^ 
<i plus JMft jaos •& nae t. 



54 PHILIPPIDOS 

Per fumum flammamque ruunt, multosque truci-^ 

[dant, 
Et multos capiunt ; multos fuga salvat in arce, 
Quam duplici muro rupes facit ardua tutam. 
Machina confestim vario fabricata paratu 
Surgit y et innumeris irritât jactibus arcem. 

350 Nunc mangonellus, Turcorum more, minora 
Saxa rotat * ; nunc vero minax petraria verso 
Vi juvenum multa procliviter axe rotatur 
Retrogrado, tractis ad terram funibus acta, 
Damnificos funda fundit majore molares 
Incircumtusos ^ et magni ponderis, ut vix 
ToIIatur manibus bis quatuor unus eorum : 
Quali dextra Jovis jacit ira fulmen in hostes 
Terrigenas , si quando volunt Dis bella movere. 
Et jam rima patet per muros plurima, jamque 

360 Per loca plura tôt ictibus arx illisa fatiscit, 
Hoste fatigato dum se défendit, et ultrà 
Non nisi rarus erat qui mûris staret in altis. 
Omnibus ad tutas fugientibus ultro garitas. 

Dum rex magnanimus arcem contundere sum- 
Taliter accélérât, dum vires viribus addit, [mam 
Ecce recollectis cornes undique viribus, c Âssum, 
c Clamât, et oppono tibi me pro cive tuendo. 
€ Vivere permittas obsessos ; viribus aude 
€ Te conferre meis. Que gloria vincere paucos? 

370 c Major erit multoque magis speciosa tibi laus 
c Tôt simul in piano confligere cominus ; uno 
c Ictu fortune litem fac terminet ensis. 
c Gui fortuna dabit et virtus vincere, vincat ! » 

i. jacii V. 

2. incircumcisos V. 



LIBER n. 55 

Talia vociferans Bobis expellere r^em 
Posse putans, levium verborum callidus astu. 
Non procul a régis castris sua castra locare 
Presumit ; verum rex indignatus apertis 
Emicuit castris, coireptis impiger armis, 
Quam cornes obtulerat avidus committere pugnam . 

380 Vespere jam sero, jam sole sub equore merso, 
Illico Guillelmus volat archiepiscopus ille 
Nobilis, egregia qui clarus origine, clarum 
Nobilitate genus animis geminabat, eorum 
Unus apostolico quibus est a cardine nomen, 
Régine frater et régis avunculus, is se 
Objicitardenti, bellique calore furenti. 
Ât reliqui proceres, et precipue Theobaldus, 
Presulis ejusdem frater, cui Belsia ^ tota. 
Gui Blesense solum suberat, Dunenseque castrum, 

390 Et spatiosa nimis regio, castellaque plura ; [sus, 
Urbs quoque Garnotum, quam civis tam numero- 
Tamque potens clerus et tam predives opimant, 
Ecclesieque decus, cui scemate, mole, décore, 
Judicio par nulla meo reperitur^ in orbe : 
Quam, quasi postpositis specialiter omnibus, unam 
Virgo beata docet Ghristi se mater amare * 
Innumerabilibus signis, gratoque favore, 
Gamoti dominam se dignans sepe vocare ; 
Gujus et interulam cuncti venerantur ibidem, 

400 Qua vestita fuit cum partu protulit agnum 
Qui mundi peccata tulit, qui sanguine mundo 
Mundum mundavit a primi labe parentis ; 
Qui thronum mundum sibi sanctificavit eamdem, 

i. BUna V. 

2. Splendescit V. 



56 PHILIPPIDOS 

Sic ut virgo manens matris gauderet honore. 
Hi duo pre cunctis, zelo majore, benignis 
Gorripiunt monitis *■ et amico famine regem : 

c Inclyte^ rex, bellum tempus non exigit istud. 
c Non débet rex tam validus confligere cuiquam 
c Tempore sub noctis ; prius est disponere turmas, 
410 c Militibus dare prepositos , aliisque maniplis, 
c Ut quem quisque locum teneat, quis quemque 

[sequatur, 
c Àbsque errore sciât, castrensis ut exigit ordo. 
c Rex bone, ne faxis, ita te ne spreveris, ut qui 
c Innumeris solus preferris millibus, optes 
c Ordine tam laxo ^ caput objectare periclis. 
c Gras potius pugnare decet sub tempore lucis, 
c Quo quis ab hoste suum discernere possit ami- 
€ Non de fortune temere confidere vultu *, [cum, 

< Sed virtutis opus certis presumere signis. 
4310 < Absit, ut incipiat hosti dare Francia causam 

< Letitie, vel se dubiis committere fatis, 

< Que semper victrix felicibus extitit actis, 

< Colla superborum calcans virtute potenti ! > 
Talibus alloquiis vix iram flectere régis, 

Vix retinere queunt, et vix in castra reducunt. 
Talis Alexander castigabatur ab onmi 
Milite ^, cum medios muro se versât ^ in hostes, 
Unde fuit, paucis vix succurrentibus, hostis 
Vi raptus, multo perfusus membra cruore. 

1. dicHs V. 

2. bone V. 

3. lapso L P. 

4. motu V. 

5. Milite omis dans V. 

6. injecit L P. 



UBER n. 57 

430 Postquam nota fîiit tanta indignatio régis 
Atrebate comiti, metuit sibi, castraque velli 
Imperat, ut totus exercitus exeat ultra ^ 
Âmnis aquas. Parent Flandri, tentoria vellunt, 
Transque meant flumen, et ibi sua castra locan- 
 castris régis procul e regione steterunt. [tes, 
ProUnus ejusdem noctis sub tempore, scriptis 
Et prece sollicitât Guilleknum cum Theobaldo, 
Ut prudenter ad hoc studeant inducere regem, 
Quorum ductor ^ erat et avunculus ejus uterque, 

440 Quod concédât ei treugas saltem octo diebus, 
Quas simul obtinuit iUis mediantibus. In se 
Fastu deposito tandem cornes ipse reversus, 
Ârmis projectis ^, regem submissus adorât, 
Gunctaque restituit que rex repetebat ab illo, 
Utque suo domino fuit extunc subditus illi. 
Pace reformata, redeunt ad propria leti : 
nie quod obtinuit fisco sua predia reddi ; 
Is quia restitui meruit sibi régis amorem, 
Âmissumque diu placita cum pace favorem, 

450 Nec damnum reputat, ubi que non sunt sua per- 
Sic regio qua lata patet Viromannica tota, [dit. 
Âmbianensis humus pariter cum Santeriensis 
Ubertate soli, régi cessere Philippe *. 

Tempus erat quo jam faU pratis curva minatur, 
Quo seges in culmum prodit, cum flore cadente 
Spica parât tenerum de se producere granum ; 
Tune damnosa magis fit conculcatio messis. 

i. exeat extra vel ultra V. 

2. doctor L P. 

3. depositis V. 

4. Chron., § 29. 



58 PHILIPPIDOS 

Sed tamen in campis tenuit quibus obsidionem 
Rex circa ^ Bobas, rediviva renascitur omnis 

460 GoDcuIcata seges, et multo fertiliore 

Quam prius ornât agros specie, granaria fructu. 
A$t ubi Flandrorum manserunt agmina castris 
Nulla seges viruit totoque ^ l'efloruit anno. 
Sic scit ab injustis Dominus dignoscere justos; 
Sic Deus a faiso no vit disoernere verum ; 
Sic differre suos ab amicis re docet hostes, 
Gultoresque suos signis demonstratapertis^. [bes» 
Classica per vicos résonant ; per castra, per ur- 
Régis in occursum clerus cum plèbe feruntur ; 

470 Quanta foret mentis jubilatio, voce canora 
Et letabundo plausu, vestisque nitore 
Testantes, laudesque Deo gratanter agentes, 
Gujus tam facilem pietas immensa triumphum 
Gontulerat régi, sine vulnere militis ullo, 
Et sine conflictu quo corporaclara virorum, 
Gommuni damno regni luctuque parentum, 
Ut fieri solet in bello, potuere, sub ictu 
Fortune dubio, damnoso funere mergi, 
Qui * melius patrie vivunt, et gaudia regno 

480 Gognatisque suis claris virtutibus addunt. 

Nos alia ex aliis referenda ad bella vocamur, 
Themaque prolixum res gesta propinat et urget, 
Ut post bella stylus se Flandrica vertat ad Ânglos. 

Jam post bis denos ef&uxerat unus et alter 
Annus Karolide, quem jam regina parent^m 

1. extra V L. 

2. iotove V. 

3. Chron., § 30. 

4. Quo V. 



UBBft n. 59 

Nobilis Elisabeth Ludovid fiecerat ortu. 
Rez vero juvenis Heoncos, dara propago 
ÂDglomin Régis, dom patri bella moveret, 
Germanisque sais, sub eodem tonpore ^ soivit 

490 Débita nature ^, Mai^aritamque Philippi ' 
G^rmanam r^s viduam tristemque reliquit, 
Postea qae Bêle fîiit uxor * tradita r^, 
Hungros, Dalmatios, Pannonitasque r^nti ^ ; 
Ex qua cum proies primo susoepta marito 
NoDa esset, bona que suus illi cesserai olim 
Nubenti genitor, Gisortum et predia multa, 
Rex férus Ânglorum violenter adeptus, eidem 
Régine fratrique suo debere negabat 
Restitui, diœns in re sibi jus aliéna ^. 

500 Nec mora, Gaufridus ejusdem natus, in ipsum 
Patrem dira moyens reliquis cum fratribus arma, 
Campellis moriens viduavit se duce fines 
Armorioos Britonum ^ : sic in genus illud aper- 
Indpiente Deo vindictam reddere morti [lam ^ 
Martyris egregii Thome, quem dirus eorum 
Occidit genitor, constanti mente volentem 
Ganonids regem, clerum, ecclesiamque, statuUs 

9 

i. L'expression sub eodem tempore est tout à fait inexacte. 
Louis Yin naquit en 1187 (Ghron., § 37), et Henri mourut on 
1183 (Ghron., $ 27). 

2. Chron., § 27. 

3. Johanni V. 

4. Postqtiam Bêle fuit uxor et P. 

5. Ghron., § 32. 

6. Ghron., § 38. 

7. Ghron., $ 35. 

8. aperte V. 

9. Dans tous les mss., le sens se trouve ainsi suspendu, sans 
doute par l'omission du vers 508. 



60 PHDjIPPIDOS 

Pictavusque cornes, ejusdem regia proies, 
51 Nomine Richardus, titulis vir clarus et actis, 
Gui mox defiincto primogenitura parente 
Regia sceptra dédit, nuUo mediante, Philippo 
Esse tenebatur homo ligius atque fidelis, 
Et tamquam domino jurando jure ligari, 
Reddere servitium quod jus féodale requirif ; 
Quod pater illius fieri prohibebat, et illum 
Subdere se régi nulia ratione sinebat. 
Intumuit super bis virtus invicta Philippi ; 
Indigneque ^ ferens sibi débita jura negari, 
520 Gum minime deceat tam clare stirpis alunmum 
Jure super proprio tôt sustinuisse repuisas. 
Arma parât, verbisque putat turpe amplius uti. 

Régis ad edictum coeunt in bella quirites, [que, 
Gumque satellitibus équités, proceresque, duoes- 
Sponte ruunt, quos régis amor nativaque virtus 
Exacuunt potius ; vite in discrimen ituros 
Non vis uUa trahit aut jussio ; tantus inescat^ 
Bellicus ardor eos ad honorem vincere régis ! 
Rex ubi collectas ex omni parte cohortes 
530 Unanimi bellum voto presumere vidit, 
Et desiderio vehementi cingier armis, 
Biturica cursu facili digressus ab urbe, 
Radulios pénétrât fines, et nobile castrum 
Urselloduni sibi subdit in impete primo 
Gum patria tota, tam divite tamque potenti, 
Ut sibi sufïiciat, nec sit mendica bonorum 
Multa quibus regio se lamentatur egere ; 



1. ïndigoneque (sic) V. 

2. agebat V. 



LIBER n. 61 

Copia quam Gereris ditat, quam Bacchus ioundat, 
Qui comportari desiderat inde remotas 

540 In partes, quantoque magis portatur, eo fît 
Fortior, et temere potatus inebriat omnes 
Qui dedignantur Thetidem sociare Lyeo. 

Postea Grazaïum castellaque plurima frangens, 
Villas et vicos populis opibusque repletos [phi ^. 
Depopulans, Gastrum pervenit ad usque Radul- 
Glauduntur porte; juvenes in menia scandunt, 
Seque ferunt morti succumbere malle ', tuenda 
Pro patria, quam se sine bello dedere victos. 
Rex e converso pugne se accingit, et omnem 

550 Gonatum impendit, et vires viribus addit, 

Possit ut exstructo clausos excludere claustro ; 
Yixquemoras tolérât quibus instrumenta parentur . 
Turribus et mûris nimis altis atque profundis 
Fossis interior burcus securus ab omni 
Hoste videbatur, et inexpugnabilis esse, 
Nempe potens armis et multo cive superbus, 
Prêter eos quos rex Henricus miserat illis 
Âiudlium, donec properantius afforet ipse. 
Rex tamen audet eos galeato milite, fixis 

560 Undique vexillis, ex omni claudere parte ; 
Nec bellatorum numerus quibus interiorem 
Sununopere cura incumbit defendere burcum, 
Nec situs ipse loci, nec turbo missilium qui 
Grandinis in verne morem descendit ab alto, 
Terret eum, nec rex quem festinare sciebat, 
Quin expugnet eos, instans noctuque dieque. 



i. Ce vers, omis d'abord dans P, a été ensuite rajouté en marge. 
2. velle V. 



62 PHILIPPIDOS 

Vinea construitur, testudo texitur, ut sub 
mis tuto latens mûri queat ima subire 
Fossor, et erectis ipsum succidere parmis. 

570 Grandia saxa gravi petraria ducta rotatu 
Ëmittit ; crebrîs aries compulsibus actus, 
Fronte mit summas ferratas frangere portas ; 
Gratibus et lignis rudibus belfragia surgunt, 
Turribus alta magis et menibus, unde valerent 
Agmina missilibus telisque quibusiibet uti, 
Devexosque hostes facili prosternere jactu. 
Nec tamen interea cessât balista ^ vel arcus ; 
Quadrellos bec multiplicat, pluit ille sagittas. 
Funda brèves fundit lapides, glandesque rotun* 

580 Aptantur mûris scale, levibusque satelles [das. 
Passibus ascendit ; sed, dum nimis acceleratur, 
Muiti labuntur, multisque tenentibus unea 
Menia summa manu, muita virtute resistit, [alto 
Dum sibi, dum patrie pugnans cavet hostis ab 
Nunccontus, nunc clavacaput, nunc vero bîpemiis 
Ëxcerebrat: sed nec bisacuta, sudisve, vel hasta^, 
Occia ^ vel gladius ducit ; funt intus et extra 
Irrevocala ruens extrema in fata juventus. 

Talia dum dubio sub martis agone geruntur, 
Ecce comes Richardus adest, genitorque suus, 
Innumerabilibus stipabant agmina signis, [quos 



1. Ces arbalètes devaient être aux mains des troupes anglaises 
dont il est question au v. 557, puisque Guillaume vient de dire 
(v. 316-318) que l'arbalète était inconnue aux Français et que, 
selon lui, c'est Richard Cœur de Lion qui en introduisit l'usage 
dans notre pays (Voy. plus loin, livre V, v. 578). 

2. sudis vel hasta V. 

3. Ce mot, qui manque dans Ducange, semble signifier hache. 



LIBER n. 63 

590 Nec procul a régis figunt tentoria castris. 
Mox diclata brevi scribunt bec famina régi : 
c Integra vel nobis patrimonia nostra relinques, 
€ Gumque tuis Francis citus in tua jura recèdes ; 
€ Vel, que sit virtus in bello nostra, videbis. [est. 
€ Nil médium : pugnare quidem vel abire necesse 
€ Cessent cursores, cesset pequichinus ^ et ignis ; 
c Terminet una dies longe certamina litis, 
c Jus a non justo dirimat fortuna manusque. » 
Hec oblala nimis régi placet optio ; ceptum 

600 Intermittit opus ; acies ad prelia certo 
Ordine disponit, ut subsit queque tribuno 
Scala suo, turmeque suus sit cuique magister, 
Ne quisquam dubitare queat quis obediat, aut quis 
Imperet, aut cujus vexilium quisque sequatur, 
Vel quot quisque viros habeat sua signa sequen- 
Unusquisque suas acies dux instruit, ut sint[tes. 
Âd bellum prompti, nilque iliis desit eorum 
Que pugna exposcit, cum pugne venerit hora. 
Jam stabant acies modici discrimine campi 

610 Â se distantes, et mens erat omnibus una 
Gonatu toto totas expendere ^ vires, 
Vincere vel vinci ; nec erat vox ulla sonusve 
Inter eos ; exspectabant dum buccina sevum 
Perstreperet, signum clangens in fata ruendi. 
Sed Deus, in cujus manibus sunt corda potentum, 
Semper in articulo positos qui respicit, ut qui, 
Cum magis iratus fuerit, memor est misereri, 
Noluit hac tantos involvere clade potentes. 



i. Ce mot est en blanc dans Y. 
2. effUndere V. 



64 PHILIPPIDOS 

Qua, licet immeriti, poterant oocuinbere multi. 

620 Nam mox Richardus cornes et pater ejus ab illo 
Tacti, qui mentes convertere novit et actus 
In melius pro velie suo, procul arma minasque 
Ejiciunt, humilique gradu, œrvice repressa, 
Accurrunt, manibus protensis, poplite flexo» 
Atque suum pacem dominwn veniamque precan- 
Omnes excessus mox emendare parati. [tur, 
Ânnuit, et gaudet sine bello victor haberi 
Rex pius, et veniam dat eis pacemque rogatam, 
Urseloduna sibi retinens sola pacis in arrham. 

630 Pacis vallantur jurando fédéra jure * 

Et pena, quam qui pacem violaverit ausu 
Quolibet, incurrat et solvere debeat ultro. 
Discedunt leti proceres, patriamque revisunt 
Quisque suam, gratesque Deo cum laudibus omnes, 
Gum clero populus, cum milite civis agebant *• 

Hic requiem tibi, Musa, velis parare ^ secun- 
Fortius ut cursum curras qui tertius instat. [dam. 

i. Ce n'est pas une paix, mais une trêve de deux ans qui fut 
conclue le 23 juin 1187. — Voy. Rigord, p. 79, note 1. 

2. Ghron., § 38. 

3. prestare L. 



UBBR m. 65 



Gy^HALOGUS MÂTERIE TERTII LIBRI. 



. iK 



Jmnws everti Solymam dolet a Saladino. 
Se encfi consignant reges; sed, lite suborta 
Inter eos, iterum capit oppida multa Philippus. 
Giêortum fugit Henricus^ qui, pace negata. 
Se vinciy cedique suam dolet anxius ulmum. 
Ulcisci se deinde parât y juxtaque Medontam 
Pictavus ^ pugna dum Barras ^ vincere tentât j 
Victus abit. Qui moXj deserto pâtre, Philippum 
Transvolat ad regem, sibi sponsa a pâtre negata. 
Vi Turonum frangit Cenomanumque Philippum. 
Pax fit, et Henrici finit se in fine libellus. 

INQPIT TERTIUS LIBER. 

Intellegtus hebet, ratio caligat, adheret 
Fauci lingua, manu calamiis languente stupescit, 
Yoti oon meminit mens carminis immemor, ori 
Subtrahit assueti cor flebile neumatis ausum^, 
Dum nequit amisso lamenta negare sepulcro, 
Quod nostris Dominus culpis offensus, eodem, 
Sicut ei placuit, Idumeis tradidit anno ; 
Passus ut Egypti Syrieque tyrannus et urbem 
Sanctam destrueret Saladinus, et ipsius ipsum 
10 Sacrate lignum crucis asportaret, et, omnes 
Christicolas perimens , terram pessumdaret om- 

[nem, 

\, Richard Gœur de Lion, comte de Poitiers. 

2. Guillaume des Barres. 

3. usum V. 

n 5 



66 PHILOM^IDOS 

Quam Deus almifluo sacravit sanguine âati, 
Quando mori voluit pro mundi vita salute ^ . 

Gompatiens igitur rex miti corde Philippus 
Damno communi, maie quo loca sancta videbat 
Tractari, cultumque Dei decrescere, totis 
Yisceribus doluit ; Doniini se velle sepulcriun 
Yisere proponens, quantoque cor illius igné 
Ferveat interius, signo notât exteriori *. 

%0 Nec minus Anglorum zelo rex motus eodem, 
Richardusque comes, vexiilo se crucis armant ; 
ExémpIoquorumproceres,comitesque,ducesque, 
Ordoque militie minor, ecclesieque ministri, 
Et muiti de plèbe viri, non impare voto, 
Signo se signare crucis properanter avebant. 
Par desiderium cunctos habet, unica mens est 
Omnibus, unus amor Sancte succurrere Terre ^. 
Non tulit hec inimicus homo, qui, semper amaro 
Felle tumens, pacis studet exturbare quietem ; 

30 Omni qui studio sacrum corrumpere semen 
Gestit, et in Domini zizania seminat agro : 
Gujus ab instinctu lis orta repullulat inter 
Richardum rursus comitem regemquePhilippum. 
Nempe ferox urbem Tolosanam invaserat ille *, 
Injusto comitem Raymundum marte lacessens, 
Qui Sancti comes Egidii Toloseque vocatur, 
Qui régi suberat feodali jure Philippe. 
Quem cum non posset monitis compescere, bello 
Appétit, et, multo comitatus milite, rursus 

1. Chron., § 39. 

2. interiori V. 

3. Ghron., § 41. 

4. iste V. 



LIBER m. 67 

40 Rex in Bituncas sua dirigit agmina partes, 
Âtque Apiiteîra Gastrum levitate Raduiphi, 
Et Buzancaium^ levitate expugnat eadem, [sum, 
Argentonque audax simul obsidet, atque Lebro- 
Et brève vi summa capit infra tempus utrumque. 

Dumque moraretur ibi rex, afflixit aquarum 
Agmina pénuries ; rivos siccaverat omnes 
Sol nimius ; sed nec virtus divina Philippo 
Defïiit, immo suo dignum monstravit amore. 
Torrens plenus aquis hieilbali tempore quidam 

50 Esse solebat ibi ; sed tuno jam tempore multo 
Siccus erat : quem sic plénum ros missus ab alto 
Reddidit, ut fkieret per valles gurgite vasto 
Estivi contra naturam temporis, undas 
Eructans nimias, qui lucidus atque profundus 
Agrainibué potum dédit et jumenta refecit^. 

Se rapit inde gradu propero, Montemque Tri- 
Obsidet, etmultum consumit temporis ante [cardi 
Quam capiaty quia vis nativa locique per arctos 
Ducta gradus séries, summo murata labore, 

60 Municipumque manus fortissima, prepediebat 
Quominus ille brevi locus expugnabilis esset. 
Quo demum capto rex totam funditus arcem 
Evertit, capiens équités quater octo decemque, 
Et bellatores alios quasi pêne trecentos. 

Hinc Montem-Luzonis adit ; nec frena retorsit, 
Donec tota fuit Alvernia subdita Francis. 
A cujus facie rex Anglicus ^ inde refugit, 
Inque Neiistrinos abiit fugiendo recessus, 

i. Bizangaium V. 

2. Ghron., $ 43. 

3. angelieus V. 



■^. n n \t '. :,n 



68 PHILIPPIDOS 

Quippe sequebatur illum rçx SffJBjÉfi <^uuW!i(; 

70 Quem tamen impediit ne «jcHJiJu ""^ 

Yindocinum, quod ei portM'^iiaHa^ oegavit, 
Gastrum forte nimis, populon gente repleftom^t 
Quod Lidericus aqua subterfluit amnis am^w '. 
Gui tamen haud prodest quicquam mumtio ducta 
Gircuitu triplici, nec tante copia gentis, 
Quin vi cogatur libito se dedere régis ^. 
In ^uo rex équités captos in vincula trusit 
Sexaginta duos, areem niurosque tuentes, 
Roberti comitis MoUenti signa secutos, 

80 Qui tune Richardi comitis miser arma juvabat ; 
Tam dulcis patrie desertor, tamque potentis, 
Que générât bacchum superis dare pocula dignum. 
Justa tamen ducebat eum pro tempore causa, 
Gum foret Anglorum feodali jure^igatus 
Regibus, atque viros illis deberet et arma, 
 quibus et villas et piurima castra tenebat. 
Unde nec admiror, cum sic obnoxius illi» 
Esset, si parti pro posse favebat eorum, 
Quamvis a nostro comitatum rege teneret. 

90 Bolonium* vero comitem, qui, vincla Perone 
Expertus, celsa modo squalet^ in avce Gufeti, 
Squalebitque diu^, que causa trahebat ut illo 
Tempore Richardum comitem sequeretur et Ân- 

[glos, 

i. refertum V. 

2. Chron., § 44. 

3. regem V. 

4. Dololium V. 

5. squalet modo vinctus V. 

6. On sait que Renaud de Dammartin, après avoir été enfermé 
à Bapaiime, puis à Péronne, fut transporté au Goulet, où il 
mourut en 1227, vers Pâques. (Voy. tome I, p. 292, note 5.) 



LIBER m. 69 

Ipsis^ nulliusfundi ratione ligatus^? 
Jam tune fortuna que postea contigit illi, 
Velle videbatur quod ei contingeret olim. 

yîndaMp9 <^P^ l'egisqij^ jp jura recepto, 
GiaortuiD petiit cursu rex |jr^|ete, regem 
Quo fuga contulerat Angloi;|iiiyt{ui tamen illum 
100 Golloquium^ de pace rogat. Datur ergo dierum 
Treuga trium, qua pads agant de fédère partes. 

Haud procul a mûris Gisorti, qua via plures 
Se secat in partes, pregrandi robore quedam 
Ulmus erat visu gratissima, gratior usu 
Ramis ad terram redeuntibus, arte juvante 
Naturam, foliis uberrima; roboris imi 
Tanta mole tumens, quod vix bis quatuor illud 
Protensis digitis circumdent brachia totam ; 
Sola nemus faciens, tôt obumbrans jugera terre, 
1 1 Millibus ut multis solatia multa ^ ministret ; 
Que gremio viridi, vesUto gramine, fesso 
Grata viatori sessoria prestat, et omnein 
Introitum ville spatio speciéque decorans. 
In bivio porte per quam Mons-Galvus aditur ^, 
Tutos a plu via spatiantes reddit et estu. 

Sirius ardebat solito ferventius, et sol 
Altos agebat equos, duplicataque solis ab estu 
Findebat siccos jovis intolerantia campos. 

4. lUùV. 

2. V ajoute ici le vers suivant, qui a disparu dans L et P : 

Nam vasallus erat nullo mediante Philippi, 

3. Coneilium L P. 

4. mille L P. 

5. L'emplacement de cet orme est facile à reconnaître sur la 
carte de Gassini, au croisement des routes de Ghaumont et de 
Gournay. 



70 PHIUPPEDOS 

Rex igitur Francus, adstantibas undique Francis, 
120 Gamporum in medio solem tolerabat et estum; 
Rex vero Anglorum gelida residebat in umbra, 
Atque sui patqla proceres utrinque* sub ulmo. 
Dum redit itque frequens ab eis interpres» ad istos 
Mutua verba feirens, et ab istis missus ad illos, 
Ridebant Angli dum sic ardere vidèrent 
Francigenas, ipsis gaudentibus arboris umbra. 
Tertia colioquium lux continuaverat^, et pax 
Nulla valebat adhuc regum componere lites. 
(Est ubi sepe gravis movet indignatio mentes 
1 30 Ingenuas meritisque doloribus exacuit se, 
Innatis addens stimulos virtutibus, ira.) 
Indignata cohors Francorum, motaque justa 
Riie super risu quo subsannantur ab Anglis^, 
Quos tutabantur a solibus arbor et umbra, 
Ipsi dum nudo patiuntur sub jovc solem ; 
Acriter arripiunt animis ardentibus arma, 
Unanimesque pari levitate feruntur in illos^. 
Ast illi primo conflictu gnaviter illos 
Ëxcipiunt, et eis parili virtute resistunt, 
1 40 Inque vicem feriunt simul et feriuntur, et ira 
Inflammante animos, subito crudescit utrinque 
Pugna ; sed absque mora cessit Victoria FnSUcis. 
Nam rex Henricus, domino confligere noiens, 
Aut^ potius metuens, elegit tutius esse 

1. utrumque V. x 

2. Guillaume est ici d'accord avec Raoul de Dicet, tandis que 
dans sa chronique il place la destruction de l'orme de Gisors 
après deux, et non pas trois jours de pourparlers sans résultats 
(Chron., § 45). 

3. hoste V. 

4. hostem V. 

5. vel V. 



m. 71 

Ad tenpos fiigcre, et fortaoe oedere forli« 
Qbuii bdK dubio lemere se credere fini ; 
Presertiin coi de mentis diflSdere cMse 
CoDsdi mens suadet, tenquam cpn jusU negabat. 
Fit fi^, Dec coneos satis explical um mentes 

150 Porta; cadmt multi« turbeque supervenientîs 
Gakaartnr pedibos, nec adest qui toUere bqpsos 
Goret, ^ dextram morituro tendat amioo : 
Urgelnr proprio satis unosquisque tinKM«. 
Et qui se solimi tahat putat esse beatus, 
Sobusqoe soi satis est memioisse sahitis ; 
Area nec pootis, quam^is satis ampla patescat ^ 
Soflfidt agminibus simul ire voleniibus ultra, 
Qoin mnltos utrinque viras effuodat îo amnem; 
Dumqoe nimis propere gladios vitare laborant, 

460 Hanrit eos subite spedes coutraria mortis. 
Interea Frand, solita feritate, suprana 
Agmina oonddpnt, capiuot» et, cède peracta, 
Arborts in truncum gladios strictasque secures 
Gonvertunt, quem rex Anglorum cingere ferri 
Pondère non modioo multoque sategerat ère, 
Hanoque sibi sortem conclusit ^ îd arbore dicens : 
c Tranous ut hic scindi nequît, aut a cespite velli, 
c Sic nec Frandgene poteraot mihi tollere quic- 

[quam. 
€ Hune cum pexlidero, simul banc volo perdere 

[tenram. » 

1 70 Tarn stolide ad Francos emissio conditionis 
Venerat, unde magis ardenter io ipsius ibant 
Roboris exitium ferro tui^ntis et ère. 

1. Àrea nec portas, qttamvis satis ampla pater$i V. 

2. Inque suam sortem silri fiwertU V. 



72 PHILIPPIDOS 

§ed que vis aut ars virtutepi prepedit, ut non 
Gonsummare queat féliciter omne quod audet? 
Nil iemim, nil es, nil vis humana, decori 
Profuit arboreOy quin corruat igné cremanda; 
Que modo tôt ramis tantoque virebat honore 
Ut^ Vulcassine foret unica glorîa vallis, 
Nune (pudor et luctus patrie totius!) ab ipso 

1 80 Funditus est evulsa solo. Sed adhuc lo€U8 ipse 
Oslentat qualis fuerit dum tota vireret ; 
Nam nova progenies fruticam (uiccrevit ad instar 
A terra sensim steterat qua nobile lignum; 
Que numerum vincent, siivam facit ordine pul- 
Ne non heredes tam nobilis arbor haberet. [chro. 

Victor cum Francis victoribus inde recedens, 
Vespere jam sero se Galvo-monte recepit 
Karolides. Ât rex Ânglorum tristis et exspes, « 
Indignans multumque dolens super arbore strata, 

1 90 Inimo super damnis fuerat que passus, eodem 
Se Vernone die recipit, comitante timoré'; 
Nec tamen audet ibi, nisi sola nocte, morari, 
Paciaci sibi tuta magis fore menia credens. 
Gonvocat ergo suos et tali voce fidèles 
Âlloquitur ; nimiam verbi modus indicat iram : 
€ Heu! quantus pudor est toties retrocedere! 

[quantum 
c Dedecus a paucis tôt millia posse fugari, 
c Nec bello conferre manum, nec Francigenarum 
c Gorda^ superba semel, non dico vincere, saltem 

i. Et LP, 

2. quo tutior esset V. — Dans la Chron. (§ 45), Henri ne gagne 
Vernon que le lendemain. 

3. Colla V et P. 



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aïo 



%o 



LIBER m. 73 

 fastu revocare parum quo semper abundant, 
Quo nos, quo cunctos sibi suppeditare laborant ! 
nie quidem dominas meus est; dominumque 

[vereri 
Jus jubet et ratio, nec ei confligere tutum est. 
Sed quid ego? qui me vestrum non juverit ultum 
Dedecus ire meum, nunquam mihi fiet amicus, 
Sed meus hostis erit, et me sibi sentiet hostem. 
Si régi bellum committere jure vetamur, 
Gui tamquam domino subici ratione jubemur ; 
Tôt nobis castella patent, tôt rura, tôt urbes, 
Que leviter cursu confundere possumus uno. > 
Richardo comiti placuerunt verba parentis, 
Âddens pauca, 4(iuibus sic incipit : € Ecce paratas 
Milleacies,tuaquepreceptasequantur,habemus; 
Sunt etimn nobis equitum tria millia, quorum 
Unus ego, sed dextra magis gladiusque proba- 

[bunt. 
Nec Gaufiridus abest Lisinanicus, unus in «rmis 
Qui satis est contra Francorum corpora centum. 
Et quid Hirundelle^, vel eum quem Gestria^ 

[misit 
Randulphum , vel quo gaudet Leicestra Johan- 
Pretereo comités, etquosPratelliciitellus [nem^, 
Nutrivit fratres^, Haîgomaridemque ^ poteotem 



i. Guillaume, comte d*Aruiidel et de Sussex. 

2. Ceffa V. 

3. Le comte de Leicester s'appelait Robert, et non Jean. 

4. Les frères de Préaux, dont les noms se trouvent souvent 
dans le Cartulaire normand, jouèrent, on le sait, un rôle impor- 
tant dans la soumission de la Normandie à Philippe- Auguste. 

5. Guillaume de Mandeville, comte d^Ëssex et comte d*Aumale 
par sa femme. 



74 



230 



240 



PHILIPPIDOS 

Viribus, armata nuUi virtute secundum? 
Quid Pagandlos referam, geminosque leones 
Britigenas fratres Herveum cum Guidomarcho, 
Quorum presidio generosa Lionia pollet? 
Hic nuper coram nobis durissima pugno 
Tempora fregit equi, mortemque subire coegit; 
Echonomumque ^ sui patris, nihilominus ictu 
Solius pugoi, pregrandi corpore monstrum^ 
Goram pâtre suo, morti succumbere fecit. 
Taies nos gerimus, taies in bella venimus, 
Taies, care pater, taies tua castra sequuntur. 
Pretereo * reliquos, quorum satis est tibi virtus 
Gognita. Sunt alii, sed nec virtutîs egeni, 
Millia dena quater in equis^ peditumque caterve 
Innumere. Que nos segnes mora^ detinet? aut 
Segnities nostros ignava bituminat actus? [que 
Gur alis quasi viscatis herere videmur? 
Imus, an ignavas victi sine vulnere dextras 
Tendimus ad libitum nobis dorainentur ut ipsi, 
Qui nobis odio semper nostrisque fuerunt? 
Quinimo, dum res vocat et sors, expediamus 
Agmina,curramuspropere,subitoqueMeduntam 
Obsideamus : erit manibus jam subdita nostris. 
Ni pep* nos steterit. Solus Garlandicus héros 
Servat eam, et pauci milites cum milite raro. 
Remis Remorum presul se transtulit ; at rex 
Solus cum paucis est Galvi-Montis in arce ; 
Flandriens Atrebatum dimisso rege recessit; 



1. Les mss. portent Ichonomum. On trouve prepositum au 
liv. Vm, V. 400. 

2. Quia referam V. 

3. ignavia V. 



UBER m. 75 

S50 c Jam cornes Heoricus Trecas Barrumque revisit, 
Uldonemque ducem Burgundia leta recepit ; 
Jam Gastriduni rediit Theobaldus ^ ad arces ; 
Bituriam Stephanus^, Simon ^ Sparnoois amena 
Rura tenet ; Bellum-Montem Mattheus adivit ; 
Jam Mons exsultat Glarus veniente Radulpho ^ ; 
Pertica Rotroldo gaudet nemorosa recepto, 
Et reliqui proceres, armorum longa perosi 
Tedia, jam proprios ^ leti visera pénates. 
Hec mihi cuncta liquent explora toris ab ore, 
260 c Qui non auderet ullo me failere verbo^. 

Dum licet, utamur fortune munere : semper 
Et nocet et nocuit dilatio longa paratis. > 
Gonsilium comitis procerum manus approbat om- 
Nec fuit inventus inter tôt millia quisquam [nis ; 
Qui summo se non offerret ad omnia voto 
Que sciret régi damnosa futura Philippo, 
Francigenisque suis, quos naturaiiter omnes 
Oderunt, queis cum nequeant probitate nocere, 
Garrulitate nocent solita lingueque veneno. 
370 Ëxacuunt igitur verbis mordacibus iras, 

Seque cohortantur in damnura Francigenarum, 
Gunctorumque cadunt in idipsum consona vota. 
Surgitur, hospitioque suo se quisque receptat, 
Letantesque ctbis et somno oorpora curant. 

Postera vix summos aurora rubescere montes 
Fecerat, et valles nondum primordia lucis 

\. Thibaut, comte de Blois. 

2. Etienne, comte de Sancerre. 

3. Simon de Montfort. 

4. Jam Clari Moniis cornes in sua rura redivit V. 

5. properos P. 

6. pundo V. 



» 



76 PHILIPPIDOS 

Attigerant, interque canem distare lupumque 
NuUus adhuc poterat aliquid discernere visu ; 
Raucisono^ lituus clangit per castra boatu, 

280 Gujus ad horrificum clangorem corpora stratis 
Tollit, et induitur raptim levis arma juventus. 

Exierat portis exercitus omnis, iterque 
Rectum quo petitur urbs Parisiana tenebat. 
Jamque duobus erat processum millibus, et se 
Nondum protulerat toto sol aureus orbe. 
Ut pede non fausto terram tetigisse Philippi 
Se videt Henricus, cursoribus imperat : c Ite, 
c Ite catervatim ; nulli jam parcite ville ; 
c Igné cremate domos ; homines occidite qui se 

290 c Tradere noiuerint vinclis; abducite predas; 
c Et patriam Galli dira confundite clade. » 
Paret ei ferro munitus et igné satelles, 
Seque per hostîlem patriam diffundit ubique, 
Et domini precepta sui crudeliter implet. 

At rex, militibus ut erat stipatus utrinque, 
Passibus incedens lentis, spe ductus inani, 
Per médium tendebat iter, facilique putabat 
Posse Meduntenum sibi vi pessumdare castrum ; 
Et jam Gauforium^, Buxis, Neufleta, Brevallis, 

300 Mondrevilla', Jois, Faverilli, Villa Menardi, 
Mesnilium, GoDis^, Alnetum, Landula, fumant ; 



1 . Raucisolio V. 

2. Caufonium V. 

3. Mundervilîa V. 

• 

4. Bien que tous les mss. fussent d'accord, ï>, Brial proposait 
de lire Follis, et croyait reconnaître ici la Folie-Herbaut. Or, 
collis, dans les noms de lieux, se traduit par « tertre, » comme 
dans 8aint-Martin-du-Tertre , qui est appelé indifféremment 
Collis ou Sanctus Martinus in Colle, Nous trouvons, dans la région 



LIBER m. 77 

Jam Fontanetum, Lomazaia, Blarrulus* ardent : 
Omnia momento sub eodem corripit ignis. 
Âbducunt predas, homines in vincla retrudunt. 
Se spoliis onerant : intactum nil manet ; omnem 
Excidio patriam fortuna involvit eodem. 
Gaudet et expleri refugit mens impia régis, 
Dum per circuitum fumos videt undique volvi, 
Ruraque tôt subitis simul ignibus incinerari. 
340 Et jam constabat nostratibus, indice fumo 
Perque relatores, regem Londonis adesse 
Millibus innunieris, ut nostros undique muros 
Obsidione premat; quos si vi oeperit, omnem 
Frugiferi villam speciem convertet in agri, 
Givibus ejectis vel turpi morte peremptis. 
Talibus ille minis hoc impetrare studebat, 
Territus ut civis concedere vellet eidem 
Sponte, quod in medio figat vexilla Medunte, 
Imperiumque ferat Anglorum Gallicus ultro. 
3S0 Sepe sed a facto verbum distare videmus, 

Nec semper ferit ad libitum quicumque minatur. 
Non ita sunt Franci faciles terrore moveri 
Quos magis audaces vis efficit ipsa minarum, 
Quos concepta minis magis indignatio fortes 
. Et magis attentos proprie invigilare saluti 
Reddit, et illatis vindictam reddere probris* 

Armantur cives et progrediuntur apertis 
In planum portis, quibus et Garlandicus' addît 
Se sociura, cum quo quinquagenarius ^ hosti 

<k)iit il s'agit ici, Le Tertre Saint-Deais, qui doit être le Collis de 
Cruillaume le Breton. 
i. Barrulus P. 

2. Guillaume de Garlande. 

3. Ce mot parait avoir embarrassé Barth ; il désigne ici, comme 



78 PHILIPPIDOS 

330 Obvius egreditur, animis instructus et armis. 
Quos ubi compositos, se defensare paratos, 
Stare procul vidit rex Anglicus ordine pulchro, 
Obstupuit, signoque dato clangore tubarum 
Agmina contraxit dispersa, gradumque repressit. 
Tunc, nimis admiraiis hec, seciim pauca susurrât : 
c Quid notât hec France dementia gentis, et unde 
c Unius ville populo^ presumpUo tanta 

< Nascilur, innumeras ut jam exspectare phalanges 
c Âudeat^? et cum sint numéro vix millia quinque, 

340 < Omnibus his vires opponere velle videntur, 
c Querere qui potius latebras et claudere portas 
c Debuerant, non sic gladiis occurrere nudis. 
« Et tamen esse potest quod rex sibi providus illis 

< Misent auxilium, vel forsitan ipsemet infira 

c Menia cum multo se milite continet, ut, cum 

< Geperimus conferre manum, ruât impiger in nos 
€ Ex improvise, totumque exterreat agmen. > 
Hec dicens, acies paulum retrocedere jussit, 
Inque Soendrinis^ juncto stetit agmine planis^, 

350 Disposuitque acies per scalas, perque cohortes 
Ordine compositas recto, vetuitque vagari» 
Ne quis et a série secedere quolibet ausu 
Présumât temere, donec sécréta Medunte 
Plenius agnoscat, et tune deliberet, ipsi 

dans Guillaume de Tyr, celui qui commande à cinquante hommes 
d'armes. 

1. genti V. 

2. Auderet L P. 

3. a Quid autem eo sit nomine intelligendum, nos nescimus, i 
dit D. Brial. Il s'agit tout simplement de Soindres (Beine-et-Oise, 
arr. de Mantes). 

4. campis V. 



LIBER m. 79 

Quid magis expédiât , an ad Ibram^ signa reflectat, 
Sive Meduntenas tentet suffringere portas. 
Nec minus, ut vidit ipsum retrocedere digna 
Laude Meduntensis jugi communia, cepit 
Âgmine non laxo procedere, Pongibovemque 

360 Exsuperat divum. Qua te, communia, dignam 
Laude feram? tibi que preconia digna repandam? 
Anglorum regem que te virtutis adegit 
Gloria velle sequi? Magna est tibi causa triumphi, 
Ipsum te propter passu cessisse vel uno, 
Et terrore tui vultus abiisse retrorsum. 
Si mihi sufficeret dicendi tanta facultas 
Quantum velle datur, ut quod mens concipit intus 
Dicere lingua queat, tua fama celebrior esset, 
Et major; totus dignam te laudibus orbis 

370 Diceret efferri^. Si quam tamen hec mea, si quam 
Garmina sunt habitura fidem, si me patiatur 
Livor forte legi, tu posteritatis in ore 
Semper eris, vivetque tuum per secula nomen. 
Hoc tibi lingua tui munus largitur alumni, 
Ingratum tibi ne me nutrivisse queraris, 
Undenis tibi quem, cane jam vertice, lustris, 
Patria Britigenum duodennem misit alendum, 
Jam tune Castalii sitientem pocula footis. 
Nuncius interea spirante citatior austro 

380 Mittitur ad regem ^ ; sed jam prevenerat illum 
Gerta fides fieu^ti, que proveniebat ab igné, 
Et fumo Galvi quos Montis ab arce videbat^. 

1. Hibram V. 

2. ... U diceret orbis Laudibus effèrri V. 

3. Philippe- Auguste. 

4. Et fumo quos rex Calvo de Monte vidcbat V. 



80 PHILIPPIDOS 

Unde citus Iaxis sua prccedebat babenis 
Âgmina, dum nimio festinat adiré Meduntam 
Affectu, tanquam oui damna domestica cordi 
Plus ineranty quem visa gravis jactura suorum 
Urgebat properare magis, quem millia deoa 
Pone sequebantur pedites, equitesque trecenti. 
Haud secus Hispanas Karolus properabat in 

390 Quando Marsilii corruptus munere régis [oras, 
Infelix Ganclo Francorum tradidit alas, 
Dum cupit indigne vindictam reddere stragi 
Qua dux Rollandus post inclyta bella, ducesque 
Bisseni, quorum florebat Francia laude, 
Sarracenorum manibus cecidere cruentis. 
Sanguine Roncevalum generoso nobilitantes. 
Galcibus assiduis latus indefessus utruroque 
Gornipedis fodiens, respersus pulvere vultum, 
Impexus crines quos obvia flamina sparsim 

400 Turbabant ^ , fluvioque gênas sudoris inundans, 
Jam quasi mutatus facie, nec cognitus ulli^. 
Tendit iter médium portam per utramque Medunte 
Pongibovi donec clivo stetit impiger ; illic 
Exspectando suos, dat ferrea tegmina membris. 
Régis ob adventum gaudet communia, seque 
Ad virtutis opus magis exhortatur et armai. 
Rex quoque letatur, et grate^ reddit eisdem 
Qaod sic instructos armis invenerit illos 
Egressos portis se defensare paratos. 

41 Jam bellatorum, modo quos prevenerat, onmis 
Venerat ad regem numerus. Proceditur ergo 



1. Turbabantque P. 

2. uni V. 



LIBER m. 81 

Agminibus junctis et idem facientibus agmen ; 
* Rexque suique simul, studio fervente, fidèles 
Mente pari sitiunt Anglorum attingere regem 
Quem sibi précise confligere velle putabant. 
Sed tamen ipse suis dederat jam signa maniplis 
Retrocedendi, conunitens ultima cure 
Âgmina Richardi xx)niitis, comitique Licestre. 
Et jam solis equi, flexo temone, diumi 

4S0' Non procul antidotum gaudebant esse laboris, 
Quos exspectabat gremio refovere tepenti 
Thetis ovanSy poteratque vie jam meta videri, 
Qua sibi nocturnam gaudent sperare quietem. 
Et jam transierat exercitus ardua coUis, 
Septima pars cujus, quam tota caterva Philippi, 
Major erat numéro; tamen exspectare timebant. 

Rarolides igitur vicina crepuscula noctis 
Esse videns, hostemque gradus flexisse retrorsum, 
Ulterius fiigitiva sequi vestigia nolens, 

430 In medio plani stetit, unde recesserat hostis. 
Haud tulit bec baro, Barrarum nobilis hères, 
Ârmipotentis eques animi, Guillelmus, equestris 
Ordinis exemplar, famé decus, inclyta gentis 
Gloria Francigene, speciosus corpore, prestans 
Viribus, omnimoda morum bonitate repletus ; 
Quem cum pre cunctis sic extulerit videatur 
Nil ut abesse bonis de naturalibus illi 
Ipsa suum miratur opus natura, suoque 
Applaudens operi spéculum sibi fecit in illo, 

440 Exemplumque capit quo cetera formet ab ipso. 
Is se clam medio furatus ab agmine régis, 
Armigeri spoliât clypeo latus et rapit hastam : 
c Et quis, ait, mecum veniet? Quasi fixus in illo 
n 6 



82 PHILIPPIDOS 

c Eoce oomes Pictavus agro dos provocat ; ecoe 
c Nos ad bella vocat. Rictus agnosco leonum 
c lUius in clypeo ^ : stat ibi quasi ferrea turris, 
€ Francorum nomen blasphemans ore protervo ; 
c Oblitusque fuge, nihilominus ecce superbit', 
c Et nisi reppererit pugnam, raalesanus abibît. 

450 c Vado videre virum propius. > Sic^ fatus, aperto 
Prosiliit campo. Sequitur Melloticus héros, 
Hugoque, quo domino tuus, Alencuria^, multum 
Grevit honor, per quem canitur tua fama per 
Et Baldoinus, Fornivalidesque Girardus. [orbcm ; 
Hi paucique alii, stimulante cupidine laudis, 
Eminus admissi post Barrica signa feruntur, 
Ârmigerique suis dominis qui déesse nequibant, 
Et ribaldorum nihilominus agmen inerme, 
Qui nunquam dubitant in quevis ire pericla. 

460 Sic olim Jonathas, ignaro pâtre, suusque 
Ârmiger ascendit rependo per ardua montis, 
Deque Philisteis bis denos ense trucidans, 
Millia mille virum solus dare terga cœgit. 

Ut comes erecta Guillelmum cominus hasta 
Vidit Hirundelle, velocior alite que dat 
Hoc agnomen ei, fert cujus in égide signum, 
Se rapit agminibus mediis, ciypeoque nitenti, 
Quem sibi Guillelmus leva pretenderat ulna, 
Immergit validam preacute cuspidis hastam ; 

470 , Quem simili levitate votans Gicestricus, hasta 
Sternere vibrata momento tentât eodem. 

i. Allusion aux armoiries de Richard Cœur de Lion. 

2. ^oUroii V. 

3. Ergo V. 

4. AxencMkTia L, AtiMuria V. 



UBER m. S3 

Sed' neque vis Boree Rhodopen labefactat, et His- 
Prevalet undarum violentia nulla movere [mon^ 
Quamvis impulsu gemino circumtonet ipsum ; 
Nec Barrensis eques geminato cominus ictu 
Gorruit, aut aliquo flêctit sua corpora motu ; 
Gujus non caruit successu lanoea primum, 
Una dum comitem prosternit equumque ruina ; 
Nec minus inversa reliquum ferit improbus hasta 

480 Precîpitenique solo resupinîs crnribus urget. 
At sonîpes ruptis per dévia liber habenis 
Diifiigit, exponens predam se cuilibet hosti. 
Fit fi^gor, et strepitus geminatur colle propinquo, 
Dum sonipes simul et comités labuntur, et arma. 

Tertius occurrit héros Pictavus, et idem^ 
Régis progenies, rex protinus ipse futurus ; 
Quem simul agnovit Guillelmus, lancea cujus 
Integra restât adhuc, gaudet, nec gaudia celat, 
Invenisse parem cum quo par pugna sibi sit. 

190 Non tamen^ exspectat illum, sed it obvius illi ; 
Fraxineamque viri propensis viribus hastam 
Sub medio figit umbone, nec ipse minorem 
IctUm Richardi, dextra feriente, recepit. 
Utraque per clypeos ad corpora fraxinus ibat, 
Crambesumque^ audax forât, et thoraca trilicem 
Dissilit^. Ardenti nimium prorumpere tandem 
yix obstat ferro fabricata patena^ recocto, 



i. L'isthme de Gorinthe. 
1t. ^ Y. 
. 3. unde nec V. 
4. Gaudesumque V. 
•5. mificit L. P. 
6. Le mot patena désigne la cuirasse de fer battu que les che- 



^i PHILIPPIDOS 

Qua bene munierat pectus sibi cautus uterque. 
Hic dum ferre nequit impulsus utraque tantos, 

500 Frangitur, et clarum dat lancea fracta fragorem. 
Nec tamen a manibus trunci cecidere, sed illis 
Ingeminant ictus circum cava tempora crebros. 
His quoque consumptis, nec dura ferentibus arma, 
Âcrius insurguDt nudatis ensibus, et se 
Ictibus altérais et cedi et cedere certant. 
Nec fîngunt iras, sed aperte dextera nudat 
Corde tumens odium ; rimatur et intima vultus, 
Si qua mucro viam morti reperire valeret. 
Tune non posse dolens manifesta vincere pugna 

51 Guillelmum cornes, insidias molitur, equique 
Per iatus obliquum capulo tenus impulit ensem. 
Sensit^, et ut vidit genibus titubare remissis 
Quadrupedem, prudens ab equo descendit, et 

[ipsum 
Stans pedes et rectus, firmo pede perculit ictu 
Tam duro comitem, quod toto corpore stratum 
Altior insurgens subjecta stravit arena ; 
Utque magis noceat, mucrone peremit eodem 
Ejus equum, comitemque super provolvit eumdem! 
Gur ? quia non poterat' ipsura vel ducere captum 

oSO Âut armis spoliare, neci vel tradere victum 
Solus, et hostili circumdatus undique turma. 
Qui non cessabant jaculis simul atque quadrellis, 
Ëminus et missis in eum sevire sagittis, 

valiers portaient sous le gambesoa rembourré et la cotte de 
mailles nommés deux vers plus haut. 

1. Le sujet de sensit est Guillaume des Barres. 

2. comitemque super procumbere cogit V. 

3. Non equidetn poterat V. 



LIBER m. 85 

Gum non auderent aooedere cominus illi, 

Vel oonfeire manum, vel se committare pugne. 

Stabat enim firmus ut Barra, repagula firmans 

Agminis hostîHs medio, fecilique rotatu 

Se circumducens, nunc hos nunc d^ruit illos. 

Sic aper a canibus circumlatratur, ubi se 

530 Gontinet^ iratum, cum nec fuga tuta, nec hosti 
Appropiare potest in quem sua seviat ira, 
NuDC caput in renés obliquât, nunc vice versa 
In dextrum levumque latus circumrotat ora, 
Et quos consequitur transfindit dente ^ recurvo. 
Goncurrunt socii, comitemque in pulvere stra- 
Tollere festinant. Jacet ille supinus equino [tum 
Lapsu contritus, armorum pondère multo 
Moleque corporea pressus; tamen inde levatur 
Âbsque mora^ tam precipuis adjutus amicis. 

540 Sistitur in pedibus, et equo dat membra recenti', 
Seque cohortatur ut Barras frangat, et ipsum 
Vel ducat vivum, vel ibidem cogat obire. 
nie autem, multo perfusus membra cruore, 
Vix pede stat recto ; clypeus lacer atque foratus 
Mille locis horret jaculis herentibus ipsi^, 
Uiricio similis ; tamen illum tangere nemo 
Gominus est ausus, quin mox perimatur ab ipso. 
Tune comes exclamât : c Barras (gaudete, quirites) 
€ Fregimus ; in manibus sunt Barre denique nosU*is. 

550 c Nulla potest nobis jam barrula toUere Barras. > 
Talia jactantem leva ferit hasta sub aure, 

i. Cum nec L P. 

2. quere V. 

3. fwvato V. 

4. Tous les mss. portent ipso. 



86 PHILIPPIDOS 

HugODÎs dextra nisu vibrata potenti • 
Flectitur in dextrum latus ille, nec hasta tenorem 
Fracta tulit, nec eum lapsu plagave notavit. 
Tune ait : c Invictum sic vincere posse piitasti 
c Barrarum dominum? Tardi licet, ecce venimus 
c Âuxilium fessis laturi in tempore Barris, 
c Gesset ab ore tuo jactantia talis, et unde? 
c Novimus et qui te S quam sit tua casta mémento 

560 c Mater, et invictos ne blasphemaveris ultra 
c Francigenas, et eis discas non posse resisti. » 
Hec dicens, ensem sic circumvolvit, et ipsi 
Instantem circum caput omne ferit, quod ab inde 
Urget eum nimis attonitum reflectere gressus. 
At Droco Mellotides, totis conatibus instans, 
Marcellum^ de vol vit equo, comitemque lioestre 
Associât lapsis ; dumque hos instanter et illos 
Sternere festinat, erecto cominus^ ense 
Advolat, et comitum turbatus strage suorum, 

570 Petrus fronte ferit média Pratellicus ipsum, 
Qua maie tectus erat, rétro labente galero, 
Dum sua virtuti plusquam sibi dextera servit. 
Nobilis ingenti signatur vulnere baro, 
Gujus adhuc signum gerit, et geret ipse patentera 
Fronte cicatncem^. Furit ejus filîus, et se 
Neglecto, ruit in medios Droco junior hostes ; 



i . Novimus et quis sic V. 

2. Barth et D. Brial proposent avec raison de remplacer Mar^ 
cellum par Mandevilum. Nous savons, en effet, que Guillaume de 
MandeviUe assistait à ce combat. 

3. fervidus V. 

4. Ces vers furent composés avant le 3 mars 4218, date de la 
mort de Dreu IV de Mello (voy. le Père Anselme, III, p. 57-58). 



LIBBR m. 87 

Dejicit, impellît, cedit, ferit, impetit^, omnem 
Yirtuti misoet fortunam, dum juvat omnes 
Impendisse patris vindicte vulneris iras. 

580 Fornivalus Petrum * , Baldoinusque ^ Radulphum ^ , 
Hugoque^ Fulconem^, Robertus sternit Hericum. 
Sic uno Fra&ci voto grassantur in illos ; 
Quamvis pauca manus, bello tamen ardua virtus, 
Fervida vis, proba strenuitas, vis inscia vinci"^, 
Defectum numeiî gladio sub vindice^ supplet. 
At Droco, restricto jam vulnere, casside rursus 
Induitur ; Guillelmus, equum jam nactus, in armis^ 
Se rénovât '% multosque ferit, multisque feritur 
Ictibus ; effuso pinguescunt sanguine campi. 

590 Âmissis errant dominis per rura caballi, 
Hastis et jaculis dumescunt plana Soendri, 
Silvaque fit subito modo quod fuit area nuda. 
Armis terra latet contecta ; jacere videres 
Hic homines, ibi quadrupèdes, in linune mortis. 
Et jam rarescunt acies ; fuga turbida campi 
Nudat utrumque latus ; fugit irrevocabilis hostis, 
Dum nequit ardentem Francorum ferre furorem ; 
Nec reperire queas in tantis miUibus unum 
Qui sua mille velit calcaria vendere libris. 



i . impedit V. 

2. Pierre de Préaux. 

3. Baudouin de Préaux. 

4. Bogerum V. 

5. Hugues de Hamelincourt, déjà nommé au vers 452. 

6. Foulques Painel. 

7. proba strenuitas, audacia forHs V. 

8. judiee Y. 

9. hastem V. 

iO. Smt item V. 



88 PHiuppmos 

600 Quo fugitis? revocate animos, in bella redite, 
Aut saltem medio vestigia figite campo ; 
Non est qui vobis instet, qui vestra sequatur 
Âgmina. Pêne caret numéro generosa juventus 
Propter quam^ fugitis? Pqdeat (proh!) mille quir 
Atque alios plures quos ornât bellica virtus, [rites, 
Quos genus egregium summo presignit honore, 
A vix terdenis tanta levitate fugari^. 

Hesperus interea confînia noctis agebat ; 
Duxerat et mundo tenebras absentia solis, 

610 Aurea luna vicem cujus supplere parabat. 
Orbe fere medio mundi per climata lucens. 
Victores redeunt, quos rumor ab hostibus onmes 
Aut interfectos aut captos esse ferebat. 
Bis sex adducunt équités, quater octo pedestris 
Ordinis, et plures linquebant semisepultos^. 
Nec minus armigeri, ribaldorumque manipli, 
Ditati spoliis et rébus equisque redibant. 
Buccina rauca sonat reditum jam nocte sub ipsa ; 
Nec mora, rex et cetus ovans rediere Meduntam, 

6S0 Et leti somno se curavere, ciboque. 

Anglicus ex illo rex tempore non fuit ausus 
Armato nostros adoriri milite fines. [omni 

Ast modicum Barrensis eques post tempus ab 
Yulnere sanatus, quasi tiro novellus in arma 



i . Pro postquam P. 

2. Cette escarmouche de Soindres n'est pas mentionnée dans 
la Chronique (voy. § 45) ; Benoit de Peterborough dit qu'elle eut 
lieu le 30 août 1188 (II, 46). Selon lui, Guillaume des Barres, îÉxi 
prisonnier par Richard et libre sur parole, se serait échappé tout 
aussitôt. 

3. semipultosque V. 



LIBER m. 89 

Se revocatS flagratque novo probitatis amore, 
iDvîgilatque bonis sic actibus, ut nisi semper 
Preteritis aliquid addat, nihil estimet actum* ; 
Et dum nil aliud querit nisi laudis honorem, 
Se magis atque magis, oblitus posteriorum^, 

630 Per virtutis opus extendit in anteriora. 

Richardus cornes^ interea petit a pâtre sponsam 
Restitiû sibi jure suam, quam turre reclusam 
Yiliter Henricus rex dira mente tenebat, 
Contra jus sponsîque sui fratrisque Philippi, 
Fratrem germana fraudans, uxore maritum, 
Se super inœstus suspectum crimine reddens, 
Gorrupisse nurum fama vulgante notatus. 
Quapropter patri merito se subtrahit ille, 
Seque réconciliât sub arnica pace Philippo^. 

640 Mensis erat cujus Jacobi sacrât atque Philippi 
Passio principium ^, tune cum nascentibus uvis 
Mane solet madido damnosior esse pruina ; 
Agmina Karolides Nongenti congregat, unde 
Yictrices cuneos ad Bemardi-Feritatem 
Applicat, et, Castro vi fracto, protinus urbem 
Genomanorum subita premit obsidione, 
Quam rex Henricus, equitum peditumque catervis 
Innumeris fretus, clausam tune forte tenebat, 
Ad quam Vindocino modo festinaverat ipse, 

650 Ut contra Francos et natum clauderet illam. 



1. se rénovât V. 

2. Dans V, les vers 626 et 627 sont transportés après le vers 630. 

3. pasteriorque V. 

4. Richardus vero L P. 

5. Ghron., § 46. 

6. Le mois de maL 



90 PHILIPPIDOS 

Sed, postquam scivit portis instare Philippum, 
Dat sua terga fiige, nec lumina flectere rétro 
Audet ; cui subitas dederat timor anxius alas, 
Dum fugit oblitus famé et regalis honoris, 
Donec Alançonis^ tuta se clausit in aroe', 
Gontinuo fugiens viginti millia cursu. 
Mox fractis urbem portis exercitus intrat 
Expositam prede ; spoliis oDerantur opimis 
Quadrige ; jumenta gravât pretiosa supeliex : 

660 Serica vestis, ebur, argeutea vasa, numisma 
Pouderis incerti ^, plumisque tumentia ditis 
Omameuta thori, diversorumque colonim 
Ridentes panni. Nimio sub fasce gemiscuDt 
Colla ; nihil tamen inde minus mortale cor ardet, 
Quamvis sit plénum, quamvis plus toUere prede 
Invente nequeat ; spoliis nec gaudia tanta 
Goncipit ablatis, quin plus sit triste relictis. 
Interea patrem sequitur Richardus ; et illi 
Inde revertenti nimis admiranda recurrit, 

670 Immo dolenda magis, urbis spoliatio facta 
Tam subito ; patrum jus et spéciale suonim 
Presidium, generosa sue cunabula gentis 
Demolita videns, non miror si dolet. At rex 
Munificus tanto solamina grata dolori 
Donat ei totam cum civibus onmibus uii>em, 
Gumque suburbanis tôt ditia rura colonis. 

Inde iter accélérât Turonis festinus ad urbon, 
Quam geminum nitida flumen circumfluit unda, 

1. C'est à Ghinon que s'enfuit Henri II, ainsi que le disent les 
chroniqueurs anglais et Rigord (§ 66). 

2. tutis se menibus infert V. 

3. interea V. 



LIBER m. 91 

Hinc Liger, hinc Garus ; medio sedet inter utrum- 
680 Clara situ, speoioaa solo, jucunda fluentis, [que : 
FertUis arboribus, uberrima fruge, superba 
Cive, potens clerOy populis numerosa, referta 
Divitiis, luds et vitibus undique luoens ; 
Quam sacrosancti presentia corporis oruat 
Presulis eximii^ Martini, gloria cujus 
Omnibus ecclesiis summum decus accumulavit. 
Que cum sit Britonum caput et metropolis, una 
Bis senas sub se cathedras letatur habere. 
Givis ut agnovit adventum régis, in undas 
690 Précipitât Ligeris pontem, ne transférât ultra 
Rex acies, facUi subiturus menia cursu. 
Sed que virtuti vis aut caûtela resistit ? 
Quis cohibere potest animum virtute calentem? 
Rex, quodam duce ribaldo, vada tentât ubique, 
Donec inundantis medio se fluminis hasta 
Appodians, ripa subito stetit ulteriori ; 
Inventoque vado quasi per miracula, contra 
Spem, contra fluvii naturam, transiit absque 
Remigis of&cio per aquas exercitus omnis. 
700 Ut siccum tetigit acies hastata virorum, 
Haud procul a nums se protinus obtulit illis 
Planitîes, castris sedes aptissima, cujus 
Lambit utrumque latus Ligeris Garique fluentum ; 
In medio segetes aut prata virentia rident, 
Et raris vineta lods, aut fertilis arbor 
Temp(»*e pruna' suo, pira, cerasa, mala minis- 
Aut alneta, quibus muniret castra satelles. [trans, 

1. martiris egregii V. 

2. prima L P. 



9% PHIUPPIDOS 

His facit in planis sua rex tentoria figi, 
Que videt utilia fructu, visuque décora. 

71 Et jam nocturnas nova lux ammoverat umbras, 
Reddideratque diem solis presentia mundo ; 
Irrequieta manus peditum, quibus omnis obique 
Est onerosa quies, scalas ad menia, rege 
Ignorante, levant, nec adest qui menibus illos 
Ârceat, aut cuî ait audacia velle tueri 
Urbis circuitum ; tantus tremor occupât onmes ! 
Yectibus oppositis tantum, portisque seratis, 
Omnes municipes, omnis se civis in arce 
Glauserat ; banc solam defendere posse putabant. 

7S0 Ergo catervatim pedites in menia scandunt, 
Perque gradus subeunt, vicos portasque recludunt 
Introrsum, sociosque suos hortantur adesse. 
Denique militibus notum regique fit istud. 
Mirantur gaudentque simul, gratesque Deo rex 
Letabundus agit, ejus qui prospérât actus. 
Introeunt quicumque volunt ; fît protinus ipsam, 
Rege jubente, pari voto concursus ad arcem. 
Septuaginta viros équités peditesque trecentos 
Gascolides secum Gilebertus habebat in arce, 

730 Qui prefectus erat et constabularius illis ; 
Qui, tantas non posse videns refringere vires, 
Maluit intactam post urbem tradere régi 
Ârcem, re penitus salva sociisque sibique, 
Quam post conflictum se denique dedere victum^. 

Ânglicus interea pacem rogat, et, lioet eger 
Febre laboraret calida, Ghinone relicta, 
Usque Golumbare pro pacis amore venire 

i. Ghron., § 48. 



LIBER m. 93 

Sustinuit; cum quo rex pacem fecit, et ipsi 
Pictavum solida sub pace reconciliavit, 

740 Sub tali forma, quod uterque, vel aller eorum, 
In Syrie partes ipsum comitetur itiirum. 
Pacificare tamen nequiit cum pâtre Johannemy 
Gui bellum infelix alia jam parte movebat, 
Esse mereretur ut mortis causa paterne, 
Addens fraude sua patrio tormenta dolori, 
Cor luctu crucians dum febris sévit in ^ artus. 
Jamque suprema dies illi Ghinona reverso 
Post triduum occurrit ^, qui Fonte sepultus Ebrardi , 
Per proprios victus natos et obire coactus, 

750 Abbreviasse sue lugetur tempora vite. 
Félix, si régi regum studuisset haberi 
Gratus, et illius metuisset ledere serves ^ ! 
Félix, si sancti Thome fratrumque suorum 
Non interfector, sed amator amasset haberi ! 
Félix, si proies illi sua cara fuisset, 
Ipseque carus eis, genuit quos omine levo, 
Ipsius exitii causam mortisque futuros ^ ! 

Hinctibi scirelicet, homo, quid sit gloria mundi, 
Quid luxus, quid opes, quid honor, quid summa 

[potestas : 

760 Gui nuper dare vix poterant castella vel urbes 
Hospitium, nec ei capiendo sufficiebant ; 
Quem formidabat regni pars maxima nostri, 
Nomine quam feodi Francorum a rege tenebat, 

i. pasdtur V. 

2. Voy. Rigord, p. 96, note 2. 

3. Après le vers 752, on trouve dans V cet autre vers : 

Si dominoque suo gratumque tulisset honorem. 

4. Ghron., § 49. 



9i PHILIPPfDOS 

Neustria, Pictones, Andis, YascoDÎa, Xanto^ 
Ârmonci, Bitures, Alvernicus, ÀDglia tata ; 
Multi preterea populi quos equore lato 
Circuit Oceanus, cum regibus atque tyrannis 
Subjiciebantur, illi servirc coacti ; 
NuDC satis arcta domus totum concludit, et ex his 

770 Quos genuit nullus interfuit ejus honori 

Supremo, aut saltem corpus perduxit ad urnam^. 
Heu ! quid anhelamus ad mundi gaudia? quid sic 
Infrunita trahit vos ad terrena voluDtas? 
Sis locuples, sis pauper, idem est ; mors, omnibus 
Imperiosa manu fortunam terminât omnem. [equa, 
Ergo, dum vivis, caveas, homo, perdere vitam 
Nescia que' finis post luctus gaudia prestat ; 
Ne post letitiam pereuntem flanuna géhenne 
Te cruciet, ne te mors torqueat inscia mortis, 

780 Quam patiens, semper et nunquam vivit in iUa. 
Irrequieta solet gravis esse locutio ; vires 
Tractatas^ reparant moderata silentia lingue. 
Expedit ergo brevi tibi, Musa, quiescere pausa, 
Ut mage facundam requies te tertia reddat. 

1. Cento P. 

2. Après le vers 771, V ajoute les vers suivants qui faisaient à 
peu près double emploi avec les vers 749-750 : 

Qui non est vietus per ws et obirê coactus 
Àbreviare sue lugetur t«mpora vite. 

3. qui L P. 

4. Et contra V. 



LIBBR IV. 96 



GATHAL06US MÀTERIE QUÂRTI UBRI. 

QuARTus Richardo confert pâtre sceptra sepulto; 
Qui mox Jérusalem praperat cum rege Philippo. 
Trinacriis hyemant in finibus^ unde simultas 
Non aimul ire siniO arnbos. Cedit Cyprus Anglis; 
Frandgenis, Acharon; Gaza^ Ascaloj Jopen^j utris- 
Egrotat repetitque solum natale Philippus. [que. 
Richardus rediens capitur ; sed et inde redemptus 
Frandgenum bellis multa virtute résistif, 
Francos obtruncat damnosa fraude Johannes^. 
Galterus rénovât^ amissa chirographa fisd. 

INCIPIT UBER QUARTUS. 

Lege patrum veteri, Richardum, pâtre sepulto, 
Efficit ÂDglorum primogeDÎtura monarcham'; 
Qui sublimatus constans in amore Philippi 
Mansit, eum tanquam dominum revereuter ha- 
Nec fiiit inter eos auno discordia pleno, [bendo ; 
Face ligante bona gemini commercia regni. 

Anxius interea rex^ Ghristo reddere votum, 
Proposito nuper sancto quod voverat illi, 

1. Non iinit ire simul L P. 

2. Asealonopen P. 

3. Les trois vers précédents (Richardtu - Johanius) manquent 
dans V. 

4. revoeat V. 

5. Ghron., § 49. 

6. ria? P. 



96 PHILIPPIDOS 

Préparât^ et vigili sibi providet omnia cura, 
10 Tanti procinclus sibi que desiderat usus*, 
Que sibi deposcit séries tam longa viarum'. 
Prémunit^ validis se pugnatoribus^, et tôt 
Quot satis esse putat ad tanta negotia, tota 
Delectos patria bellis etpace probatos^. 
Fruge, leguminibus, argento, carnibus, auro, 
Rébus, equis, armis, biscocto pane, meroque. 
Innumeras onerat naves, et, classe parata, 
Propuisus zephyri spiramine, movit ab urt)e^ 
ItaUe, clarum posuit cui Janua nomen^ ; [tua, 
iO Hebdomadisque tribus^ Tyrrhena per equora vec- 
Levus habens Romam, dexter GarthagiDis arces^^ 

1. Properat P. 

2. Et Hbi procinclus tanti desiderat usus V. 

3. dierum V, 

4. Preminuit P. 

5. bellatoribus T. 

6. Les mss. L et P portent ici en marge deux de ces vers 
mnémotechniques^ comme on en trouve souvent jusque dans les 
chroniques en prose : 

Millenus centenus erat deciesque novenw 
Annus quo petiit rex régna marina Philippus. 
Dans P, il y a Francus quo petiit 

7. ad urbem V. 

8. Un texte, que nous n'avions pas encore remarqué lorsque 
nous publiâmes le passage correspondant de Higord (§ 69), fixe 
les dates du séjour de Philippe- Auguste à Gênes : il arriva le 
1" août et s'embarqua le 24. (Otoboni annales, M G. Scr,, XVIII, 
104.) 8a demeure était située auprès de la cathédrale « in edibus 
c juxta ecclesiam Sancti Laurentii. » (Variante de Benoit de 
Péterborough, II, 113, note 2.) 

9. Le roi de France, parti le 24 août, n'arriva que le 16 sep- 
tembre à Messine. (Raoul de Dicet, II, 84. — Benoît de Péter- 
borough, II, 124.) Il serait donc plus exact de dire qu'il passa 
vingt-trois jours en mer. 

10. urbem V. 



LIBER rv. 97 

Post tempestates, post multa pericula, multas v 
Passus jacturas, Trinacribus appulitoris^. 

Pharita dum classis legeret fréta, forte suborta 
Tempestate, rates jam rumpebantur et undis 
Pêne tegebantur, nisi navita cautus in equor 
Emisisset equos, fruges jactasset et escas, 
Vasaque plena mero ; nec contradicitur illi. 
Immo suam rem quisquejacit, suaperderemalens, 

30 Funere quam nuUo vitam finire sub undis, 

Reque sua potius quam corpore pascere pisces; 
Nec reputat damnum, quo mortis prorogat horam 
Tempore vel modico^. Sic navibus exoneratis, 
Esset cum noctis medio plus temporis actum, 
Nec cessaret adhuc vis tempestatis, ^t ether 
Gogeret attonitos jam desperare salutem. 
Et tonitru et nimbo, tenebrisque tenentibus astra 
Fulgura quas nimio rumpebant crebra stupore ; 
Rex animo forti stupidos affamine tali 

iO Solatur : < Gesset^ timoromnis, visitât ecce 
c Nos Deus ex alto ; tempestas ecce recedit ; 
c Jam matutinas Glarevallensis ad horas 
c Goncio surrexit ; jam sancta oracula sancti, 
c Nostri haud immemores, in Ghristi laude resol- 
c Quorum pacificat nobis oratio Ghristum, [vunt, 
€ Quorum nos tanto prece libérât ecce periclo. » 
Vix bene Bnierat, et jam fragor omnis et eslus, 
Ventorumque cadit rabies, pulsisque tenebris, 
Splendiflua radiant et luna et sidéra luce. 

50 Sicque data cunctis ad régis verba sainte, 

1. Ghron., § 51. 

2. Frugi jacturam V. 

3. cessât V. 

n 7 



98 PHiLippmos 

Nox^ abit, et flatu classem ducente secundo, 
Auxiliante Deo, magna non absque suanun 
Rerum jactura, leti evasere periclum, 
Âtque alacri plausu^ pwtum subiere salutis. 
Tune rex larga suis gazis effundit apertis 
Dona, quibus venîant iUis oblivia jactus. 
Ne Ghristi athletis vel equi vel pabula desint ' . [iUo 
Rex quoque Richardus, properans haud segnius 
In Grucis obsequium (constrictus ad hoc tamen 
60 Jure tenebatur jurando), movit ab urbe [ipsum 
Massilia^, rébus ita premunitus et armis, 
Electisque viris, ut non minor ipse Phîlippo 
Viribus, ac aliis que presens postulat usus, 
Esse videretur^. Hinc Tusca per equora ductu 
Yclivolo raptus, numerosa classe Sicanos 
Ingreditur portus, nil passus in equore damni^, 
Gaudia Francorum renovans regisque Philippi, 
Qui tuncMechina^ novus hospes in urbe manebat. 

1. NosV, 

2. ErepHque vadunt V. 

3. Rigord (§ 72) et la Chronique (§ 53) ne font qu'une brève 
allusion à cette tempête à propos des largesses faites par le roi à 
ceux des siens qui en avaient souffert ; on en trouve la mention 
dans les Annales Aquicinctini (D. Brial, XVIU, 34i) et dans 
Robert d'Auxerre (ibid., 259). 

4. Richard quitta Marseille le 7 août 1190. (Benoît de Peter- 
borough, II, 112.) 

5. Ghron., § 51. 

6. Ceci n'est pas exact ; Richard avait rencontré quelques diffi- 
cultés durant sa traversée, et la dernière partie de son voyage 
s'était faite par terre, à travers la Galabre. Il avait passé le 
détroit entre Bagnara Calabra et la pointe du Phare où il coucha 
sous la tente avant d'entrer à Messine le 23 septembre. (Benoît 
de Peterborough, n, 112-115 et 124-125.) 

7. Methina V. 



LIBER IV. 99 

Exsultan t Siculi, gaudet Trinacria tota 
70 HospHibus tantis, tôt habentibus agmina secum ; 
Qaos rex Tancredus magoo suscepit hoDore, 
Ditia qui gentis Sîcule tune frena regebat, 
Insidiis mixta vi, sceptra potenter adeptus. 

Rex Guillelmus erat nuper deftinetus ^ , et ejus 
Uxor Riehardo gaudebat fratre Johanna ; 
Nec quo se viduam consolaretur habebat, 
Nec qui posset erat hères succurrere régi. 
Ât soror ejusdem Gonstantia, r^e sepulto, 
Jure voiebat ei succedere proie carenti. 
80 Tancredus, fuerat qui régis avunculus, îDam 
Non patiebatur patriis succedere sceptris, 
Presumens nuilo succedere jure nepoti, 
Seque novum regem, spoiiata nepte^, creare. 
nia tamen régis Henrici cum foret uxor, 
Qui fuit Imperium Romanum tempore nactus 
Post modico, facta est regina, juvante marito; 
Que, simui imperii et regni diademate fulgens, 
Restitui prorsus meruit sibi jura patema, 
Postea que genuit Fredericum, qui modo régnât, 
90 Theutonicos cum Romanis Siculisque gubemans^. 
Heu ! quam mutari levis est afiPectio mentis 
Humane ! quam se dîversis motibus ^ aptum 
Exhibet humanum cor, suggestoris iniqui 

4. Guillaume le Boa était mort le 16 novembre 1489. 

2. Ce titre est inexact ; Constance, fille de Roger, était tante 
Tancrède. Elle avait épousé l'empereur Henri VI. 

3. Les vers 89 et 90 sont ainsi rédigés dans V : 

Bfus facta parent Frtderiei qui modo totam 
Italiam et Theutonicis (sic) Siculisque (sic) gubemat. 

4. mentiinu V. 



1 00 PHILIPPIDOS 

Fraudibus illectum ! qui, supplantator amoris, 
Semper agens^ odium, lites serit inter amicos, 
Quosque videt junctos aliqua discriminât arte, 
Ut sibi subjiciat disjunctos quos^ superare 
Non valet, alterno duin consociantur amore, 
Dum stant, dum temere non incurvantur ut hosti 

1 00 Sit via, oui nullos est supplantare potestas, 
Prêter eos qui se incurvant ut transeat ille^. 
Nosque nimis faciles sumus illi cedere, qui nil 
In nos juris habet, nisi quantum cedimus illi; 
Immo, si volumus, quantum tentamur ab illo 
Unde resistamus satis intra nosmet habemus, 
Quod nobis virtus prestat divina ; nec uUus 
Gogitur esse malus, nisi sponte receperit hostem. 
Nam suggestori subicit nos sola voluntas ; 
Que si defuerity peccatum nuUus habebit. 

110 Reges ecce duos amor unus, spiritus idem, 
Una fîdes unit, et sic conglutinat, ut nil 
Hic amet aut fugiat, nisi que fugit aut amat ille ; 
Tantus ad alterutrum ligat ardor aniorisutrumque! 
Sed durare diu dilectio tanta nequivit 
Inter eos. Richardus enim, quod corde tegebat, 
Nactus oportunum tempus, detexit, et illum 
Talibus alloquitur : c Bone rex cui Francia paret, 
c Gujus ego miles, cui sum juratus in arma, 
c Gui tanquam domino fateor me jure teneri ^, 

1 SO c Quem tremit Egyptus regioque Palestica, cujus 
c Prestolatur opem Domini crux atque sepulcrum, 

1 . amans V. 

2. quos omis dans V. 

3. hostis V. 

4. ligatum V. 



LIBER IV. 101 

Audito cujus Saladinus Domine pallet, 
Jam sua, jam victi tendunt tibi brachia Parthi, 
Inclinatque tuis Acharon sua menia signis. 
Ne, queso, tibi displiceat quod detego verbum : 
Germanam tibi reddo tuam, causamquelatentem 
Qua compellor ad hoc, a me, rogo, querere noli^ . 
Ipsa quidem nupsit mihi per sponsalia tantum, 
Nil ultra ; nec eam novi carnaliter unquam^. 
130 c Et jam juncta thoro est mihi Berengaria, régis 
Filia Navarre ; sacrum jam copula carnis 
Gonsummavit opus, facti caro jam sumus una. 
NuUa quidem causa est quod eam dimittere pos- 
Amodo cum mihi sit et legeet carne jugata^. [sim, 
Sunt comités, sunt barones, quorum soror uni. 
Rex venerande, tua meliori fédère nubet. » 
Obstupet et nimia rex obmutescit ab ira ; 
Post tamen hoc breviter sermone recon venit illum : 
c Si mihi germanam reddis, nihilominus omne 
UO c Germane dotalitium mihi reddere debes. 

c Que cum germana tibi sunt data^ nomine dotis, 

1. Guillaume le Breton se fait ici, comme au vers 636 du livre UI, 
l'écho du bruit suivant lequel Henri aurait défloré la flancée de 
son fils. 

2. Le texte et l'ordre des vers 136 à 139 sont un peu différents 

dans V : 

Nupsit Aelisis mihi per sponsalia tantum 

Vestra soror, nec eam novi carnaliter unquam. 

Unde illam nunc reddo tibi, causamque latentem 

Qua compellor ad hoc, a me rogo querere noli. 

3. H est impossible que Richard ait tenu ce langage pen* 
dant son séjour à Messino, car il n'épousa Bérengère que le 
12 mai 1191 à Limisso, en Chypre. (Benoît, H, 166.) Cette 
princesse n'arriva même à Messine que le jour du départ de 
Philippe- Auguste (ibid., 161% 

4. data sunt tibi V. 



1 03 PHILIFPID06 

c Nunc ad me debent, redeunte sorore, reverti ; 
c Sed nihil ad presens queror aut peto ; nolo minari . 
c Majusopus superest ; sinelitequod instatagamus, 
c Servitioque crucis instemus, et ejus honori 
c Qui mundi peccata tulit, pro cujus amore 
c Taliter externis peregrini vivimus oris. 
c Salvas ooncedo treugas tibî, dum cruds arma 
c Servitîo tuleris, dein meque meosque timeto. > 

1 50 Régis verba placent Richardo, nil petit ultra ; 
Treugarum t^^lis concessio sufficit illi ^ . 
Non tamen exbibuit liquido se corde Philippo 
Ëxtunc^ sive suis; nec vero^ Philippus eidem 
Mente fuit placida. Qui cum jam quinque fuissent 
Mensibus hibernis Sicula in regione morati, 
Anglorum regem monuit rex noster, ut una 
Aggrediatur iter secum, Dominique sepulcro 
Succursum prestet, sicut juraverat illi. 
Noluit ille tamen ; Siculis sed mansit in oris, 

160 Auxilium prestans Tancredo in prelia régi, 
Infestabatur quibus undique. Proinde Philippus 
Rex cum Francigenis zephyris dat carbasa primis 

1. Dans le traité de paix conclu en mars 1191, à Messine, il 
n'est pas question de trêve. Pour ce qui est du mariage du roi 
d'Angleterre, Philippe permit à Richard d'épouser qui bon lui 
semblerait, et lui abandonna, moyennant 10,000 marcs d'argent, 
Gisors, Neaufle, Lyons-la-Forét et le Vexin normand, à con- 
dition que ces terres reviendraient au roi de France si Richard 
mourait sans hoirs mâles. (Cat., 336.) Si Guillaume le Breton 
parle ici de trêves, c'est sans doute pour justifier Philippe- 
Auguste qui , deux ans après, profita de la captivité de Richard 
pour envahir, au mois d'avril 1193, le territoire qu'il avait aban- 
donné par le traité de Messine (Voy. Rigord, § 89). 

2. Postea V. 

3. necnon V. 



LIBER rv. 103 

Vere novo, et, leva Grecos a parte relinquens, 
 dextra Pharios, Gretam Gyprumqi|^^9ecundis 
Preteriens velis, Acharon illabitur urbi 
Pasche nocte sacra ^ ; quem sic celestis agebat 
Gratia, quo fîrmis sacre solemae diei 
Exigeret plantis, quo jam precesserat ille 
Inclytus eximie Jacobus viptutis Avennas^, 

170 Et jam cum paucis audax ^dbsederat urbem, 
In Domino solo confidena', ^ui pius illi 
Uisit oportuno^ succursuin in tempore gratum, 
Qui presto semper est confidentibus in se. 

Navibus egressi firma vestigia planta 
Figere congaudet exerdtus, et sua saltu 
Gorpora dant sabulo ; leti post longa marini 
Tedia discursus, grata patîuntur arena, 
Intus et exterius aura meliore refecti. 
Née mora, par campos et per convexa locatis 

180 Gertatim castris, ex omni parte coronant 
Urbem, ne qui vis evadere possit ab illa, 
Aut laturus opem dare deforis arma vel escas. 
Gastra solo vigilant, servat navalia classis ; 
Dein vallo munire student fossisque profîmdis 
Omnem circuitum castrorum, nec minus alte 
Per loca bristege castellaque lignea surgunt, 
Ne subito Saladinus eos invadere possit ; 
Qui non cessabat pugnas miscere fréquentes 

1. Guillaume répète ici Terreur commise par Rigord. (Voy. 
tome I, p. 108, n. 1.) — Ghron., § 54. 

2. Jacques d'Avesnes était arrivé à la fin d'août 1189, en même 
temps que Robert, comte de Dreux, Philippe son frère, évéquo 
deBeauvais, et Érard de Brienne. (Benoit de Peterborough, H, 94.) 

3. confisus V. 

4. opportunie V. 



1 04 pmuppiDOS 

Ghristicolis, et eos incessere nocte dieque, 
1 90 Quamyia4)onfusus et victus semper abiret. 
Nec pàdet assidue vinci, victumque ftigari 
Turpiter, et caros conflictu perdere crebro*, 
Dum dolet obsessis nullum dare posse salutis 
Gonsilium, vel eis succurrere qualibet arte. 

Nec mora detinuit Richardum longa Sicanis 
Finibus ; immo Gypron adiit, totamque duobus 
Mensibus expugnans, clara virtute subegit 
Ipse sibi, victamque suo cum principe cepit. 
Gypris enim regio, quamvis coleretur in iila 
200 Ghristus Grecorum ritu, tamen impediebat 

Ghristicolas cruce signatos, Dominique sepulcro 
Ferre negabat opem, Sarracenisque favebat. 
Mox Gypro victa, spoliis ditatus et auro, 
Festinat Âcharon, quam, fractis undique mûris, 
Obsessi vita tantummodo dedere salva 
Orabant, quorum solo pro munere vite 
Ghristicolas omnes, quos vincula duralenebant 
Sarracenorum, Saladinus cum cruce sancta 
Reddere pactuscrat Francis regique Philippo'. 
210 Ât rex catholicus^, donec rex Anglus adesset, 
Gui fore se socium promiserat ipse fidelem, 
Dum crucis obsequio servire studeret uterque, 
Nolebat tanto solus gaudere triumpho 
Exspectans socium cui dimidiaret honorem 
Quem soli sibi contulerat clementia Ghristi, 

1 . et crebro conflictu perdere caros V. 

2. Guillaume se laisse entraîner par le désir de glorifier son 
héros, car Acre était loin d'être disposée à se rendre avant l'ar- 
rivée de Richard. (Ghron., § 55.) 

3. magnanimus V. 



LIBER rv. 1 05 

Gentis et invicte vis invictissima bello, 
Servitio Ghristi multo conspersa cruore. 

Postea nolebat Syrus vel forte nequibat 
Verbo stare suo, pactumve tenere Philippo. 

SSIO Unde quidem justa Richardus bile tumesceos, 
Presertîm sibi non oontradicente Philippo, 
Magometicolas omnes, quos, urbe reclusa, 
Invenit numéro quasi bis sex millia, fecit 
Yerticibus cesis efflare in tartara vitas^. 

Urbe refirmata positis custodibus, omnes 
Vici Ghristicolis et predia distribuuntur, 
Eoclesiasque novas, ubi Ghristi nomen adorent, 
Edificant. Ridet subito mutata locorum 
Et rerum faciès ; jam Magometus ab omni 

230 Exulat ore procul ; jam per totam regionem 
Gatholice cultus fidei se pandit ubique. 

Unus et undecies centum deciesque noveni 
Transierant anni postquam Deus est homo factus, 
Quando cepit Âchon gens Gallica, rege Philippo, 
Grastina quintiles data cum produceret idus^. 

Hinc quoque^ progreditur exercitus, et sibi 
Âscalonensis urbis pessumdare gaudent^, [muros 
Qua fuit Herodes natus, qui milUa centum 
Quadraginta dédit morti cum quatuor, ortu 

240 Principis eterni metuens amittere regnum, 
Inter tôt credens pueros occidere Ghristum. 

1. Ghron., § 58. — La Chronique parle d'environ 7,000 pri- 
sonniers décapités ; Rigord (§ 82) dit plus de 5,000 ; Guillaume de 
Newbury (liv. IV, chap. xxiii), environ 2,600. 

2. Le vers 235 manque dans V. 

3. Postea V. 

4. pessunidare muros V. 



1 06 PHILIPPIDOS 

Hinc, duce Richardo, Joppen Gazamque trium- 
Insignes olim factis^ illustribus urbes. [phaot, 
Hanc fama celebrem centurio^ reddidit olim', 
Angelico monitu qui Pétri dogma secutus, 
Purgari meruit et sacro fonte renasci. 
Âst illam Samson ^ bellis insignibus, et vi 
Antea collata nuUi, née postea, sepe 
Gontudit, et multis confecta cladibus urbe, 

S50 Portarum valvas signis atque ere nitentes 
In manibus portans, stetit aiti vertice montis; 
Qui tandem moriens cecalus conjugis astu^ 
Extinxit plures quam vivus straverit hostes. 
Que res gesta notât quod Ghristus, morte sua nos 
Yivificans, nostram crucifixerit in cruce mortem ; 
Prbque sua, sibi quam elegit de gentibus ipse, 
Ecclesia moriens, vectes et ferrea claustra^ 
Fregerit, et fortis armati fortior arma 
Captivans, victor spoliis ascendit in altum. 

S60 Sed nondum Moysi faciem Judea videre'^, 

Dum de lege legit paleas, non grana, meretur. 

Solus cum paucis hec inter agenda Philippus, 
Febre gravi tactus, crebroque tremore fatisoens, 
Infîrmabatur, Acharonque jacebat in urbe; 
Tantaque scaturies, tantus calor iilius ossa 

1. bellis V. 

2. La véritable quantité est cënturlo, 

3. ille V. 

4. Sampson P. — Sanxo V. 

5. hasta Y. 

6. vectes et claustra baratri Y. 

7. V contient un vers de plus : 

Sed tenebrù immersa jacens misteria rerum 
Et Moysi faciem nondum Judea videre. 



LIBER IV. 107 

Totaque membra iîiit ita depopulatus, ut omnes 
A digitis uQgues caderent, a fronte capilli ; 
Unde putabatur, et nondum fama quiescit, 
Illum mortîferi gustum sensisse veneni. 

870 Gratia sed nobis divioa pepercit in illo, 
Ne mutîlata suo lugeret Franda oomu 
Tarn dto, cujus erat studiosa sedulitate 
Postmodo continue pacia firultura quiète. 
Languit ei^o diu ; sed enim per tempera kmga 
Pànlatim gradibus cepit revalescere lentis^ ; 
Cumque nequiret ibi sanari prareua, amico 
Hortata proœrum, cum oonsilio medicorum 
In patriam statuit nativaque rura redire. 
Sed prîus expeosas tribus annia sufiicieiitea 

280 MiHtibiis oumerat quingentis de propria re« 
MîDe qaftbos decîes pediles adjungere curat^ 
Qui T^ili fatigant stndio coraque fideli 
XÊânsk TÎœ pio Domini pugnare §epuiaro^ 
UkikmffMMÈqae Dod caoiam committit eomm. 

Hk igàiut caris vigiK fatione peraetâs^ 
Bex iicr eqoofftnm spiraotibiis arripit aoris^; 
Qu^ Bomam Teaîeos. celebri doaalur booore 
A Ojpfftino papa* qui tertîos UtIm 
KoflHDÎs 9ÎBS preerat, taoçebat et tpmmn 

9M Tcrtiss flufiiri reg^ali saoçaiDe itiri^ 



1. L» viSTF n^-fn» éukoc renDÇAiatf^é» éasik V yês nuk ^uaM^e 



7g nyp r B fouÏÊAi'm rvàÙM f/myétn taiuttt, 
hergm praàui ieaUx rnésixt vx§vr ih vem^ 



T 

S. Câirtii:.. f ^ Jbfiiff wuDê déjà dr gue uuuk içifunuiiè îe 



1 08 PHILIPPIDOS 

« 

Gumque satis digne a patribus sanctoque senatu 
Esset honoratus, tandem dimissus abire, 
Dorsa per abrupte Radicophonis ardua, cHvis 
Invia limosis, quo vix aut ire viator 
Aut remeare potest, Montis laureta Gaprini 
Prétérit, et Montis Bardonis ^ per juga celo 
Proxima, planitiem Ligurum subit ; inde Geneis 
Lassatum scalis, Moriana valle, salebras 
Preteriendo graves, cepit Burgundia demum^; 

300 Gumque mora modica, post aspera saxa, Gatique^ 
Golliculos, Isaramque vado Rhodanumquecarentes 
Se recreasset ibi, medio jam mense decembri*, 
Sanus et in vultu solito ridente rubore 
(Reddimus unde Deo grates) in propria venit. 

At rex Anglorum Joppen Gazamque, vel ultrOt 
Yel vi, perdiderat^; mittebat enim Saladino, 
Et Saladinus ei varia vice scripta, sibique 
Pacificabat eum Saladinus munere crebro ^. 
Et jam Blesensis Theobaldus jamque Philippus 

31 Flandrensis comités , jam Yindocinensis, et ille 

i . Hardonis L P. 

2. deinde P. 

3. D. Brial propose de lire Gotique colliculos et croit que le poète 
a voulu désigner les Alpes-Gottiennes. Outre que la quantité 
régulière de cotti devrait être alors un spondée, le diminutif «dl- 
liculos serait en ce cas bien déplacé. Il doit s'agir ici du Mont- 
du-Ghat, chaîne située entre le lac du Bourgetet la vallée d'Yenne. 

4. P et L portent novembri; pourtant, dans le dernier, ce mot 
a été corrigé d'une autre main en decembri, (Voy. d'ailleurs 
Ghron., § 62, Rigord, §82, et Benoît de Peterborough, H, 235.) 

5. G 'est là une insinuation entièrement dénuée de fondement : 
Richard rebâtit au contraire ces villes. (Benoît de Peterborough, 
n, 192.) 

6. Ghron., § 62. 



LIBER IV. 1 09 

Quem Giemus, quem Mons Glanis, quem Pertica 
Terrea spirilibus viduarant vasa beatis ; [misit, 
lUustris^ Stephani contristant funera Sacrum 
Gesaris ; Uldonis^ mortem Bui^undia plorat. 
Sed nec parcendum Jacobo^ mors impia duxit, 
Gujus ob indignam mortem tristantur Âvenne. 
Id toto locus est regno rarissimus in quo 
Non habeat causam lacrymandi quilibet, aut ob 
Âmissumdominum, velfratrem, sivepropinquum : 

320 Natos hic queritur amissos, ille parentem ; 

Hic ejulatur cognatos, alter amicos ; [tes ; 

Hic famulum^, hic socium^; patruos hic, ille nepo- 
Tanta peste cadunt proceres in funera nostri^, 
Quos omnes sibi mors Acharon ascivit in urbe'^. 

Tune rex Richardus, multis infestus, ab illa 
Gogitat egressu tacito discedere terra. 
Dissimulât regem, paucisque trieribus equor 
Sulcat, et Iqnie progressum denique ponto 
Âdria suscepit ; a dextro rémige littus 

330 Uisit in lUyricum, quo navibus ille relictis 
Impériale solum cultu Templarius^ intrat, 

{.EgregiiW. 

2. Lisez Hugonis. 

3. Jacques d'Avesnes, tué à la bataille d'Arsouf. (Hog. de 
HoTeden, m, 129.) 

4. dominum Y. 

5. fratrem V. 

6. Après le vers 823, on trouve dans V le vers suivant qui a 
disparu dans L et P : 

Tantoque affUsiunt carorum pectora luctu. 

7. Ghron., § 60. Ceci est plus complet. 

8. Richard était déguisé en marchand et non pas en Templier; 
mais il avait quelques Templiers en sa compagnie. (R. de Gog- 
geshale, 54.) 



1 1 PHILIPPIDOS 

Privato ut tectus habitu securior iret. 
nie quidem multos magnâtes leserat, unde, ^ 
Duin metuit multos, multis se dissimulabat^. 
Dux tamen agnovit illum tuus, Austria, cujos 
Partibus in Syrie tentoria ruperat, atque 
Indignis nimium probris affeoerat illum ^. 

Heu ! quis fortuitos casus evadere posait, 
Prospectumque sibi fato vitare periclum ! 
340 Sepe fit insidiis pejor vis obvia casus ; 
Fatorum série contingit sepe, quod hostis 
Plus improvisus solet explorante nooere. 
Quid prodest versare dapes, servire culine'? 
Quid juvat officio dominum vilescere servi? 
Quid flexisse viam, vestes mutasse, suoque 
Se famulo regem finxisse minore minorem? 
Nil Minturnensi Mario latuisse palude 
Profuit, aut Thetidi natum sub veste pudenda^ 

i. Bien que ce récit soit beaucoup plus détaillé que celui de la 
Chronique, ces vers semblent calqués sur la phrase correspon- 
dante : « Sed quia multos oiTenderat, multos metuens, dissimu- 
lavit... » Chron., § 66. 

2. Voy. dans Rigord (§ 82) le récit de l'outrage infligé par 
Richard au duc d'Autriche. 

3. Ce vers, ainsi que les suivants, fait allusion à ce fait rap- 
porté par plusieurs historiens : Richard, pour mieux se cacher, 
avait cherché à se faire passer pour un valet de cuisine : 

Lés le fu s'asist esraumant, 
Si prist à torner les capons 
Toi ansement corn uns garçons. 

(Ph. Mouskés, V. 19920 et suiv.) 

Sur l'analogie que présente ce passage avec un fragment corres- 
pondant de Pierre d'Éboli, voy. Pannenborg, Zur Kritik der Phi" 
lipis, p. 23. 

4. theadi P, theadi corr. en thetidi d'une autre main, dans L. 



LIBER lY. 111 

YirgiDeis miscere choris Lycomedis in aula^. 

350 Nec rex celatur, nec mons absconditur : ipsa 
Regia majestas nunquam se passa latere, 
Quicquid agat, régis persona patebat ubique ; 
Quesitasque negans sibi caligare tenebras, 
Proditur et mediis latebras' non invenit umbris^, 
Dum quocumque specu proprio splendescit ab 
Eccelatenscapitur, etabilloquem metuebat [igné. 
nie magis, quem plus vitare volebat, ab illo 
Eoce latens capitur, qui non querebat eumdem, 
De quo nulla sibi suberat spes inveniendo. 

360 Anno preterito, magnus Fredericus, abhorrens 
Tedia longa maris ^, Gilicumper plana petebat 
Jherusalem, cruce signatus cum Theutonicorum 
Hillibus innumeris ; qui cum propcranter adiret 
Niceam, pagis degressus ab Antiochenis, 
Sole calens, dum se medii fervore diei 
Balneat incaute cujusdam gurgite rivi, 
Interceptus aquis fit mortis preda repente ; 
Quo subit Imperium defuncto filius ejus 
Henricusy patrii juris successor et hères ^. 
370 Nec tantum promovit eum successio gentis, 

Quam cleri et procerum super hoc electio juvit. 
Est etenim talis dynastia Theutonicorum, 

i. Les vers 348-349 sont ainsi rédigés dans V : 

Profuit, aut Thetidis natum Lycomedis in aula 
Virgineis miscere choris sub veste piuUnda. 

2. tenebras P. 

3. Dans V, ces deux vers sont ainsi rédigés : 

Caligansque negans sibi caligore latebras, 
Proditur et mediis tenebnu non invenit umbris. 

4. Tedia longa ferens maris P. 

5. Chron., § 56. 



112 PHILIPPIDOS 

Ut nullus regnet super illos, ni prius illum 
Eligat unanimis cleri procerumque voluntas. 
TaK ergo Henricus successerat ordine patri, 
Tuncque moram Maguntina faciebat in urbe, 
Gum regem Anglorum dux obtulit ^ Âustricus illi^, 
Quem sic alloquitur : € Tu nuper régis amicus 
c Usurpativi, contra nos^ bella movebas, 

380 c Impia TanA^edi juratusin arma^, meamque 
c Uxorem patris solio privare volebas ; 
c Nuper et in Syria Saladini exennia palpans, 
c Ghristicolas Ghristi crucis hostibus exposuisti, 
c DumGazam, Joppen, Ascalonemque, sinearmis 
c Et sine conflictu subverti sponte tulisti ; 
c Imperiique mei proceres occidere quosdam, 
€ Et maie tractare plures non erubuisti. 
€ Immo tuum dominum, nostri genitoris aniicum, 
c Et fratrem nostrum, voluisti tradere Parthis, 

390 c I3t mutilata suo lugeret Francia cornu, 

c Ne sua, que rétines injuste, jura reclamet^. > 

Non tulit ulterius, ac si resideret avito 
Innixus solio, vel in aula Linconiensi, 
Aut medio Gadomi, quasi cultus immemor in que 
Gaptus habebatur, regaliter, ore diserto^, 
Gorde leonino, vocem prorupit in istam : 



i.tradiditY. 

2. C'est le 23 mars 1193 que Richard fut livré à Henri VI (R. 
de Dicet, II, p. 106) et non pas en décembre, comme le dit 
Rigord, § 88. 

3. me\, 

4. sustentans arma Y. 

5. Ce discours se rapproche beaucoup de celuf que Raoul de 
Goggeshale met dans la bouche de l'empereur (p. 59). 

6. modesto V. 



UBER IV. 113 

Prodeat in médium qui me de proditione 
Arguât; armatus veniat, subeatque duellum 
Me contra, si me super hoc convincere possit. 

400 c Non tamen usque adeo virtus mihi déficit, ut me 
Fidentem de jure meo solitoque vigore 
Yincere quis possit ; fiât quod jure cavetur * . 
Lex mihi ni parcat^, mortem non deprecor ultra ; 
Si pro germane pugnavi jure, suumque 
Denique jus per me Tancredus reddidit illi, 
Imperium facto vestrum non lesimus isto. 
Parce, precor, nostris erroribus atque labori; 
Parce, precor, patrie, meus (heu !) quam depo- 

[pulatur^ 
Frater , Francigenum ^ in me qui movet impius 

[arma. 

ilO c Dum moror hic captus, mea rex castella Phih'p- 
Diruit ad libitum, Gisorti menia frangit^ ; [pus 
Jam sibi Paciacum, sibi jam subjecit Hibream ; 
Jam Bellum Montem cepit , castrumque Leo- 

[num*. 
Tunovus es princeps, instant tihi prelia ; questu 
Multiplici video, multoque numismate, valde"^ 
Nunc opus esse tibi ; si vis superare tôt hostes 
Quot modo contendunt tibi se prestare rebelles, 

i.jubeturY. 

2. imparcat L. 

3. depredatur V. 

4. Francorum V. 

5. fregit V P. 

6. Les châteaux de Gisors et de Neaufle n'ayant été livrés à 
ï^lippe- Auguste que le 12 avril 1193 (voy. tome I, p. 123, note 2), 
X^chard ne pouvait pas en déplorer la perte on mars. 

7. magnum Y. 

n 8 



1 1 i PHIUPPIDOS 



€ 
€ 



Mille dabo argent! marcas tibi œntaplicatas, 
Mequetibi sceptrumque roeam subjectafatebor^. 

4210 € Gommoda nuUa tibi confert mea captio, nulla 
c Laus est armatum palmis^ aflligere regem ; 
c Jam nimis afilicto sine me succurrere regno. » 
Annuit his princeps dictis, et mitior infit, 
Glanrit et paucis ejus sententia verbis : 
c Sicut dixisti facias, et liber abito. » 

Rex igitur dictum re firmat, et inde recedit 
Liber, et Albidiam post tempora longa revisit. 
Ânglia rege suo gaudet veniente ^ ; Johannes 
Exulat, et régi Francorum invisus adheret. 

430 • Ât jam Rodolie Yallis^ qua pascua lambit 
Sidcreis Audura vadis, qua, lapsus in amnem 
Famé majoris^, majus sibi nomen adoptât, 
Qua procul hinc in se ridentem suscipit Arvam^ 
Nomen ei donando suum, qua Ridula pratîs 
Irrigat arridens ridentibus arva Bruonne; [num'^, 
Quicquid abhinc spatii Fontem patet usque Sere- 

1. Richard se dépouilla de son royaume et en investit Henri VI, 
qui le lui rendit moyennant un tribut annuel de 5,000 livres ster- 
ling. A sa mort, Tempercur affranchit les rois d'Angleterre de ce 
tribut. (R. de Hoveden, m, 202-203.) 

2. Barth et, après lui, D. Brial proposent de lire : nulla Laus 
esDarmatum; il nous semble que, sans aucune correction, le vers 
présente un sens très satisfaisant : il n'y a point de gloire à abattre 
un roi armé de ses seules mains, 

3. redeunte V. 

4. Et jam Rodalie Vallis V. 

5. C'est-à-dire lorsque l'Eure se jette dans la Seine. 

6. Les précédents éditeurs avaient imprimé à tort Àmam que 
D. Brial avait eu l'idée singuUère de traduire par Orne. Gelle-ci 
se jetant dans la mer et non dans l'Eure, c'est évidemment de 
l'Avrfe qu'il s'agit. 

7. D. Brial n'a pas reconnu ici Sérifontaine (Qise). 



LIBER IV. lis 

Unde oriens hortis fluit utilis Epta satisque, 
Donec Sequanio procul hinc se perdit in amne, 
Kardides validis totum posséderai armis^ ; 

k40 Qui prudens munit armis castella virisque, 
Et fossata novat, fractasque redintegrat arces, 
Fînnior ut multo quevis munitio fiât 
Quam prius exstiterit, modica ne perdat in hora 
Que sibi cum magno sunt acquisita labore^. 
Attamen Ebroicam studio majore refirmans 
Ârmis et rébus et bellatoribus urbem 
Pluribus instructam donavit amore^ Johanni, 
Ut sibi scrvet eam ; tamen arcem non dédit illi. 
nie dolo plenus, qui patrem, qui modo fratrem 

tëO Prodiderat, ne non et régis proditor esset, 
Excedens Siculos animi impietate tyrannos, 
Francigenas omnes vocat ad convivia quotquot 
Ebroicis reperit, équités simul atque clientes, 
Paucis^ exceptis quos sors servavit in arce. 
Quos cum, depositis armis, fecisset in una 
Discubuisse domo, tanquam prandere putantes, 
Evocat e latebris armatos protinus Anglos, 
Interimitque viros sub eadem clade trecentos, 
Et palis capita ambustis afïingit^, et urbem 

•60 Circuit affixis (visu mirabile) , tali 

Regem portento querens ^ magis angere luctu ; 
Talibus obsequiis, tali mercede rependens 

1. hnus (sic) Karolides fiscale reduxerat armis V. 

2. Chron., § 70. 

3. habere V. 

4. c iuos (sic) V. 

5. afllxit V. — afftugit P. 

6. eupiens V. 



116 PHILIPPII>OS 

Millia marcarum quas rex donaverat illi * • 

Tair quippe modo, drcumveDÎentibus Ânglis, 
Horsus et Hengistus olim necavere Britannos 
PatQcios omnes ad prandia falsa vocalos, 
£ quibus evasit solus Salebericas Eldo, 
Quirigidum' nactus fortune munere palum, 
Mille viros sternens, indemni corpore fugit, 

470 Ac hostes, bello renovato, postea vicit^. 
Tarn detestanda pollutus cède Johaones 
Âd fratrem properat ; sed res tam flagiliosa 
Non placuit fratri. Quis enim, nisi demone plenus, 
Omninoque Deo vacuus, virtute redemptus 
A vitiis nulla, tam dira finaude placere 
Appetat, auttanto venetur crimine pacem? 
Sed, quia frater erat, licet illius oderit actus 
Onmibus odibiles, fraterne fédéra pacis 
Non negat indigno, nec eum privavit amore 

480 Ipsum qui nuper sceptro privare volebat. 
Tempore rex illo castellum Yernoliense 
Jam tribus hebdomadis obsederat, improba cujus 
Gens nimis, et Francos assueta lacessere lingua^, 
In fore castelli regem depinxerat ipsum 
Armatum clava ^ ; sed nec cessabat amaris 

i. La Chronique (§ 72) ne contient pas autant de détails sur liu 
trahison de Jean Sans-Terre. 

2. rigidus V. 

3. Yoy. GeofTroi de Monmouth, YI, 15 et 16. Dans le $ 16, l9 
personnage appelé par Guillaume Salehericus Eldo y est nommd 
Eldol consul Claudiocestrie. 

4. linguis V. 

5. Guillaume Guiart (Branche des royaux lignages, v. 1820-1853) 
dit que les gens de Yemeuil avaient représenté le roi ainsi armé 
en dérision de la garde de sergents* à masses qu'il s'était donnée 



UBER IV. 117 

Irritare probris mutam viventis ideani. 
Sed ^ jam magniloquos fastus omnino represait, 
Vertioe demisso regem veneranter honorans * 
Francorumque jugum portans^ cervice coacta; 

490 Seque dolet mutilam mûris et turre superba, 
Quos vex stravit humi, sumptu dispendia passe 
Discat ut hoc damno lingue compesoere damoum. 
Qui, postquam certus de proditioue Johannis 
Et gentis de nece sue fuit, obsidionem 
Solvit, et, irarum stimulis agitatus, ad omne 
Exddium partis adverse totus inardens, 
Ebroicas primo sic incineravit, ut omnes 
Cum domibus simul ecclesias consumpserit ignis. 
Inde cremando domos, predando rura^ Galetum 

500 lotrat, et obsessis Richsa*dum submovet Archis, 
Quem fiiga dum raperet , équités fera bellagerebant 
Cum Francis, média se defendendo foresta. 
In quo conflictu, Liecestricus ille Johannes^ 
Inclytus, egregiis mundo notissimus actis, 
Mattheo totis Marlite viribus hastam 
Impingit per utrumque fémur ; Mattheus et illum 
Pectoris in medio ferrata cuspîde pulsum^ 
Quamvis'' unda fluat coxa ex utraque cruoris, 

depuis qu'on lui avait écrit que Richard avait dessein de le faire 
assassiner. (Voy. Ghron., § 65.) 

1. At V. 

2. adhoransy, 
Z. portât W. 

4. oyroi spoliando V. 

5. Le comte de Leicester s'appelait Bohert et non Jean, comme 
Guillaume le Breton le dit à tort ici, ou Guillaume, conune il le 
dît âaàs sa Chronique (§ 72) d'après Rigord (§ 97). 

6. puisai Y. 

7. Bt licei V. 



\ \ 8 PHIUPPIDOS 

Corporis immensi signare charactere terram, 
51 Atque ipsum cogit superatum vincla subire. 
Sed nec Francigene reliqui sine laude receduot, 
Duin daros actis viginti quinque quirites, 
Innumerosque ligant alios, pluresque trucidant. 

Haud procul hinc portos fama celeberrimus 
Yilla potens opibus florebat nomioe Deppe ^ . [atque 
Hanc primum Franci sub eodem tempore gazis 
Omnibus exspoliant, spoliatam denuo totam 
In cinerem redigunt ; et sic ditatus abivit 
Gelus ovans, quod tôt villa non esse vel urbe 
530 Divitias aut tam pretiosas diceret usquam. 

Inde revertentes, posito Richardus in arcto 
Gujusdam nemoris egressu milite multo 
Gum famulis levibus, loca nactus commoda fraudi, 
Damnificavit eos, et multos^ cepit eorum 
Agminis extremi spoliis rebusque gravatos'. 

Dehinc Bellum montem celer in sua jura redu- 
Bituriam subiit. Sequitur pernicibus alis [cens, 
Karolides ipsum : quem cum sentiret adesse 
Anglicus, insidias iterum molitur eidem. 
530 Est inter Fractam Yallem Blesenseque castrum 
• Non multum celebri Belfogia nomine vicus, 
Perplexus lucis et vallibus horridus atris. 
Quo dum ^ forte suis rex cum baronibus esset, 
Mane fere medio prandens, nihilominus ibant 

1. Deppa V. 

2. plures V. 

3. Guillaume a entremêlé ici des faits qui se passèrent à diverses 
époques : le siège de Verneuil eut lieu en 1194, ainsi que la prise 
du comte de Lcicester, tandis que le ravage du pays de Gaux et 
l'incendie de Dieppe ne se placent qu'en 1195. (Ghron., 72 et 79.) 

4. cum V. 



LIBER IV. 119 

Agmina cum bigis et equis portantibus arma, 
Yasaque, resque alias castrorum quas petit usus. 
Emicat e latebris subito rex Anglus ; inerme 
De facili vulgus oneratum rébus et escis 
Dissipât, occidit, abducit, plaustra reducit, 

540 Sarcinulas et equos, cophinos et vasa culine 
Mensarumque, quibus argenti splendor^ et auri 
Yasis pre reliquis pretium pretiosius^ addit. 
Nec parcit raptor nummis quibus arcta tumebant 
Dolia, nec saccis quibus ornamenta latebant, 
Scripta tributorum fiscique cyrographa ; nec non 
Cum reliquis rapitur rébus regale sigillum ; 
Tantaque passus ibi rex est dispendia, vicum 
Ut vere dicasa bello et fraude vocatum^. 

Necdum prima quies epulis^, clamatur ad arma : 

550 Arma viri rapiunt mixtim; non curât an ejus, 
An socii, sint arma quibus se quilibet armât ; 
Arma sibi capiunt que proxima carpere possunt. 
Sed jam se spoliis predo predaque potitus 
Sparserat in lucos prudens, vallesque remotas, 
Qua rex non poterat armatas ducere vires ^. 
Qui simul aspexit hostes non esse sequendos, 
Geptum pergit iter, amissaque cuncta novari 

!. fulgor V. 

2. speciosius V. 

3. Le poète croit trouver dans le nom Belfogia les mots bellum 
et fogia. Ce dernier, qu'il traduit par fraus, semblerait avoir le 
sens de tromperie ; fouger, en ancien français, signifiait tromper, 
séduire, (Voy. Du Gange au mot Fuginare.) 

4. Les anciennes éditions portent à tort populis, tandis qu'on 
trouve epulis dans tous les mss., ce qui s'accorde d'ailleurs avec 
le vers 534. 

5. Chron., § 74. 



1 80 PHIUPPIDOS 

Imperat, et cura majore novata tueri ; 
Qui sibi pro rébus amissis vel meliora, 

560 Âut eque pretiosa quidem, reparare valebat 
De facili ; sed scripta quibus prenosse dabatur 
Quid deberetur fîsco, que, quanta tributa, 
Nomine quid census, que vectigalia, quautum 
Quisque teneretur feodali solvere jure, 
Qui sint exempti, vel quos angaria damnet, 
Qui sint vel glebe servi, vel conditionisS 
Quove manumissus patrono jure ligetur, 
Non nisi cum summo poterit^ rescire labore. 
Prefuit huie operi Galterus junior^ ; ille 

570 Hoc grave sumpsit onus in se, qui cuncta reduxit 
Ingenio naturali sensusque vigore 
In solitum rectumque statum, prestructus ab iUo 
Esdram qui docuit reparare volumina Legis 
Âtque Prophetarum, Psalmos, itidemque libellos 
Et Testamenti simul omnia scripta prioris, 
Que cuncta impietas olim Ghaldea cremarat, 
Urbs quando sancta est a principe capta Goconmi\ 
Rege sub Assyrio, qui regem lumine cassum 
Gum captivato populo tulit in Babylonem ; 

580 Gui laxativus inter convivia potus 

Fraude datus, stomachum laxans ^ ignominiose, 

1. Le vers 566 manque dans V. 

2. potuit V. 

3. Nous n'avons plus le registre original de Gautier le Gham- 
brier dit le Jeune ; mais, d'après les savantes conjectures de 
M. Delisle, une partie du cartulaire de Ph. Aug., aujourd'hui 
conservée au Vatican (Ottoboni, 2796), doit être probablement 
empruntée à ce recueil. (Voy. Cat,, introduction, p. ix, et le rap- 
port de M. Tuetey inséré dans les Arch, des Missions, 3« série, t. "VI.) 

4. Nabuzardam, Reg,, IV, 25, vra. 

5. laxans manque dans P. 



UBER IV. \%\ 

Meroris facta est mortisque in carcere causa. 

Domni Martini cornes interea Reginaldus, 
Boloniam toto comitissam cum comitatu 
Gui rex addiderat, et Balduinus, honoris 
Jure palatini clarus, proavisque superbus, 
Helisabeth frater r^ine, Hennavius atque 
Flandriens archicomes, Francorum rege relicto, 
hegis ad Anglomm partes jam transtulerant se^. 

S90 Multi preterea barones, ejus amici 
Occulte facti, tecta illi mente favebant, 
Qui magnos sibi quosque viros in amore ligabat, 
C!ordaque Francigenum sibi venabatur avara 
Muneribus crebris promissorumque lepore, 
Âi^entum dum largus eis dispergit et aurum, 
Ornamenta, cibos, exennia, predia, villas^. 
Sed non Barrensem potuit corrumpere donis. 

Gontigithaud multo decurso tempore post hec^, 
Virgo Dei mater, que verbo se docet et re 

COO Garnoti dominam, laudabiliore paratu 
Ecclesiam reparare volens specialiter ipsi 
Quam dicat ipsa sibi^, mirando provida casu 

i. Ghron., $ 88. 

2. Voy. Rigord, p. 137, note 3. 

3. En réalité, l*incendie de Notre-Dame de Chartres eut lieu 
en 1194, c'est-à-dire trois ans avant les événements précédem- 
ment racontés. (Voy. Rigord, § 98.) 

4. Guillaume a du connaître le texte latin des Miracles de N.'D. 
dé Chartres, récemment retrouvé à la bibliothèque du Vatican et 
publié par M. A. Thomas dans la Bibliothèque de l'École des 
chmries (1881, tome XLII). U sufHt pour s*en convaincre de 
rapprocher des cinq derniers vers les deux passages suivants : 

« perpétua virgo Maria, que se urbis et ecclesie dominam 

« Gamotensis multis pridem miraculis quibusdam ûdelibus visi- 
« biliter apparendo et colloquendo fuerat protestata » (Miracles, 



1 22 PHILIPPIDOS 

Vulcano furere ad libitum permisit ia illam, 
Ut medicina foret presens exustio moiiû 
Quo Domini domus illa situ languebat inerti, 
Et causam fabrice daret illa ruina future, 
Gui toto par nulla hodie splendescit in orbe ; 
Que S lapide exciso surgens nova, corpore^ toto 
Sub testudineo jam consummata décore, 

61 Judicii nihil usque diem timet igné noceri ; 
Multorumque salus illo provenit ab igné. 
Quorum subsidiis operis renovatio facta est^. 
Hostis enim generis humâni semper iniquus^, 
Semper amat damnis superaddere damna, nec 

[unquam 
Velle bonum vel amare potest ^ ; mala non tamen 
Irrogat ipse, nisi Domino permissus ab ipso ; [ulla 
Sicque agit, ut facto semper delinquat in omni. 
Et tamen ex ejus Deus actibus utilitates 
Prospicit humanas, et vel peccamina punit, 

620 Âut hominum reprimit a fastu corda superbo, 
Justificetur adhuc presenti ut verbere justus, 
Et sordens sordescat adhuc examine justo. 
Firmat enim justum morum patientia custos. 
Obstinât injustum vitiis implexa voluntas ; 
Sicque fit, ut facto bonus et malus hostis eodem 

p. 509.) — a beata Dei genitrix novam et incomparabilem 

« eoclesiam sibi volens fabricari ad facienda ibidem miracula... » 
{Miracles, p. 600-601.) Voy. aussi plus bas livre VIII, vers 194, 
note. 

1. Ét\, 

2. corpora V. 

3. Chron., § 73. 

4. iniqui V. 

5. poium V. 



LIBER IV. 123 

Nobis proficiat, sibi dum nocet ipse suisque; 
Non quia simpliciter bonus aut velitaut queat esse, 
Sed quod sit malus ipse bonis occasio nostris. 
Sic mala Judeis, nobis bona passio Ghristi, 
630 In vitam nobis, in morlem transiit illis ; 
Ejusdem rei que tam fuit utilis orbi 
Passio nos salval, Judeos actio damnât, 
Ëternoque Patri placet bec, dum displicet illa. 

Et quia jam nostrum reddit tam durus anhelum 
Callis equum, breviter hic respirare sinatur, 
Ut levius requiem post quartam currere possit. 



1 84 PHILIPPIDOS 



CATHALOGUS MATERIE QUINTI LIBRI. 

Quint us habet strages et particularia bella. 
Rodolia de Valle fugat rex obsidionem^ 
In triduo properanter agens iter octo dierum. 
Richardus Britones^ capto Yirsone^ molestât; 
Arturum patnio tamen illi reddere nolunt^. 
Dangutum vertit^ simulAlbumarumque^ Philippus; 
Ipsitis unde volens Richardus castra levare^ 
Vincitur, inque genu telo Gaillone feritur^ 
Nemurci comitem capiunt ; tria millia Franci 
Vallorum obtruncant^. Belvad presule capto ^ 
Richardus^ voluit subito retinere Philippum^ 
Milite cum raro Curcellis forte meantem; 
Quo nimis indignans filum illius Atropos occat. 



INCIPIT QUINTUS LIBER. 

Interea sterili cornes obsidione Johannes 
Vallem Rodolii sub jura reducere fratris 
Tentabat, cum quo David cornes, Eboracensis 
Presul^, Hirundelle dominus, verbosa superbe 
Rotomagi multitudo, sicereque tumentis 



1. Ce vers manque dans V. 

2. objurgant L P. 

3. Richardus presule capto Belvad V. 

4. Geoffroi, fils naturel de Henri II. 



ISS 

AlgB polatrix, LexoTn foDlb cj^cn^ 
Que pro fonte nnns gaodet potve lutosK. 
In qaSbas a terp^ bolboi haSo ooberel, 
Cum Devis sparso snbicit se ruia muhto, 

10 Fmmefitiqiie parensTe^îs, duriqiie Caletes^ 
Oximikiiie sîtos sterîli seooUegementes; 
Isti corn moltis afiis oommiimter omnes 
Unammi \àU> castnim expi^nuune Tolebant^ 

Sed jam cum populo miles ooDven^rat oomis, 
Praxima quoi poterant kxai mittere^ Frandgeiia- 
Âodiire ripis m^ati castra niteotis ; [nun 

Ad quos Biturica rex festinavit ab urbe. 
lo triduo (mirom !) compleos iter octo diorum» 
Nec descendit equo, oec membra quiète rrfedt 

20 Vel modica ; sudore fluens et pulvere sparsus 
Sicut erat, transit Âudure per vada primus. 
Nec mora detinuit Francos, quin protinus ipsi 
Gontigui solita levitate ferantur in boston 
Jam pertuii>atum» nec jam sua turpe putantero 
Ignave dare terga fuge, nemorisque propinqui 
Lustra subire magis quam se defendere pugna^. 
Diffugiunt équités projectis eminus armis. 
Ut levius fîigiant ; pedites capiuntur, ubi se 
Victori cursu nequeunt auferre pedestri^. 

30 Bituricis iterum cum rex in finibus esset» 
Obsedit simili Bruerollas sorte Johannes» 
Turpiter indigène quem soli exinde fugarunt. 
Ad régis cursum redeo, quem more gigantis 

1. oppugnare lahorant V. 

2. Mittere quoi poterant loca proxima V. 

3. promptum V. 

4. Ghron., § 74. 



426 PHILIPPIDOS 

Octo tribus complere dies poluisse stupesco. 
Et quis non stupeat ipsum cum cetibus, armis 
Munitum, penna quasi rémige, non pede vectum, 
Tempore tam modico tôt continuasse dietas? 
Qyiis pede pennato cursorius aut peregrinus, 
In patriam voto cupiens remeare peracto, 

40 Se jactare potest aliquando millia centum 
Quadraginta^, tribus ita perrexisse diebus? 
Non tanto post Narbazanem Bessumque refertur 
Magnus Âlexander olim properasse volatu, 
Festinant Dario dum Bactra subire perempto. 
Talis Parisios memoratur adisse diei 
Unius spatio Senonensi Gesar ab urbe, 
Quando, Romanis ejectis, Camulogenum 
Parisii regem sibi presumpsere creare, 
mis Rotomago quem Neustria miserat urbe ; 

50 Quare obsessa fuit et capta Lutetia rursum^. 

Postea rex iterum Richardus, rexque Philippus, 
Haud procul a Bituris stabant pugnare parati. 
Yerum Richardus animum revocavit ab armis, 
Solo se monitore fruens, et tactus ab illo 
In cujus sunt corda manu, viresque potentum, 
Seque sui libito domini submisit, ad omne 
Ipsius imperium penitus parère paratus. 
Sacramenta novat fidei, dominoque fidelem 
Se fore jurât idem sub amica pace^. Sed infra 

60 Temporis articulum pacem revocavit eamdem ; 
Quam quoniam facto violare nequibat aperto, 



1. Quinquaginta V. 

2. Le vers 50 manque dans V. 

3. Chron., § 82. 



T. <«7 

Famé gimdkim forandans, si manifesU^ 
Existât ilomioo sine cmsa finonte rebellîs, 
Occuhe fieri procunt quod manifesto 
NoD audet bdlo, focîens in canooe^ firaudem; 
Et sic beUonmi caosam movet arte latenti, 
Gogator prîmiis ut bdhi movere Philippus, 
Prestet et' imposte quasi jus iojuria menti, 
Qoo sibi sit lidtom jam mota repeUere belia^. 
70 Fhimiiie Sequanio portus qui Gaudia Portans 
Nomen habet, transfert in Yelgica rura meantes. 
Et qui Rodotiam festinant p^rgere Vallem. 
Insula flumen ibi gemino discriminât alveo, 
Fluminis in medio terre commuais utrique. 
Rex ibi Richardus celsam cum menibus arcem 
Edificat contra jurate fédéra pacis^; [ille^ 

Gumque Philippus eum super hoc reprehenderet, 

i. Les quatre vers précédents (59 à 63) sout remplacés dans V 
par les cinq vers que voici : 

Se fore, née pacis hanc amicam rumpere fonnam 
Jurât item, redit ad solitos concordia cursus 
PauUùimque viget in eis dilectio prima ; 
Quamque Ricardus violare nequibat aperte 
Formidans famé dispendia, si manifesta 

2. Ce mot, qui a, comme en grec, le sens général de règle, 
désigne plus particulièrement ici les conventions conclues entre 
Philippe et Richard. 

3. ut V. 

4. Guillaume de Newbury parle du désir qu*a valent los deux 
rois de rompre cette paix, et met, comme Guillaume le Breton, 
la rupture sur le compte de Richard : « Irritandi régis Franco- 
« rum ut pacem infringeret ex ipsa ut dicitur prescripte pacis 
« formule occasionem artemque invenit. » (D. Brial, XVIU, 
p. 53 A.) 

5. Chron., § IH. 

6. ipse V. 



1 88 PHIUPPIDOS 

Excusabat se cauto fallaciter astu, 

Diun facit ut lateat injuria juris in umbra, 

80 Seque cavillosa deceptio palliet arte ^ . 
Sed quamvis régi de fraude liqueret aperta. 
Non tamen bec animum res ejus movit ad arma. 
Perstat, seque alias Richardus vertit ad artes : 
Provocat in causam dominum Yirsonis eumque, 
Ordine perverso judex effectus et actor, 
Gonvenit injusta coram se lite, super re 
Âd régis de jure forum' spectante Philippi. 
Non tulit indignans animi vir fortis, et usque 
Parisius veniens régi movet inde querelam. 

90 Quam foret ante tamen ad propria rura reversus, 
Onme quod ejus erat subito Richardus adorsus, 
Yirsonum totum spoliât, capit, ipsius^ omnes 
Destruit igné domos, predas abducit opimas^. 
Proh dolor ! eximii castrum splendoris, abun- 

[dans 
Omnibus ad castri faciunt quecumque decorem, 
In nihilum redigit dolus improvisus, et hostis 
Necdum suspectus, nondum de jure -timendus ; 
Quo non fertilius, quo non speciosius ullum 

1. Ici on trouve dans V les six vers suivants qui contiennent 
les arguments que Richard faisait valoir pour sa défense : 

Allegabat vel proprio id sibijure licere 
Cum locus ille foret terre vicinior ejus ; 
Et tune animis erat ambobus et insula limes, 
Unde nec alterutri fuit appropHandus eorum 
Limes vel neutras in partes cedere débet, 
Perscribique nequit quin sit communis utrique. 

2. foro L P. 

3. in prius V. 

4. Ghron., § 86. Ceci est beaucoup plus détaillé. 



UBKE T. 129 

Biturigum fines modo perhislrabat aprioos. 

1 00 Hinc eienim dextmm Sigalooica plana serenant 
Frugifero jocnnda solo ; lahis inde sinistrum 
Lene fluens per prata virentia Carus amenât, 
Arborîbos coltîsqoe plaœns, patiensque canne, 
Pisdbus et moltis jovat utiiitatibus ipsum. 

Rex obi oognovit qoam sepius antea firaudem 
Expertos fberat, missis qui Bituricana 
Oppida munirent famulis et milite multo, 
Richardus simili ne fraude preoccupet illa, 
Daogutum multis legionibus obsidet ; unde 

110 Gum Ridiardus eum conatus sepe fuisset 
Pellere, nec posset, Âuduram transit, et eoce 
Jam Nonancuram^ Nicolaus munere captus 
Traditeî, domus Urfinum^, paupemma villa 
Gui fuerat ; qui cum sensisset quam scelerosa 
Factio sit fidei commissum sic violare, 
Gastellumque sui domini sic prodere, Templi 
Suscipiens habitum Syrias aufugit in oras. 

Sed rex, Danguto capte prius, impiger illuc 
Tendit, et in fisci castellum jura reducit'; 

120 Et quos Richardus illic dimiserat, omnes 
Glausit compedibus vinctos in turre Medonte, 
Quos Gascelinus servabat, vir probitate 

i . Jam novam circum L P. 

2. « Locus insanabilis absque meiioris notœ codice » dit D. 
Brial, qui a d'ailleurs fort mal ponctué ce passage. Barth, plus 
clairvoyant, avait compris qu*Urfinum devait désigner le pays 
d'origine du gouverneur de Nonancourt. Il s'agit en effet d'Or- 
phin (8eine-et-0ise, arr. de Rambouillet, cant. de Dourdan). 

3. La Chron. (§ 86) ne donne ni le nom ni le sort ultérieur du 
gouverneur de Nonancourt. — D'après Roger de Hoveden (IV, 
20), la prise de Dangu n'aurait eu lieu qu'en 1197. 

n g 



1 30 PHIUPPIDOS 

Splendidus, armorum studiosus, fortis et audax, 
Dapsilis, et super afilictos pia viscera gestans. 
Is dum prestat eis et potum largus et esum S 
Sepius in^ mensa patiens discumbere secum, 
Incautus sibimet, medio dum potat eorum^, 
Occidit a Sathane membris occisus, in ipso 
Quo bibit articulo, cultro sub corde recepto ; 

1 30 Conceptaque diu sic proditione patrata, 
Occulta dudum limatis fraude catenis, 
Ostia recludunt, graduumque per ardua passu 
Declivi ad terram descendunt, turre relicta. 
Gumque, tenebrose fisi caliginis umbra, 
Jam per posticos fugere in diversa pararent, 
Per iotum subilo castrum turbore levato, 
Goncurrunt cives, valvas trepidantibus ^ obdunt, 
Et mox pêne omnes capiunt, qui, mane sequenti, 
Yultibus erectis sursum tollente gibeto, 

1 40 Digna Jovi fiunt oblatio, jure levati 

 tellure procul, nec celi in sede recepti, 
Gum neutro recipi mereantur utrique perosi^, 
Quos in se occillare sinit vix pendulus aer. 
Pena minor merito, si tanto sola daretur 
Pena bec flagitio ; verum magis illa timenda est 
Exutos que carne manet punitio mânes. 

Richardus vero Britones invasit, eosque 
Gladibus ^ a£Fecit miserandis, castraque plura 
Evertit, pagos maie depopulatus et urbes, 

1. escam V. 

2. odV. 

3. Le vers 127 manque dans V. 

4. crepiUintibus L P. 

5. Le vers 142 manque dans V. 

6. claudibus L P. 



UBKR V. 131 

1 50 Nec pueris paroass nec adultis ; quinetiam ipso 
Quo veneranda die cekbratur passio Ghristi, 
Multos ocddit gladio, multosque ooegit, 
Mortis ioaudito molimiDe sevus, obire 
Ignibos et fuino, caveas et viscera terre 
Ingressos*, mortis fonnidiDe, quefugientes 
Gonsequitur quocumque loco, quocumque recessu . 
Non tamen a régis Britooes ditione Philippi 
Franoominque fide tanta feritate retraxit ; 
Sed nec eos induxit ad hoc ut reddere vellent 

160 Ârturum patruo, pro quo mala tanta ferebant, 
Quem Guidenocus Veneteosis episcopus illo 
Tempore servabat puerum, regique Philippo 
Postea restituit sanum, qui cum Ludovico 
Parisia puero puer est educatus in aula, 
Indemnisque annos plures exegit ibidem ^ ; 
Sed periit, patruo simul ejus copia facta est. 
Tutus ab externis, manibus truncatus amici^. 

Nec mora, Richardus Britonum de finibus exit, 
Atque catervatim comitantibus undique signis 

170 Per Baiocarum^ lolieta, perarva Galetum, 

Prêter Bellovagum propero rapit agmina cursu, 

Jactans se régi confligere velle Philippo, 

Si non confestim discedat ab obsidione 

Qua sex hebdomadas consederat Albimarensis 

Gastelli muros scopulis et colle locatos. 

Eligit ergo bonis de militibus meliores, 

4 . Dum subeunt V. 

2. Le vers 165 manque dans V. 

3. Sur cette expédition de Richard en Bretagne pendant l'an- 
née 1196, voy. R. de Hoveden (IV, 7); Gervais de Gantorbéry 
(I, 532), et Guillaume de Newbury (D. Brial, XVIII, 56^). 

4. Barocarum P. 



1 3S PHiLiPpmos 

De quorum mage fisus erat virtute fideque. 
Ut secum veniant irrumpere* castra repente. 
Inter quos specialis erat fortissimus armis 

1 80 Guido Thoarcîtes, Britonum dux post brève tem- 
Qui fuit, Arturi sumpto cum matre ducatu ; [pus 
Gum quîbus Hugo venit Brunus Lisinanicus héros, 
Et cum militibus Guilielmus Malleo multis. 

Rex ita Richardus belli fervore calescens, 
Talibus auxiliis dum vincere cogitât omnes, 
Usque sub ipsa gradu prorumpit castra citato. 
Gujus in occursum non segnius evolat extra 
Castra cornes Simon ^, baro Barrensis^, AJanus 
Brito Dinanites, solum cui nuper avitum 

190 Richardi injuste abstulerat^ violentia régis; 

Gum quibus electi juvenum, quibus ardua virtus, 
Et beilis assueta manus, nii esse timendum 
Dictitat, ac urget, tendant ut in ardua semper, 
Quos simui aspexit leo fortis^ adesse furore 
Indomito, novitque viros per signa virorum ; 
Qualiter in tauros Libyci furit ira leonis, 
Quos videt elatis in pascua ^ cornibus ire, 
Âgmine conserto sese defendere promptos, 
Nec dare tei^a fiige , nec eos tamen audet adiré, 

200 Dum non presumit quod ei Victoria cedat; 

Haud secus obstupuit rex nobilis hoste propinquo, 
Dum nec eos audet invadere, nec tamen illum 
Nobilitas animi permittit abire retrorsum ; 

4. Ot secum irrumpant regalia V. 

2. Simon de Montfort. 

3. Guillaume des Barres. 

4. mwdem injuste tulerat Y. 

5. Richardus V. 

6. O^os videt in pascua erectis V. 



UBER V. 1 33 

Illud honore caret, sed plus habet utilitatis ; 
Utilitate vacat^ istud, precellit honore. 
Utile postposuit demum rex fortis honori, 
Quem retinerestudet quantum licet. Impiger ergo, 
Guspide demissa, mannum calcaribus urget, 
Gongrediturque viris alacri levitate, virique 

21 Gongrediuntur ei ; pugnatur utrimque vicissim, 
Hastas confringunt, hebetantque frequentibus 
Ictibus, et nudis^ agitur res dira cuteilis. [enses 
More suo Barrensis eques desevit in hostes^ ; 
Dum facit ense viam qua regem possit adiré, 
Dum régi conferre manum desiderat ipsi, 
Très équités prostemit equis, nec curât eosdem 
Gogere vincla pati, dum plures stemere tendit^. 

Interea comîtis nec dextera Simonis alget, 
Nec rcliqui proceres pugnant virtute minori ; 

SSO Nec Pictava manus miner est probitate, minusve 
Laudis agunt ; feriunt hostem, feriuntur ab hoste ; 
Sternunt, sternuntur; capiunt, capiuntur et ipsi. 
In dubio est nec scitur utra Victoria parte 
Stare velit, cui propitium fortuna favorem 
Prebeat ; eventu dubio pars utraque pugnat, 
Donec rex inter tôt millia vidit Âlanum, 
Gassida qui medio reparans in limine^ lapsam, 
Stabat agro ; quem cum novisset, ab agmine denso 
£xit, et erecta piano se contulit hasta, 

S30 Festinatque viro rapido se jungere cursu. 



1. caret V. 

2. durù V. 

3. illos V. 

4. Les vers 216-217 manquent dans V. 

5. lumina V. 



1 3i PHILIPPIDOS 

Nec minus, ut regem conspexit Brito venire, 
Se parili voto collidere gaudet^ eidem. 
Lancea sed régis clypeo quassata forato 
Frangitur, et voto régis* parère récusât. 
Nec régis clypeum Britoais forât hasta ; sed ultra 
Dissiiiens abiit, mannique^ sub ilibus acta, 
Inter utrumque fémur, preacuta cuspide caude 
Juncturam rumpens, ibi demum firacta quievit. 
Rex quadrupesque cadunt ; sed mira rex levitate 

SiO Surgit, et aptat equo citius spe membra novato. 
Et jam terga fuge mandabant agmina turpi, 
Rex quoque non poterat tantos su£Ferre fîirores. 
In primus capitur Britonum dux Guide futurus 
Gum multis aliis. Franci fugientibus instant; 
Nudatur campus ; fugientes cara relinquunt 
Pignora, ter denos équités aliosque minores 
Quinquaginta viros. Ast toto Francigenarum 
Ex numéro nuUum tetigit vel captio vel mors. 
Gaudia pro tanto Franci per castra triumpho 

S50 Exercere student, expugnatumque diebus 

Quadraginta novem ; captum vix denique castrum 
Funditus evertunt, vix ut vestigia restent^. 
Rex Richardus abit tristis, nimiumque tumenti 
Corde ferens equitum dispendia tanta suorum , 
Seque fuga campum turpi nudasse, nec uUum 
De tôt Francigeois dubii in certamine martis 
Vel donasse neci, vel saltem ducere captum^. 

1. tendit V. 

2. et domini voto V. 

3. manuque P. 

4. Ces événements se passèrent en juillet 1196, car Philippe- 
Auguste était à Aumale à cette époque. (Cat., 502.) 

5. Ghron., § 86. 



UBKR Y. 135 

Nec molto post bec, Gailkmis dngere muros 
Obsidione volens^, ibat prope menia castri, 

260 Explorando vias quibas asoeosu leviori^, 
Difficiliqoe mious, aroem penetrare valeret. 
Qaem dominus castri summa de turre Gadocus 
lotaitus, jaculum balista mîsit ab arcu, 
Perque genu régis in equi latus impulît ictum. 
Vertitur in gynim qoadnipes, dominumque suo- 
Yix tulit ad cetuin lethali cuspide lesus, [rum 
Gaillonis domino, vivat modo, multa minantem. 
Qui, cum post mensem medicamîne plaga potenti 
Et docta resecante manu sanata fiiisset, 

270 Fortior et multo solito ^ indignantior iras 

Suscitât, et frendens sitit arma vigore resumpto. 
Ut coluber vetula^ nudatus peile, nitenti 
Ad solem tergo dentés armare veneno 
Perstat, et exspectat in quem sua spicuia figat, 
Quemve novi périmât primo iivore veneni. 

Protinus extremis ^ Ânglorum finibus agmen 
Wallorum immensum numéro vocat, ut nemorosa 
Per loca discurrant, ferroque ignique, furore 
Innato, nostri vastent confinia regni. 

280 Gens Wallensis habet hoc naturale per omnes 
Indigenas primis proprium quod servat ab annis ; 
Pro domibus silvas, bellum pro pace fréquentât, 
Irasci faciUs, agilis per dévia cursu ; 
Nec soleis plantas, caligis nec crura gravatur, 

1. parans V. 

2. breviori V. 

3. Fortior et solito nimis V. 

4. veteri V. — vetulus L. 

5. externis L P. 



1 36 PHILIPPIDOS 

Frigus docta pati, nulli cessura labori. 
Veste brevi, corpus nullis oneratur ab armis ; 
Nec munit thoraoe latus, nec casside frontem, 
Soia gereus, hosti cedem quibus inférât, arma, 
Glavam cum jaculo, venabula, gesa, bipennem, 

S90 Ârcum cum pharetris, nodosaque tela vel bastam ; 
Assiduis gaudens prédis, fusoque cruore, 
Raro fit ut quis ibi subeat, nisi vulnere, mortem ; 
Si cui quis proprium sine cède obiisse parentem, 
Improperare queat, summum putatesse pudorem. 
Gaseus et butyrum cum carnibus haud bene coctis 
Deiiciosa viris reputantur fercula magnis, 
Ârboris in fisse ^ trunco quas sepe prementes, 
Sic etiam comedunt expresse sanguine tantum. 
Hec vice sunt panis, pro vino lacteus humor^. 

300 Hi, nostros fines, aditus ubicumque patebant, 
Predantes, inconsolabiliter cruciabant 
Cum senibus juvenes, pariter cum proie parentes; 
Quos ita constrinxit exercitus Ândeliane ^ 
Vallis in ingressu, turmis prudenter et ante 
Et rétro dispositis, quod eorum morte ruisse 
Viderit una dies tria millia bisque ducentos^. 

Facta movent regem Richardum talia, nec se 
Glaudere corde potest gravis indignatio totam. 
In sua très vinctos ergastula forte tenebat 

31 Francigenas, quos mox, audita strage suorum, 

1. fiwe L P. 

2. Les principaux traits de cette description des mœurs gal- 
loises se retrouvent dans la Descriptio Kambrie de Giraud de Barri. 
(Ed. Dimock, VI, p. 179-207.) 

3. Ardeliane L P. 

4. Raoul de Dicet (II, 163) dit que cette défaite des Gallois eut 
lieu le jour de la Saint-Hippolyte (13 août). 



LIBER V. 1 37 

Precipitans sevus alla de rupe deorsum 
Lîttore Sequanio, muros ubi postea rupis 
Gaillarde struxit, ferali turbine missos 
Judicio nequam necuit nil taie merentes, 
Ossibus et nervis toto cum corpore fractis. 
Protinus^ exoculat ter in ipso carcere quinos, 
MoDOCuIumque * ducem dat eis, ut sic regat illos 
Francorum ad regem ; qui, justa concitus ira, 
Angios supplicio simili mulctavit eodem 

3S0 Sub numéro, tractosque simul de carcere regem, 
Unius illorum duce conjuge, misit ad Anglum, 
Atque alios scopulo très précipita vit ab alto^ ; 
Ipsum Richardo ne quis ^ putet esse minorem 
Viribus aut animo, vel^ eumdem forte timere. 
Providet bis qui propter eum sunt exoculati, 
Datque relevari quibus illi rébus egebant. 
Ut sat eis sit quod ad vite competat usum®. 

Inde per irriguas valles vada transvadat Epte 
Richardus, fines ingressus Bellovagenses, 

330 Inmiensasque hominum predas pecorumque, per- 
Pluribus, abducit. Presul ruit obvius illi [emptis 
Belvaci, cum quo Guillelmus nobilis ille 
Melloti dominus patriam defendere tentât ; 

i . Nec mirius V. 

2. Monachumque V. 

3. Roger de Hoveden (FV, 54) met sur le compte de Philippe- 
Auguste l'initiative de cette inutile cruauté. 

4. Richardo ne quis ipsum V. 

5. sine V. 

6. Ces trois derniers vers sont ainsi rédigés dans V : 

Ast alios qui propter eum sunt exoculati, 
Omnibus exhihuit rébus quibuscunque petebat (sic) 
Âssignans quicquid ad vitam competit illis. 



1 38 PHIL1PPID0S 

Quos Marchaderi sic clausit rupta, quod ambo, 
Dum patrie pugnant, capti vinctique catenis 
Garcere multa diu clausi tormenta tulerunt. 
Idem presul erat Roberti clara propago. 
Qui Grossi fuerat Ludovici regia proies ; 
Et sic aatus erat régi patruelis. Ât illum 

3i0 Nil juvat ecclesie preiatio, nii sacer ordo, 
Propria nil probitas, generis nil gloria tanti, 
Quin inclusus uti minimus de plèbe satelles 
Garcere penali per multos squaleat annos^. 

Elapso post bec non multo tempore, frater 
Flandrini comitis, et erat Nemurcius idem 
Jure cornes, patrio confinia Lensica multo 
Milite dum lustrât, capitur, sociique bis octo 
Qui comitabantur ipsum; quos régis amici, 
nias dum partes ex ejus parte tuentur, 

350 Bello confectos compellunt vincla subire^. 

At rex Anglorum conceptam presule capto 
Letitiam uec corde potest includere totam, 
Âtque suo pugnam domino committere toto 
Gorde sitit, quocumque velint se vertere fata^. 
Gujus cum mille et quingenti militis esset 
Armati numerus, bellatorumque minorum 
Millia dena quater, et Marchaderica rupta 
Excedens numerum, certus de rege Philippo 

i.Chron., §94. 

2. Ghron., § 100. 

3. Dans V, le vers 354 est remplacé par celui-ci : 

Corde tumens, animum stimulis majoribus augit.., 
à la suite duquel se trouvent répétés les vers 353 et 345 avec une 
légère variante : 

Atque suo pugnam domijw committere prono 
Corde sitit, quocumque velint se vertere fata. 



LIBKR Y. 139 

Menia Gisorti quod solus pêne petebat, 
360 Juxta Gurcellas galeato milite campos 

Et valles implet, per Velgica nira cohortes 
Ordioat armatas, pateat via ne qua Philippo, 
Qua, quo tendebat, Gisortum possit adiré. 

Nescius ille doli, vel ubi rex Ànglicus esset^, 
Guncta Medunteno dimiserat agmina Castro, 
Nilque sibi metuens ducebat in agmine tantum 
Quadraginta quater équités, centumque clientes. 
Et jam transierant Gurcellas, menia quarum 
Fregerat, et dominum captum rex duxerat Anglus 
370 Robertum, plaga crudeli in vertice cesum^. 
Ut videre viris coopertas undique valles 
Ârmaque per campos solis duplicantia lucem, 
Obstupuere nimis, nec erat via libéra qua se 
A dextns possent emittere, sive sinistris. 
Rex tamen impavidus per iter quod ceperat, ibat ; 
Quem Halevicinus per habenas cepit, et ipsum 
Talibus alloquitur fîiriata mente, Manasses, 
Gonsilio siquidem fortis, sed fortior armis : 
c Quo mis, o periture^? quibus jam possumus 
380 c Auxilium pi^estare tibi? cur velle videris [armis 
c Sponte tuos et te cecis iuvolvere fatis ! 
c Qualiter bec tam pauca manus tôt millibus ausit 
c Pugnare, ut vitam saltem una protegat hora? 
c Non tôt Alexander Grecos in prelia duxit, 

i. Après le vers 364, on trouve dans V un autre vers qui a 
disparu dans L et P : 

Vel tanto quod ei studio pugnare sitiret. 

2. Richard avait pris Gourcelles la veille (27 sept. 1198. — 
Roger de Hoveden, IV, 55). 

3. oportet corrigé en marge en operite P. 



uo 



PHILIPPIDOS 



c Non tôt Âthon^ ratibus Xerxes transnasse puta- 
c (Ëpotasse lioet dicaturfluminaprandens), [tur 
c Quot nos exspectant. Numquid non cernis, ut 

[omne 
c Prepediatur iter? nec quo transire queamus 
c Valiibus aut agris aditus patet. Ocius ergo, 

390 c Dum licet et nondum nos undique circuit hostis, 
c Frena retorquentes, loca nos in tuta feramus ; 
c Vel potius tu solus abi, nec te pudor ullus 
c Detineat, dum nos pugnando resistimus hosti. 
c Funeris est nostri facilis jactura, sed in te 
c Totius posita est et spes et gloria regni ; 
c Te solo, nihil est timeat quod Francia, sano^. » 
Plura locuturo nimia rex fervidus ira : 
c Absit ut inceptum pro quoiibethoste reiinquam, 
c Dixit, iter, refugove gradu vestigia vertam! 

iOO c Nos via regalis Gfsortum ducat oportet. 

c Absit ut in^ regno nos terreat advena nostro! 
c Si nobis via, si campi vallesque negantur, 
c Ut nunquam pateat aditus qui nos ferat extra ^, 
c Ense viam faciat medios sibi quisque per hostes ; 
c Hoc duce perficiemus iter quod cepimus. Absit 
c Ut fiiga Francorum régi queat improperari ! 
c Virtus non numerum pensât, sed corda viro- 

[rum. > 
Dixit, et egregia médium probitate per agmen 
Prosilit, unanimes parili ievitate feruntur^ 



1. Achon L P. 

2. salvo V. 

3. in omis dans P. 

4. ultra V. 

5. sequuntur V. 



LIBER V. 141 

il Frandgene quasi vir unus ; mucrone corusco 
Dilatât sibi quisque viam, nec multa morati, 
Pugnando regem statuunt ia plana, fugatis 
Hostibos et stratis quamplurîbus atque peremptis, 
Ut modo promisit, recto se calle ferentem ; 
Qui dum iiiesus^ abit, furit^ improbus hostis, et 
Mente dolet quod eis ita victis victor abiret. [egra 
Interea pugnant France décora inclyta gentis, 
Damnificantque' hostes rubricantque cruoribus 

[herbas ; 
Et dum non possunt tôt millia vincere pauci, 

iSO Ut de failaci fortune fidere vultu 

Présumant quandoque minus, pars major eorum 
Gedere dum nescit, dum vinci nescia pugnam 
Incessanter agit, capti retinentur ab hoste^ ; 
Marlicius capitur Hattheus cumque Philippo 
Nantholide Petrus cui Sus cognomen habetur ; 
Et Galterus erat Porte qui nomine notus, 
Âc alii proceres, beilo preclara juventus, 
Nonaginta duo, quos ordo décorât equestris, 
Egregii generis onmes et nominis alti. 
i30 Pons quoque Gisorti, quo ferrea porta subitur, 
Dum tôt ferre nequit cursu properante meantes, 
Frangitur, et secum plurcs in flumine fundit. 
Ât régis sonipes médium cum rege per amnem^ 

i. indempnis Y. 

2. fugit L P. 

3. d^iciuntqtte V. 

4. Le vers 423 est remplacé dans V par les deux vers suivants : 

Incessanter agit, dum terga ostendere summum 
Dedecus esse putat, capti retinentur ab hoste; 



5. alveum V. 



1 42 PHILIPPIDOS 

lûdemnis ripam se vexit in^ ulteriorem; 
Sicque fit ex numéro quod rex non perdidit omni 
Quemquam vel fluvio ^ mersum, campove pererap- 
Rex vero Anglorum, cum nonaginta duobus [tum. 
Militibus captis victor sibi visus, abacto 
Gaillardum petiit^ primi jam tempore somni, 

iiO Letus et exsultans, vix gaudia tanta receptans^. 
Proh ! quam gnara nihil mens est humana futuri ! 
Quam cecos semper^ oculos habet, ut sibi nun- 

[quam 
Preteritos memoret casus, metuatve futuros, 
Nil Ventura cavens, tantum presentia curans ! 
Hec cedet, Richarde, tibi Victoria damno, 
Inque brevi fiet quod eam gessisse, tuoque 
Te domino quocumque modo pugnasse, pigebit, 
Gui tua te docuit nunquam confligere mater, 
Sed domino déferre tuo reverenter honorem ; 

450 Gum tibi quadrello médium per corporis acto 
Mors erit in foribus, dum te nec Passio Ghristi 
Nec Quadragene cohibent sacra tempora bellis, 
Taie suo munus Aquitania servat alumno^. 
Hac tibi morte Galax*^ tuus est homicida futurus. 
Quid temere gaudes? quid te viçtore superbis? 
Stulte, quid exsultas? quid te sic vexat^ inanis 
Gloria? letitia presenti rumperis, et quid 

i. ad V. 

2. Quemquam in fluvio L. — In fluvio quemquam P. 

3. subiit V. 

4. Ghron., § 93. 

5. semper omis dans L et P. 

6. Le vers 453 manque dans V. 

7. Chalus (Haute -Vienne, arr. de Saint- Yrieix). 

8. inflat V. 



LIBER V. 143 

Grastina sit latura tibi non respicis hora, 
Aut quo fine queant presentia gaudia claudi, 

460 Gloria quam fallax, quam sors humana vacillans. 
Rerum metitur fines prudentia. Gur non 
Gratus agis grates Domino? cur das tibi soli 
Que^ dédit illius tibi permissiva voluntas? 
Insanis si taie tibi contingere semper 
Posse putas, née se presens status amodo mutet, 
Tamquam stare velit passu fortuna tenaci. 
An nescis domine mores? quos tollit in altum, 
Âbsque mora casu graviore reducit ad imum. 
Semper agit pre se iapsum sors ieta latentem ; 

470 Exaltatur enim cordis tumor ante ruinam 
Que premit incautos, improvisoque cadentes 
Supplicio afiigit, quod homo de jure meretur, 
Dum parit ipse sibi propriis^ incommoda factis; 
Ut qui presumit de se, qui noiuit esse 
In culpa sapiens, in pena^ denique discat 
Quam se debuerit humilem prestare triumphans. 
Tune equidem^ magis est reprimenda superbia 

[semper, 
Quando Dei nobis miseratio subicit bostem, 
Quando dat immeritis mundi labentis honores, 

480 Ne dantis donum simul amittamus, et ipsum 
Qui nobis solus bec omnia donat et aufert. 
Rex, cui te jactas temere incussisse timorem, 
Quem vicisse putas, potius te vincit, et ipse 
Pcr médias acies ipsum retinere voicntes 



1. quod L. 

2. Ipse sibi propriis parens V. 

3. pénis V. 

4. etenim V. 



1 44 PHD.IPPIDOS 

Dum facit ense viam, confundens teque tuosque, 
De te deque tuis invicto marte triumphat, 
Et vere multos sibi plus acquirit honores 
Evacuando tuas, tam raro milite, vires, 
Quam tu cum multis paucos retinendo quirites. 

490 lUius est igitur, jam non tuus, iste triumphus. 

Temporis haud multum post hec eflluxerat, et 
Post Quadragene médium veneranda fideli [jam 
Prebebat celebrem populo se Passio Ghristi, 
Lemovica regione procul, mirabile factura 
Gontigit : in Galacis patria, dum vomere quidam 
Rusticus, imperio domini cui nomen Achardus \ 
Sulcat humum, viciam miliumve saturus in illa, 
Gensus absconsos in arato repperit agro 
Inventosque suo domino detexit ; at ille 

500 Sustulit inde latens paucis sub testibus aurum, 
Ut perhibent qui rébus amant mendaciter uti. 
Gognita Richardo res preconante fit ista 
Garrulio famé, que magna minoribus addit. 
Et gaudet miscere loquax mendacia veris. 
Dulciloquo famé garritu letus, omissis 
Omnibus, huic opère nisus accommodât omnes, 
Ut quocumque modo, vel vi, vel amore, repertum 
Reddere thesaurum sibi compellatur Achardus. 
Primo scribitei, nec proficit; ergo cohortes 

51 Goncitat, et Galacis se menibus applicat armis 
Horridus, atque ^ minis confundere cuncta para- 
Ni sibi suspectum mox ille refîiderit aurum. [tus^ 

1. Guillaume Guiart nous doane le nom de ce seigneur : il s'ap- 
pelait Achard de la Boissière. {Branche des royaux lignages, y. 2601 .) 

2. et L. 

3. minatus L P. 



UBER V. 145 

Supplicat, et sacris treugas petit ille diebus, 
Transieriat saltem donec solemnia Pasche ; 
Griminis immunem se protestatur, et ejus 
Ignarum facti quod rex imponit eidem ; 
Se quoque promittit passurum mente benigna 
Quicquid eis super his Francorum curia dicet^ 
Que regni proceres distringere débet et ipsum. 

520 Rex, magîs iode furens, surdescit ad omne quod 
Proponit verbum ; non attendit rationes, [ilie 
Non jus, non equum : quod ei placet, hoc sibi 

[rectum 
Judicat, et toto nisu instat prendere castrum. 
Jam pars murorum ruerat quammaxima ; turris 
Ipsa labat, nec habet quo se defendat Achardus. 
Est ubi dat vires sibi desperatio, quod fit 
Quando premit miseros fbrtuna miserrima rerum, 
Quando fit ut nequeant jam détériora timeri. 
Sex équités pugnant in turre, novemque clientes, 

530 Qui certant totis defendere viribus arcem ; 

Quoque minus se posse vident evadere mortem. 
Hoc magis audaces morti pugnando resistunt ; 
Nec timor ullus adest ubi spes est nulla salutis. 
Pro jaculis tabulata, trabes et fragmina turris 
(Missile quando manus aliud non invenit uiium) 
Gertatim jaciunt, nec cessant multiplicatis 
Jactibus hostilis numerum attenuare cohortis. 

Atropos interea Glothon Lachesimque sorores 
Talibus alloquitur : € Quid tantum, Glotho, mi- 

[nistras 

540 c Unde neat Lachesis Richardi régis ad usum ? 

1. dictet V. 

n 10 



1 46 PHIUPPIDOS 

Quid juvat immerito tantum impendisse laborem? 
Quem nimis, ut video, patientia nostra superbum 
Efficit, et nobis reddunt bona nostra rebellem? 
Munere qui nostro nimium presumit abuti, [tas 
Tamquam victurus semper , nunquamque potes- 
Sit mihiy quando velim, quod nectis rumpere 

[filum ; 
Qui sacros violare dies tempusque beatum 
Quod Pater altitonans, qui nos dédit ipse minis- 
Esse suas, proprii sacravit sanguine Nati, [tras 

550 c Âudet avaritia nimiaque cupidine ductus ; 

Qui domino percussa suo tôt fédéra rupit, [des 
Quem voluit nuper comprendere. Transeo frau- 
Partibus in Syrie gestas, regnoque Panormi ; 
Transeo nature violato jure quereias. [vocem? 
Que te, Glotho, movent ad noslram murmura 
Gum sis nil aliud nisi vis qua Summus ad esse 
Tempore queque suo pater evocat, ut iibet illi ; 
Unde tenere colum tantum potes, et nihil ultra. 
Tuque quid es, Lachesi, nisi sors qua conditor 

[idem 

560 c Jam producta régit, végétât, ducitque per esse? 
At mihi, que dominor cunctis, conversio nulla 
Nil obstare potest ; mea vis propellit ab esse [est, 
Quicquid ad esse venit per vos, curritve per esse . 
Jam satis est, urgetPatris irrevocabile verbum. 
Fac tua, Giotho, coius marcessere discat ; et iste 
Detumeat, Lachesi, torques quem pollice, fu- 
Utilius fusos potes impregnare Philippo, [sum ^; 
Qui nos, qui nostrum Patrem reveretur, et qus 

1. Il faudrait fusus, bien que tous les mss. portent fusum. 



UBER V. 147 

Exhibet obsequiis et honorât ubique ministros. 
570 c Quid trépidas? quid, Acharde, times? tua tur- 

[risin arcto 
NuDC posita est, casumque timens jam libéra fiet. 
Âdjutnx tibi jam veoio ; quid spicula nuUa 
Esse tibi dicis ? in muro respice, fixa 
' Sub trabe te juxta quadrate cuspidis una [misit, 
Pendet arundo brevis^ quam Richardus tibi 
Diim dare te morti subite desiderat ; banc tu 
Porrige Gurdoni ^ balistam qui tenet arcum, 
Ut sua que misit Richardo missa remittat ; 
Hac Yolo non alia Richardum morte perire, 
580 c Ut qui Francigenis baliste primitus usum 
Tradidit, ipse sui rem primitus experiatur, 
Quamque alios docuit in se vim sentiat artis. > 
Atropos bec; ejus placuecunt verba duabus : 
Glotho colum nudat, Lachesis sua pensa reponit. 

Non minus interea Richardus menia circum 
Itque reditque frequens, quem contemplatus ab 
Gurdo^ nucem volvit baliste poUice levo, [arce 

i. Aubri de Trois-Fontaines rapporte, au sujet du carreau qui 
causa la mort de Richard, une curieuse légende qu'il tenait de 
Hugues de Nesle, abbé d'Ourscamp, puis de Larivour. (M. G. 
Scr., XXn, 876, 1. 12.) 

2. D y a Dudoni dans V, qui répète, dix vers plus loin : Dudo 
nucem volvit,.. G. Guiart (v. 2626) dit aussi : «... uns arbelestiers 
Dudons..., » ce qui prouverait que son modèle, Jean de Prunai, 
avait sous les yeux un ms. appartenant à la même rédaction 
que Y ; car il semble qu'il y ait Guidoni dans L et P. Mais nous 
croyons qu'il faut lire Gurdoni ^ le nom de BertranntAs de Gurdun 
donné par Roger de Hoveden (IV, 83-84) au meurtrier do Richard 
étant le plus généralement accepté. On sait que Mathieu Paris 
Faillie Pierre Basile. 

3. Dudo V. — Guido L P. 



1 48 PHILIPPIDOS 

Dextra premit clavem, sonat una nervus/et eçce 
In régis scapula stabat fatalis arundo. 

590 Omnia luctificus subito per castra tumultus 
Exoritur ; miles repetit tentoria mestus ; 
Ârmis depositis, mit in lamenta juventus ; 
Âd stratum primum regem regale reducunt ; 
Parcius insiliunt victi merore manipli ; 
Obliti pugne, lacrymas, non tela, profundunt. 
Obsessi exsultant, oec jam se celât Âchardus, 
Depositoque metu, per propugnacula tutus 
Gum sociis gaudet discurrere, jam hoste remoto. 
Interea regem circumstant agmina mixtim; 

600 ÂppoDunt medici fomenta, secantque chirurgi ^ 
Vulnus, ut inde trahant ferrum leviore periclo. 
Nec lethalis erat percussio, sed medicorum 
Rex et amicorum monitus audire salubres 
Âufugit : unde, maie Yeneris dum gaudia sano 
Prefert consilio, mortem sibi nescius adscit ; 
Âtropos et fîlum jam ruperat. Ocius ei^o 
Solvitur in mortem rex invicUssimus, et quo 
Anglorum sceptris melior non prefuit unquam, 
Si régi servare fîdem, oui subditus esse 

61 Lege tenebatur, regemque timere supremum, 
Cura fuisset ei. Gujus cor Rotomagensis 
Ecclesie clerus argento clausit et auro, 
Sanctorumque inter sacra corpora, in ede sacrata 
Gompositum, nimio devotus honorât honore ; 
Ut tante ecclesie devotio tanta patenter 
Innuat in vita quantum dilexerit illum. 



i . Le chirurgien qui soigna Richard était attaché à Mercadier. 
(Roger de Hoveden, IV, 83. — R. de Goggeshall, 95.) 



UBER V. 149 

Gujus adhuc mânes tanto dignatur honore, [pus 
Âtcaput et reliquum tumulatum est cum pâtre cor- 
Âd Fontem Ebraldi. Proh ! quam mutabilis ordo 
620 Regnorum ! quam dissîmiles sibi sepe merentur 
Régna duces ! succedit ei, quo pejor in orbe 
Non fuit, onmimoda vacuus pîetate, Johannes. 
Frater erat, fratri fato succedit iniquo, 
Gui magis Ârturus succedere debuit, ut qui 
De primogenito genitum se fratre gerebat. 
Aléa sortis ei nocuit, quia sepe resistit 
Judicio séries nostro contraria fati ^ . 

Hic mihi Musa, querens odiose tedia cure, 
c Lassor, ait, metam placet hic mihi figere. Régis 
630 c Exigit in tanti finiri fine volumen. 

c Fac habeat finem liber et Richardus eumdem ; 
c Me^ suadet quinte labor indulgere quieti ^. » 

Mentis segnities excusatoria semper 
Verba dat ignavo, nec curât ei dare curam 
Qua velit ^, expulso torpore, subire laborem, 
Quo fieri fîdat virtutis idoneus hospes, 
Que gaudet, torpore carens, comes esse laboris. 
Sit brevis ei^o quies, ne, si mora fecerit usum, 
Langueat et capte dominetur inertia mentis. 

{. Chron., § 98. 

2. Jam V. 

3. En marge de L et de P se lisent ces deux vers mnémoniques 
que les précédents éditeurs avaient à tort intercalés dans le texte : 

Unum si demas, a Chrùto mille ducenti 
Anni succedurU ad régis fata Richardi. 

4. Evelit V. 



1 50 PHILIPPIDOS 



CATHALOGUS MATERIE SEXTI LIBM. 

In sexto patruus scélérat se cède nepotis; 
Hugonem Brunum spolians uxore Johannes^ 
Gomaeum meruit et plurima perdere castra. 
Arturus temere presumens credere Pictis, 
A patruo captus tandem ^ jugulatur ab illo. 
Obsidet Andelii quod dicitur Insula castrum^ 
Arturique studet ultor necis esse Philippus ; 
Cujus nocte parât irrumpere castra Johannes ^. 

INCIPIT LIBER SEXTUS. 

POST altematam requiem, post dulcia somni 
Tempora^lifusa, levés expergiscamur oportet, 
Ut subeamus item, pulso languore, laborem. 

1 . A patruo oapitur et post V. 

2. Ainsi que le fait remarquer fort justement M. Pannenborg 
(Zur kritik der Philipis, p. 9), ces trois derniers vers ne se rap- 
portent à rien de ce qui se trouve dans le VI® chant, mais bien 
aux 252 premiers vers du suivant. U est donc certain que la 
partie du livre Vil dont ils forment i*analyse était primitive- 
ment soudée au livre VI, qui, dans Tétat actuel, est parmi les 
plus courts; Guillaume, après avoir transporté ce morceau 
d'un chant à Tautre, aura négligé de faire le changement 
correspondant dans les sommaires. Devrions-nous réparer cette 
négligence? M. Pannenborg en est d'avis, et déclare que, 
puisque le vers « Obsidet Andelii, etc. » se retrouve littéralement 
dans le sommaire du livre Vn, il serait logique d'y introduire 
aussi les deux autres; cejpeudant, comme nous nous sommes pro- 
posé de publier la Philippide telle qu'elle se trouve dans la der- 
nière rédaction que Guillaume nous ait laissée, nous les mainte- 
nons à la place où ils se trouvent dans tous les mss. 



LIBER VI. 151 

' Dicere restât adhuc quanta virtute Philippus 
Gaillardum cepit, quam forti mente Bovinis, 
Hunere ^ divino, stabili nos pace beavit. 
Tinge tue calamum lingue, quo verior exstet 
Gordis atramento veraci. Yera referri 
Facta volunt scripto, nec amant tam lucida ficto, 

10 Ut magis eniteant, depingi gesta colore. 
Historié verax vere stylus est adhibendus, 
Que mendicatis luoere nitoribus odit. 
Gui satis est proprie radio luoescere lucis. 

Jam post régis erat Richardi fata Johannes 
Anglorum factus bubone monarcha sinistro ; 
Qui patrum metuens amittere jura suorum, 
Si non obtineat pacem cum rege Philippo, 
FoUibus impletis argenti cautus et auri, 
Se commendat ei supplex per munera tantum ^, 

20 Ut sub eo teneat ea que, Richarde, tenebas ; 
Cetera que fuerant armis obtenta resignans, 
Et sic abrupte renovato fédère pacis, 
Se tanquam domino subici juravit eidem 
Jure feodali solvendo tributa quotannis^. 
Dumque videt vultu ^ sibi fata favere benigno, 
Impetrat ejusdem sub pacis tempore, neptis 
Ut sua felici Ludovico fédère nubat 

1. Nutu V. 

2. Malgré la règle que nous nous sommes imposée, nous repro- 
duisons ici la leçon du ms. Y, cefle des mss. L et P étant évi- 
demment fautive : 

cautus et auri. 

Se cautus commendat ei per munera supplex, 

3. n n'est pas question d'un tribut annuel dans le traité du 
Goulet (Cat., 604-605), mais seulement d'une somme de 20,000 marcs 
sterling une fois payés. 

4. rwtt V. 



1 58 PHIUPPIDOS 

Gandida^, candesoens candore et cordis et oris, 
Nomine rem signans intus qua pollet et extra ; 

30 Que regale gcnus ducens utroque parente, 
Nobilitate tamen animi precellit utrisque ; 
Gujus adhuc genitor rex Hildefonsus Iberos 
Rite régit ^, regni Gastelle rector et hères ; 
Mater vero fait Anglorum filia régis '. 

Ât cornes Âtrebati ^ natarum cara duarum 
Pignora cum Flandris Henaudinisque relinquens, 
De patria tota tam divite, tam speciosa, 
Se cruce signatum, cogente timoré, relegat, 
Richardi metuens post régis fata Phiiippum ^, 

40 Gui perjurus erat, cui se subduxerat, hostes 

i. Blanche de Gastille. 

2. Ces deux vers ont été évidemment composés avant la mort 
du roi de Gastille, Alphonse ILE, qui expira dans la nuit du 5 au 
6 août 1214. Gomment concilier cela avec le commencement du 
chant «... quam forti mente Bovinis munere divino stalnli nos 
« pace beavit, » écrit assurément un' certain temps après Bou- 
vines? Il n'est pas admissible que le chapelain de Philippe- 
Auguste ait ignoré la mort du père de la future reine ; nous ne 
pouvons donc concilier ces deux passages contradictoires qu'en 
admettant une nouvelle négligence de Guillaume. Il aura, dans 
un remaniement, ajouté des expressions comme celles qui sont 
relatives à la victoire de Bouvines et à la paix durable qui en a 
été la suite, tout en omettant de corriger le vers qui concernait 
le roi de Gastille. En tout cas, il résulte de ce fait que notre 
auteur était arrivé à ce point de son œuvre avant le 6 août 1214, 
ce qui contredirait les conjectures de D. Brial, de Daunou et 
même de M. Pannenborg, qui tous plaçaient le commencement 
du travail poétique de Guillaume après la bataille de Bouvines. 

3. Ghron., § 104. 

4. Baudouin, comte de Flandres. 

5. Le ms. Y contient deux vers de plus intercalés entre les 
vers 39 et 40 : 

Cui reddendum sibi desperabat amorem, 
Ct^jus certiis erat merito amisisse favorem. 



LIBER VI. 153 

Illius vetitis capitales dum juvat armis^ ; 
Gum quo Blesensis cornes, et quos cauteriata 
Corda remordebant, parili quos labe notâtes 
Mens accusabat, sceleris sibi conscia tanti, 
Se cnice consignant simili formidine ducti; [cro ^. 
Obsequiumque crud spondent Dominique sepul- 
Dumque illuc pariter festinant, inter eundum 
Gonstantinopoiim capiunt, dignaque peremptum 
Induperatorem cogunt nece perdere vitam, 

50 Qui presumebat regnare nepote necato, 
Gui genitor moriens tutorem fecerat illum ^. 
Mox Balduinum Franci communiter omnes 
Prefecere sibi, ut summo decoratus honore 
Imperium teneat Grecorum nobile soins ; 
Francorumque fuit ex illo Grecia frenis 
Passa gubernari, nostro ecclesiastica ritu 
Sacramenta colens, Grecismi lege relicta, 
Urbibus in plerisque loquens idîoma Latinum ^. 
Bolonides etiam cruce se signarat ut ipsi, 

60 Et sua cum reliquis Grucifixo voverat arma ^. 
Noluit esse tamen comes aut adjutor eorum, 
Âut régis terrore suam dimittere terram, 
Quem venie facilem norat, summeque benignum 
Âtque animo tam démenti suplicantibus esse, 

1* Cujus sacrilegis capitales juverat armis V. 

2. Chron., § 102. 

3. On voit qu'il s'agit ici de la seconde prise de Gonstantinople. 
Vinduperator est évidemment Murtzuphle. D. Brial, par je ne 
saifi quelle méprise, a cru que Fauteur voulait parler d'Isaac 
l'Ange, et qu'il le confondait avec Andronic Gomnône. 

4. Voy. Chron., § 115, et^ Rig., § 139. 

5. Renaud de Dammartin et sa femme s'étaient croisés en 1200. 
(H. de Dicet, n, 168.) 



1 54 PHILIPPIDOS 

Ut nunquaiD veniam converso ^ deneget hosti. 
Unde, licet varia vice jam defeoerit illum, 
Quamvis indi^um venia se sentiat, ut qui 
Rumpere tôt pacis formas presumpserat, audet 
Offenso suplicare tamen, veniamque precari ; 

70 Obtinuitque suplex facili suplicamine pacem, 
Quam dédit indigno bonitas inuata Philippi, 
Qui ^ plusquam petere aut sperare auderet, ei se 
Munificum exhibuit, adeo ut cornes ipse stuperet. 
Nam bonus antiquas abigens a corde querelas, 
Non alio est comitem deinceps dignatus amore 
Quam si non fuerit aliquando lesus ab illo, 
Passus ut illius sit fîlia lege jugali ' 
Nato juQcta suo, sub firma pace ^, Philippo ^. 
Reveraque cornes fuit extunc fidus eidem, 

80 Fortis et adjutor in prelia tempore longo, 

Princeps quinque super comitatus factus ab illo^. 

Dehinc'^ quia semper erat cornes indivisa Jo- 

Regi proditio, nec se cohibere valebat [banni 

' Quin illam quacumque modo proferret in actum, 
Pax, indigna diu non digna sede morari ^, 

1 . suplicanti V. 

2. Et V. 

3. sorte beata Y. 

4. sponsali lege Y. 

5. C'est en août 1201 que le comte et la comtesse de Boulogne 
s'engagèrent à donner leur fille à Philippe Hurepel. (Cat., 674.) 

6. Ghron., § 104. — Ainsi que le dit ailleurs Guillaïune le 
Breton (Chron., § 199, p. 292), ces cinq comtés étaient, outre les 
comtés de Dammartin et de Boulogne, ceux de Mortain, d'Au- 
maie et de Yarenne. Les derniers furent donnés à Renaud en 
1204 (Cat, 884, 885), sauf le comté de Yarenne qui fut au con- 
traire réuni vers la même époque à la couronne. (Cat, 887.) 

7. Dein Y. 

8. sedere Y. 



LIBËH YI. 155 

Se subtraxit ei qui dignus non erat illa. 
Hostes êx propriis miser, ignarusque futuri^ 
Divino sibi judicio procurât amicis ; 
Golligit et virgas quibus olim vapulet ipse. 
90 Hugonis Bruni, comitatu Marchia cujus 
Rite regebatur, sponsam rapit, inque mariti 
Inque Dei prejudicium sibi copulat illam ^, 
Gujus erat genitor cornes Engolemensis, et ejus 
Gaudebat genitrix patrueli rege Philippo, 
Filia que Pétri fuerat Gortiniacensis, 
Quem Grossus genuit rex regem post Ludovicum. 
Preterea comitis Âugei nobile castrum, 
Quod populi indigène^ Driencuria voce vocatur, 
Obsidet, atque ipsum ^ domino faliaciter aufert ^, 
1 00 Hique duo comités tune in regione remota ^ 
Handato régis ejusdem^ bella gerebant. 
Quos ubi fama suis de damnis certificavit, 
Âc ignominiis tam turpibus et manifestis, 
Gontinuo'^ ad regem Francorum tendit uterque, 
Justitiamque petunt fieri sibi. Protinus ille, 
Observarëtur ut judiciarius ordo, 
Premonet, exhortans scriptis missisque Johan- 
Ut factum sine lite suis baronibus istud ^ [nem, 

i. Le mariage de Jean Sans-Terre avec Isabelle d'Angoulôme 
eut lieu en août 1200. (R. de Hoveden, IV, H 9-120 et note.) 

2. indigne P. 

3. et captum V. 

4. Roger de Hoveden (IV, 161) dit que Guérin de Glapion, 
sénéchal de Normandie, assiégeait Driencourt (Neufchàtel-en- 
Bray) par ordre de Jean Sans-Terre en 1201, lorsque Philippe- 
Auguste en fit lever le siège dès le commencement des hostilités. 

5. Les deux comtes étaient en Angleterre. (Chron., § 110.) 

6. expresso ipsius V. 

7. Ocius V. 

8. Dt sine lite suis factum baronilms illud V. 



156 



PHILIPPIDOS 



Emendare velit, mentisque refringere motum, 
110 Quo se baronum privabit ^ amore suorum. 
nie dolo plenus, et fraudem fraudibus addens, 
Fallere non dubitans quem sepe fefellerat, illi * 
Talia presumit fallaci scribere lingua ^ : 
His ego sum dominus, tu rex mihi, vera fatebor ; 
Âbsit ut a veri mea tramite verba reflectam ! 
Âbsit ut a domini régis ditione recedam ^ ! 
Jus tamen est ^, et tu rectum esse fateberis, ut 
Sunt mihi subjecti subeant examina nostri [qui 
Prima fori ; qui si defecero forte (quod absit !) 
120 c Judicio parium tune me tractabo meorum. 
Accédant igitur prius ad me^, judicioque 
Stent nostro ; faciam quicquid jus jusserit illis, 
Gonsilioque'^ illos parium tractabo suorum, 
Yel sine lite magis, onmi cessante querela, 
Ut majestatis salvetur gratia vestre, 
Restituam plene, nulla mihi parte retenta, 
Omnia que per nos^ sibi adempta fuisse querun- 
Fiat et ut nostro reverentia major honori, [tur. 
Gum sic pro causa nos soUicitetis eorum, 
1 30 c Guncta resarciri faciam nihilominus illis [bunt. 
Piene, que per nos se danma tulisse proba- 
Tu prefige diem quo plenius.exequar ista ; 
Deinde satisfaciant vultu patiare benigno, 



4. privabat V. 

2. audet V. 

3. Talia fallaci calamo rescribere régi V. 

4. reflectam L P. 

5. Justum est Y. 

6. nos V. 

7. Judicioque V. 

8. a nobis V. 



UBBR VI. 157 

c Si quid eo6 contra me deliquisse doœbo. » 

Scruta plaœnt régi ficto coodita lepore, 
Assignalque diem, oertumque locum, quibos ista 
Ducat ad effectuai stans verbo pacta Johannes. 
Sed qui vallato per scripta patientia pacto 
Stare tenebatur verax, ambage remota, 

1 40 Non tamen ut pactus erat ad loca pacta venire, 
Nec salvum prestare vins, peudente querela, 
Ck>nductum, juris ut postulat ordo, volebat. 
niusi redeunt comités, regemque reposcunt 
Âudiat ut causas utriusque, Johanne dtato, 
Qui se suspectum toties reddebat, et esse 
Non poterat judex bis quos spoliaverat ipse. 
Âtrex longanimis ^, patienter vincere malens 
Quam subito damnare reum, ne forte quis ipsum' 
Alterius sibi jus putet affectare, Johanni 

150 Scribit item, scriptoque minas regaliter addit. 
llle, pudore carens, rem tam fallaciter actam 
Nugis et tali studet excusare colore : 
c Âudiat, et nostris placide sermonibus aurem 
c Inclinare velit dignatio vestra benignam. 
c Quam diversa trahant, quam summa negotia 

[reges, 
c Vestra quidem plene dominatio^ no vit, ut a quo 
c Tam laudabiliter regitur tam nobile regnum. 
c Âssignata dies siquidem fuit ; attamen illa 
c Ardua causa nimis, et inexcusabilis ultra 

1 60 c Quam credi possit, nos absentare coegit. 
c Quod de conductu quereris, qui debuit illis 

1. magnanimus V. 

2. illum V. 

3. discretio V. 



1 58 PHILIPPIDOS 

c Prestari, salvo dominaotis honore, neoesse 
c Non fuit hoc fîeri, cum non possemus adesse, 
c Quos ioopina nimis alias occasio traxit. 
c NuQC veniant, et quod juris dictaverit ordo 
c Ëxhibeatur eis ; cesset dilatio, totum 
c Guria litigium momento terminet uno. 
c Ândegavis liti locus assignetur, et ipsi 
c Louduni exspectent, douée mittatur ad illos 

1 70 c Qui tuto conducat eos, salvoque reducat. > 
Talibus atque aliis vox deceptiva Johannis 
Yerba dabat vaniloquiis, regique placere ^ 
Dum putat, ingratus magis esse meretur eidem ; 
Et dum blandiloquis vult illum fallere verbis, 
Se magis atque magis elongat ab ejus amore. 
Percipiebat enim subtiU corde Philippus 
Quam sit adulantis fallax intencio lingue ^ ; 
Et quamvis liqueat cunctis de mente malîgna, 
Quamvis ei possit licite jam bella movere, 

1 80 Exspectat patienter adhuc si forte malignos 
In melius studeat mutare salubriter actus. 
Gorripit et scriptis monet asperioribus illum, 
Indignansque nimis in verba minacior exit. 
Denique, consumptis per tôt mendacia scriptis, 
Se régi astringit vinclo majore Johannes, 
Firmius et scripto vallat nova pacta^ patenti ; 
Obligat et sese duo fortia cedere castra 

1. Le vers 172, omis d'abord dans F, a été rajouté dans la 
marge supérieure. 

2. Les vers 176-177 sont omis dans L et F, mais nous n'hési- 
tons pas à les rétablir ; car, sans eux, c'est Jean qui serait le 
sujet des vers suivants, et les expressions que ceux-ci contiennent 
prouvent clairement qu'ils se rapportent à Philippe. 

3. scripta V. 



UBBa VI. 159 

Botavan ^ et Tileras, sic assignanda Philippo 
In contraplegium, quod, si defecerit ultra, 

1 90 Extunc sint régis Francorum jure pereuni ; 

Assignatque diem certum quo tradat utrumque, 
Et quo restituât comités, prout restituendos 
Guria censuerit, omni rancore sepulto ^. 

Âdveniente die, uec verbo stare Johannes, 
Nec scripto voluit, nec pactas ^ mittere treugas, 
Ut ^ possint tuti comités examen adiré. 
Dissimulare nequit totiens clementia régis, 
Quam gravis iratam trahat indignatio mentem; 
Ëxerit et justis se motibus ira, nec ultra 

200 Sustinet ut sua fallaci fallacia prosit, 
Ne totiens doleat dolus utilis esse doloso. 
Qui justa gaudet ^ in agentem lege reverti, 
Inque suum auctorem se jure reciprocat ipsum. 

Obsidet ergo duo sibi que tradenda fuerunt 
Oppida, si pacto voluisset stare Johannes ^ ; [que 
Hebdomadisque tribus valido pessumdat utrum- 
Marte sibi, frangens muros, terreque coequans'^. 

i. Bothavan P. 

2. Ghron., § iiO. — Raoul de Goggeshall (135-136), tout en 
racontant les retardB apportés par Jean à se rendre à la somma- 
tion de son suzerain, lui fait alléguer d'autres prétextes et ne 
parle pas de la remise de Boutavant et de Tillières en cas de défaut. 

3. salv<is V. 
i. qtto V. 

5. didicit V. 

6. Oppida, belligeris cingens utrumque catervls V. 

7. Suivant Mathieu Paris (II, 477), l'entrée en campagne aurait 
été précédée d'une entrevue entre les deux rois. Dans cette entre- 
vue restée sans résultat, et qui aurait eu lieu au Goulet pend9,nt 
le carême de 1202 (27 février-14 avril), Philippe aurait enjoint à 
Jean Sans-Terre de remettre à Arthur toutes ses possessions 
continentales. 



1 60 pmLippmos 

Dehinc^ Longum Gampiim, Mortis Mare, dehinc 

[Feritatem, 
Deinde Leonei subicit sibi menia castri. [bum, 

210 Non procul hinc vicum populosa gente super- 
Divitiis plénum variis, famaque celebrem, 
Rure aitum piano, munitum triplice muro, 
Deliciosa nimis speciosaque vallis habebat 
Nomine Gornacum, situ inexpugnabile solo ^, 
Etsi nullus ei defensor ab intus adesset ; 
Gui multisque aliis preerat Gomacius Hugo. 
Fosse cujus erant ample nimis atque profunde, 
Quas sic Epta suo replerat flumine, posset ' 
Nullus ^ ut ad muros per eas aocessus haberi ; 

Sl20 Ârte tamen sibi rex tali pessumdedit ipsum. 

Haud procul a mûris stagnum pregrande tu- 

[mebat*^, 
Gujus aquam, pelagi stagnantis more, refusam 
Urget stare lacu sinuoso terreus agger, 
Quadris compactus saxis et cespite multo. 
Hune rex obrumpi médium facit ; effluit inde 
Diluvium immensum, subitaque voragine tota 
Vallis abit maris in speciem ; ruit impete ,vasto 
Eluvies ^ damnosa satis, danmosa colonis, 
Gulta, domos, vineta, molas, radiceque vulsa 

230 Precipitans ornos ; fugiunt , et , summa petentes 
Gulmina, rurîcole properant vitare periclum, 

i. Dein V. 

2. inexpugnabilis ipso L P. 

3., nullus V. 

4. posset V. 

5. timebat P. 

6. Elivi P. 



UBER Yt. iM 

^ 

Nec res aïnissas curant dum corpora salvant ; 
Quique fugit salvus, nihil amisisse videtur 
Ipse sibî : tantus omnes invaserat horror ! 

Non ma^s loniaà preceps Âchelous in undas 
Se râpait, qftàndo indignans sua munera sperni, 
Per sata, per populos spumosa^ volumina ducens, 
Gycladaâ e medio terre disrupit, et amnem 
Per médium septem cum nymphis in mare volvens 

3i0 Yertice prelppiti ^, prius insula^ quod fuit una. 
In multas secuit, sparsitque per alta corone 
In sf^eciem, solitn Perimelen inde sequestrans. 
Que, cum nympha foret, fuit illi cognH^ furto. 
Si Sulmone ' sati verax est fabula vatis^. 

Municipes fugiunt ne submergantur, et omnis 
Se populus villam viduat, vacuamque rêlinquit. 
Nec metuit ne, dum fugiat, capiatur ab hoste, - 
Dum minus esse malum putat aut in vincula trudi, 
Aut perimi gladio, quam vitam perdere fluctu 

350 Tam subito, flatumque suo privare meatu, 
Quem naturali letho decet ire sub auras. 
Armis villa potens, mûris munita virisque, 
Arte capi nulla metuens, aut viribus uUis, 
Diluvio capitur inopino ; menia sternunt 
Undosi assultus, ''#ces brevis eruit unda, [bant^. 
Que modo nuUa sibi tormenta vel arma time- 

Rex ubi Gornacum sic in sua jura redegit, 
Indigenas onmes revocans ad propria, pacem 



1. sinuosa V. 

2. précipita P. 

3. Sulmore L. — sub more P. 

4. Voy. Ovid., Metam., Vm. 

5. Chron., § 442. 

n 11 



1 6S PHPJVPIDOS 

Indicît populis, libertateipque priorem. 

360 Deîode reedificat muros, vioosque, domosque, 
Quos fera toirentis violeotia straverat iinde. 

Protinus Ârturo, quem jam produxerat etas 
A pnero io juvenem, Francorum Wre vetusto 
Gingula militie Dova prebuit, atque liariam 
Deapoosavit ei| per quam sooer illiiB eaaet. 
Qui moxi aooeptia a fiaoo aumptibus atque 
Militibus, paucisque viris a rege reoeptiai 
Festioaoter abit Pictos invadere fines, 
lu patraum prima oupiens aevire prooella. 

370 Jam^Vulcassinis, jam Pissiaceosibua oris, 
Et cnm Garnoto Blesis post terga relictia, 
Precipiti Turonum gressu pervenerat. urbem. 
GoDveniunt proceres illuc properanter ad ipsum, 
Inter quos specialia adest JLisinanicus ille 
GaufiHidus cum militibus quiois quater, omni 
Quos aibi de patria socios elegerat ipse, 
Et cum Guillelmo Savaricum Malleo miait 
Terdeuosque équités, et septuagiota clientes. 
At cornes Augeus denos quater addit, et Hugo 

380 Brunus ter quinos^ ; isti majoribus iram 
Ëxacuunt odiis aliorum in danma Johannis ; 
Quippe Jobannis eum violentia conjuge cara, 
Gastello viduare suo presumpserat istum* 

Quos ubi^ nec plures Arturus vidit adesse, 
Jure sibi metuit, patriamque invadere terram 
Non putat esse quidem tam raro milite tutum. 
Gonralit ergo duces primos, mentisque révélât 

i. denos V. 
2. sihi P. 



UBKRVI. 163 

Ambiguë arcanum, quibii3 hoc sermone profatur : 
Egregii proceres, quorum Pictavia laude 

290 c Hultisooa toto celeberrima poUet in orbe, 
Assiduis quorum est virtus exercita bellis ^ , 
Omuia novistîa que guerre postulat usus, 
Yestra^e forkinâm discretio novit utramque. 
Sepe, reor, vobis vultu se prebuit equo, 
Sepius erudiit sua vos tolerare flagella. 
Me, queso, vobis evo sensuque uiinot^em, 
Quo sit suiQma modo res exponenda docete. 
Bex bellatores quibus ad presens opus illi est, 
Neustrica pessumflat sîbi dum confinia bello, 

300 c Hoc ad opus presens mihi dimidiare nequivit ; 
Herveum comitem, Hugonem Domnipetritam^, 
Allobrogos, Bitures, Imbertum Bellijocensem', 
Ac onnes alios barones transligerinos, 
Auxiliatores nobis concessit habendos ^, 
Qui properant, et erunt hodie, reor, Aurelianis. 
Quingentos équités mihi nostra Britannia mittit, 
Et pugnatorum bis miUia bina virorum, 
Quos hodie vel cras dicunt Nannete^ futuros. 
Utile consilium nobis reor esse, quod illos, 

31 c ^ vobis sedet hoc quibus est prudentia major, 
Gratia vestra tribus velit exspectare diebus. 
Magnum sepe bonum modici mora tempons 

[affert ; 

4. bêllis exercita virtus Y. 

2. Dompetrinum V. 

3. Guiseardum Bejocensem V. — On ignore en quel mois de 
l'année 1202 mourut Humbert m de Beaujeu. Si Ton adopte la 
leçon des rnss. L et P, on doit croire qu'il était encore vivant lors 
de la bataille de Mirebeau ({^ août). 

4. nobis dat habere fidèles Y. 

5. Nannate V. 



164 



330 



330 



PHILIPPnOÔS 

Ut melius saliat, rétro dat vestigia cursor. 
Non que contiDguDt, sed que contingere possunt, 
Evitanda docet sapiens incommoda ; cum sit 
Tutius exspectare suos in littore ventos, 
Quaiïi rate jam fracta nautas errasse fiiteri. 
DamniHcare nequit nos eispectafiô tantum, 
Quin affere queat plus festinatio danmi, 
Ut video, nostre vix centenarius implet 
Hilitie numerus^, qui, si mora pàrvula nos hic 
Detinet, ecce erimus quingenti et mille quirites, 
Gumque satellitibus * peditum ter millià dena. 
Tune poterit noster exercitus ire decenter 
In patrui patriam, seque illi illidere tuto. 
Novi me quantum patruus meus oderit, et vos 
Quam sit crudelis, sitiens quam sanguinis, et 
Seviat in cunctos quos casus^ subidit illi ; [quam 
Et modo nil curât quid ei rex auferat, ut qui 
Me solum querit, régna in mea sola protervit ; 
Me, quoniam régi faveo, semperque favebo ; 
Me, quili sceptra peto mihi débita jure paterno ; 
Me, quia germanam repeto, quam carcere clau- 

[sam* 
Ipse tenet, metuens amittere régna per ipsam. 
Belsia graniparis non tôt flavescit aristis, 
Non tôt in autumni rubet Algia tempore pomis 



1. Ce chiffre est beaucoup trop faible. Rigord (§ 138) dit que 
Philippe- Auguste avait donné 200 chevaliers à Arthur, et Jean 
Sans-Terre, dans une lettre que reproduit Raoul de Goggeshall 
(137-138), déclare avoir pris plus de 200 chevaliers ; le même chro- 
niqueur porte le nombre des prisonniers à 252 (ib. 137). 

2. satellitis L P. 

3. casus omis dans P. 

4. recisam V. 



LIBER YI. 165 

Unde liquare solet siceram sibi Neustria gratam, 
Saxa Gaduoelle Don tôt feriuntur ab undisS 
Quot bellatores Nortnannia donat eidem, [tant ; 
3i0 c Aut quot conductos numerata stipendia pre^ 
Quin vena candente sibi pluit Ânglica tellus, 
Argeotum potius quam fortes gignere alumnos. 
Jam Docilum^ ttpit, et quos invenit in arce 
Dira morte crucis tormenta subire coegit. 
Inde abiens totam patriam yastavit ab usque ^ 
Restillo^ donecRedonem perveniatur^. 
Utque reoVy Ligerina parât transire fluenta, 
Adventus flostri non inscius ; idque movet me 
Quod mihi nex hodie scripto mandavit aperto, 
350 c Ut prudenter iens studeam mihi cautus liaberi, 
Nec tentem patrui terras invadere, donec 
Qnn properat miles advenerit;*ilnde^ quîd ista 
Re super expédiât, discretîo vestra videbit. » 
His verum Arturus suadebat ^ et utile verbis, 
Orandi textum dignis "^ rationibus omans, 
^ bene digna fuit vox tam matura favorem 
A circumstanti cetu cum laude mereri. 
At Picti, quibus est fideji mutatio semper 
Grata comes, varia vice qui didicere favorem 
360 Nunc huic, nunc illi ^ venalem exponere régi, 

4. Le vers 3^8 se trouve dans Y intercalé entre les vers 335 
et 336. 

2. Dolum V. 

3. Restello V. 

4. La prise de Dol et Texpédition de Jean Sans-Terre en Bretagne 
n'eurent lieu que Tannée suivante, en 1203. (Voy. Ghron., § 120.) 

5. ergo V. 

6. suadehit P. 

7. Dignis orandi textum Y. 

8. Non huic, non illi P. 



166 



PHMjIPPIDOS 



Nalla tamen quibus est gens aooeptaliQr annis, 
RespoodeDt brevitèk* : c PavéKit virttltis egeni, 
Ij^avi metuant ; viifus Pictonica regem 
Non timet ignavum. Yeniat, si viribus audet 
Fidere^ forte suis*, nova si se infudit eidem 
Yenula virtutîs^, ignavia si»probitatem 
Inveterata sinit illius visera mentenii 
NuUa metus causa est audacia tanta Johannis ; 
Non est ut veniat ubi nos ^ presumatadesse. 
370 c Toile moras tibi, jam dilatio libéra non est. 
In Mirabelli genitrix regina Johftnnis 
Turre sedet, cujuS suasu mala concta Johannes 
Perpétrât : Hugonem sponAi privavit amata, 
Te regno, comitique^ tulit tam nobile castrum. 
Obsideamus eam, Victoria sununa labore 
Gontinget facili ; capte th commerda matris, 
Omnia j^stituet que nobis abstulit ille. 
Interea proceres venient, nostrique Britanni. > 
His animum verbis stimulant illustris ephebi, 
380 Et.magis audacem faciunt cupidumque triumphi, 
Ut prime juvenem virtutis amoi^ calentem, 
Nil presumentem sibi posse resistere tantis 
Âdjuto sociis, tanta probitate probatis. 

Jam Mirabelli muros Pictonicus ardor 
Fregerat, Ârturumque ducem certamine primo 
Duratura brevi dederat Victoria letum. 
Ât regina nihil summa meiùebat in arce, 



U Fidem P. 

2. Venula virtutis V. 

3. Pidere forte suis V. 

4. qui vos V. 

5. Le comte d'Eu. (Yoy. plus haut, v. 99-100.) 



LIB8R YI. 167 

Gerta quod ad m4trem natus properabat, ut iUam ^ 
Marte vel iDsidiis oonfuso liberet hoste. 
390 Qiri, Ifcet iAnumeris stipatus miUibus esêet, 
Noo audebat eos iovadere tempore luds ; 
Unde, dato sigoo, jubet agmina atare parumper, 
Afibturque * suos tali s^moDe fidelea : 
Injustum nemo bellum arii)itrabitur esse, 
Natus ab infido quo matrem libérai hoste. 
Gum DOS justa trahat in bellum causa, quis 
Incertus dubitet an sit Victoria nostra ? [unquam 
Debetur justo victoria justa ^ duello * ; 
Gerta triumphari pars est contraria juri, 
iOO c Quam vicere timor et desperatio dudum. 
Ergo relegetur animis audacibus omnis 
Formido, fortique animo properemus in hostem, 
Quem Dominus nobis superandum contulit ultro. 
Tutius esse tamen illos invadere nocte 
Arbitror, oppressos somno, vinoque gravâtes, 
Dum sibi nil metuunt, dum, post mera postque 

[laborem, 
Per diversa quies loca sparsim detinet illos. 
Hac igitur bene nocte, precor, sit quisque para- 

[tus, 
Ut sine conflicjtu jam vinctum vinoiat hostem, 
il c Hospitio dum quisque suo dormitat inermis. » 
Guillehnus vero de Rupibus (ille maligni 
Noverat insidias et perfîda corda Johannis) 

1. ipsam V. 

2. alloquiturque Y. 

3. jure V. 

4. V contient ici im vers de plus : 

Non didicit qui jure caret sperare triumphum. 



1 68 PHUJPPIDOS 

His ita respondet : c Hostes tibi subjiciemus 
Hac in nocte tuos, si vis jurare quod horum 
Afficies nuUum morte, aut in carcei^ ckudes, 
Precipùeque tuum sub arnica pace nepotem 
Suscipies, et ei reddes, mediante tuorum 
Gonsilio procerum, quicquid sine jure tulisti ; 
Sic quoque quod Ligerim nullus transibit eorum, 
420 c Quin potius patria capti serventur in ista, 

Donec compositum fuerit no^ inter et ipsos. > 
Fallaci respondet ad bec rex impius ore : 
Sic fore juro tibi sicut, Guilleime, petisti ; 
Sitque fidejussor super his Deus, et tibi testb. 
Si juramentum quod coram tôt tibi presto 
Patriciis, dicto vel facto venero contra ^ , 
Sit vobis licitum mea jussa relinquere, nemo 
Me pro rege habeat, mihi nullus obediat, extunc 
Publicus efficiar vobis atque omnibus hostis. > 
430 Quem non infatuet talis juratio ? Quis non 
Régis verba putet jurantis pondus habere, 
Qui sic jurabat, qui sic in verba vocabat 
Contra se testes homines et numina celi ? 
Procedunt igitur ; et jam piger astra Bootes 
Flexerat, et lento gyrabat plaustra rotatu, 
Panselenonque ^ poli medio se luna ferebat ; 
Per Mirabelli vicos vox nulla sonabat , 
Nullus erat vigil in portis ; sopitus habebat 
Hospitio se quisque suo, sonmoque vacabat. 

1. Ce vers en forme deux dans Y : 

ê 

Patriciis, qui si tecum me forte relinquat, 
Solus ero, dictis aut factis wnero contra. 

2. Panselonque L P. 



UBSR VI. 169 

iiO Furtivo armati iogressu aggrediuntur inermes ; 
Innumeri paucos capiunt, stratisque jacentes 
yincla pati coguot, armis et veste carentes, 
Mirandoque modo sine bellis bella geruntur. 
Se non victori Victoria suggerit ultro, 
Hostis devicto non vincens hoste triumphat ; 
Captus, non victus, hostis vincitur ab hoste. 
Omnia perverso contingunt more Johanni ; 
Non tuba oongressum cecinit, lituusque regres- 
Ut fur ingressus, ut latro regressus abivit, [sum ; 

450 Trans Ligerim contra sua juramenta Johannes 
Captos abducens, violato fédère pacti ^ 

Protinus abscedit ab eo Guillelmus^, et omnes 
Ândegavi, Turones, Genomannique, quibusque 
Ântea capus erat ; fit publicus omnibus hostis ; 
Qui mox Arturum jubet ut Falesica turris 
Inclusum servet, donec deliberet ipsum 
Qualiter interimat ita caute, quod nec ab illo', 
Nec per eum, quisquam sciât interiisse nepotem. 
Ast alioe quos ordo viros decorabat equestris, 

460 Pêne quater denos in corpore * carcere clausit, 
Lege data dausis quod edulia nulia darentur 
Amplius, aut humor quo guttura sicca maderent, 

4. Ghron., § 113. 

2. Sur la défection de Guillaume des Roches et de ses compa* 
gnons, voy. R. de GgggeshaU, p. 139. 

3. ipso V. 

4. Cette expression in corpore a paru inintelligible aux précé- 
dents éditeurs. Nous croyons qu'elle désigne le corps du château 
de Falaise, par opposition à la tour dont il est question cinq vers 
plus haut, et qu'elle a la même signification que les mots li cors 
dou chastel dans les Établissements de saint Louis. (Voy., dans 
Texcellente édition de M. Viollet, les chap. xlu et lxv du livre 
premier. — « Cf. aussi Du Gange au mot Corpus oasiri.) 



170 PHILIPHDOS 

Mortis inaudito generi soccumbere oogens. 
Sed magnos clarosque viros, et honoribus aactos, 
Majestate graves et nobilitate mperbos, 
Non sic ausus erat morti dare (quippe timebat 
niorum coDsanguineos fortesque.propiDquos), 
Diversiaque locis per castra» per oppida sparsos 
Servari caute precepit^ ; nec sinit illos 

470 Esse simul, sibi ne solatia mutua prestent» 

Interea famulos, de quorum mentibus ipse^ 
Presumit potius, promisso munere, verbo 
Allicit occulte, exhortans ut qualibet arte 
Morte latente suum curent mulctare nepotem. 
Non tamen invenit prestans instantia quemquam 
Qui tanti vellet sceleris patrator haberi'. 
Inde igitur juvenem translatum in turre vetusta 
Rothomagi clausit ^ ; et jam perversa voluQAas 
lUius ad juvenis custodum venerat aures ; 

480 Bed neque Guillelmus Braositas proditionis 
Infande voluit fautor seu conscius esse, 
Yenturumque malum per precedentia prudens 

4. Sur les prisonniers de Mirebeau et en particulier sur Hugues 
le Brun et Geoffroi de Lusignan, yoy. Duffus-Hardy, Rotuli litte" 
rarum patentium, 1, part. I, p. i5, col. 2, et 16, col. i. — Les 
uns furent transportés sur des chariots en Normandie « noyo 
génère equitandi et inusitato, » les autres conduits en Angleterre. 

2. ille V. 

3. Raoul de Goggesball (p. i39-i48) raconte que Jean Sans- 
Terre avait voulu faire aveugler et mutiler son neveu pendant 
qu'il était encore à Falaise, mais que les gardes d'Arthur avaient 
eux-mêmes empoché TaccoiAplissement de cet ordre cruel. 

4. posuit y. — Suivant Matthieu Paris (II, 479), Jean se serah 
rendu lui-même à Falaise pour offrir au jeune prince la hherté 
sous la condition qu'il abandonnerait le roi de ^Vance. Arthur, 
lui ayant répondu en réclamant l'héritage de Richard Cœur-de- 
Liion, n'aurait été conduit à Rouen qu'à la suite de cette réponse. 



LDUDI in. 171 

Signa Dotans, régi ooram baronibos inquit : 
Nesdo quid latura tao fortuna Depoti 
Amodo sit, cujus custos hue usque fidelis. 
Te mandante, fui ; sanum vitaque firuentem. 
Omnibus illesum moDobris, tibi reddimus illum. 
Tu nostre fadas alium sucoedere cure. 
Qui curet, si fata velint, felidus ipsum. 
490 c Amda me rerum satis angit cura mearum. » 
Sic iatus baro, se transtulit inde Braosam, 
Seque ministerio sceleris cureque removit. 
At rex, cui soli vita est invita ^ nepotis, 
Quem stimulât soium patrande consda cedis ^ 
Mens sua, clam cunctis procuratoribus aule, 
Sese procurât tribus absentare diebus, 
Umbrosî^ latitans Mob'nelli in valUbus ; unde 
Quarta nocte brevi, média de nocte, phaselo 
Navigat oppositi médium per fluminis alveum ; 
500 Rothomagumque petens, porte qoa turris aditur 
Substitit in portu, refluo qoMi Sequana fluctu 
Unoquoque die bis certis influit horis. 
Et brève post spatium refluit siccumque relin- 
Tam^perepentinos operatur causa meatus; [quit ; 
Soi] nota JieOf nep eam comprendere sensu 
Humano potuit poteritve in secula quisquam ; 
Causa latet, se<l res ita nobis se manifestât. 

0ceanus4|uoties lunaribus estuat horis, 
Ordine rrtrogrado proprios quasi tendat ad ortus, 

4. D faudrait sans doute lire invisa comme le propose Barth; 
cependant, comme les trois mss. sont d'accord, nous ayons laissé 
tfivito. 

î. fraudis V. 

3. Umhrosù V. 



1 78 PHIUPPIDOS 

510 Sequana refluere sub eisdem cogitur bons, 
Fluctibus inflatis quasi rétro pulsus ab ipso ; 
Inque oculis istud nimis est mirabile nostris, 
Quod tantus fluvius , tam latus, tamque profundus, 
Tramite declivi de tam regione remota 
Tanta mole fluens, tam crebris cogitm* bons, 
Sic crescente mari, sibimet contrarius ire, 
Et tanto terre spatio retrocurrere, quo vix 
Gurrendo possit quivis tribus ire diebus. 
Queritur, et merito, qua vi sic scandere sursum 

520 Dulcem cogat aquam maris immaturus amaror ; 
Aut aqua salsa nimis est dulci fbrtior amne, 
Aut aqua duicis aquam nimis indignanter amaram 
Odit, et insipide misceri Tethyos^ unde ; [amnis 
Aut mare cum sit aquis rétro mater euntibus, 
Majori minor obsequitur, servitque parenti, 
Grescentem ut fugiat reverenter, eamque sequatur 
Retrogradam, matris semper studiosus honori. 
Que magis ad tàntos faciat sententia motus, 
An nulla ex istis sit opinio conscia veri, 

530 Querite, vos quibus est occultos scire potestas 
Nature cursus ; qui, cum mortalia tantum 
Corda stupere soient, divinum p^ul^habentes, 
Onmia noviatis sub certas ponere causas, 
Esse patens vobis physica qui dicîtis arte, 
Quis concursus agat, vel que ccÉIplexio rerum, 
Brecelianensis ^ monstrum admirabile fontis, 



i. Theticos P. 

2. Breceliacemis L P. — Il ne 8*agit ici ni de la Fontaine Ardente 
du Dauphiné, ni du lac Pavin en Auvergne, ainsi que le propo- 
saient Barth et D. Brial, mais de la fontaine de Barenton, située 
dans la forêt de Brocéliande ou Bercéliande, plus tard Brécilien, 



UBEE YI. 173 

Cajos aqua, lapidem qui proximus accubat illi 
Si quacumque levi quivis aspei^'ne ^[>argat, 
ProtÎDas io nimios ocmiinixta grandine nimbos 

540 Solvitnr, et subitis mugire tonitnbus ether^ 
Gogitiir, et oasis se oondensare tenebris ; 
Quique assont, testesque rei prius esse petebant, 
Jam mallent quod eos res illa lateret, ut ante ; 
Taotns corda stupor, tanta occupât extasis artus ! 
Mira quidem res, vera tamen multisque probata ! 
Félix qui rerum bas potuit cognoscere causas, 
Quas Deus ignotas^, voluit mortalibus esse' ! 
Si fas est hominis censeri Domine talem, 
Sublevat humanis quem taota scientia rébus. 

550 Nobis humanam qui sortem vivimus infra, 
Rem satis est sciri, nesciri causa sioatur^. 

Rex ergo in portu, solito quem more replerat 
Fluctus, stans celsa in puppi, de tucre nepotem 
Per puerum^ jubet educi, secumqse phaselo 
Ck)lIocat, et paulum digressus abinde recessit. 
At puer egregîus, posîtus jam in limine vite®, 
Nonùna ne desint soeleri tamilagitioso : 
c Patnie, damabat, parvi miserere nepotis ; 
c Patrue, parce tuafbone patrue, parce nepoti ; 

aujourdliui forêt de PaimpéÉt, et dont il est souvent fait mention 
dans la littérature du moyen âge. (Voyez par exemple Huon de 
Méry, Le tomoiement de l'ArUéehrùt, éd. Tarbé, p. 125-126. — 
Voy. aussi Ogée, /)'• de Bretagne, éd. de 1853, II, 259.) 

1. Aer V. 

2. occultas V. 

3. Il y a ici un vers de plus dans V : 

Quas cui scire datur komine est felicior omnt. 

4. Les vers 550-551 manquent dans V. 

5. famulum V. 

6. Uti V. 



1 74 PHILIPPIDOS 

560 c Parce tuo generi; frateroe parcito proli. > 
Hec ejulantis prendeDs aironte capUlos, 
Âlvum per médium capulo tenus impulit ensem 
Impius, et rursum generosa cède madentem 
Gervici impreasit, tempusque bipertit utnunque. 
Hinc quoque digrediens quasi per tria millia, cor- 
Defunctum vita subjectis injicit undis. [pus 

Ecoe Neronis opus, quo post preclara virorum 
FuDéranobilium, post caros postque propinquos, 
Tormentis variis quos interfecit, ut esset 

570 Solus in iroperio, materni visceris alvum [quo 
Find(nre presumpsit, forulumque propaginis in 
Gonceptus fiierat, de qup prooessit ad ortum, 
Inspexit, tandem proprio se perculit ense, 
Gerdonum metuens subulis incurrere mortem. 

Eoce Judas alter ; Herodes ecce secundus, 
Oui pueros inter Messiam perdere querens, 
Ne^r^nom perdat, proprios ocddere natos 
FoBter non veHtus, et regnum perdidit et se, 
Biim reliquos metuens natos aîbi guttura rupit. 

580 Sic et Judeus statuit crucifigere GhristivP 
Gonsilio Ga^qf^ht^ metuens amittere gentem 
Atque iocum. Sedy eo crucifixo, perdidit omne 
Perdere quod metuit, translatus in extera régna, 
Servitioque datus, quem Yespasianus în omnes 
Dispersit ventos privatum régis honore 
Atque sacerdotis; quod vir desideriorum^ 
Et Moises olim fore sic cecinere prophète. 

1. Daniel. — Le nom de ce prophète était sans doute ajouté en 
interligne dans le ms. que le copiste de V ayait sous les yeux, 
car celui-ci Ta intercalé dans le vers : quod vir Daniel desideriO' 
rum 



UBOi in. 476 

Sic tibi coDtiiiget Arturi morte, Johaimes ; 
Ejus per vitam metuisti perdere regnum, 

590 Ejus per mortem vita regnoque carebis. 
Ântea quam fato fieres ludente monarcha, 
Patris lib ore tui Sin&4erra Domeo habebas ; 
Ne pater ergo tuus sit in hoc tibi nomine mendax, 
Hec tibi mors addet rem nominis hujus et omen. 
Nam tibi fatalis venit hora, Dec est procul a te, 
Qua, factus mortem cimctis odiosus ob istam, 
Fies et vives sine tçrra pluribus annis ; 
Postea privatus r^DO, privabere vita. 
Ânte tamen mortem multas operabere fraudes, 

600 Multos occides, multos damnabis inique, 
Dignior ut pénis fias gravioribus un, 
Dum culpis nun({uam cessas superaddere culpas, 
Ne te se inveniat aliquando gratia dignum. 
Ât tibi, Galliope, requies alterna placere, 
Ântidotumque solet gratum prestare laboris ; 
Fac tibi sexta gravem levet hic pausatio curam, 
Plenius ut memores ea que dicenda sequuntur. 



4 76 PHILIPPIDOS 



GÂTHÂLOGUS MATERIE LIBRI SEPTIMI. 

Gaillxbdi sedem describit septimus. At reit 
Obsidet Andelti quoi dicitur insula castrum. 
Nil bellum navale valet vel agreste Johanni; 
Nanê sub aquis^ vallo Gaubertus subjicit ignem. 
Insula mox capitur^ fossisque ac turribus arcem 
Rex circumseptamsex mensibus obsidet absens. 
Emittit populum Rogerus^ parcat ut escis^ 
Quos famis atra lues scopulis extinxit et antris. 
Vere novo rediens rénovât rex obsidionenij 
Gaillardumque capit multa vij tempore multo, 
Et Iota demum fagot e regione Johannem. 

SEPTIMUS LIBER INCIPIT. 

YOLVERAT interea rapido se circulus axe, 
Retrogradata trahens obliquo sidéra motu, 
Yicineque dabat brume jam Scorpio signum ; 
Geperat et gelidis tellus canere pruinis, 
Frondifluis aspersa *■ comis, quas frigidus humor, 
Et Boree ramis violentia straverat altis. 
Intermissa brevi languescunt beila quiète ; 
Depositis rediens armis ad propria miles 
Et peditum turme sua rura revisere gaudent, 
1 Letifîcantque suos et mutua gaudia juugunt, 
Donec paulatim Borealis transeat horror, 
Rursus ut armatos estas in bella remittat. 

1. aspera P. 



LIBER vn. 177 

Jamque revestierat tellus se floribus, herbis 
Luxuriabat ager, medîo plus tempora cursu 
Yeris erant^ cum rex iratus in arma cohortes 
Rursus agit^, properansut talio digna Johanni 
Tandem retribui possit pro morte nepotis, 
Pro tôt (lagitiis, pro tôt furialibus actis, 
A quibus ille miser se refrenare nequibat/ 

SO Qui tamen, assiduis exploratoribus utens, 
Gautus erat mortis vitare pericula, seque 
 régis facie proeui absentare studebat ; 
Et, loca devitans ad que venturus erat rex, 
Gallebat fugiens tutos penetrare recessus. 
Quo rex comperto terras convertit in ejus 
Ferratas acies quas vertere mallet in ipsum, 
Si cohibere fugam seseque accingere pugne 
Yellet, et oppositis concurrere frontibus ipsi. 
Est locus Ândelii qui nunc habet insula nomen, 

30 Quo secat in geminos se Sequana frugifer alveos, 
Nec longe refluens in se redit et facit unum, 
Inque ^ sui medio ciausam premit undique terram ; 
Gujus planitiem tantus tumor urget in altum, 
Quod circumfusis operiri non timet undis. 
Ëqua superficies, ex omni parte rotundo 
Orbicuiata sinu, se non obliquât in uUum 
Divaricans cuneum ; sed fînibus ipsa suis se 
Limitât, ut nuUus discirculet angulus illam. 
Hune rex Richardus turri muniverat olim, 

40 Et circumdederat vallis et menibus altis, 

i. On était alors au printemps de 1203. 

2. Les quatorze derniers mots {medio plus -rursus agit) omis 
dans L sont rajoutés en marge d'une écriture toute différente. 

3. Jnseque P. 

n 12 



1 78 PHHilPPIDOS 

Edificans intus penetraiia regia, dignos ^ 
Principibus summis^ habitari rite pénates^, 
Pontibus erectis quibus utraque ripa petatur^. 
Jactibus inde tribus quantum gyrata lapillum 
Mittere funda potest ^, rupes precelsa sub auras 
Tollitur ethereas, summaque crepidine visus 
Effugit humanos ; tanto tumet ardua gibbo ! 
Que parte ex illa (luvii qua despicit undas, 
Si quis eam a^piciat obliqui luminis orbe, 

50 Ârdua quam turris aliud nihil esse videtur, 
Gemento et saxis operose structa quadratis : 
Tarn latere piano, tam recto vertice surgit 
Âera per médium, tanquam velit astra subire. 
Ât parte ex alla, qua solis respicit ortum. 
Ejusdem dorso minus alta tenore decenti 
Pianities speciosa jacet, sed longior ampla, 
Yallibus horrescens latere ex utroque profundis. 
Que cunei in formam sese protendit adusque 
Montis descensum, qui proximus imminet ilii, 

60 Yalle tamen média médium impediente meatum. 
Huic natura looo satis insuperabile per se 
Munimen dederat, tamen insuperabiliorem 
Arte quidem multa Richardus fecerat illum : 
Duplicibus mûris extrema clausit, et altas 
Gircuitum docuit per totum surgere turres, 
A se distantes spatiis altrinsecus equis ; 

1. summis V. 

2. dignos V. 

3. Voy. Ghron., page 208, note 2. 

4. Voy. Ghron., page 208, note 4. 

5. Il n'y a pas moins de sept à huit cents mètres entre Tile où 
était bâti le chàtelet que Guillaume vient de décrire et la roche 
sur laquelle s'élèvent encore les ruines du Château-Gaillard. 



LIBER vn. 179 

Ëruderans utrumque latus, ne soandere quisquam 
Ad muros possit, vel ab ima repère valle. 
Hinc ex transverso médium per planitiei 

70 Erigitur munis ^, multoque iabore cavari 
' Cogitur ipsa silex, fossaque patere profunda, 
Faucibus et latis aperiri vallis ad instar ; 
Sicque fît ut subito fiât munitio duplex, 
Que fuit una modo, muro geminata sequestro. 
Ut, si forte pati partem contingeret istam. 
Altéra municipes queat et se tuta tueri. 
Inde rotundavit rupem, que, celsior omni 
Planitie, summum se tollit in aéra sursum, 
Et mûris sepsit extremas desuper oras, 

80 Castigansque jugi scrupulosa cacumina, totum 
Gomplanat médium, multeque capacia turbe 
Plurima cum domibus habitacula fabricat intus, 
Umboni parcens soli, quo condidit arœm. 
Hic situs, iste décor, munitio talis honorem 
Gaillarde rupis per totum prédicat orbem^. ' 
Karolides igitur, cupiens tam nobile castrum 
Subdere Francigenis, cuneos primum inferiori 
Gastello applicuit, gremio qua Sequana claudit, 
Fluminis in ripa late tentoria figens. 

90 Municipes omni nisu se velle ^ tueri 

Proclamant, et, ne subito rumpantur ab hoste, 
Rumpunt et ruptum mergunt in flumine pontem^. 
Protinus erigitur petraria plurima, que non 

1. Si l'on se reporte à la figure 11 do Viollet-le-Duc (Dtctton- 
naire d'architecture, lU, page 87), on y verra ce mur figuré entre 
les tours GG. 

2. Ghron., §111. 

3. servelle P. 

4. Voy. Ghron., page 213, note 3. 



1 80 PHILIPPIDOS 

Assiduo cessât lapides emittere jactu ; 
Paliciumque triplex, quod erat Gaillardica subtus 
Menia, quadratis palis et robore duro 
Usque sub extremas protensum fluminis oras, 
Ut (lumen nostris innabile navibus esset, 
Francorum juvenes, quibus ars incognita nandi 

1 00 Non erat ^ , evellunt , scinduntque securibus ; et dum 
Id faciunt, lapides et spicula rupis ab alto 
Yertice nimborum ritu jaciuntur in illos, 
Que plerique cavent scutis^ atque assere multo 
Opposito^; plerique necem patiuntur honestam, 
Dum patrie laudi, dum pugnant régis honori. 
Née cessaverunt donec via pervia facta est, 
Qua classis veniens de sûrsum vectitat escas, 
Resque alias quibus est opus bis qui castra sequun- 
Protinus adduci naves rex imperat amplas, [tur^ . 

110 Quales Sequanios per portus nare videmus, 

Quadrupèdes que ferre soient carrosque per am- 
Has facit in medio lateratim (lumine ndergi [nem ; 
Ordine continuo, castri sub menibus ipsis ^ 
Inferius, quas ne rapide ferat impetus unde, 
Palis infixis funes uncique coercent. 
Postibus erectis pontem trabi busqué dolatis 
Has super exstruxit; tulit et sine remigis usu, 
Xerxis ad exemplum, vestigia sicca per undas 
Tam late fusas, interque capedine tanta 

ISO Distantes, ripis minime capientibus ipsas, 

1 . quibus est incognita nandi Hec erat L P. 

2. qtte scutis plerique cavent V. 

3. Oppositos L P. 

4. Ghron., § 124. — La destruction de l'estacade est racontée 
ici à sa véritable place. (Voy. Ghron., page 215, note 2.) 

5. ipsos P. 



LIBER vu. 181 

ut vere possis illas equare marinis, 
Non minor equoreo^ quando tumor inflat easdem. 
Ërigit et geminas turres in quatuor amplis 
Navibus, arboreis truncis et robore crudo, 
Quos multo vincit ferro multisque^ retortis, 
Ut sint munimen ponti, castroque nocumen ; 
Quas ita subtili séries superedita ductu 
In sublime levât, ut ab illis mittere miles 
Jactu tela levi devexa in menia possit ; 

1 30 Et sic obsessos varia gravât obsidione, 

Illos oppugnans parte incessanter ab omni^. 

Yelgica rura patent cursoribus, unde refertur 
Preda in castra recens ^, et copia tanta ciborum, 
Quod sibi castrenses nihil ultra déesse querantur. 
Nil manet illesum, ville nudantur et agri, 
Et sic accrescunt epule pugnantibus extra, 
Que maie decrescunt his qui defendere castrum 
Et se concertant. Non est via qua quis ad illos 
Quodlibet auxilium possit conferre vel escas. 

1 40 Interea, varias versans in pectore curas, 
Auxilium nota mendicat ab arte Johannes, 
Ut quod ei sub sole dies audere negabat, 

Âudeat obscura de nocte irrumpere castra. 



i. equoreis V. — Cette leçon jointe à une mauvaise ponctua- 
tion avait rendu les vers 121-122 à peu près inintelligibles. 

2. Barth et D. firial, croyant que retortis était un participe, 
avaient conclu que multisque était une mauvaise lecture pour 
lamnisque ou vinclisque. On appelait en latin rctorte, et en fran- 
çais riortes ou redortes, les branchages flexibles servant à lier et 
en particulier ceux que Ton emploie dans les clayonnages. (Voy. 
Du Gange, au mot Retorta.) 

3. Ghron., § 122. 
1. frequens V. 



1 82 PHILIPPIDOS 

Ergo marescallo cordis sécréta révélons : 

mihi consilii custos fidissime, dixit, 

Âccipe selectos équités, Guillelme, trecentos, 

Et fkmulos in equis tria millia ; sume clientes 

Mille quater pedites ; tecum Lupicarica rupta ^ 

Fac eat ; ite simul tenebrose noctis in umbra, 

1 50 c Âtque repentino regalia castra tumultu, 

Gum jam luna suos absconderit aurea vultus, 
nia ex parte levés irrumpite fluminis, unde 
Rex modo per pontem partem transi vit ad illam. 
Omnes pêne équités ultra cum rege mearunt. 
Et Barrensis eques, et quos Gampania misit, 
Belligerique viri quibus est audacia major. 
Hac ex parte cornes Robertus mansit, et hères 
Hugo Novi Gastri, Simon et rupta Gadod; 
Hi se clauserunt prope ripas, ingeniorum 

1 60 c Gura quibus pontemque data est a rege tuendi. 
Ât per plana jacent Ribaldi cum Piquichinis, 
Et qui res propter vénales castra sequuntur, 
In quos de facili nostrum exsaturare furorem 
Fas erit, utque libet satis exhaurire cruoris. 



i. Le chef de cette bande de routiers, que Guillaume le Breton 
appelle en latin Lupicarus (voy. plus loin, v. 832, et VIII, v. 17), 
ne se nommait pas Louvart, comme le croyait Hercule Géraud 
{Bibl, de l'École des chartes, i'« série, HI, 420) qui le confondait 
(ibid., 147) avec un autre routier plus ancien appelé Lupatius par 
l'Anonyme de Laon (D. Brial, XVIII, 710 D), Lobar par Geoffroi 
de Vigeois (ibid., 223 A) et qui avait été remplacé par Mercadier. 
Son nom, que justifie son origine méridionale (Matthieu Paris, 
éd. Luard, II, 421), était Lou Pescaire, que Ton trouve latinisé en 
Lupescarus dans Matthieu Paris {loc. citât.) et dans les Rotuli litte- 
rai*um patentium, publiés par M. Duffus-Hardy (I, 15*>, 21i>, 24, 
24b, 25b, 30, 32b, 35b). 



LIBER vu. 183 

Ât, Brandine^, tibi Martinus sit cornes Ârchas ; 
Et qui rostratis ratibus secat equor, Alanus^ 
Piratas secum assumât, quibus utitur ipse [sam. 
Gum Grenesim rébus juvat exspoliare, vel Os- 
Sumite cum reliquis modo quos mihi^ Flandria 

[misit 

1 70 € Millia terna virum ; sociis succurrite vestris, 
Quos nimis auxilio, quos scitis egere ciborum ; 
Septuaginta rates quibus est cursoria nomen, 
Quas pelagi struxit Richardus et amnisad usum, 
Âtque alias omnes quascumque potestis habere, 
Rébus que sociis desunt farcite cibisque. 
Ite per oppositum remis ducentibus amnem, 
Regalemque levés fluvio pro vol vite pontem, 
Gastellumque meum rébus munite negatis : 
Qui si de facili pontem resecare nequitis, 

1 80 < Beliando prohibete, manus ne transférât ultra 
Rex, succursurus bis quos habet altéra ripa. 
Hoc autem inculco vobis, et sepe redico, 
Vos qui per flumen^, vos qui per plana venitis : 
Hereat hoc memori vobis in corde, quod uno 
Tempore bella gerat et eodem cetus uterque. 
Si vobis aderit dextro pede Mursia^, mane 

\ . Mercadier avait été tué à Bordeaux par un serviteur de ce 
chef de routiers (Roger de Hoveden, éd. Stubbs, IV, 114). Bran- 
din était devenu sénéchal de la Marche et de la Gascogne ; il 
avait un fils nommé Geoffroi (Duffus-Hardy, Rotuli litterarum 
patoiiium, I, 131>, 14*>, 117. — Rotuli chartarum, 58). 

2. Alain Tranchemer avait été pilote de Richard Gœur-dc- 
Lion (Roger de Hoveden, m, 206, 235). 

3. mihi quos modo P. 

4. fluvium V. 

5. « Murcia, dit Bartb, Dea segnium apud Arnobium, initio 



1 84l philippidos 

c Vos sequar, ut Dostri <^ODSuinmem prelia Mar- 
Sic mandata suis solitus dare rusticus olim, [tis. i 
Dum lupus ejus ovem dumis eviscerat ^ aspris : 

190 < I,famulo clamât, in dumum; tu quoque,pastor, 
€ Perplexos irrumpe rubos; tu vero, bubuice, 
c Hoc penetrato specus; ego cum cane tuta 

[tuebor. • 
Haud secus armatos in sununa pericula mittit, 
Gum quibus ipse tamen non sustinet ire Johannes. 
Paretur régi, mora nulla moratur ituros. 
Arma viri capiunt, classis navalia linquit ; 
Ëgreditur castris velociter agmen utrumque. 
Hi per aquas, illi terre per plana profecti, 
Insomnes ducunt tenebrosa silentia noctis, 

200 Dum properant bello dare tempora danda sopori. 
Dimensus spatiis horarum tempora certis, 
Verbere jam triplici se castigaverat aies, 
Altisono lucem qui gutture precinit almam ; 
Fit subito tetra castris irruptio nocte, 
Quippe marescallus festinum duxerat agmen 
Per terram breviore via, dum per vada classem 
Sequana multiplici vertigine tardât euntem. 
Ribaldi, mercatores, et vulgus inerme, 
Ebria post Bacchi potamina semisepulti, 

21 Geduntur gladiis exertis more bidentum. 
Plurima turba ruit inopina morte, priusque 
Gorpore vita fugit quam corpus sentiat ictum ; 
Sic nimio pressi vino somnoque jacebant. 

« Libri IV. De ea multis Scaliger ad Festiim, et ex eo Juretus 
« ad Symmachum. d GMillaume paraît avoir pris ce nom dans 
le sens de fortuna. 
1. evellerat P. 



LIBER VU. 185 

Nec mora, terrificus it per tentoria clamor. 
Ëxpergefactos subito mora^ volvit ad amnem 
Ut per aquas natitent ', quia pons non sufficiebat 
Ut posset transferre simul tôt millia plebis. 
Obstat eis Barrensis eques mucrone conisco, 
Gum quo Bolonides, Gaucherus, Guido, Matheus, 

2S0 Et reliqui qui turpe putant non esse priores. 
€ Quo fugitis? clamant, quo terga ostenditis? Hos- 
€ Yestra facit fuga victores ; ignavia vestra [tes 
c Ignavos facit audaces, dum ceditis hosti, 
c Dum sinitis letho quod vos occidat inulto, 
€ Dum percussorem percussio nuUa repellit. i 
Talia dicentes, pavidos in beila reducunt, 
Confortantque viros, et in hostem mente feruntur 
Unanimi; fortique manu retrocedere victum, 
Qui modo victor erat, cogunt ; furit ensis, opus- 

230 Exigit invictis animis quod suggerit ira. [que 
Lumina per ripas et per convexa locorum 
Ocius attoilunt, faduntque diescere^ noctem. 
Accendunt aiii lychnos, hi ligna pyrarum 
In strue congestant; hic straminis, ille myrice^ 
Fasciculos addit; hic pinguia larda ministrat, 
Hic oleum flanmiis infundit, materiesque 

1 . fiarth propose de remplacer mora par mors. Cette correctioii 
D est pas nécessaire, mora étant pris ici dans le sens d*^et qui 
retarde et se rapportant au pont dont TinsufËsance est mention- 
née au vers suivant. C'est ainsi que Stace et Virgile Tont employé : 
« ...portarumquemoras... » (Thebaid, XI, 244), a ... fossarumque 
« tnorx » (^Eneid., IX, 143), « loricxque moras... » (^Eneid., X, 
485). 

2. naUnt L P. 

3. faduntque discere diescere P. 

4. turice P. 



1 86 pmuppiDOS 

Lucis adurgetur succrescere ; tota repente 
Noctis abit faciès, caliginis exulat umbra. 
Post équités primos, ita lumine multiplicato, 

S40 Âgmina festinant, et Barrica signa sequuntur; 
Dumque catervatim pons trajicit arma virosque, 
Frangitur, et nimio se fasce fatiscere fatur. 
Mox tamen absque mora puncto reparatur in ipso, 
Officiumque suum properantibus, ut modo, pres- 
Ât Barrensis eques, atque in victissima virtus[tat . 
Agminis egregii, postquam dignoscere aperte 
Fas fiiit hostiles, accenso lumine, vultus, 
Martis opus peragunt, pulsumque viriliter hostem 
Gonficiunt, capiunt, occidunt, proditioni 

S50 Premia nocturne mérita vice digna rependunt. 
Et mala convertunt in eos que, corde malignos 
Parturiente dolos, aliis inferre volebant. 

Jamque quiescebant acies, nondumque sopori 
Se dederant, et lux sub mane rubescere primo 
Geperat, et radios tremulis crispabat in undis ; 
Ecce leonino classis cursoria fluctus 
Impete Sequanios prora fîndebat acuta, 
Arma virosque ferens. Iterum clamatur ad arma : 
c Arma, viri, arripite, et ripas vos fundite^ cir- 

cum! 

360 c Precipue pontem defendite, scandite turres. i 
Tâfibus exciti clamoribus, ocius assunt, 
Gompiuntque animis certatim ardentibus arma. 
Scandit in arboreas turres Jordanus^ et Eldo, 

1 . effïindite corrigé en vos fundite L. 

2. Jourdain, arbalétrier du roi, reçut de lui, en juillet 1205, 
des biens, sis àLéri (CaL, 955). Il figure, en 4227, pour 100 livres 
parmi les pièges de Gadoc (Cartulaire normand, n® 366). C'est 





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Ar. 



1 88 PHILIPPIDOS 

Ledere vel nautas, vel eos qui bella gerebant, 
Tarn circumspecte tam se prudenter agebant ^ , 
Tramite tam recto, tam cauto rémige flumen 
Per médium volitans, ripam vitabat utramque. 
Jamque propinquabant ponti, strictumque te- 

[uentes 

S90 In manibus.ferrum, postes succidere pontis 
Audebant, et que substabant postibus alnos ; 
Sed toierare diu nequiere pluentia tela 
Grandinis in morem, lapides, truncosque trabales, 
Ferventesque pîcis oUas, et pondéra ferri, 
Que descendebant in eos de turribus altis. 
Sed née Guilleimus^, née cetera turba quiritum, 
Ponte super contis, sudibus, mucronibus, hastis, 
Cessabant variis affligere mortibus illos. 
Hic, fluvio lapsus, Thetidi se mandat humandum, 

300 Nereidumque choros pro funeris orat honore ; 
Hic ratis in medio morientem mortuus ipse 
Corruit in socium, supremaque basia donat, 
Gaudet et infernas comiti comes ire sub umbras. 
Hic pede truncatur, oculis hic, auribus ille ^ ; 
Visceribus mit hic fusis, hic gutture rupto ; 
Huic sudis infringit fémur, illi clava cerebrum ; 
Huic mucrone manus abscinditur ; iile securi 
Perdit btrumque genu, nec adhuc pugnare recu- 
Donec eum superinfundens pix cogit abire. [sat, 

31 lUe per os ferro gémit exspirare recepto, 

i. Ge vers, omis dans les précédentes éditions, se trouve pour- 
tant dans tous les manuscrits. 

2. Guillaume des Barres. 

3. Entre les vers 304 et 305, on trouve dans V le vers suivant : 

Obruii huic truncus humaros, huic ossa Uicerti. 



LffiER vn. 189 

Non posse assuetos anime prestare mcatus ; 
Transmisso cadit hic ^ tempus per utrumque qua- 
Galline similis, quam, pluma^ nare forata, [drello, 
Ëxpellit Beroe ^ nido recubare volentem . 

Trabs pregrandis erat extrema pontis in ora, 
Ponderis immensi, quadrato robore, quam vix^ 
Bis déni carro tauri portare valebant ; 
Que, propulsa super illos de ponte, carinas 
Oppressit geminas, et proram fregit utramque, 

320 Âfflixitque viros, postes et tigna^ sécantes. 

Tune primum retrocessenint, prorisque rcductis 
Obvertunt puppes et tonsis equora puisant ; 
Intenduntque fuge victi, nec in agmine toto 
Ullus erat qui non in corpore vulnus haberet, 
Prêter cos quos jam vi mors illata premebat. 
Sed nec eos licuit nostratibus, impediente 
Anme, sequi ; quos, dum fas est, producere cer- 
Ëminus et jacuUs et saxis atque sagittîs*. [tant 
Gaubertus^ tamen^ et Lodulus Galiota*, Thomas- 

330 CuiquelatinatrixdatiiomenlinguaJobannes^,[que, 

i. in P. 

2. piunu P. 

3. BorteV. 

4. quamvis V. 

5. ligna P. 

6. Gaubên ^uh ud pécheur de Maotef . (Voy. Ut. XL, v, 214.) 

L'tgu€ msetndeHUs faiHt GavJbertus alasas 
Retibus *3fff0imtis uida tub pûcosa Medunle. 

7. tamtn omîé dani V. 

«^. Ge ^Ti^jz^ni^j qui e£t api^lé Ludoricus Gaiûfta au t. 295 du 
1. IX« n'e§t a Jtre q^je Lcmis àe§ Galée», feront du roi, i qui 
Philij^ie'Auc^jê^ céda ea mai 1216 fes droîu fur un moulin sis 
à Pre»a«ni-i^V^. *Cat., 1671.1 

Sr. Ge \^n d>ii te traduire liuérakmem : « E: Jean qui doit 



1 90 PHILIPPIDOS 

Bis binas agiles habuenint forte galias, 
Quisque suam, bellisque viros navalibus aptos. 
Quatuor hi per aquas fugientibus acriter instant, 
Prelia miscentes ; dumqueire propinquius audent, 
Promeruere duas auferre fiigacibus alnos, 
Gum nautis aliisque viris et rébus et escis^. 

Hic Gaubertus erat ita doctus in arte natandi, 
Quod sub aqua poterat millenis passibus ire. 
Hic igitur testas prunis ardentibus implet, 
340 Et clausas mira sic arte bituminat extra, 
Ne posset penetrare latex uUatenus illas. 
Tune se fune ligat qui dependebat ab ollis, 
Âtque immersus aquis clam, nulli visus» adivit 
Vallum quod duplici circumdabat undique muros 
Gircuitu, lignis et multo robore structum ; 
Ëmergensque vadis, ignem succendit ab illa 
Parte Gaillarde rupis que respicit arcem, 
Qua nuUus defensor erat, quia nulla timebant 



« son nom à sa langue latinisanle. » En effet, c*est le môme per- 
sonnage qui est appelé Latinator au vers 295 du livre IX. Latt- 
nator (Truchement, interprète) se traduisait en français par Lati- 

mier, « quorum unus erat Petrus Latinator, monachus Sancti 

Pauli. » (Guillaume de Tyr, Xin, 27.) « li uns estoit moinnes 

«de 8eint-Pou ; Pierres li Latimiers avoit non » {Estoire 

d'Erades, XIH, 27. — Voy. aussi Du Gange et Sainte-Palaye.) 
Jean le Latimier était donc le nom du compagnon de Gaubert et 
de Louis des Galées ; nous voyons d'ailleurs qu'un sergent ainsi 
nommé eut part aux largesses royales. {Cat., 1916.) 

Barth avait supposé qu'on devait lire ici : cuique latina atri 
dat nomen lingua, et au livre IX : atgue latine ater; U en con- 
cluait qu'il s'agissait de Jean de Nesle, Johannes de Nigella. Cette, 
explication a été reproduite par D. Brial et par M. Pannenborg. 
(M. G. Scr., XXVI, p. 344, note 3.) 

1. Ghron., § 123. 



UBER vn. 191 

Damna sibi parte ex illa^ contingere posse, 
350 Unde tuebantur partes studiosius illas 
A quibus urgebat illos instaotior hostis. 
Gorripit absque mora Vulcanus lignea valli 
Vincula» queque obeunt castelli menia vicos, 
Involvitque globos mixtis per inane favillis, 
Solibus adjutus nimiis et flatibus euri. 
Qui nimis intenso spiramine flabat ab ortu, 
Gaubertique dolos fîdens atbleta juvabat. 
Qualiter Ëncheladus ardenti fauce vapores 
Evomit ^ ignitos ambustaque saxa per Ëtnam ; 
360 Haud secus absumit bristegas, valla, domosque. 
Et que reddebant tutos hurdicia muros, 
Furtim Gauberti succensus fraude fîdeli, 
Ignis edaXy omni spolians munimine muros. 
Letitie ^ testis clamor per castra levatur, 
Et letabundo conscendit ad astra boatu. 
Tristitie signum sonat intra menia luctus, 
Et consternatis kerebant mentibus omnes. 
Qui nuUum sibi subsidium prestaré valebant, 
Nec tuti latitare intus, nec scandere muros ; 
370 Scuta, fores ^, pluteos, propugnatoria, scalas 
Verterat in cinerem Gytbereius omnia conjunx^. 
Turba minor ratibus fugiunt, et nando per undas, 
Quorum quamplures ignem vitare volentes 
Sufiocat alterius contraria vis élément! . 
Hi cryptas, illi' curvas subiere garitas ; 

1. ex illa parte V. 

2. Evovit V. 

3. Lecie V. 

4. foras L P. 

5. Vulcain. 



1 92 PHILIPPIDOS 

Âst aliis latebras testudo vel angulus addit, 
Ut misère lateant donec vis ^ transeat ignis. 
Navigio Franci (nec adhuc consederat ardor) 
. Accélérant, capiuntque viros diversa latentes 

380 Per loca, quos vesana famés, quos vicerat ignis ^. 
Tune rex, castello post tôt certamina tandem 
Postque tôt assultus tanta virtute potitus, 
Guncta reedifîcat vel vi destructa vel igné, 
Et pontes refîcit cautus quos ruperat hostis, 
Selectisque viris castellum munit et armis. 

Hoc inter castrum vicinaque menia rupis. 
Grandis erat vicus, circumdatus undique mûris, 
Immensique capax populi, qui protinus ex quo 
Insula capta iuit, linquentes propria, sursum 

390 Gum reliquis subeunt tute tutamina turris. 
At rex, ut propriis viduatum civibus ultro 
Tarn clarum burcum, tam fortia menia vidit. 
Primo satellitibus et milite menia complet ^ ; 
Omnia deinde novis habitacula civibus ornât ^, 
Quos bene securos faciebat ab hoste propinquo 
Waltersis legio*^, numerosaque rupta Gadoci, 
Gui rex quotidie soli pro seque suisque 
Libras mille dabat, castrensis munia^ lucte, 

1. vis omis dans V. 

2. Accélérant, subeuntque levés capiuntque latentes 
Turre viros quos altus (sic) famés/ quos vicerat ignis V. 

3. munit V. 

4. implet V. 

5. Ces mots désignent probablement quelque bande d'aventu- 
riers au service du roi de France, mais nous ne connaissons 
pas d'autre mention de cette troupe. 

6. mutua P. Il y avait sans doute primitivement munia, car tu 
est écrit sur une place grattée. 



UBER vn. 191 

Damna sibi parte ex illa^ contingere posse, 
350 Unde tuebantur partes studiosius îllas 
A quibus urgebat illos instaotior hostis. 
Gorripit absque mora Vulcanus lignea valli 
Vincula» queque obeunt castelli menia vicos, 
Involvitque globos mixtis per inane favillis, 
Solibus adjutus nimiis et flatibus euri. 
Qui nimis intenso spiramine flabat ab ortu, 
Gaubertique dolos fîdens athleta juvabat. 
Qualiter Ëncheladus ardenti fauce vapores 
Ëvomit ^ ignitos ambustaque saxa per Ëtnam ; 
360 Haud secus absumit bristegas, valla, domosque, 
Et que reddebant tutos hurdicia muros, 
Furtim Gauberti succensus fraude fîdeli, 
Ignis edaxy omni spolians munimine muros. 
Letitie ^ testis clamor per castra levatur, 
Et letabundo conscendit ad astra boatu. 
Tristitie signum sonat intra menia luctus, 
Et consternatis kerebant mentibus omnes. 
Qui nuUum sibi subsidium prestare valebant, 
Nec tuti latitare intus, nec scandere muros ; 
370 Scuta, fores ^, pluteos, propugnatoria, scalas 
Verterat in cinerem Gythereius omnia conjunx^. 
Turba minor ratibus fugiunt, et nando per undas, 
Quorum quamplures ignem vitare volentes 
Sufiocat alterius contraria vis elementi. 
Hi cryptas, illi' curvas subiere garitas ; 

1. ex illa parte V. 

2. Evovit V. 

3. Lecie V. 

4. foras L P. 

5. Vulcain. 



1 94 PHILIPPIDOS 

Altior in cclmn, devexaque menia temnit. 
Sic procul a mûris, ut vix attingat ad illas 
Balista duplici tensa pede missa sagitta. 
Protinus-in medio fossarum lignea turris, 

430 Et septena duplex facitul munitio surgat^, 
Tante structure tantique decoris, earum 
Quelibet ut possit urbi decus addere magnum. 
Sic ut quot pedibus precedit prima secundam, 
Tertia se tanto spatio sejungat ab illa ; 
Sic reliquas eadem turres dimensio signât, 
Ut distent a se spatiis equalibus omnes. 

Has igitur replet famulis et milite multo, 
Et vacuis ferrata locis locat agmina toto ^ 
Gircuitu, vigiles distinguens ordîne tali 

440 Semper ut alterna vigilent statione viritim ; 
Qui fabricare sibi castrensi more casellas 
Arboreis ramis et sicco stramine norunt. 
Se quibus a pluvia tutos e^jâp^ore brume 
Efficiant, iliic p^ tempera K>Dga futuri. 
Gumque sit introitus ad mures unicus, ad.quem 
Secta par obliques anfractus semita ducit^ 
Hune cura majore facit nocteque ^ dieque 
Ut servare vigil studeat custodia duplex, 
Deforis ut possit ad castrum nemo venire, 

450 Audeat aut castre valvis exirc reclusis, 
Quin eccidatur, aut vivus detineatur. 

Talia magnanimus bosti dare cingula novit, 
Sic dare materiam sibi qua proverbia vulgus 
Letificesque creare joces et cantica posset, 

1. Ce sont les sept doubles bretèches dont il est question dans 
la Chronique (§ 125). 

2. noctuque P. 



UBBR YII. 195 

Ut canerent zona tôt millia clausa sub una, 
Et tam fecundo turgentem germine nidum, 
Quem demum cogant excludi tempora veris. 
His aliisque sibi pariunt dum gaudia verbis, 
Hostibus impingunt luctus, causasque doloris. 

&60 Julius haud alia legitur virtute jugosa 

Durrachii spatia et campos murasse patentes, 

Usque sub Adriacos cementans menia portus, 

Ne Pompeianis Romanorumque catervis 

Declinare fuga bellum civile liceret ; 

Sceva ubi, vulneribus membro confossus in omni, 

Potnpeii fregit vires, salvavit et arœs 

Solus, et eterne meruit preconia famé ^ . 

Atqui Rogerus, et quos angustia major 
De conservandis epulis castroque premebat, 

470 Millia tôt populi pasei non posse vidantes 
De facili, cum nulla cibos spes esset habendi 
Prêter quos illis presens accommodât hora, 
Quingentos homines sexus utriusque reclusis 
Ëmittit foribus, quo ^ casus ducat ituros ; 
Postque dies paucos totidem dimittere rursus 
Cura fuit, quos hostilis miserata caterva 
Nec retinere volunt, nec morti tradere, tanquam 
Mendicos, miseros, et vulgus inutile bello. 
Quo rex audito vetuit ne deinde sinatur 

480 Extra castellum locuples seu pauper abire 

Amplius ; et quotquot ad eos mittantur ab intus, 
Ad portas telisillosjaculisque^ repellant, 
Ut simul absumant epulas ; quibus attenuatis, 

1. Voy. Gésar, De Bello civili, livre m, et Lucain, livre VI. 

2. qtws P. 

3. Ad portas jaculis omnes jaculisque V. 



1*96 PHILIPPIDOS 

Postquam dira famés afiligere ceperit illos, 
Armis depositis in vincula sponte dabunt se, 
Gum nec castellum nec se defendere possint ^ . 

Hoc metuens iterum Rogerus, deligit^ omnes 
Dinumeratque viros quibus est bellare potestas, 
Quos animus virtute calens robustat et etas, 

490 Ut Castro maneant, epulas quibus estimât ipse, 
Quas habet ad preseus, totum satis esse per 

[annum ; 
Personasque .alias quibus est infîrmius evum 
Aut sexus, quas débilitas quecumque molestât, 
Segregat^ utque velint exire licentiat omnes, 
Emittens ilia vice Castro mille ducentos^. 
Non dubitans certe miseros exponere morti, 
Nec curans qualis invoWerit exitus illos, 
Dum salvare studet castellum per brève tempus. 
Inscia turba mali quod erat sensura propinqui, 

500 Ordine confuso post terga relinquere portas 
Gaudet, et unde sue spem roborat ipsa salutis. 
Absque mora grandem ruit expertura dolorem. 
Haud secus examen effusum, sole calenti. 
Vase cavernoso veteri, cum, matre relicta, 
Rex novus urget apes alias transferre pénates, 
MultipUces densant gyro in versante volatus, 
More nivis quam ventus agens per inane volutat. 
Quos ubi nostra cohors videt ebullire deorsum, 
Perque iatus clivi mixtim petere ima supini, 

51 Déformes vultu, pannosos tegmine, teiis 

1. Ghron.,§ 125. 

2. diligit V. ■ 

3. Guillaume ne dit que a numéro quadringentos et amplius » 
dans sa Chronique (§ 126). 



LIBER vn. 197 

Et jaculis procul emissis grassantur in illos, 
Et properare rétro, sursumque recurrere cogunt. 
Ad portas properi redeunt ; sed, jam fore clausa, 
Horrifico miseris proclamât jairitof ore : 
c Nescio vos, alias vobis jam querite fttdes ; 
c Non ultra sinitur vobis hec aula patere. » 
Quique super muros astabant, spicula mittunt 
Et lapides in eos, consternatosquerepeilunt, 
Hortanturque procul a menibus ire remotas ^ 

520 In valles, quo non possint attingere'jactus. 

Quid facient miseri, cum sint hinô inde repuisi, 
Et quid agent, medios qnibus est via nulla per 

[hostes, 
Nec conversari licet amplius înter amicos, 
Et quo difFugiant locus est per dévia nuUus ? 
Ecce nocentior est et sevior hoste propinquus ; 
Immo propinquior est et amicior hosti» amico ; 
Non equidem miror si non pertfiittit abire 
Hostis eos quibus est ndUo devinptus amore, 
Quos licite poterat occidere sive ligare *, 

530 Cum nulle jubeant immico parcere leges. 
Sed nullo fas est mibi declarare relatu 
Quam sit inbamanus is qui susceperat illos, 
Tempore jam muho ftfctofs concivis eorum, 
Nunc omni ejectos tutamine pkilirit, et aufert 
Propria que tulerant, quandd fitilor anxius illos 
Gastello inclusit, cum rebas edulia cunctis. 
Yallibus et caveis errant, omnique ciborum 
Spe prorsus vacui ; multis utcumque diebus 



1^ femotis V. 
2. ligari P. 



1 98 PHILIPl»IDOS 

Sustentabat eos (genus, heu ! miserabile vite) 
5&0 Simplicis humor aque vicino e flumine sumptus. 
Gontigit ut pareret ibi quedam femina, cujus 
Fetùs adhuc a matre rubens calidoque cruore, 
Unguibus infixis dîsceptus, matris ab alvo 
Est in momento multos transfîisus in alvos. 
Hoc gallina modo, que lapsa volando deorsum 
Deoidit inter eos, cum plumis, ossibus, et cum 
Stercore adhuc calido, raptim glutitur ab ipsis. 
Yentribus immergunt que cedunt omnia denti, 
Seque cadaveribus demum pavere caninis ; 
550 Nam, prudenter agens, Rogerus jusserat omnes 
Menibus expelli catulos, ut parceret escis^, 
Quos fatis damnata cohors, tantummodo pelle 
Unguibus abrupta, rodebant* dente voraci; 
Sed nec ad extremum parcebant pellibus ipsis. 
Nil sibi' turpe putat homo, nii absumere vitat, 
Ex quo dira famés invitât ad omnia dentem, 
Que sola invictos vincit, soia asserit urbes. 
Non olim Perusina fomes, sed nec Mutinensis 
Obsidio ^, nec apud Gaudinas vulnera Furcas, 
560 Tarn miserabilibus animas anxere flagellis. 
Non ita Petreius consorsque Aft*anius ejus, 
Et Romana phalanx illorum signa sequentes, 
Gesareis claHsi sub Uerde menibus armis, 
Inter aquas^ Sicoris^ et lené^floentis Hyberi^ 

i. escas V. 

2. rodebat V. — reddebant P. 

3. « In proverbia actse a Lucano Perusina famés Mutirufque 
labores. » (Barth.) Voy. Lucain, I, 4i. 

4. quas V. 

5. Tous les mss. portent à tort LicoHs. (Voy. Lucain, IV.) 

6. Beri V. 



UBB& vn. 199 

Defecere siti, licet illos stercus ec|uinum 
Sugere compuierit sitis intolerantia dire ^ . 

Pleno luna quater a fratre ^ remotior orbe 
Fulserat, et loties abscondita fratre proptnquo, 
Succensos iterum comuta novaverat ignés; 

570 Angit adhuc miseros, nec spes est ulla salutis, 
Indefessa famis, finiri nescia, pestis 
Ëxcrucians stimulis nuoquam cessantibus illos ; 
Mirandoque modo nec vîvunt, nec moriuntur; 
Nec vitam retinere queunt^, nec perdere, sola 
Quamretinet, stimulante finie, visfluminishausti^. 

Temporis id circa rex e Gaillone profectus 
Venerat Andelii castrum vîsurus, et illos 
Menia qui rupis vigili statîone coronant. 
Cumque super pontem multis comitantîbus iret, 

380 CoDclamant mîseri miserabîliter simul une 
Ore, famés illos quantum damare sinebat : 
€ Esto propitius, miserît miserere ! Misertus, 
€ Rex pie, ni fueris, iojasta morte périmas. 
€ Hic invisa famés oostros^ deposdtur artas 
€ Tempore jam mnKo; nos hic cmdelior hoste 
€ Exposait oosler pesti coodvis amare, 
€ Qui nos ezdosît sine causa mille duoeotof ; 
€ Vixbodiesoperatoamefumparsalteraooslri. » 
Rex^ ut semper erat Cacilis suplicantibos, ut qui 

590 Katas erat nûatcris nosereri et parœre semper, 
Fletibus bis motus, ita ci r ri wwtan t it u if ifiquit : 

î. V.a. t>^^tj. [m biii^j dnii, livre L 

*- vM'ii^é: V. 

4- Cl--- . à ir*.. 



200 PHIUPPIDOS 

c Dimittatis eos exire, ciboque refecti 
c Quo mens quemque ferai indemniter ire lûnatur. 
c Absit ut afflictis per nos afilictio crescat ! 
c Non deoet ut nobis mors ascribatur eorum 
« Qui nimis afHicti nullum jam ledere possunt. » 

Dixit, et emissis tribui jabet omnibus escas. 
Qui cum permissi caveis exire fuissent, 
Vidimus inter eos quemdam (miserabile visu !) 

600 Qui coxam perstabat adbuc portare caninam ; 
Gumque juberetur iliam dimittere, dixit : 
c Non dimitto cibum quo longo tempore vixi, 
« Donec pane satur fuero.. » Tune abstulit illani 
Unus ei, panemque dédit, quem protinus ori 
Âppositum poterat vix masticare ^ ; sed ipsa 
Frusta tamen malefracta vorax ingurgitât alvo : 
Tanto longa famés languore affecerat illum ^ ! 

Et jam finis erat hyemis^, tellusque, calore 
Impregnata novo, flores gignebat et berbas, 

610 Quos eolit, et Zephyro commeudans Flora marito, 
Orat ut almifluo spiramine purpuret hortos 
Floribus, unde comas comis Dea comat amantum. 
Rex, non posse videns tam%Dta menia rupis 
Obsidione capi, nisidemum tempore longo; 
Impatiens animo, mora quem gravât omnis in 

[omni 
Facto quod virtus sibi suggerit aggrediendum ; 
Qui quoties aliquid operis sibi sumit agendum, 
Fortiter aggreditur et fini fortius instat * ; 

« 

1. mastigare V. 

2. 17/05 V. - Ghron., § 127. 

3. On était au mois de mars. Voy. Ghron., § 128. 

4. Le vers 618, d abord omis, a été rajouté après coup dans L. 



USER VU. SOI 

Fervidus inceptor et consuoiinator acerbus, 
620 Gongregat ar matas sub primo vere cohortes, 
Gastraque metatur in summo culmine montis, 
Amnis adusque^ latus utrinque, per ardua clivi, 
Ut quocumque modo ad muros accedere tentet, 
Tempus et abbreviet arcem quo prendere possit. 
Quid non virtuti succumbat ? Quid ferat artem 
Ingeniumve hominis, mens cujus in ardua tendit? 
Ëcce ligonellis, a cuUnioe montis adusque 
Descensum vallis fossataque prima, deorsum 
Ëruderatur humus, scopulosos ^ jussa tumores 
630 Ponere, descensus ut ab alto fiât ad imum. 
Protinus, ampla satis, multa properata securi, 
Fit via sub trabibus junctim sibi coUateratis, 
Quas sustentabat paries intextus utrinque 
Postibus infixis telluri robore multo, 
Per quam securi lapides, ramalia, truncos 
Gomportant, vivoque graves cum cespite glebas, 
Âggere congesto fossata implere studentes. 

Pluribus inde locis marre durique ligones, 
ToUentes cum vepre rubos fruticosaque tesqua, 
640 GoUiculos clivique latus mitescere cogunt ; 

Et subito in planum quod erat déclive redacto^, 
Se rudis asperitas procul absentare docetur. 
Area per totos gaudet planescere campos ^ ; 
Et sic artifîcum studio vigilante, labore 
Garpentata brevi loca per diversa (quod uilo 
Posse modo fieri nullus speravit), ibidem 

« 

i. et wque V P. 

2. scrupulosos V P. — scripulosos L. 

3. reda V. 

4. clivos V. 



202 PHIL1PPII>0S 

Gum mangonellis petraria plurima surgens, 
In muros lapides et saxa rotantia mittit. 
Et ne de mûris jactu venientia crebro 

650 Spicula cum telis vibrantibus atque sagittis 
Artifices ledant, et qui tormenta trahentes 
Jactibus insistunt, paries mediocriter altus 
Texitur inter eos et menia, vimine lento, 
Gratibus et palis, ut eos tutetur et ictus 
Excipiat pnmos, frustrataque tela repellat. 

Parte alia, turres quibus est belfragia nomen, 
Roboribus crudis compacte, atque arbore multa, 
Intactis dolabra, ruditer quibus ascia solos 
Absciderat ramos, sic educuntur ut usque 

660 Aéra sub médium longo molimine tendant, 
Ut doleat murus illis depressior esse. 

Hic Blondellus^ erat, Perigas, aliique viri quos 
Régi reddiderat ars balistaria caros, 
Ditatos ab eo villis, et rébus, et ere^. 
Qui non cessabant obsessos vulnere crebro 
Ledere missilibus, et passim mittere letho. 
Ast alii sparsim loca convenientia querunt 
Quisque sibi, quo fîinda brevi stridore lapillos, 
Et balista queat jaculari, arcusque sagittas, 

670 Quas, ubicumque patent quamclli sive fenestre, 
Obsessi nequeunt toties impune cavere. 
Interea grossos petraria mittit ab intus 
Assidue lapides, mangonellusque minores, 

1. Brundellus V. — Clément Blondel, arbalétrier du roi, reçut 
de Philippe-Auguste des biens sis au Vaudreuil. (Cat., 1801.) 

2. Nous avons cité dans les notes des vers 263 et 264 les lar- 
gesses faites par Philippe- Auguste à quelques-uns de ses arba- 
létriers. 



LIBER vn. 203 

Et pugillares jacit inoproba dextera petras. 
Nec balista vacat, nec funda, nec arcus ibidem ; 
Nullus erat toto qui duceret otia Castro, 
Officium re quaque suum incessaotcr agente, 
Ârmis ut paribus intus pugnetur et extra ^ . 
Utque magis reliquos animet, pugnantibus ipse 

680 Rex immixtus erat galeatus in agmine primo 
Quotidie nunc hos, nunc illos gnaviter bortans, 
Usque super fossas veniens, parmamque sagittis 
Et jaculis opponebat, que tempora circum 
Sibila crebra dabant, et in égide fixa rigebant. 

Rupis in extremo cuneo, que vergit ad eurum, 
Ârdua turris erat, cui collateratur utrinque 
Murus, quem strictus compaginat angulus illi, 
Ordine qui murus gemino productus ab usque 
Majori vallo, latus ambit utrumque minoris. 

690 Hanc primum obtindt tali gens nostra vigore : 
Postquam fossatum vidit jam pêne repletum, 
Scalis immissis propere* desœndit in ipsum, 
Impatiensque more scala obvertit ad oram 
Fossati reliquam, supra quam in rupe locata 
Turris erat ; sed nulla tamen, quamvis satis essct 
Longa, pedem mûri oontingere scala valebat, 
Nec rupis cfistam qua turris pes erat imus'. 
Sed nimis audaces cultris ac ensibus ipsam 
Rupem quisque forât, ubi pes se figat et unguis ; 

700 Et sic rependo superantes aspera rupis, 
Perveniunt turris ad fimdamenta repente, 
Perque manus socios, sua post vefl%ia tractos, 

1. Chron., § 128. 

2. Immissis pr opère scalis V. 

3. unus V. — imis P. 



204 pmuppiDOs 

Participes opère faciunt, certantque minare 
Ârte sibi nota latus et fundamina turris, 
Parmis proteeti, ne, forte ruens super illos, 
Missilium posset retropellere turbo cavantes, 
Donec visceribus mûri latuere cavati, 
Truncis suppositis, subito ne corruat in se 
Pendula pars mûri, pariens sibi damna virisque. 

71 Queis, simul incisum satis est, supponitur ignis, 
Et fugiunt ad tuta viri. Ruit Ilion ingens, [illo 
Ingentemque ruens strepitum facit, baud minus 
Quo fuit Hectoreus puer olim raptus ab ulnis 
Flebilis Andromaches, Priami que cède madescens 
Misit Achilleides in terram corpore fracto. 
Volvitur astripetens sinuoso turbine nubes, 
Flammis cum fumo mixtis, et pulvere tanto 
Quantum tanta potest de se eructare ruina. 
Tune quoque Rogerus hora succendit eadem 

720 Omnia que poterat vallo consumere in illo 
Ignea vis, ne quid foret ex bis utile Francis. 
Ardebat ; nec adhuc ardor consederat ignis. 
Et jam per flammas Franci fumosque ruebant, 
Accensi clamore virum et clangore tubarum, 
Agminibus densis vallum murosque replentes ; 
Pre cunctisque suum vexillum in parte Gadocus 
Turris semirute fîxitS qua celsior exstat. 
Et quia fossatum latum nimis impedit illos, 
Hanc castri partero quod adhuc distinguit ab illa, 

730 Et munis qui se opponit turritus in altum. 
De faci)i.tiequeunt vallum exsarcire secundum, 
Quo modo se pavidus fugiens incluserat hostis. 

* 

1. figity. 



UBOt TU. iOS 

At famoli, quorum esl gbdîo pi^nare Tri hasbi 
OflBcîumS Bogis', Eustocfakis, atque Manasses, 
Auricos, Gnoier, el eonun ooncto fida, 
Undique drcunieont maros iudagine facta^. 
Si qoa foKe queaot aditus reperire quibus se 
Menibus impingant, ut pugueot comious hosU. 
CoDtiguam mûris in summo oolle Johannes 
740 Edem preterito quamdam ooostruxerat anno, 
Castdli latere in dextro, quod respidt austrum, 
Inferior cujus pars prestabatur ad usus 
Roiun que penoris se sub conclave reoondi 
S^rvarique voluot; pars vero suprema, capelle 
Officie famulans, ad ^Aisse sacra patebat. 
Que DuUam exterius portam, sed ab intus habebat 
Qua penetrabatur sursum unam, alîamque deor- 
Infenore foris in parte fenestra patebat, [sum. 
Qua lucere penum soiis dabat aurea lampas. 

1. At famuli, quibus incumbit pugnare vel hasta 
Vel gladio .V. 

2. Guiûaume le Breton, dans sa Chronique (p. 219), appelle ce 
brave sergent Pierre Bogis. Nous serions, malgré cela, bien tenté 
de ridentiûer avec un certain Raoul Bogis, à qui le roi donna, 
précisément vers cette époque, un &ef de chevalier « propter ser- 
vicium quod ipse nobis fecit. » (Tuetey, Archives des Missions^ 
3* série, tome TI, pages 345 et 347.) En ce cas, Bogis aurait été 
anobli pour sa vaillante conduite. 

Quant au nom ou plutôt au surnom de ce personnage, la 
Chronique (§ 129) nous apprend qu*il lui avait été donné par plai- 
santerie « a brevitate nasi. b Bogis signifierait alors camus. De 
là, sans doute, le nom de Bougise que porte la fille de Grin- 
berge dans Audigier. 

a Ele avoit une fille mal ensaigniée 

« Qui avoit non Bougise, si est fronciée ; 

d Moit est laide la garce et mal tailliée. » 

(Audigier, v. 266-268.) 

3. muUa V. 



206 PHILIPPIDOS 

750 Bogîus hanc contemplatus, fidique sodales, 
Gorporis ac totis animorum viribus usi, 
Arte quidem mira se per fossata trahentes, 
Surrepunt manibus pedîbusque per ardua collis, 
£t demum summam clam perducuntur ad arcem. 
Hinc comituEû scapulis sustollens se levitate 
Bogisîus mira, per apertam membra fenestram 
lojicît, et socios dimisso fune viritim 
Attrahit, et secum sub idem Qonclave locatos 
Hortatw* pcnoris valvas succidere ferro, 

760 Ocius et subitis turbare tumultibus hostes. 

Fit sonus» et raueum dant ostia fracta firagorem, 
Dum cupidi properant juvenes erumpere; sed 

[mox, 
Postquam municipum nimius fragor impuiit aures, 
Illuc se vertunt» congestis undique lignis 
Ignem supponwit, ut sic aut ardeat intus, 
Aut via non pateat qua prodeat hostis ad illos. 

Sed virtutis opus incendia nuUa retardant, 
Nullaque magnanimos vis aut mora prepedit actus ; 
Ut patuere fores, nudatis ensibus, ignés 

770 Per medios saliunt ; et jam penus ardet, et omne 
Gum domibus castrum. Fugit ilicet hostis et ignés 
Et subita arma virum, seseque nect4>tat in arce, 
Quam nimis excelsam, murata in rape locatam, 
Tempore adhuc multo defendere posse putabant ; 
Vixque omni ex numéro modo quem Rogerus 

[habebat, 
Qui pugnare queant, bis^ nonaginta supersunt, 
Tôt vita defuncta jacent ibi corpora passim, 

i. Corrigé en vix dans la marge de L. 



r*. 



UBBR VII. a07 

Totque quiescebant lethalia vulnera passi» 
De quorum vita spes nulla dabatur amicis ! 

780 Incinerata jacet specialis gloria castri, 
Murorumque périt decus et munitio tota, 
Egregiusque locus nullo jam gaudet honore, 
Nosque putabamus aliis cum rébus eadem 
Bogisium sociosque suos periisse ruina, 
Quos longo tutata fuit spelunca recessu, 
Qua modo municipes lapides et tela cavebant. 

Vix minuebatur fumus» vix Clamma sedebat : 
Bogius egreditur testudine, perque rubentes 
Excurrit prunas, sodisque juvantibis ipsum, 

790 Funibus abruptis, pontis versatilis axem 

Inversum, qui stabat adhuc, se sternere cogit, 
Ut pateat via Francigenis per limina porte ; [mam. 
Qui properant, arcemque parant irrumpere sum- 
Bogisium fugiens qua se modo clauserat hostis. 
Pons erat in vivo S quo scandebatur in arcem, 
Ëxcisus saxo, quem sic diviserat olim, 
f,\ Quando profundavit fossas, Richardus utrinque. 
Huc^ faciunt reptare catum, tectique sub illo 
Suffodiuût murum ; sed non minus hostis ab illa 

800 Part%ii)inare studet, factoque foramine, nostros 
Rétro minatores telis œmpellit abire. 
Unde nec in tantum murus resecatur ab illis, 
Ut^ casum metuat; sed mox ingentia saxa 
Ëmittit cabulus, nequiens que ferre dehiscit, 
Per mediumque crepans pars corruit altéra mûri, 

1. Nous adoptons la correction proposée par Barth; tous les 
mss. portent imo ou ymo, qui n'a aucun sens. 

2. Hune P. 

3. Quod V. 



208 PHiLiPPmos 

Altéra pars stans recta manet, patuitque foramen, 
In sua damna mens, quod ab intus foderat hostis. 
Quo viso, properanter eunt per fragmina Franci 
Repentes manibus, subeuntque foramine murum, 

81 Et capiunt omnes per vim, quia nuUus eorum 
Victori se sponte dédit; quinimmo reluctans, 
Quantumcumque potest capienti quisque resistit. 

Rex ita GaiUardo per prelia muita potitus, 
Guneta reedificat vel ab ipso diruta, vel que 
Improbus appositis destruxerat ignibus hostis, 
In triplo melius et fortius intus et extra, 
Antea quam fîierint, muros et cetera firmans^. 

At rex Anglorum, nimium conFusus et exspes, 
NuUaque jam se posse videns defendere castra, 

8S0 Gum sic perdiderit castellum fortius omni 
Gastello, quod posse capi nulla arte putabat. 
Cogitât occulte Normannica linquere rura*. 
In quibus ipse sibi tutum negat esse morari, 
Dum timet a propriis ne decipiatur amicis, 
Omnes dum merito metuit qui leserat omnes. 
Sic miserum sceleris animus sibi conscius angit ; 
Res miser ipse suas, Pontem qui dicitur Arche 
Atque Molinellos et Montis menia Fôrtia^ 



i. Ghron., § 129. 

2. Lorsque le Château-Gaillard tomba aux mains de Philippe- 
Auguste, Jean Sans-Terre avait déjà quitté la France depuis 
trois mois. (Voy. l'itinéraire donné par M. Duffus-Hardy en tête 
des Rotuli litterarum patentium,) On doit par suite considérer 
comme fausse Thistoire mise par Guillaume Guiart sur le compte 
du roi d'Angleterre, et suivant laquelle celui-ci se serait trouvé 
à Ghinon au moment où lui parvint la nouvelle de la reddition 
du Château-Gaillard. (Branche des royaux lignages, v. 4512-4534.) 

3. Montfort-sur-Risle (Eure, arr. de Pont-Audemer). 



LIBER vn. 209 

Diruit, ut patriam faciat sine viribus esse. 

830 Deinde recessurus, furtim jam classe parata, 
Âgmina prefecit toti niptarica regno, 
Ârchada precipue Martinum cum Lupicaro ; 
Extremumque valefaciens petit Anglica régna. 
Postmodo Norman nas nunquam rediturus ad oras^ . 
Jamque fatiscentem, feruleque ad verbera sur- 

[dum, 
Tempus erat, Guillelme, tibi desterncre mulum, 
Teque brevi longo reparare quiète labori. 
Très etenim tibi restât adhuc bis addere libros, 
Gompleat ut totum denarius ordo volumen» 

840 Ut qui Galtero* te nosti^ voce minorem, 
Saltem librorum numerus te* comparet illi^, 
Ni no vus emergat inopina re tibi casus, 
Quo dandus sit forte libris prolixior ordo. 

1. Voy. le commencement du § 132 de la Chronique. 

2. Gautier de Ghâtillon. 

3. te nostite V. 

4. te omis dans Y. Le ms. que le scribe de V avait sous les 
yeux portait sans doute ce mot rajouté entre les lignes, car le 
maladroit copiste a cru qu'il faisait partie du vers 840 et Ta soudé 
au mot nosti. (Voy. la note précédente.) 

5. Rigord pensait donc à ce moment compléter son ouvrage en 
dix livres. 



n U 



SI PHILIPPIDOS 



CATHALOGUS MATERIE LIBRI OCTAVI. 

SuBDiTUR octavo Normannia^ tota Philippo. 
Rex Turonos Pictosqm damât, Guidone* subacto, 
Exheredatur Raymundus^. Turba fidelis 
Hereticos contra cruce se communit et armis. 
Infinita necant illorum millia Franci. 
Occidit regem Petrus armiger Arragonensem. 
Rex dolet hereticos non^ posse juvare Johannes; 
Inque Deum famulosque suos ulcisdtur iram^ 
Qua Deus ipse suo pro crimine corripit illum^. 
Romipetas servosque crucis férus impedit Otho. 



INCIPIT LIBER OCTAVUS. 

SOLVERAT interea zephyris melioribus annum^, 
Frigore depulso, veris tepor, et renovari 
Geperat et viridi gremio juvenescere tellus, 
Gum Rhea leta Jovis rideret ad oscula mater, 
Gum jam, post tergum Phrixi vectore '^ relicto, 
Solis Agenorei premeret rota terga juvenci ; 
Rex agit armatos in prelia rursus, ut omnis 

1. Subdit in octavo se Neu stria V. 

2. Gui, comte d'Auvergne. 

3. Raymond, comte de Toulouse. 

4. nil V. 

5. Qua propriis pro criminibus mole vapulerat ille V. 

6. On était au mois de mai 1204. (Voy. Rigord, § 142.) 

7. Le bélier de Phrixus qui devint l'un des signes du Zodiaque. 



UBER vm. 211 

Hac vice Francigenis Normannia subjiciatur^ 
Vicus erat scabra^ circumdatus undique rupe, 

1 Ipsius asperitate loci Falesa vocatus, 
Normanne in medio regionis, cujus in alla 
Turres rupe sedent et menia, sic ut ad illam 
Jactus nemo putet aliquos contingere posse. 
Hune rex innumeris circumdedit undique signis, 
Perque dies septem varia instrumenta parabat, 
Menibus ut fractis villa potiatur et arce ; 
Verum burgenses, et precipue Lupicarus, 

Gui patrie curam dederat rex Anglicus omnem, 
Eiegere magis illesum reddere castrum, 

20 Omni re salva cum libertatis honore, 
Quam belli tentare vices, et denique vinci. 

Inde petit Gadomum, que jam tribus ante die- 
Quam rex venisset tradi poscebat eidem : [bus 
Villa potens, opulenta, situ speciosa, décora 
Fluminibus, pratis et agrorum fertilitate, 
Merciferasque rates portu capiente marino, 
Seque tôt ecclesiis, domibus et civibus omans, 
Ut se Parisio vix annuat esse minorem ; 
Quam Kaius dapifer Arturi condidit olim 

30 (Unde Domus Kaii pulchre appeilatur ab illo), 

1. On trouve ici dans V les cinq vers suivants : 

Totque sequebaniur illum jumenta virique, 
Quod cum Cambenis castra in campestribus essent, 
Aruit ebibitum ftumen quod Diva vocatur, 
Cum tamen assiduas effunderet Affricus imbres 
Ne quis id estivis ardoribus autumet actum, 

11 8*agit peut-être de Ghambois, commune de Tarrondissement 
d'Argentan située sur la Dive ; nous savons par l'itinéraire de 
Philippe- Auguste qu'il se trouvait le 7 mai à Argentan. 

2. scabrus P. 



21 2 PHILIPPIDOS 

Nostro sponte jugo se subjîcit, et sibi tali 
Facto in perpetuum régis mercatur amorem. 
Se sine lite capi dum sustinet et sine bello, 
Ac régi secum tôt clara suburbia tradit ; 
Exemplumque ejus urbs Bajocena secuta 
Régi subjicitur, et tota diocesis illa, 
Gumque diocesibus ^ tribus, illi très sine bello 
Sese sponte sua preclari nomims urbes^ 
Subjiciunt, Sagium, Gonstantia, Lexoviumque^. 

40 Interea Britonum dux Guido cum legione 
Britigene gentis fines invadit Âbrincos, 
Fini bus a Britonum quos limitât unda Goethni. 
Est locus in medio situs equore, sic tamen ut non 
Equor semper ibi stagnet, sed ^ quotidianis 
Et fluit et refluit vicibus, crescente sorore 
Phebi, consuetas seu decrescente per horas, 
Suscipiens ab ea majores sive minores 
Grescendi motus ; et sic locus ille marinis 
Fluctibus ambitur nunc, et nunc^ littore sicco. 

50 Gujus causa rei latet, atque latebit in omni 
Tempore nos quibus est luteis habitatio vasis-. 
Hoc attende tamen, prudensque intellige, lector, 
Quod cum planetis ferie cujuslibet horas^ 
Ordine partimur quo disponuntur et ipsi 
Unoquoque die, très ad minus aptat earum 
Luna sibi, non bis tamen onmibus intumet equor : 

1. satellitibus V. 

2. Ce vers est remplacé dans V par le suivant : 

Exemple Cadomi sub eodem tempore sese, 

3. Ghron., § 130. 

4. et V. 

5. non P. 

6. fiorts P. 



LIBER vm. 213 

Immo die toto bis taotum littora stagnant ; 
Tendit et in septem crementum quodlibet horas. 
Et decrementum^ totidem; sioque ordine jugi 

60 Concta (ère pelagus cresoendi seu retrabendi 
Non nisi sub lune motu momenta resumit. 
Unde autem liina boc babeat? Que conférât iDi' 
Causa quod Ooeanus magis illo temporè crescit, 
Quando plena nitet vel quando renascitur illa, 
Temporibusque aliis cur ipse minoribus idem 
Fluctibus intumeat, tanquam se motibus aptans 
Et variis lune vicibus, quibus illa vicissim 
Sumere crementum detrimentumque videtur? 
Cur iterum majora ferat crementa quotannis? 

70 Cur duplo major solito tumor elevet ilium, 
Scilicet autumni et veris sub tempore, quando 
Esse solet paribus spatiis nox equa diei? 
Rursus an a luna maris bec inflatio fiât, 
An magis a pelago fluat bec variatio lune» 
Gum pelagus luna constet prius esse creatum, 
Posteriusque sui nunquam sit causa prioris, 
NuUaque res habitum trabat a non ente vel actum ; 
Rursus an alterutri neutrum sit causa movendi, 
Sic ne fcrant eadem similes per tempora motus, 

80 Motus ut iste illi, nibil isti debeat ille^, 

Querite, (|uos mundi labor implicat, et tamen istud 
Querere nostra fides prohibet ; comprendere nulla 
Mortale ingenium valet boc ratione vel arte. 
At res et rerum causas qui condidit illas 
Solus dinoscit, solus disponere novit ; 

1 . detrimentum L P. 

2. queve hec dederat illi V. 

3. nihil debeat isti ille P. 



SI 4 PHIUPPIDOS 

lUi cuncta patent soli qui cuncta creavit. 
Non fixos homini fines, homo, transgrediaris, 
Neu que scire naquis investigare labores. 
Bestia que montem tangit lapidata peribit ; 
90 Rem satis est sciri^ nesciri causa sinatur. 
Nos igitur, nihil bac nos scire in parte fatentes, 
Sic rem prosequimur, ut non intacta sinamus, 
Que sunt magniloquis non indiscussa magistris, 
Qui cum mortales essent, celestia sensu 
Humano voluere sequi, sécréta patere 
Absque Deo temere sibi celica velle putantes. 
At nobis satis est vix nos ea scire fateri, 
Corporels nostrum veniunt que sensibus in cor, 
Que sublunari prope nos regione geruntur. 

1 00 Hic summo rupis in vertice, scemate miro, 
Gondidit ecclesiam devotio christicolarum, 
Ângelico monitu sibi quam sacravit honore 
Perpetuo Michael archangelus, ut famuletur 
Ghristo semper ibi monachorum concio sancta ; 
Quo vix perque gradus ascenditur, inferiusque 
Pendula villa domos plures habet et speciosas^, 
Et populi muiti satis ampla sede capaces. 
Qui locus in celum se taliter élevât, ut, dum 
De longe aspicitur, aliud nihil esse videtur 

110 Ârdua quam turris hominum Fabricata lahore, 
Quam ^ soli est operata sibi divina potestas, 
Et satis Angelicis gaudebat tutus haberi 
Presidiis, nuUo dispendia tempore passus. 
Ât simul edificans muros ibi cura Johannis 

1. sati P. 

2. speciosas et plures luihet P. 

3. quem L P. 



LIBER Tm. 215 

Pretnlit hmiBinas YÎres celestibos armis, 
Queaiqiie toebatur odesti milite Chrisbis, 
Manivit sacmm hamaoo manimioe mootem ; 
Extnnc causa looo pereondi inventa sacrato : 
Kam fera BrîtigeiHim rabies, non insda quando 

1 20 FIqcIds adesse soleL, Tel quo sit tempore littus. 
Ad montemre qoibiis paleat via sîoca diebus, 
Fkictai interstitiis lunaribos aUM'eviato, 
Vi fore oonfiracta^ subeant, inœndia misoent ; 
Igoeqoe sopposito domibos, vis ignea sursum 
Scandit, eteodesie décos omne locumqne sacra- 
Resqoemonasteriicremat insatiahtlisamfif», [tum, 
Hinc cum Britonibos asœndens Guido, mani- 
Vidnas sibi sîgntferis dbsedit Abrincas, [plis 

GoDe sitas int»* Seram Sefinamque supino, 

1 30 RisGÎfieros amnes moko salmooe feraces, 

Oimqiie soburbanis regi pessumdedit urbem. 
Hinc abiens iUi castra omnia subpdendo 
Esqœ Domom Kaii vioos et nira cremando. 
Tandem venit obi rex exspectabat eumdem. 
Dans populis nova jura sois ^ , aliosqne magistros ; 
Feoandasqoe ab eo grates com lande rqiortans, 
Ipse sniqne omnes, re sic felidter acta, 
Jam spoliis pleni gaodeot remeare Goethnom. 
Al simnl innotuit sancti combostio Montîs 

140 ¥agnanimo regi, dnmnmnque mina sacraram, 
Atqœ monasterii tola indoerata sopellex, 
Gompatitur |Mus eodesîe rerumqoe ruinis; 
Et ne Bat eîs deînoeps injuria talis, 
Predpit ut pereat munit(o iota Johannis ; 
Et sua militie cdesti castra 



i.-;ij|-ilK 



1. «ans P. 



21 6 PHILIPPIDOS 

Humanis bonus excubiis loca sacra résignât^ ; 
Largifluaque manu monachos^ juvat in renovando 
Sarta tecta^, libros* et cetera que furor ignis 
Solverat in cinerem : que nobiliore paratu 

150 Quam prius exstiterant, jam restaurata videmus. 
Sic mala convertit Deus in bona ; sic miseretur 
Nobis quando magis irasci credimus ipsum ^ ; 
Verbere sic propter peccata flagellât amico 
Quos amat, ut pravos studeant abdicere mores : 
Sic ferit ut sanet ; sic vulnerat ut medeatur. 

Hinc rex magnanimus, tota regione subacta, 
Urbi Rothomago victrices applicat alas, 
Quam sibi supposuit vix octoginta ^ diebus ; 
Nam duplices mûri, fossataque tripla profundo 

160 Dilatata sinu, numerosaque copia gentis, 
Et speciosa"^ nimis fluvii stagnantis abyssus, 
DiflScilem® nostris reddebant viribus urbem. 
Rothomagensis item communia, corde superbo, 
Immortale gerens odium cum principe nostro, 

i. relaxât V. 

2. tnoruicho V. 

3. Guillaume a sans doute cru que cette expression ne formait 
qu'un seul mot dont les trois premières syllabes étaient longues. 

4. Tous les livres du Mont- Saint-Michel n'avaient pas péri 
dans cet incendie, car nous en possédons encore plusieurs qui 
remontent à une époque antérieure, entre autres le ms. original 
de la Chronique de Robert de Torigni décrit par M. Léopold 
Delisle dans sa préface des œuvres de cet auteur (I, xlv). Voy. 
le Catalogue des mss. d'Avranches dans le Catalogue des manus" 
crits des Bibliothèques des départements (IV, 427-562). 

5. illum V. 

6. La Chronique (§131, p. 221) ne parle que de quarante jours 
environ. 

7. spaciosa V. 

8. dissimilem L P. 



LIBER vm. 217 

Vinci malebant ejus quam sponte subire 
Imperium, vel ei quicquam prestare Favoris. 
Suecubuit demum, miitilata cornibus urbe, 
Muros ipsa suos truncare coacta, suisquc 
Sumptibus antiquam subverterc funditus arcem ; 

1 70 Maxima Vernolio parilis solatia fati 

In commune ferens, doleat ne sola dolere, 
Parcius ut doleant discincte menibus ambe, 
Penaque par feriat quos culpa coinquinat equa, 
Amodo ne régi casu quocumque répugnent, 
Ne ve répugnantes juga nostra repellere possint^ 

Sic fuit ex toto Normannia subdita Franco, 
Quod nullo casu contingere posse putavit ; 
Normannique omnes per plurima bella subacti, 
Multaque pro non rege suo dispendia passi, 

180 Denique sunt régi proprio servire coacti^. 

Tempore quo Simplex in sceptris Karlus agebat, 
Normannos patriam Norwegia misit in istam, 
Grandibus evectos duce sub Rollone^ cuillis^. 
Qui paganus erat, vir prudens, strenuus armis, 
Ghristicole populi sitiens haurire cruorem. 
Hic cum multorum saturasset cedibus enses, 
Vicos invicta vi depopulatus et urbes, 
Pestiferum extendens in plurima régna Furorem, 
Demum Garnoti cum menia frangere vellet, 

190 Virgo Dei genitrix, que se dignata vocare est 
Garnoti dominam, tulit illi luminis usum, 
Vincibilemque dédit populo qui diligit ipsam ; 

i. Chron., § 131. 

2. L y a ici dans V la place d'un vers laissée en blanc. 

3. Rollomone P. 

4. Ce mot, qui désigne certains vaisseaux de transport (voy. Du 
Gange, Cuilla), est omis dans L et dans P. 



SI 8 PHIUPPIDOS 

ut sic extcrîus aliquanto tempore cecus 
Lucc mereretur Ghristum interiore videre^. 
Qui fugiens victus, majori parte suorum 
Amissa, factus humilis, lum dcnique Ghristo 
Gredidit, et meruit vitali fonte rena$ci. 
Proinde sue gaudens illum rex Karlus honorât 
Gonjugio nate, cum qua Normannia pacis 

SOO Fédère sub fîrmo datur iUi nomine dotis. 

Jam tamen ipse suis ipsam acquisiverat armis, 
Invida cui partus optatos Juno negavit, 
Ëxsortem prolis faciens excedere vita. 
Rollo tamen jungens aliam sub lege jugali, 
Viribus invictis patriam totaliter illam, 
Et sua post illum tenuit successio tota, 
Donec post annos virtus divina trecentos 
Illam restituit per prelia multa Philippo ; 
Quam tenet et tenuit, longumque tenebit in evum. 

SI Que prius antiquum cum Neustria nomen haberet. 
Post a Normannis habuit Normannia nomen, 
Quo gaudent patrii memores idiomatis esse ,[tus 
In quoNorthBoresiSy homo man^ sonat. Indevoca- 
Normannus ^ prisce meminit patrieque tribusque ^ . 
Postquam succubuit Franco Normannus, et 
Terra Philippinas suscepit Neustria leges, [omnis 
Indignante diu portavit vertice régis [rem 

Mite^ jugum, dominumque nequit nescire prio- 

1 . Voy. Miracles de N.-D, de Chartres, Bibliothèque de l'École 
des chartes, 1881, p. 549. 

2. noan V. 

3. Normanniis V. 

4. Ghron., § 132. — On trouve ici dans V un vers de plus : 

Nomine composito veterem sapiente loquelam. 

5. mitte L P. 



UBER vm. 819 

Quamvis ille status servilîor esset eisdem, 
220 Advena cum gravibus oneraret legibus iUos. 
Rex malens bonus esse malis, assuescat amando 
Ut sibi paulatim populus, ne se peregrinis 
Gonsuetudinibus arctari forte querantur, 
Judicia et leges non abrogat ; immo tenenda 
Omnia confirmât generaliter hactenus illis 
Observata, quibus non contradicit aperte 
Jus, aut libertas non dépérit ecclesiarum. 
Quedam autem in melius juri œntraria mulans, 
Gonstituit pugiles ut in omni talio pugna 
230 Sanguinis in causis ad penas exigat equas, 
Victus ut appellans sive appellatus eadem 
Lege ligaretur, mutilari aut perdere vitaro. 
Moris enim exstiterat apud illos hactenus, ut si 
Appellans victus in causa sanguinis esset, 
Sex solidos decies cum nunmio solveret uno, 
Et sic impunis amissa lege maneret ; 
Quod si appellatum vinci contingeret, omni 
Re privaretur, et turpi morte periret^. 
Injustum justus hoc juste rex revocavit, 
240 Reque pares Francis Normannos fecit in ista. 
Preterea motu proprio, nullo suplicante, 
Induisit monachis et clero, ut fiât ab illis 
Ganonico deinceps pastorum electio ritu. 
Nam rex Anglorum jus usurpa verat illud 
Usque modo, ut solus pastores ipse crearet : 
Nam, quoties pastore carens prelatica sedes 
Givili letho naturalivevacasset, 
Protinus ecclesie bona cuncta vacantis ab ipso 

\. Ces coutumes avaient déjà été modifiées par Richard Cœur- 
de-Lion, en 1190. (Voy. D. Brial, XVH, 214, note a.) 



220 PHIUPPIDOS 

Usurpata suos convertebantur in usus ; 
250 Slcque Dei sponsam viduans, quantum ipse vole- 
Gogebat placito sibi demum nubere sponso ; [bat, 
Istaque causa fuit aliis specialior, ob quam 
Ense trucidavit Thomam trux ille^ bcatum, 
Qui tam perversos ritus abolere volebat. 
Hec rex, ut juri contraria, juris amator, 
Filius ecclesie ob matris revocavit amorem : 

< Est mihi, proclamans, cura hec que spectat ad 

< Importuna satis cum sollicitudine regni ; [ensem , 

< Divinis divina viris tractanda relinquo. 
260 < Est curare satis laico laicalia ; cura 

< Nolo, inmiortales animas que curât, abuti. 

< Presint ecclesiis, presint conventibus illi 

« Preesse quibus dederit concors electio, sicut 
« Sacrosancta jubet sanctorum sanctio patrum. > 
Dixit, et, ut facto firmavit dicta, cohortes 
Hinc procul ar matas alias agit in regiones, 
Singula distribuens loca particulariter ipsis 
Agminibus, bellis simul ut pluraliter utens, 
Pictavos, Turones sibi subdat, et Ândegavitas, 
270 Instabihs fidei, varioque favore vicissim, 

Nunc hune, nunc illum, consuetos fallere regem. 
Nec mora, Guillelmus sibi qui de Rupibus aptat 
Gognomen, fortis vir corpore, fortior armis, 
Gumque sua nuUi rupta parcente Gadocus, 
Ândegavum irrumpunt, captamqueviriliter urbem 
Totam subjiciunt ejusque subyrbia régi*. 

1. Henri II, roi d'Angleterre. 

2. La prise d'Angers eut lieu vers la fin d'octobre 1203. (Voy. 
G. Dubois, Recherches sur la vie de Guillaume des Roches, dans la 
Biblioth. de l'École des chartes, 1873, p. 531-532.) — Chron., § 133. 



LIBER vm. 221 

Cujus Guillelmi rex inclyta facta fidemque 
Attendens, ipsum comitis vice, munere largo, 
ToUus patrie dominari jussit et urbi. 

S80 Gui quamvis totum donasset rex comitatum, 
Non tamen usurpât comitis sibi nomen habendum ; 
Imo senescallum quasi se minuendo vocavit ^ . 

Henricus vero modicus vir corpore, magnus 
Viribus, armata nulli virtute secundus, 
Cujus erat primum gestare in prelia pilum, 
Quippe marescalli claro fulgebat honore, 
Gum legione Troum veniens a rege recepta, 
Castro vi capto longam post obsidionem, 
Incinérât villam, murosque obtruncat et arcem. 

290 Hinc quoque progrediens victor Pictonibus ire 
Obvius audebat, qui, terram régis adorti, 
Yicos, agricolas depredabantur et agros ; 
Et licet inter eos esset Hemericus et Hugo, 
Et cum Guilielmo Savericus, Portacleasque', 
Atque alii quales équités Pictonia giguit, 
Quorum fama canit per totum nomina mundum, 
Non tamen aut vires Henricus abhorret eorum, 
Aut numerum, quamvis numeri foret ipse minoris ; 
Et tanto conferre manum ferventius ardet, 

300 Quo magnos fortesque viros ibi noverat esse. 

Jamque graves spoliis variis predisque redibant, 
Perque vadum déforme luto repedare parabant, 
Difficiles ubi densa vias alneta tegebant, 

i. C'est en août 1204 que Philippe- Auguste déclara les droits 
de Guillaume des Roches en sa qualité de sénéchal d'Anjou 
[Cat., 848-849) ; il est probable que le roi reconnaissait déjà aupa- 
ravant ce titre à Guillaume (Cat., 795), qui l'avait reçu d'Arthur 
de Bretagne (Cat., 562). 

2. Savaricus V. 



822 PHILIPPIDOS 

Per patrie loca fida sue tuto ire putantes ; 
Ëxspectabat eos audax Henricus ibidem, 
In patriaque sua Pictos ad bella vocabat. 
Qui cum majorem jam partem exisse vadosis 
Illorum vidisset aquis, campumque tenere, 
Impediente luto reliquos, exsultat, et, c Ecce 
310 € Tempus, ait, socii, quo se manifestet in armis 
Yestra, locumque videt, probitas, quo proférât 

[actu 
Ardorem virtutis amor quem pectore gestit*. 
Nunc, rogo, nunc quanto vobis sit amore Phi- 
Exprimat audaci virtus etdextera facto, [lippus, 
Jam video trepidare viros , jam terga parare ; 
Palma fere vobis pugnandi prevenit horam ; 
Ultro se manibus offert Victoria vestris. 
Neve minor paucos sit gloria vincere casu, 
Gratia fortune vobis providit in isto. 
320 € Nam, postquam vestras acies videre, catervas 
Ecce suas omnes cetu clausere sub uno, 
Ut levius possint vinci communiter omnes, 
Gonflictuque brevi, ut doleant succumbere vo- 
Ecce fatigati veniunt, spoliisque gravati; [bis. 
Nec vos hoc moveat, quod signis ecce levatis 
Ostentant* sese defendere velle videri ; 
Vos a pugnando sic deterrere putarunt, 
Et ficto vestras terrore relidere vires. 
Gognita si tamen esset eis intentio vestra, 
330 « mis si plene vestra de mente liqueret, 
Jam vidissetis ostendere terga, viasque 

1. Il faudrait sans doute lire gestat, mais tous les mss. sont 
d'accord. 

2. ostendant V. 



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LiBBR vm. SSI3 

Jam per diversas cetu fîigisse soluto. 
Segnities abeat, audacia prodeat ; ecce 
Quicquid in hac aliquid regione valere videtur, 
Temporis articule superare potestis in uno. 
< Yincatis victos, trepidis instetis, et omnes 
Suppeditat Pictos Victoria vestra Philippe, 
Totaque sponte subit ejus Pictonia leges. [phos. » 
c Una brevis multos consunimat pugna trium- 
3i0 Dixit, et, ejaculans trifidi se fulminis instar, 
Pictones volât in medios, ictuque supinat 
Portacleam primo, vacuamque relinquere sellam ^ 
Yi facit, et coni signare^, charactere terram. 
Nec reliqui comités pugnam virtute minori 
Arripiunt, sternuntque viros, traduntque ligandos 
Armigeris, ipsi reliquis^ dum fortiter obstant. 
Nam Savericus, et hi quibus est audacia major, 
Turpiter ut socios sic aspexere ligari. 
Disperses revocant, profugos in bella reducunt, 
350 Gollapsos relevant, et equis tellure levâtes 

Restituunt, bellumque novant, rigideque resistunt 
Marte viris. Equis animis pugnatur utrinque ; 
Hastis nil agitur, gladius selusque cutellus ^ 
Mertifer afficiunt alternis agmina plagis. 
Sic sibi conjunctum, sic de prope quilibet hostem 
Invenit ut feriat, atque ut feriatur ab illo. 
Et jam Pictonum, qued adhuc alneta tenebant, 
Agmen, ut aspexit socios concurrere Francis^, 

1. sollam V. 

2. et cànsignare P. — D. Brial avait à tort remplacé et coni par 
atqw suo, Conus désigne le sommet ou le cimier d'un casque. 

3. reliquos P. 

4. cultellus P. 

5. Francos V. 



824 PHILIPPIDOS 

Non audent ultra procederc ; sed retroversi 
360 Se malunt solos salvos salvare regressu, 
Quam dubio socios bclli sub fine juvare. 
Quo viso, campum viduat pars maxima, seque 
Subducit Franco ardenti quem ferre nequibant. 
Difiugiunt omnes ; sed nec Savericus abhorret 
Ipse viam^, multos post se fîigiendo relinquens; 
Nec curât quantos ibi quisquam linquat amicos, 
Qui vix se^ potis est solum subducere morti. 
Sic victis Victor Pictis, campoque fîigatis, 
Quinquaginta duos équités centumque clientes ' 
370 Ad regem misit vinctos Henricus, et omne 

Omnibus excussit spolium, predamque reduxit ; 
Gunctaque restituens nostris ablata colonis, 
Cetera divisit sibi victricique caterve*. 

Rex vero iuterea sibi jam subjecerat urbem 
Pictavim, totumque solum quod spectat ad illam, 
Loudunumque ferax Gereris, Bacchique Niortum 
Cum Monsteriolo, Partheneioque^ rebelli; 
Armatisque viris per singula castra locatis, 
Qui patriam faciant ejus sub nomine tutam, 
380 Agmina Ghinonis ferrata reducit ad arces. 
Iste senescalli vicus de nomine Kaii 
Nomen habet, quem cum primus fundaverit ipse, 
Fundatum voluit sibi nomine reque dicari, 
Gui Pendragoride régis largitio totum 
Neustrinumque solum donarat, et Andegavense, 

1. Jpsam fugam V. 

2. 0Mi vise P. 

3. Rigord (§ 151) et Guillaume, dans sa Chronique (§ 145), ne 
parlent que de quarante chevaliers. 

4. Ces faits se passaient en 1208. Yoy. Ghron., § 145. 

5. Parthenei qtioque P. 



UBKR ym. S3S 

Ut pariter fieret isti dux et oomes iUi^. 
Villa referta bonis, drcuindata menibus altis, 
Inter aquam montemque situ splendesdt ameno. 
Ârx autem soopulis drcumcingentibus alta 

390 Rupe sedet, quam sic ex illa parte nibenti 
Amoe Vigenna ligat, hinc circumcludit hiatu 
Horreode vallis, rectoque tenore sub altum 
Âera productus nature munere clivus, 
Ut non Gaillardo se jactitet inferiorem, 
Sive situ naturali, seu menibus altis, 
Aut d^nsorum numéro, sive ubere glèbe. 
Bellovagensis erat ibi vinctus episcopus' arcta 
Compçffe, Gonanusque Brevis^ qui nunc domina- 
BelligM» Britoni quem terra Leonica nutrit, [tur 

400 Quam pater ante suus tenuit Guidomarchus, amico 
Fédère conjunctus Francis regique Philippo ; 
Gorpore qui tam fortis erat, quod fregerit uno 
Tcmpus equi pugno, soloque peremerit ictu 
Prepositum ipse suum, pregrandi oorpore mons- 
Gui pugno duri perfregit verticis ossa^. [trum, 
Unde magis festinat idem rex prendere castrum, 
Solvat ut inde suos, recluso carcere, caros. 

Quinque fere novies stadiis distabat ab illo 
Nobile castellum quod Lochia nomine dicunt, 

i. Voy. Geoffroi de Monmouth, IX, il. 

2. L'évèque de Beau vais avait été enlevé par Mercadier en 1497. 
(Voy. Rigord, § 123.) On était alors en 1205. 

3. n ne faut pas confondre Gonan le Petit, comte de Léon, 
avec Gonan le Petit, duc de Bretagne. 

4. Gette prouesse de Guiomarde Léon a été déjà rappelée plus 
haut (liv. m, 223-230). Il résulte même des vers où elle est 
racontée, qu'en 1188, Guiomar de Léon tenait encore le parti du 
roi d'Angleterre. 

II 15 



826 PHILIPPIDOS 

41 Gui nec fruge solum, nec Baccho vitis avara est ; 
Endria cui magnum decus addit et utili(atem, 
Dulcibus irriguis hortos et prata rigando, 
Qui, oum sit gratus visu, fecundus et usu, 
Multimodo patriam juvat d:>lectamine totam. 
Hoc coUativa castrum parîtate videri 
In nulia dispar Ghinoni dote sinebant 
Municipes armis, natura situ, manus arte. 

Huie patrie toti preerat férus ille Girardus, 
Servus et a servis oriundus utroque parente, 

420 Gui satis obscurus ortum dédit Âthi^agu^ 
Is Turonum totam vastaverat, Ambadiumque, 
Et patriam totam cum vicis omnibus, in qua 
Editus atque alitus fuerat bubone ailpstro, 
Quamvis Supplicii servus foret Âmbadiensis^. 
Pejor enim quavis est peste domesticus bostis, 
Precipue qui colla premit pede libéra servo. 

Lochia Chinonemque simul rex obsidet, atque 
Vix anni spatio longo sibi subdit agone, 
(Tante molis erat tantas evertere turres !) 

430 Innumerosque capit équités, multosque clientes, 
Vi castrum multa qui tutabantur utrumque, 
Gumque aliis vinclo vinctum majore Girardum 

1. Sulpice III d'Amboise n'avait pas encore abandonné le parti 
de Jean Sans-Terre le i9 juin 1200, époque à laquelle celui-ci 
lui donnait le fief de Saint-Quentin. (Duffus-Hardy, Rotuli char- 
tarum, I, part. !, p. 70b.) Mais, vers la Toussaint de Tan 1202, 
Sulpice « qui ad regem Francie se converterat t brûlait Tours 
et l'occupait pendant tout l'hiver. (Chron. Turonense. D. Brial, 
XVin, 296^.) Quatre ans plus tard, il était l'un de ceux qui garan- 
tissaient, au nom du roi de France, la trêve conclue le 26 octobre 
1206 avec Jean Sans-Terre (Cat.^ 1006). Sa fille fut accordée avec 
Dreu de Mello, fils de Dreu lY, connétable de France (Cat., 1329), 
mais elle ne l'épousa point. (P. Anselme, VI, 59.) 



LIBER vm. 9ISI7 

Karno|K>U tenait in carcere tempore multo, 
Supplicio affligens digno pro crimine servum^ 

Exi^t iste locus, ni nos majora voearent, 
Adventum régis breviter memorare Johannis, 
Per mare qui veniens gentis cum millibus Angle, 
Pictonmn volait fines auferre Philippo ; 
Gontinuoque suum levitas Pictava favorem 

440 Illi restituit, ipsumque in prelia juvit. 

Sed, céleri^ levitate super veniente Philippo, 
Yix illi licuit profuge se reddere classi, 
Velivoloque suam vitam salvare recessu, 
Pluribus expositis morti, dum, classe parata, 
Rupelle in portu festino rémige transnat, 
Venerat unde modo, partes fugitivus ad Anglas. 
Mox omnem patriam sua rex in jura reducens. 
Hoc ^ sibi Pictones vinclo majore revinxit, 
Quo solitum variare fidem cor novit eorum. 

450 Sed que firma satis innexio Protea nectat ? 

Nec Pictos constringit amor, nec Protea nexus^. 

Nec miniis hic etiam, si nobis forte vacaret, 
Dicere tempus erat l»neviter vel tangere bellum 
Quo comes Alverne regionis Guido nepotem 
Perdidit et natum ; qui dum coUegia sancta 
Presumit spoliare bonis^ nec parcere sacris 
Yirginibus meminit, sibi dum confiscat earum 
Guncta monasterii trux, ornamenta, librosque, 
Et bona cuncta quibus vivebat concio sancta^, 

1. Ghron., §§ 133 et 134. 

2. sceleri P. 

3. Hec P. 

4. Ghron., § 139. 

5. sacra V. 



228 PHILIPPIDOS 

460 Nec vult regali monitu compesoere mentem ; 
Misso cum multis equitatu a rege maniplis, 
Deniqiïc confectum bello quamplurima castra 
Perdere se doluit totali cum comitatu. 
Talibus ecclesie rex damna ulciscitur armis, 
Tam rigida cleri predones reprimit ira, 
Ut qui non parent monitisV parère coacti 
Vindicte, saltem^ ad tempusmansuescere ditcant, 
Et brevior sit eis deinceps peccare facultas ; 
Quorum et si mentes penitus compescere pena 

470 Non valeat, multum tamen his subtractio rerum 
Impedit^, affectus ne perducatur ad actum. 
Privât enim effectu multum subtracta facultas, 
Gulpaque fit brevior quam patrat sola voluntas, 
Debeturque minor peccato pena minori. [nem 
Neve putes regem pro se hoc egisse, sed om- 
Impendisse operam Domino Dominique ministris : 
Guncta monasteriis fecit bona restitui que 
Perdiderant ; dono post donat cetera largo, 
Nulla sibi retinens, Guidoni Domnipetrite. 

480 Que cum Guido diu tenuisset, denique fatis 
Morte satisfecit, Arcbembaldumque reliquit 
Heredem, qui nunc patrio tenet omnia jure^ ; 
Que meruit miser ille^ suis amittere culpis. 
Qui modo privatam ducens pro tempore vitam. 
Que sua nuper erant alienigenis data plangit. 



1. saltim P. 

2. expedit V. 

3. Ghron., § 156. 

4. Cette épithète désigne non pas Archambaud, mais Griii II, 
comte dépossédé d'Auvergne, qui ne mourut qu'en 4224. Archam- 
baud IX avait succédé à son père, Gui de Dampierre, en 1215. 



LIBER vm. 2S9 

Quos adipe expleri^ rerum videt ille suarum, 
EsUriente suis cum successoribus ipso ; 
Hoc solo miseram solans solamine vitam, 
Quod comitem simili Raymàndum crimine lapsum , 

490 Qui Sancti cornes Egidii Tholoseque vocatur, 
Amisisse videt uii)es et castra. Quot annus 
Fertur habere dies, tôt villas ille celebris 
Nominis et famé Francorum a rege tenebat, 
Gui subjectus eral feodaliter, inque secundo 
Per vinclum carnale gradu conjunctus eidem^. 
Sed, postquam ecclesie cepit contrarius esse, 
Gatholice fidei defensans improbus hostes, 
Heresiarcharum fautor, populique fidelis 
Neqiliquam et cleri metuens inimicus haberi, 

500 Nec coDsanguineum sibi rex nec habere fidelem 
Dignatus, cepit contra illum bella movere ; 
Utque illi liceat punire licentius illum, 
Quamvis sciret idem proprio sibi jure^ licere, 
Impetrare studet a Summo Presule sacra 
Scripta ^ quibus pariât indulta remissio cunctis 
Spem venie, contra hereticos qui bella moverent, 
Per quos temnebat Ghristi Provincia legem 
Et se pestiferi fedabat peste veneni. 

Dehinc, quia nec Pape monitis nec régis amico 

51 Gonsilio comes ille férus parère volebat, 
Ut saltem reprobos cuivis exponeret hosti, 

1. impleri P. 

2. Raymond VI, comte de Toulouse, fils de Constance, sœur 
de Louis VII, se trouvait être le cousin-germain de Philippe- 
Auguste. 

3. proprio de jure P. 

4. Voy. les lettres pontificales indiquées par Potthast, Regesta, 
3352, etc. 



330 PHILIPPIDOS 

Âut per se puniret eos ut jura jubebant, 
Immo tuetur eos, et eorum prava per ifKum 
Secta viget, dum non prohibendo fit unus eorum, 
Rex et Papa simtd exponunt omnibus illum, 
Et res et patriam totam que spectat ad illum^, 
Ut qui preyaleat armis et viribus illi 
ToUere quod propirios licite comrertat in usus, 
Et dominus fiât rerum quas auferet illi. 

520 Rex igitur primus zeli fervore supemi 

Corde pio motus, ter millia quinque virorum 
Âd proprios sumptus instructos rébus et armis, 
Dans exemplum aliis, in Ghristi prelia misit. 
At reliqui proceres, équités, comitesque, duces- 
Prelati ecclesie, necnon et mobile^ vulgus, [que, 
Omnes pêne viri gladios qui ferre valebant, 
Spe ducti venie, Ghristi sua pectora signo 
Consignant, ut quod calet intus luceat extra, 
Illasque in partes iter aggrediuntur ituri. 

530 Ergo Dei pugiles, aciebus multiplicatis, 
Usque Biterrensem festinant ocius urbem. 
Ad quam turba frequens confluxerat heretioorum. 
Fortisenimet nimiumlocuples, populosaque valde 
Urbs erat, armatisque viris et milite multo 
Fréta, sed Âlbigei maculis infecta veneni ; 
Quam virtus modico sub tempore catholioorum 
Frangit, et ingressi sexus utriusque trucidant 
Millia bis triplicata decem, quos, absque virorum 
Majorum assensu, vulgi furor inmioderatus, 

540 Et Ribaldorum dédit indiscretio morti, 

Interimens mixtim cum non credente fidelem, 

1 . illam V. 

2. nobile L P. 



Nec curaus essetqois vita, quis oeœ digins ^ 

Hinc proœdenles Gareassoneotida cÎDgwit 
Ajgminibiis deosîa arbem, qnain tempore parvo 
Goaviter ex]iiigiiaiit, et «m se dedere oogiint, 

XeUator, civîs, eUs et aexos oierqpie, 
iola oooteoti ^ita, sîoe veste, siiie aimis, 
Arcto postioo quod vix foret exitus uni, 

550 Uous post aliom studeaot exire Tiritim, 

Guocta relÎDqueotes libito booa catholîoorain, 
Agros, arma, peais, gazas, vîoeta, peoaies. 
Et qnamotinnqtte locus rem lam predarushabebat. 
Quo facto, repleut utramqoe 6delibus urbem 
CathoUd pogiles, et sacramenla Deique 
Servitium fierî pitMatrant ordioe recto, 
Quod regîoDe mahis error comiperat^ ilia« 

Iode revertuotur, patrîamque revisere gaudeot 
Quisque suam, solo dimisso Simone Mooti 

560 Qui preerat Forti. Gomes indytus iUe, fideli 
Corde, manu forti, papalia jussa secotus. 
Et subieos oDus imporitum cervîoe volenti. 
Taie vidanetur ne firustra nomeo habere, 
Hereticos oomes tota regkme fiigavit, 
Quos ocddeodos compreodere forte nequibat ; 
NoD castrum, non urbs, munitio oulla fa^ebat 
niius occursum, quio mox succumber^ illi. 
Quamm pauca maous Ulum sequeretur in armis, 

i. Sauf le chiJTre des personnes tuées, qui est d'ailleurs le 
même que celui que donne Guillaume dans sa Chronique (voy. 
tome I, p. i?58. note 9), le récit du massacre de Béziers s'accorde 
axec celui de Pierre de Vaui-Ceraay. <D. Bhal, XIX, ?0 B.-C ^ 

t. oorrupcret P. 



S33 PHILIPPIDOS 

Supplebat numerum probitas immensa, fidesque; 

570 Et sic tota fere Gbristi Provincia legi 

Âuxiliante fuit Domino subjecta per illum. . 

Gonfugit ergo cornes Raymuddus ad Arragonen- 
Auxilium régis, qui congregat agmina regnp [sis 
Quotquot habere suo poterat ; nec defuit ifl^ 
Fusinus cornes S et Tbolosane copia gentis/ 
Massiliique viri, quosque illi misit Âvigno, 
Albia cara*, Nemaus, et quos misère Navarri, 
Et quos Dutrierat Garcasso, comesque Bicorrus^. 
Gonveniunt omnes numéro bis millia centum^ 

580 Mente una cupidi cum Simone vincere Francos, 
Et dare vel morti, patria vel pellere tota, 
Armis instructi, sed nec virtutis egeni, 
Quorum semper erat probitas exercita bellis, 
Et feritas assueta neci, cedique dicata. 
Hi tantis certant cum Simone viribus, ut vix 
Se sociosque suos defendere posset ab illis, 
Gujus erant équités cum quadraginta ducenti, 
Septingenti ^ in equis famuli, peditesque trecenti^, 
Gum quibus ipse noiens fortune cedere forti, 

590 Murelli tuta caute se clausit in arce. 

Ghristus enim sanctis ita consutit, ut vir ab una 

1. Raimoûd Roger, comte de Foix. 

2. chara P. 

3. Gaston VI, vicomte de Béarn, comte de Bigorre par sa 
femme. 

4. Ce chiffre est évidemment une exagération poétique. Ce 
n'est du reste pas la seule que Guillaume se soit permise dans 
ce récit de la croisade contre les Albigeois : c'est ainsi qu'on le 
verra plus loin faire désarçonner le roi d'Aragon par Simon de 
Montfort. 

5. Septuaginta L P. 

6. Voy. tome I, p. 259, note 5, et plus bas, v. 721. 



UBER Ym. 833 

• 

Se fugitlido bonus aliam oonservet io urbem ; 
Est etenim^Me vis evitanda malorum, [tiun. 
Ne quod meitte parant perducant semper ad ac- 
Immo etiam sanctis fiiga sepius expedit ipsis, 
Quo super ipsius nos instruit actio Ghristi, 
Dum subit Ëgyptum fugiens Herodis ab ira', 
InocKisulta trahat ne nos audacia sponte 
Vrfle môri, cunrnostra videt discretio quiAi sit 

600 Utilior nostre mortis dilatio quam niorsr> * 

At rex Ârragonum, totusque exercitns qus, 
Murellum fixis circumdant undique signis ; ^ 
Néo M moturos jurant, nisi Simone capto, 
CHlMÀidsque viris ejus qui signa sequuntur. 
I0k Murellum cum Simone contulerant se 
Périboe primi mdlte, pluresque secundi 
Ordinis, et cleri quamplurima turba minons, 
Arma quibus tractare negat4ex ecclesialis : 
Qui, sacra celestis doctrine verba pluentes, 

61 Gonsilium prestant aliis qui belligerantur. 
Et belle superant inimicos spirituali, 
Exemplo Moysis ^ pugnante precantis Hebreo 
Quo sursum toUente manus vincebat Hebreus ; 
Depressis autem manibus, Moyseque tacente, 
Victorem victor Amalech vincebat Hebreum. 
Et ne plus oneris quam commoditatis haberent, 
Neve gravis foret illorum presentia castris, 
Exercebat eos vigor indefessus ad omne 
Quod castrensis opus sibi sollicitudo requirit ; 

620 Plusque laborabant populo manualiter omni, 
Sola hec que mortem poterant inferre ca ventes. 

1. Moysi V et P. 



234 PHIUPPIDOS 

Omnes hi pariter communi anathéiBate regem 
ÂrragoDum feriunt, et qui illam in bella juvabant, 
Qui nitebantur Ghristi pervertere leg^n, 
Qui perversores legis relevare volebant^ 
Ut, Domini gladio percussi primo, feriri 
Promptius et noatro possint a milite oedi. 
^se etîam ut vidit tôt millibus uadique Simon 
^Mb cwcumcingi, nec corpora ae tôt habelte 
630^^1^^[|fala quot numéro centenos hostis habebat, 
Gonsulit, et tali compellat famine Franoos : 
Magnanîmi procei^es Trojana stirpe creati, 
Francorum genus egregium, Karolique potentis 
Roiiandique ooheredes et fortis Ogori, . [agros, 
Qui patrie tam dulce solum, lot{!fBtKltn^ tôt 
Qui villas tôt deliciis ojfiibusque fluentes, 
Qui tôt amicorum, tôt pignora conjugiorum 
Gara reliquistis pro Ghristi lege tuenda, 
Ipsum pre mentis oculis habeatis, et ipsi 
640 c Vos committatis soli, pro cujus amore, 

Pro cujus toi bella fide, tôt vicimus hostes ; 
Qui solus potis est nc^is conferre salutem, 
Qui solus nos eripuit de mille pendis, 
Qui solus nunc eripiet^ présente periclo. 
Tune etenim se débet bomo committere soli 
Puro corde Deo, cum quid ratiooe geratur 
Ex se non reperit, cum quod natura vel usus 
Gonsilium prestat, omni vacat utilitate. 
Obsidet hec, et nos gens tam numerosa necare 
650 c Dira mente sitit ; jam, fractis menibus istis, 

Gastellum irrumpent ; spatio jam tempons arcto 

1. Par suite d'un bourdon, les sept derniers mots {d^ mille — 
eripiei) sont omis dans V. 



€ Nose^Hont, flMvtiqiie dilMHit, el oottn fen- 

' [mm 
MorsîbQS el volocmm bnûrndm ladjcvera spsr- 
FaDens ot tafi contenti smoft bonoi^ fS^^U 
liastnqaetMnnàklihtmmAeMÉxx^ 
Sic et io e iioi 'q a Pr avi iiOft tota redAiît, [tïïis. 
Sancfeomiiic^ fides et sacmneota pmbaot, 
Skne capi satins et bonestuis esse putatis. 
Et sancte fid» legîsqoe vîdere minadi, {tos 
Quam pugnaDdo mon? Noo omoes toHet ioul- 
Mors it»D06<, mimeniin qoio Uteoiiemas eomm 
Qui DoimiB gladio jam promemere fieriri, 
01 cifiiis gbdiîs mereanÉar cedere adfetris. 
€ Nanc, l'auge, sancUxuin memores estote viro- 

[nim, 

4 Smofoms el Jonatlie ac Jnde liattiafiamf anim ^ , 

4 Et saooK patns illonmi^ fratnimqiie pnomm, 
Sacra qoibos douât Mafhahfi^ P^^û^i nomeD, 
Qiionim bus canihir et festa ooàintair ulnque, 
Qui tôt tam fortes ezstirpavere Ifraonos, 
Idolatnsqiie omoes tota regkme (ugaront, 
Idola frangeâtes, loci sacra reedificantes, 
in quibos aote Dei outtHra solebat haberi, 
Omne quod ÂntioGlHis fedarat sanctificaiites ^ 
c To, Guilldme, mihi frj t r e m qoem oobilis îlle 

c Banrarum domûns, gc uit r ui ' com miberet iili 

1. Mal hat i a niiaerum V. — Mathatmnimrum L. 

2. mnctificaniem P. 

3. Amicie, mère de Simon de Montfort, ayait épousé en secondes 
noces GuiUaimie 13 des Barres, de qui elle avait eu celui qui est 
nommé ici. Guillaume des Barres disposa les croisés en bataille 
pour la journée de Muret. {Chanson de la Croixade contre les Albi- 
gooU, édition P. Meyer, H, p. 163, t. 3653.) 



670 



336 PHIUPPIDOS 

Nostra, dédit, irater nobis uterinus ut esses, 
NuQC animo, nunc, queso, manu, te setnine 

[tanti 
Ortum demonstres imitatoreinque parentis. 
At tu, Guido cornes, quo principe Sidoniorum 
680 c Exsultat regio^, pariterque Pbilistica tellus, 
Qui vere meus es germanus utroque parente, 
Nunc, nunc scribatur virtus utriusque parentis 
Hèntetua, ut patribus simili probitate proberis. 
Te quoque te moneo, Rocii dominator, Alane^, 
Qui tof sub nostro fecisti rege triumpbos. 
Qui te cum reliquis bec in certamina misit. 
Vosque aUi proceres, communitiSir esal^ velitis 
Et patrum et patrie memores, genus unde 

[tatistis. 
Ne patres sibi dissimiles, ne dulcis alumiios 
690 c Patria dégénères doleat genuisie, qubd absit! 
Precipue régis summi studeatis bonori, 
Gujus mane novo pugnabitis bostibus. Ipse 
Dux velit et princeps pro se pugnantibus esse ! 
Sic fiât sicut fuerit divina voluntas. > 
Dixit, et assensu cetus totius in unum 
Gonclamante sonum, nuUo variante favorem, 
Sonmis nocte data, sub prima luce suorum 
Primitias operum Domino sacrât, ecclesiamque 
Matutinus adit, ut cum solemnibus boris 
700 Audiat ofScium quo Gbristi passio rerum 
Sub specie nostram typice repetita salutem 

1. Gui, frère de Simon de Montfort, avait épousé Helvis, veuve 
de Renaud, sire de Sagette. {Familles d'Outremer, p. 433.) 

2. Sur Alain de Roucy, voyez Chanson de la Croisade contre 
lês Albigeois, II, 129, note 2. 



TIR. 



W 




ftiir TJflrl rhlitir jmi lini" riMMiii ïliii 



?!• âc Banmi fNiglâa F"*^ t lÉiii . FctocÉk 



<|m> tsd, Arngones padeflL, wsraqpe ftrare 
hwmire fwiLwit , «tcb 




IsÉer se potsvere 
JanlaÉeL, €i peoilDB 
SQDTakt a lui» 



' • > ^ 




10 agitori^bdu 
Kec jampar aninK 

1. Geue dÎTÎgioi. es txuk carpe esl laeaûàsnxBfi^ ausa daii£ k 
CSmuiique de- Pifirre de TauX'<]«nxsT (t. 871 1 et daniF la (7i 

î. tnsùjam V, 

3. ont V 

4. pagne P 



88i PHILIPIppKMS 

Nam quemcumque bostem Fr^OMS fetitU illico 
Corruit, et vitam tenues exsuHsk in auras, (lipsus 

730 Si quis adhuc vivens ab equo mit, odua illum 
Dilaniant pedîtes, et ei vitalia solvunt, 
Dum properant équités alios aut cogère labi. 
Ut peditum nlanibus nimpantuf guttura l^psis, 
Aut in equis ipsis occidere vulnere crelnro. 

Rex furit Ârragcmum, sic cedi se sua c<iram 
Pignora cara videns, nec eis suocurrere posse ; 
Piget eumS tentatque suas in Simone vires, 
Indignans aliis concurrere ; quij^e minores 
Quoslibet indignos regali judicat ictu. 

7i0 Gautior occurrit, pugneque peritior, illi 
Simon, et lateris flexu oavet illius hastam, 
Que médias veniebalei transfigercLCostas. 
Tune régis dextra pemidter eripit hastam 
Et signum regale sî&ml quod pen<kft ab hasta ; 
Quod, populum tanti fadens meminisse triomphi, 
Nunc cum vexillo Romana pendet in ede^. 
At rex exerto comilem ferit ense ; sed ipsuin 
Fortior insurgens, rapto de vertice oono, 
Fortiter a sella oomes élevât, inque vigentîs 

750 Gircumflectit equi coUo, manibusque duabus 
Gnaviter amplexum regem portare volebat^ 
Et vivum servare, ned quia tradere tantum 
Fas non esse virum comiti putat ; ut pius hosti, 

i . pungit equum V. 

2. n est curidtJÉ'de remarquer que, pour compléter cet épisode 
imaginaire, Guillaume le Breton défigure un détail réel de la tie 
du roi d'Aragon : Pierre II avait envoyé à Rome la lance et 
l'étendard du roi maure qu'il avait vaincu l'année précédente ; 
c'est cette lance et cet étendard, et non pas les siens, qui furent 
suspendus dans la basilique de Saint-Pierre. (Voy. Ghron., § 161.) 



UBER vm. JttO 

ut bonus esse malo, populo laudetur ab omni. 
^ Ptftitur ille viro elabi, multoque labore 
.Vix duro amplexu sublabitur, inque virenti 
Gramine stare volens, prostratus oorpore toto 
Goneidity ejjt ftilva jacuit resupinus areijpi. 
Arragones oomitem circumstant, et magis illum 
760 Debellare student, quam regwoi tollere terra, 
nie "velut turris stat firmus, et enge rotato 
Dissipât instantes, etjpiulto sanguine pingues 
Reddit agros, muHaque virum se strage coronat. 
Ârmiger unus erat comitem prq^, nomine 

>[PetrusS 
Non indignus 0|iies fieri, vel gente, vel %Ns : 
Occiso qui lapsus equo pedes ibat, et ipse 
Pêne ducenta virum deda?at jam oorpora letho. 
Jamque gule régis ferrum, tljprace reducto, 
Âptabat. Gui rex damans : c Rex, inquit, ego sum. 
770 c Toile, mMpBcohibe, et nolitoV)ccidereregem; 
Sed PfjtilMi^ serves, tibi multa daturum 
Millia qKfiigÉm pro solo munere vite. >[essem, 
Petrus aduS^ c Modo te vidi, cum non procui 
Pectora veile tuo transfigere Simonis ense ; 
Meque peremisses, et Franoos insimul omnes, 
Si vuHu tibi propitio fortuna fuisset ; [tem, 
Dignus es ergo mihî succumbere, qin mihi mor- 
Qui comiti, qui Francigrais inferre volebas. 
In te solus homo moritur ; sed mors tua nobis 
780 c Omnibus et nostris est ccdlatura salutem. 
Rex es, ego régis opto interfector baberi ; 

i, V contient ici un vers de plus : 

Corpore, mente valens, generosus utroqtie parente. 
2. cohibe, noli P. 



9JtHl^ PHILIPPIDOS 

Hec mea dextra tibi regalia guttura rumpat^, 
Que de gente tua mutilavit membra duqi^ntiis. 
Quot dicas comitum manibus cecidisse meorum, 
Gum mihi tôt soli data sit necuisse potestas 
A J)omino, oui te fecisti impro^dus hostem ? 
Expedit ergo tuis ut eos comitere sub umbras, 
Ne sine rege^suo paveant occurrere Diti ; 
Quem svibrte queas per vim tibi subdere, vel tu 
790 c Rex ibi solus eris, ipl oonregnabis eidem. 
Propitiore tamen fato si vincere queris, 
Et .causa meliore tibi pugnare necesse est ^ . 
YiAe^ nec ôblitus fueris que munera Gharon 
^(jjÊqgit. nie quidem oequi^poiam trans Styga sis- 
clFeve tuosve, nisi tuus illi spiritus ante [tet 
Naulum persolvat, et porrigat ore trientem, 
Quem penei^ejusdem sunt omnes conditionis : 
Non domino servu^s, non rex a milite œffert ; 
Nil vires forti, nil divitie locuoleti, 
800 c Purpura nil régi ; cum pa^MBmves eodem 
Omnes vase bibunt, potus ^BMBDiibus idem . » 
Hec dicens, ferrum regali scHPne spumans 
Tinxerat, et vulnus alio geminaverat ictu. 
Protinus Arragones, amisso rege, per agros, 
Per valles fugiunt. Fuâinus cum Tholosano 
Ostendunt comités jam tei^a fugacia Francis ; 
Et quicumque necem possunt evadere, vitam, 
Âuxiliante fuga, pedibus salvare laborant, 
Plantis, non gladiis mage se ^ debere volentes. 
810 Stabat adhuc Tholosana phalanx prope fluminis 

[undas 

1. rumpit V L. 

2. ne cesses V. 

3. gladiis sese V. 



UBER vm. 241 

Millia dena quater in papilionibus altis, 
Observans aditus castri e regione sinistra, 
Ne quis ad obsessos veniat vel prodeat extra, 
Qui ferat aut querat illis quodcumque juvamen. 
Quos cum vidisset Bernardus^, presul eonim, 
Qui tune eum reliquis Murelli in turre manebat, 
Exspectare quasi bellum renovare volentes, 
Signifîcavit eis ut se convertere vellent 
Âd rectam veramque fîdem, comitique^ fîdeli 

8S0 Corde reformari, finemque imponere bello. 
Âst illi famulum pietatis verba ferentem 
Cedere Theutonico non erubuere flagello^; 
Et cum verberibus indigna oppix)bria passo 
Vix licuit paucis cum dentibus inde reverti ; 
In signumque illis a sancto presule missam 
Presumpsere stolam variis discingere plagis. 
Qua super ut comiti re certificatio facta est, 
A Domini bello summa cum laude reverso, 
Quamvis Arragonum satis esset strage gravatus, 

830 Lassatique viri post bella quiète foveri 

Exigèrent potius quam rursum in prelia milti^, 
Ëgreditur portis ; cum quo, non mente minori 
Quam si nulla die gessissent prelia toto, 



1. L*évêque de Toulouse s'appelait Foulques et non pas Ber- 
nard. Il fit, en effet, pendant la bataille, offrir aux Toulousains de 
déposer les armes. (Pierre de Vaux-Gernay, p. 87 D.) 

2. Simon de Montfort. 

3. Le mot Theutonicus flagellus, qui ne se trouve pas dans 
Du Gange, doit désigner le fléau d'armes assez usité en Allemagne 
et en Suisse, mais qui ne semble pas avoir été habituellement 
employé en France. (Voy. Viollet-le-Duc, Dictionnaire du Mobi' 
lier, V, 427.) 

4. in arma reduci V. 

n 16 



âiSl PHILIPPIDOS 

lUa invicta cohors inimica in castra feruotur. 
Non audet Tbolosana pbalanx exire furenti 
Obvia Francigene ; numéro sed fisa suorum, 
Seque putans infra sua castra resistere paucis, 
Obstruit introitus, et se defendere tentât ^ 
Sed brève per tempus, Domini viduata favore, 

8i0 Terga dat ; et , tantos nequiens sufferre furores, 
Se cedi patitur, et cedit turpiter hosti. 
Ut vi fracta lupus ingressus ovilia nocte. 
Non sedare sitim aut carnes immei^ere ventri 
Dente petens avida, gregibus tantununodo rumpit 
Guttura lanigeris, et strages stragibus addit, 
Sanguinis illecebras dum sicca fauce ligurit. 
Et calido stomachum potus dulcore saginat : 
Haud secus illa Deo devota per illius hostes 
Turma necando ruit, gladiisque ultoribus iram 

850 Ëxsequitur Domini, sibi quam geminaverat ille 
Desertor fîdei populus, cornes hereticorum. 
Nec spoliare illos^, nec quemquam prendere 

[curant. 
Sed tantum, assiduo rubricatis ensibus ictu, 
Ëffiiso vitam victis cum sanguine tollunt ; 
Inque die virtus Francorum claruit illo 
Tanta, quod adjunctis ter millia quina duobus 
Millibus ad Stygiam lux miserit una paludem ; 
Dextraque texit eos tanto divina favore, 
Quod tantum exciderent ex agmine Francigena- 

860 Octo peregrini, quosreperit bostis inermes : [mm 
Quorum spiritibus, lutea compage solutis. 



1. certat V. 

2. viros V. 



LIBSR YUI. 243 

Christus perpétue largitur gaudia vite, 
Nomine pro cujus cruor est effusus eorum ^ • 

Non minor, hac iteram Victoria contigit illis 
Girca tempus idem, quando victricibus armis 
Xantos, Burdigales, Blavios, Pictones, et Ânglos, 
Innumerosque alios variis a partibus illuc 
Contra catbolicos, mittente Jobanne, profectos, 
Simonis edomuit virtus, et nobile robur 

870 Gentis Francigene numéro brève, viribus ingens, 
Que summa meruit efierri laude per orbem, 
Multa triumphali dum cedit millia ferro ; 
Unde quidem pauci fugientes cum Saverico', 
Quem rex Anglorum temere prefecerat illis, 
Vix vitam salvare fuga meruere pudenda^. 
Quo mox audito, furiata mente Johannes 
Indignans sibi nec fraudes nec bella valere, 
Arma, quibus contra Francos nil proficiebat. 
In Ghristum famulosque suos convertit, eisque 

880 Imputât ignava quod mente resistere Francis 
Non valet ; et tanquam Deus bec infligat eidem 
Supplicia înmierito. Domino confligere soli 
Et Domini servis animo contendit atroci. 

Ulciscens igitur in Gbristi membra, Pbilippo 
Se toties victore mari terraque fugatum, 

1. Ghron., § 177. 

2. Savaricus V. 

3. Il s'agit sans doute ici de la bataille de Gastelaaudari livrée 
en 1211, à laquelle assistait Savari de Mauléon, sénéchal de 
Guienne, qui avait amené 2,000 Basques au comte de Toulouse. 
(Pierre de Vaux-Gernay, p. 55 B. — D. Vaissète, Histoire de 
Languedoc, éd. Privât, VI, 349, 368, 374, 373.) Peut-être aussi y 
a-t-il une allusion aux faits de Tannée 1214. (Pierre de Vaux- 
Gernay, p. 96 E.) 



Si4 PHILIPPIDOS 

Et quod nullus ei conatus cedit bonori, 
Ecclesias spoliât, cleri bona diripit, omnes 
Ruricolas civesque bonis proscribit avitis, 
Flagitiisque miser variis ruit in scelus omne. 

890 Laxat frena gule, maculatque libidine corpus ; 
Arctat avaritia cordis penetrale, nec unquam 
Attenuare sitim valet accumulatio census ; 
Quoque magis sedare illara sitit accumulando, 
Hoc magis illius animum cremat ardor babendi, 
Semper ut inveniat artes quibus improbus omnes 
Qui sibi subduntur argento privet et auro ; 
Quos spoliare nequit, vel strangulat ense, vel arc- 
Gompedibus vinctos longa nece cogit obire, [tis 
Quos vesana famés in carcere suffocat ipso. 

900 Prelatos etiam sacris e sedibus omnes 
Ejicit, et tota Anglorum regione relegat, 
Ut, procul amotis cleri populique patronis, 
Res sibi liberius acquirere possit eorum. 
Non parcit monachis, aut quos Gistercius ordo 
Candidat, aut babitus dénigrât Cluniacensis, 
Merlini ut pateant tandem problemata vatis, 
Quem dixisse ferunt : Olim dominaMtur Anglis, 
Argento urticas et lilia qui spoliabity 
Albentes monachos nigrosque per becduo signans^ . 

91 Organa suspendet ; cleri tacet omnis ubique 
Vox a laude Dei, nec sacramenta nec uHum 
Ecclesia officium célébrât, septemque per annos 
Se paganismi fedat tota Anglia ritu^. 

1. Ce vers est omis dans V. — D. Brial cite le texte de Mer- 
lin : « In diebus illis aurum ex lilio et urtica extorquebitur. » 

2. Voy. Histoire de* ducs de Normandie, p. 104, 109, 122, et 
Math. Paris, t. II, passim. 



LIBER y ni. S45 

Interea sanctos pascebat Francia patres 
Sedibus ejectos propriis, quibus alta Philippi 
Magnanimi pietas tutum prestabat asylum, 
Utque onus exiiii tolèrent tolerantius, atque 
Ecclesie fiscique bonis compassus alebat. 

Nec minus bac ipsa sub tempestateS Johannis 

920 Otho nepos régis, Saxonicus, omine levo 

Quem sors extulerat ad summi culmen honoris, 
Fleret ut imperium sordere Nerone secundo, 
Urbis Romulee * fines et jura beati 
Vastabat Pétri, patrimonia propria servi 
Servorum Ghristi ; que vere noverat esse 
Juris apostolici, sibi vi rapiebat et armis. 
Romipetas et qui Sancte succurrere Terre 
Ibant ex voto, quos crux assumpta tueri 
Et tutos prestare omni debebat ab hoste, 

930 Suppliciis animo variis subdebat amaro ; 

Hos spolians, illos occidens, membra quibusdam^ 
Amputât, obscuro multos in carcere claudit, 
Extorquere queat ut plura numismata clausis. 
Si quem paupertas tutum jubet ire, flagellis 
Geditur, in patriam vestigia vertere jussus, 
Sedis apostolice ne limina possit adiré. 
Obsidet introitus villarum ; publica nulli 
Strata patet, nuUis aditus dat semita tutos ; 
Armatus valles et confraga predo coronat 

9i0 Ne queat bac ullus aut illac ire viator. 
Pontes et gladiis et vispilionibus horrent. 
Ut quotquot veniant spolient vi . NuUa facultas 

1. Penthecoste L P. 

2. Romelee V. 

3. quorumdam; en marge : alias quibusdam P. 



246 PHILIPPIDOS 

Visendi Romamve datur, Dominive Sepulcrum ; 
De média plerosque via docet ire retrorsum 
Rumor, et infectis remeare ad propria ^ votis, 
Ne, sua cum nequeant indemnes solvere vota, 
Présumant certo sese objectare periclo. 
Propter enim votum riulli est in damna ruendum, 
Cum melius possit alio sub tempore solvi^. 
950 Sed, ne continui nos frangat cura laboris, 
Intercidat opus brevis hic pausatio nostrum 
Tempore vel modico, qua respirare queamus^. 

1. ad propria remeare P. 

2. Ghron., § 157. 

3 qua perdoceamur fuibenas 

Qtialiter in novo sit honorum fledere giro V. 



UBER IX. 247 



CATHALOGUS MATERIE HBW NONI. 

ScisMATicos parât in nono delere Philippus. 
Bolonides regnum turbaty profugusque Johanni 
Othonique fidem^ Ferrando complice^ jurât, 
Concilium célébrant cum rege Suessone Francis 
Quo se scismatids statuunt communiter hostes; 
Albidiamque forent cum jam tramire paratiy 
Subjicit Eneadis ^ et se et sua sceptra Johannes. 
Damnum Dan infert classi^ totusque crematur 
Cum regione locus. Ferrandi proditionem 
Flandria tota luit^ Francorum perdita ferro; 
Sed miserabilius périt omnibus Insula fallax. 
Tomacum Flandri septem tenuere diebus^. 



INCIPIT LIBER NONUS. 

Rex ita dam sévit in Christi membra Johannes, 
Ecclesiamque pari férus Otho furore molestât, 
Hic^ Anglos, hic Romipetas enormiter angens; 

1. Virgile ne se doutait guère, lorsqu'il écrivait ce vers (VIII, 

648) : 

jEneadx in ferrum pro libertate ruebant 

que IcxprossioD qu*il employait servirait un jour à désigner 

l'Église romaine. 

2. Au vers 702, il est dit que Tournai fut neuf jours aux mains 

des Flamands. — Dans V, le dernier vers du sonunaire est ainsi 

rédigé : 

Tornacum capiunt Flandri et mox perdere lugent. 

3. nie V. 



248 PHILIPPIDOS 

Audit, et, innata motus pietate, Pbilippus 
Ëeclesie damnis, cleri populique ruinis 
Gompatitur, Ghristique dolet decrescere cultum ; 
Audit, et ultorem Domini ecclesieque fîdelem 
Se fore^ promittit, animoque in vota ligato, 
Contra scismaticos^ magno ciet ^ arma paratu, 

10 Gommunemque juvat privata injuria causam. 
Bolonides etenim se jam subduxerat illi, 
Olbonis reprobi partes Anglosque secutus ; 
Non veritus jam ter ignominiosus haberi, 
Quo coram cunctis magis infamaret eumdem 
Tertia proditio^, triplicataque factio culpe 
Proditionalis pénis gravioribus illum 
Afficiat, dignumque eterno^ carcere reddat. 

Nescius ergo suum se procurare nocumen, 
Nec pre corde videns olim sibi quanta suisque 

20 Presenti infelix pariât dispendia facto, 

Transit ad Othonem ; summo quem letus honore 
Suscipit, et nequam sibi fédère colligat Otho ; 
Neve venenosas moveat dubitatio mentes, 
Firmat amicitie juratio fedus inique 
De^ reliquo fidum tanquam sibi; jurât "^ uterque 



i. dare V, 

2. Ce mot ne désigne pas les Albigeois, ainsi que le croyait 
Barth, mais bien Renaud de Boulogne et ses complices. 

3. parât V. 

4. Renaud de Dammartin avait déjà deux fois passé aux rois 
d'Angleterre, Henri II et Richard Gœur-de-Lion ; entre temps, 
il était revenu à Philippe-Auguste, qui l'avait en vain comblé de 
bienfaits. (Voy. Ghron., § 199.) 

5. Subiciens dignum diuturno V. 

6. 5e P. 

7. spondet V. 



LIBER IX. 249 

Auxilia ut contra Francos sibi mutua prestent, 
Inque Dei servos animo grassentur eodem, 
Quos de Francorum regno propellere jurant, 
Si modo se dederit illis fortuna benignam. [cem 
30 Inde per albicomas populos, patriamque fera- 
Quam Scaldus ^ fecundat aquis Lidusque profundis, 
Flandrum Httus adit, ubi pinum nactus ad An- 
Navigat, et tali compellat famine regem : [glum 
c Si factis condigna meis pensare, Johannes, 
€ Premia forte velis, observatoque rigore 
€ Justicie tractare reum, pietate remota, 
c Non prius accipiet brevis bec oratio finem, 
c Quam tua me gladio jubeat censura feriri, 

< Ocius ut facias caput hoc a corpore velli. 

iO < Me scio nempe tuum merito amisisse favorem '; 

< Nam tibi nil Franci, nil rex, nil bella tulissent 
c Gallica, ni clypeus imprimis noster adesset. 

c Unde nec admiror si me sic oderis, ut me 
c Tollere de medio tua quam cito cogitet ira. 
c Sed, quoniam fructum mea confert mors tibi 

[nullum^. 
c Vitaque nostra potest tibi commoda multa^ 

[referre, 
€ Vivere commodius tibi me permitte, meoque, 
c Si sapis, a jugulo gladios procul esse jubeto. 

1. Scautus V. 

2. Dans V, on trouve ce vers intercalé entre les vers 40 et 41 : 

Me scio nempe Hbi Normannica régna Misse. 
Renaud avait, en effet, pris part à la conquête de la Normandie 
et se trouvait à Caen en 1204 avec Philippe - Auguste. (Voy. 
Ghron., § 13i, m fine.) 

3. nullum mea confert mors tibi fructum V. 

4. plura V. 



250 PHILIPPIDOS 

Nam quod se mihi rex manifeste prodidit hostem, 
50 c Qui caput exilio nostrum damnavit, et omni 
Me sine jui'e mei spoliavit juris honore ^^ 
Hoc procuratum stabili fuit ordine fati, 
Prospectumque Patris eterni examine justo, 
Ut me subtraheret Francis occasio justa, 
Insperata tuis addens solatia fatis. 
Nam tibi poUiceor, et celi numina testor, 
Aut tibi restituet sine bello cuncta Philippus, 
Aut tibi cervicem dabit bec mea dextra Pbilippi. 
Nec labor iste gravis, faveat cum Flandria nobis 
60 c Ferrandusque comes, et cum Saxoùe Lovannus, 
Et Pictavorum manus invictissima bello, 
Theutonicusque furor, et laudatissimus armis 
Otho nepos vester, solus qui presidet orbi, 
Romanum imperium per bella potenter adeptus, 
Qui Pictavensem comitatum tam bene rexit, 
Saxonumque tenetpatria ditione ducatum. 
Tu, bone rex, in paoe sede, tantumque ministra 
Militiamet censum, quorum tibi copiamagna est. 
Astego, GuillelmusquecomesSalebericus, olim 
70 c Quem tibi providit nature gratia fratrem, 

Post Richardi obitum ne prorsus fratre careres, 
Cetera pervigili curabimus omnia mente'. 
Ne qua autem nostris kteat dubitatio^ verbis, 
Simone fratre meo valletur^ sponsio nostra 
Obside, cumque illo conjux nihilominus ejus 
Addatur, comitis Pontivi filia, neptis 

1. Voy. Ghron., §162. 

2. cura V. 

3. simulaiio V. 

4. suo finnetur V. 



LIBER IX. S51 

Franoorum régis, cumque his Dostra insuper 

[uxor, 
Rege sati Stephano que cum sit Data Mathei, 
Quarto juDcta gradu te sanguine tangit avito^. 

80 € Omnis duplicitas abeat; sit pactio firma. » 
Accedit dictis atque addit pauca Johannes : 
Immo ego, Pictonesque mei, Nannetica rura 
Andega vimque omnem subitis terrebimus armis ; 
Vos et Ferrandus Viromannibus arma feretis. 
Otho nepos noster Remis instabit, et illis 
Partibus armiferis quas irrigat Alba fluentis, 
Et Materna vago tendens per plana recursu ; 
Herveusque comes^ nobis est jure ligatus 
Jurando, tamen' occulte, donec locus adsit 

90 c Et tempus quo cum reliquis sibi consociatis 
In Gastinenses^ deseviet et Senonenses; 
Ut circumdetur hostilibus undique turmis. 
Ne qua parte manus nostras evadere possit 
Impius ille tuo qui te spoliavit honore, 
Surripuitque patrum mihi jura antiqua meorum, 
Robertosque suos^ in te commovit, ut ipsi, 
Et non ipse, magis te dejecisse putentur. » 

i. Simon de Dammartin figure non parmi les otages, mais 
parmi les pièges de Tacte d'hommage prêté par son frère à 
Jean Sans-Terre. La femme de Renaud, « S, (lisez /.) uxorem 
meam, » Ide, comtesse de Boulogne, est bien au nombre des 
otages, mais on n'y trouve point sa belle-sœur, Marie, &lle du 
comte de Ponthieu, et d'Alix, sœur de Philippe- Auguste ; Ide 
était fille de Mathieu d'Alsace et de Marie, fille du roi d'Angle- 
terre Etienne. Voy. Rymer, Fcsdera, éd. de 1816, p. 104. 

2. Hervé de Donzi, comte de Nevers, 

3. et non P. 

4. Gastinemios P. 

5. Les fils de Robert de Dreux. (Voy. Ghron., § 162.) 



252 PHILIPPIDOS 

Dixit, et extensis comitem circumligat ulnis, 
Âtque cornes régi strictis amplexibus heret, 

100 Âlternamque fidem per mutua basia jungunt^ 
Inque vicem sibi se jurant fore corde fidèles, 
Servitiumque Dei Franeorum expellere regno, 
Francis devictis, interfectoque Philippo * ; 
Que cuncta in melius divina potentia vertit, 
Sacrilegosque suis laqueis sinit illaqueari, 
Ut semper doleat dolus in se jure reverti^. 

Quamsatius, Reginalde, tibi, quamrectius esset, 
In crucis obsequium pit^cisci, votaque Christo 
Reddere, que dudnm ifevisti te cruce signans* 

i 1 Et verbo dare te régi factoque fidelem, 
Cui juratus eras, qui tôt tibi dona tuisque, 
Tôt villas, tôt opes, tôt honores contulit uni, 
Ipsius ut dono comitatus quinque teneres^, 
Teque suo socerum nato pateretur haberi ; 
Non domino contraire tuo, regnique quietem 
Sic motu turbare novo, totumque per orbem 
Te luctus dare materiam, causamque doloris ! 
Si Moretolium tibi rex tulit, Andelotumque^, 

1. Le vers 100 manque dans V. 

2. Dans V, on trouve ici un vers de plus : 

Ànglorum ut similem paciatur Prancia labem. 

3. Ghron., §§ 163-164. — Le vers 106 est remplacé dans V par 
celui-ci : 

Ne vero dampnosus doleat dolus esse dolosus. 

4. Renaud s'était croisé en 1200. (Voy. plus haut, liv. V, v. 59, 
et Raoul de Dicet, II, 168.) 

5. Les comtés de Dammartin, de Boulogne, de Mortain d'Au- 
male et de Varenne. (Voy. Chron., § 199.) 

6. La forêt d'Andaine (Orne), que Philippe- Auguste avait don- 
née, en 1204, à Renaud, en même temps que Mortain. {Cat, 884 
et 885.) 



LIBER IX. 853 

Judicio quia stare negas quod curia sanxit ; 

1 20 Non tamen in dominum deberes arma movere 
Tarn cito, sed potius vultu suplicare modesto, 
Ut tibi det veniam, teque in tua jura remittat. 
Si supplex humilisque redis, positoque tumore, 
Poscere te patitur innata superbia pacem, 
Omnia restituet tibi protinus, et potiora 
Dona dabit, solitumque bona cum pace favorem, 
De cujus bonitate fuit te fidere dignum. 
Sois etenim quantas tibi jam donaverit^ iras, 
Quam tua multoties injuria ieserit illum, 

130 Quamque sibi carum te postea fecerit ipse. 
Nunc, quia, consilio nolens parère salubri^. 
Corde indurato mis in tua damna scienter, 
Vade, tuisque para virgis tibi verbera ; reges* 
Âtque duces tecum ^ in mortem atque in vincula 

[mitte. 
Quorum corda, tue lingue inviscata veneno, 
Arte tua nosti sic infatuare, quod ipsi 
Non videant cecos in quanta pericula ducas, 
Queve illis subitus paret infortunia casus. 
Urbs antiqua sedet gremio telluris opime, 

1 40 Belligeris populosa viris, vicisque décora, 
Qua speciosa magis fecundaque ditibus arvis 
Ad circumpositas se Francia porrigit urbes, 
Que parte australi tempe Meldensia tangens, 
Et Silvanectim protendi passa pênes se, 
Belvaco occidue fieri contermina gaudet, 

1. donaverat P. 

2. consiliis Tion vis parère salutis V. 

3. tecujn V. 

4. Heges atque diÀces V. 



864 PHILIPPIDOS 

Garnopoli média que se dietinguit ab illa, 
Silyanectendis dilm rura diocesis arctat, 
Trans Isaram nimis ausa suas protendere metas ^ , 
Lauduno Remisque situ confinis ameno, 

1 50 Noviomum ad boream, Trecas attingit ad eurum, 
Et Gatalaunensi non se disterminat urbe ; 
Indice que fama, cum sit fundata Suevis 
Exolibus, merito sortita est Suessio nomen ; 
Lenifluis piscosus aquîs quam ditat et ornât 
Mitis Atax^, Latias doluit qui ferre carinas, 
Itala cum Gailis inferret Julius arma, 
Âuxona cui faciunt nomen vulgare moderni, 
Qui libi cum toUat nativum Vidola^ nomen, 
Ipse suum perdit Isara majore receptus. 

1 60 Hic quoniam facilis locus est quo confluât omnis 
Âbsque mora^ varias gens circumfiisa per urbes, 
Francigenum ductor prelatos ecclesiarum 
Et toto proceres de regno congregat omnes. 
Quorum stans médius placido sic incipit ore, 

i . Il y a un vers de plus dans V : 

Silvanectensis ubi jura diocesis arctat, 

2. L'édition de J. de Meyer porte Arar. — L'Aisne, qui passe 
à Soissons, n'a jamais été appelée Atcus; ce nom désigne l'Aude. 
L'erreur de Guillaume vient de ce qu'il imite ici un passage de 
la Pharsale, dans lequel Lucain nomme VAtax quatre vers après 
Visara, llsère, que le poète de Philippe- Auguste aura sans doute 
confondue avec l'Oise, appelée aussi en latin Isara. 

Hi vada Hquerunt Isar» qui gurgite ductus 
Per tam multa sua fanuf majoris in amnem 
Lapsus ad aoquoreas nomen nonpertulit undas, 
Solvuntur flavi longa statione Ruteni ; 
Mitis Atax Latias gaudet non ferre carinas,,, 

(Phars., I, 399-403.) 

3. La Vesle. 

4. De facili V. 



UBER IX. 355 

More suo brevitate studens substringere verba : 
c Saoctorum, o dves, quos ecclesiasticus ordo 
€ Yicioat celo, vosque, o veDerande senatus, 
€ Quorum militia multos jam vicimus hostes, 
c Quot damna ecclesiis Otho rex atque Johannes 

170 c Intulerint plene Dovit discretio vestra. 

c Unde Pétri virga merito percussus, uterque 
c Fit subici dignus gladio quoque materiali, 
c Gum non sufficiat correptio spiritualis 
c Ut compescat eos, cum fiant détériores, 
c Inque malum magis audaces anathemate lato. 
a Quapropter, quicumque sciens communicat illis, 
c Traditus est &ithane, pêne factique sodalîs. 
c Unde mihi, vestrum Domino servante favorem, 
€ Mens mea proponit^ Ânglorum in vadere regnum , 

1 80 c Ut digne feriat pêne vindicta Johannem, 
€ Aut ignomînia regnum comitante relinquat, 
c Servitiumque Dei tandem renovetur ibidem, 
c Ângiia quo caruit septem et multo amplius annis. 
€ Francia scismaticos et cleri quoslibet hostes 
c Debellare solet, et castigare' rebelles, 
c Quicumque ecclesie jussis parère récusant. 
€ Nec fuit hoc nostro neglectum tempore, nec vos 
a Hoc ad opus nostrum vestra hactenus arma ne- 

[gastis. 
€ Nunc ergo, o socii bellorum, nunc, rogo, vires 

1 90 € Quisque suas Domino prestet qui prestitit illas ; 
€ Nec cuiquam dubitare licet quin gratia presens 
c Ipsius adjutrix pro se pugnantibus ladsit. » 



1. proposuit V. 

2. castigare solet et debellare Y. 



S56 PHILIPPIDOS 

Dixerat. Atproceres, venerandaquecuriasancti 
Goncilii, palmas alacres ad sidéra tendunt^, 
Et conclamantes voto communiter* uno, 
Tarn sanctum régis, tam commendabile laudant 
Propositum, seseque in idem discrimen ituros 
Una promittunt, promissaque pignore firmant 
Jurisjurandi. Primus Ludovicus^, et Odo* 

200 Allobrogus, cornes Herveus^, et Bellijocensis 
Guiscardus jurant ; jurât Savaricus id ipsum, 
Ad tempus varians, Pictonum more, favorem. 
Dux quoque Lovanie^ régis gêner, atque Nemurci ^ 
Et Barri ^ comités, et Guido Domnipetrinus, 
Yindocinique comes^, cum Trecensi comitissa *^, 
Et Robertigene**, Britonum dux nomine Petrus ^^ 
Et^^ Robertus cui frugis vastatio casu 
Agnomen puero dederat** fraterque Johannes^^ 
Illorum, cui Brena dédit cognomen et ortum 

21 Gum genitore suo Roberto jam seniore : 

Qui, cum fortis adbuc membris animoque vigeret, 

\ . tollunt V. 

2. concorditer V. 

3. Louis, fils de Philippe- Auguste. 

4. Oldo V. 

5. Hervé, comte de Nevers. 

6. Brabancus V. — Louranie P. 

7. Pierre de Gourtenai, comte d'Auxerre, et marquis de Namur 
par sa femme. 

8. Henri U, comte de Bar. 

9. Jean m, comte de Vendôme. 

10. Blanche, comtesse de Champagne. 

il. Rotkobertigene P. — Les fils de Robert de Dreux. 

12. Pierre Mauclerc, duc de Bretagne. 

13. Ac V. 

14. Robert Gâtehlé. 

15. Jean, comte de Mâcon gpar sa femme. 



LIBER IX. 257 

Protestabatur tali se proie beatum ; 
Quem Belvacensis comitatur episcopus ^ , ejus 
Germanus, quorum régis patruelîs* ute^queest^ 
Hos odium majus privataque causa movebat, 
Ut strepitu majore arment in bella cohortes, 
Cum quibus, antea quam regni esset publicus 

[hostis, 
Immortale odium et guerram Reginaldus habebat^ 
Et quia rex ab eis non defendebat eumdem ^ 

%%0 Justius esse sciens neutris prestare juvamen, 
Quam fieri maie gratus eis dum subvenit istis, 
Ut sine defectu parti foret equus utrique, 
Irritare suum dominum presumpsit, eique 
Est inferre minas multis presentibus ausus ; 
Nec super bis juri monitus parère volebat, 
Solaque causa quidem fuit bec cur exulet ipse. 
Omnis baro, comes, dux, rector, episcopus, ab- 
Cum reliquis membris regni, se fédère firmo [bas, 
Sponle ligant régi, viresque in prelia spondent. 

230 Rex ubi^ Francigenas tam prono pectore bel- 
Accepisse videt, proceres ad propria mittit, [lum 
Ut propriis satagant domibus disponere, reque 
Disposita, certum redeant post tempus ad ipsum. 
Ipse incunctanter jubet arma ratesque parari, 
Âssignatque diem maii que dena kalendas 

1. Philippe de Dreux, évoque de Beauvais. 

2. cognaius V. 

3. Robert et Philippe de Dreux étaient fils de Robert I«', comte 
de Dreux, frère cadet de Louis VU. 

4. L'origine de cette haine est exposée dans la Chronique, § 162. 

5. Et quia rex nolebat eum defendere ab illis V. 
. 6. ut V. 

II 17 



258 PfflLippiDOS 

Subsequitur^, qua Bolonico se littore classis 
Exibeat, latura viros, annisque parata 
Omnibus et rebus quas res tam summa requirit. 
Quo cum venissent rex ac exercitus omnis, 

240 Omnibus instructa rebus jam classe, suosque 
Ëxspectante notos, tempusque meantibus aptum, 
Solus Iberigena Ferrandus defuit ; ille 
Solus noluerat vires promittere régi, 
Nec se cum reliquis jurando jure ligare ; 
Quippe ligatus erat per juramenta Johanni 
Et régi Othoni^, sic procurante nefandam 
Bolonide^ fraudem, per quam nihilominus ille 
Proditor et dignus fieret squalere catenis. 
Hic Ferrandus erat Hispanus gente, neposque 

250 Nobilis iljius Mathildis, Portigalensi 

Que sata rege fuit, comiti sponsata Philippo ; 
Qui cum proie carens Acharon moreretur in urbe, 
Baldoinus ei sucessit, quem soror ejus 
Henuinusque^ comes^ illi genuere nepotem, 
Régine Elisabeth fratrem , qui postea régi ^ 
Bella moyens, regno exivit, factusque monarcha 
Imperium tenuit Grecorum [haud*^] tempore 

[multo®, 

i. 22 avril. (Voy. Ghron., p. 246, la ûa de la note 4 de la page 
précédente.) 

2. Voy. Ghron., p. 246, note 3. 

3. Bolide V. 

4. Henaviusque V. 

5. Marguerite, sœur de Philippe d'Alsace, comte de Flandres, 
avait épousé Baudouin V, comte de Hainaut. 

6. Voy. Rigord, § 115, et Ghron., § 88. 

7. Ge mot, exigé par le sens, manque dans tous les manuscrits. 

8. longo V. 



LIBER IX. 259 

Postea quem Thracum dux * interfecit ibidem . 
Cui cum nec proies ulla esset mascula, nate 

260 Florebant géminé^ in patria, spes grata nepotum, 
Quas enutriri tenere faciebat, ut alti 
Sanguinis heredes, régis tutela Philippi ; 
Qui primogenitam, postquam de patris earum 
Gonstitit interitu, totali cum comitatu 
Ferrando uxorem donavit munere largo, 
Ejus ad hoc amite suplicamine ductus et astu, 
Ignarus facto que tali damna sequantur^. 

Postquam Ferrandus comitem se vidit, et altum 
Ex humili, magnum de parvo, e^ paupere ditem, 

270 Detrectare jugum cepit regale, modumque 
Querebat fieri quo posset liber ab illo. 
Unde nec erubuit régis contemnere verbum. 
Et domino contraire suo, nec adesse vocatus ; 
Quamvis pactus erat régi paribusque, quod equa 
Mente ferat quicquid super bis rex imperet illi, 
Stans verbo potius quo se constrinxerat Anglis, 
Ut, cum transierit Francorum exercitus omnis, 
Debellaturus Ânglos regemque superbum, 
Desolata suis temere cum rege patronis 

280 Arbitrio pateat ipsius Francia tota, 

Ipseque cum Flandris regni pulcherrima vastet, 

1. Joaunice, roi des Bulgares. 

2. Jeanne, qui épousa Ferrand, et Marguerite, mariée d'abord 
à Bouchard d'Avesnes, puis à Guillaume de Dampierre. 

3. « De cel mariage li aida une soie ante, qui fu feme le boin 
« conte Philippe de Flandres; car elle donna au roi de France 
« .L. mile livres de paresis pour le mariage faire, et moult li 
« cousta as conselliers le roi. » (Histoire des ducs de Normandie, 
p. 127.) 

4. et L. 



260 PHILIPPIDOS 

Proque* suo libitu de regno et rege triumphet. 
Ista procul dubio Ferrandus mente fovebat, 
flec se facturum juraverat ipse Johaoni^. 

Insidiosa foret fraus utilis insidioso, 
Ipsi si soli prenosse daretur eamdem. 
Sed nihil occultum quod non quandoque patescat, 
Nil ita secretum quod non aut fama revelet, 
Aut sapiens vivo deprendere calleat astu. 

390 Tarn certis signis quam famé murmure, fiunt 
Que facturus eral Ferrandus nota Philippo^, 
Propositum mutât, mutato tempore ; classem 
Precipit ut properet Savaricus ducere Danum, 
Pictonesque sui, quibus ars piratica nota est, 
Atque Latinator ^ Galiota ^ cum Ludovico, 
Gumque sua nuUi rupta parcente Gadocus. 
Littore Bolonico diffunditur in mare classis, [tur 
Yixque satis quo currat habet ; nimis arcta viden- 
Equora tôt ratibus ; austris spiramina desunt, 

300 Vêla quibus tôt sparsa queant sinuare per undas. 
Que si cuncta velis uno defigere visu, 
Frons oculis tua lynceis armetur oportet. 
Quod si sub numéro comprendere forte labores, 
Navibus Argolicis quas eurus in Aulide longo 
Tempore detinuit, îter impediente Pelasgum 
Neptuno, ne Troja cadat quam struxerat ipse. 



1. Inque V. 

2. Ghron., § 165. 

3. L'ordre des vers 290 et 291 est interverti dans V. 

4. Tous les mss. donnent latinator, y compris celui de Paris, 
qui, d'après l'édition de M. Pannenborg, porterait catmatorum, 
(Voy. plus haut, livre VII, vers 330, note 9.) 

5. Goliota P. 



LIBER IX. S61 

Quingentas bis quinque rates et quatuor adde^. 

Quo se non vertit^, egeat ne prorsus, egestas? 
Quam sibi non mendicat opem, qui non habet ex 

31 Âuxilium sibi suflieiens, instante pericio, [se 
Precipue sibi cum se fortior imminet hostis, 
Yiribus et causa quo se vîdet esse minorem, 
Seque suos meminit lesisse scienter amicos? 
Omnia pretentat, omnes se vertitad artes^; 
Hostibus ex ipsis fieri sibi curât amicos, 
Quorum subsidiis alios eludere possit. 

Sepius erudiunt perversas vcrbera mentes, 
Plusque flagellando servilis pena timorque 
Proficit ut reprobos reproborum reprobet actus, 

320 Quam divinus amor aut exhortator amicus 
Possit ab assuetis revocare reatibus illos. 
Gontritum simulans, fallaci corde fatetur 
Tantorum scelerum se penituisse Johannes ; 
Audet apostolicis dare sub pietatis amictu 
Yerba viris qui sunt a cardine nomen adepti, 
Et patrum patri blando suplicare precatu, 
Utveniam presteterratibus^ : c Omnia, damans, 
€ Restituam clero ; regni depono coronam, 

i. U faut donc ajouter 514 au nombre des vaisseaux grecs, 
lequel s'élevait à 1186 : 

Bis septem ventre minus quam mille ducentm. 

(Pindarus Thebanus, 220.) 

On arrive ainsi au total de 1700 navires indiqué dans la Chro- 
nique, § 170. 

Au sujet des événements rapportés dans les derniers vers, 
voy. Chron., § 169. 

2. vertat V. 

3. arces P. 

4. errantibus P. 



262 PHILIPPIDOS 

c Indignum qua me fateor ; vassallus haberi 
330 € Ëcclesie volo Romane ; diadema resigno, 
€ Petre, tibi toto cum regni jure. Mihi rex 
c Âmodo Petrus erit, ego Pétri miles habebor. » 
Âcceptans pater ista patnmi commenta Johan- 
Gaudet, et in partes Pandulphum destinât illas. [nis 
Gui cum firmasset^ per scripta patentia pactum, 
Jureque jurando de pactis stando, Johannes 
lUius in dextra sceptrum regale resîgnans^. 
Se pape regnumque suum ^ sic mancipat, ut sit 
Vassallus ^ de rege novus, de principe miles ; 
340 Regnet ut ipse tamen sub Pétri nomine, marcas 
Argenti pape solvendo mille quotannis. 
Hoc regnum Anglorum decoravit honore Johannes, 
Hoc generi preduice suo decus addidit, ut sint 
Reddere constricti Romanis rite tributum, 
Privati sceptro cum libertatis honore^, 

Ergo relaxatur sententia ; cautio rerum 
Restituendarum fragili munita sigillo. 
Que fuit effectu post hoc caritura supremo. 
In patriam clerum revocat, dant cantica signum 
350 Letitie, officiumqueDei renovatur ubique^. 

Glassis prima quies Galesi fuit ; altéra portu 
Fit, Gravelinga, tuo, quo rex aciesque pedestri 
Perrexere via, cui cives omnia secum 

\ . œnfirmasset P. 

2. résignât V. 

3. Et se cum regno pape V. 

4. Vassaldus L P. 

5. Le vers 345 ne manque pas dans V, ainsi que cela est indi- 
qué dans l'édition des Monumenta Germanw; il est seulement 
placé avant le vers 344. 

6. Chron., § 171. 



LIBER IX. 263 

ExpoDunt bona que vicus tam dives habebat. 
Noiuit ille tamea villam spoliare ; sed illam, 
Sicut erat, domino Ludovico œssit habendam. 
Inde movens iterum classis legit equoris undas, 
Quod Bloetinorum candentia iittora lambit, 
Quaque marescosos extendit Flandria campos, 

360 Et qua bellipotens média inter prelia terram 
Sulcat Isangrinus gladio mubitus et hasta, 
Qua sola Furnus arat, sinibus^ vicina marinis, 
Quaque ruinosos ostendit Belga pénates, 
Semirutasque domos, regni monimenta vetusti, 
Nervius ^ armipotens ubi bella frequentia gessit, 
Quem nunquam sibi prévalait Romana potestas 
Subjicere omnino, certisve ligaretributis; 
Belga covinorum, Lucano teste, repertor^, 
Belga potens opibus, armis et viribus, olim 

370 Romanis ^ valde infensus, tantaque per orbem 
Laude celebratus ^ quod ab illo Gallia priscum 
Belgica nomen habet, regni pars tertia Galli^. 
Hinc quoque digrediens, flatu propulsa secundo, 
Portum leta subit a damno nomen habentem, 
Qui tam latus erat, tanteque quietis, ut onmes 
In se sufficiat nostras concludere naves ; 
Quo valde speciosus erat Dan nomine vicus, 
Lenifluis jucundus aquis atque ubere glèbe, 
Proximitate maris portuque situque superbus. 

i. finibus P. 

2. Nevius P. 

3. Voy. Lucain, Phars., I, 426. — Le vers 368 se trouve placé 
dans V entre les vers 365 et 366. 

4. Romulidis V. 

5. celebratur P. 

6. nostri V. 



264 PHiLipproos 

380 Hic Savaricus opes cunctis e partibus orbis 
Navigio advectas supra spem repperit omnem, 
Infecti argenti massas, rubeique metalli, 
Stamina Phenicum, Sérum, Gicladumque^ labores, 
Et quas hue mittit varias Hungaria pelles, 
Granaque vera quibus gaudet squarlata^ rubere, 
Gum ratibus vino plenis, Yasconia quale 
Vel Rupella parit, cum ferro cumque metallis, 
Gum pannis rebusque aliis quas Ânglia vel quas 
Flandria contulerat illuc, mittantur ut inde 

390 In varias partes mundi, dominisque reportent 
Lucra suis, quibus est spes semper mixta timori. 
Sorte cornes dubia, subitique angustia casus. 
Omnia que pirata rapax Savaricus, et ejus 
Dira cohors, in idem sibi concinnante Gadoco, 
Indigenis contra perçusse fédéra pacis, 
Diripuere^ sibi sociisque^ juvantibus ipsos, 
Non veriti violare fidem, pactumque negare^ ; 
Que nostris peccata, reor, nocuere carinis. 
Rex vero interea patriam sibi subjugat omnem, 

400 Undique dispersis per rura patentia turmis, 
More locustarum, que, terre plana tegentes, 
Se spoliis onerant, predasque abducere gaudent. 
Mox subduntur ei sola formidine summo 
Menia Gasselli pendentia vertice montis. 
Que cum militibus bene munivisset et armis, 

i. et cladumque P. 

2. scarleta V. 

3. Arripuere V. 

4. sociis L P. 

5. « Promiserant enim pacem Danitis pro certa quantitate 
« pecunie; sed, aviditate rerum aliarum ducti, menti[ti] sunt 
« eis. » Glose de P. 



LIBER IX. 365 

Impigcr Ypreias propero subit^ agmine partes, 
Et sibi cum multis castellis subjicit Ypram. 
Hic mentitus item régi* Ferrandus adesse 
Noluit, illius quia jam susceperat uxor 

410 Infelix que non bene vertit^, dona Johannis^. 
Quo magis iratus acies rex explicat ultra, 
Nec cessât donec sibi Brugia subjicialur, 
Cum tôt nobilibus quibus est circumdata vicis. 
Inde Suessonico comiti jubet, Hangesideque 
Alberto, ut Danî maneant pro classe tuenda, 
Adjiciens ^ illis, cum quadraginta ducentis 
Militibus, bellis expertos millia dena^. 

Hinc procul amotos fines postremaque regni 
Flandrorum pénétrât : juvat indagare recessus, 

420 Et populos gelidam qua Flandria respicit Arcton, 
Qua se Brabaneis procul hinc conterminat arvis'^, 
Qua Guilliquino^ fieret contermina, regno 

1. premit V. 

2. Hic régi mentitus item V. 

3. vertat L P. 

4. On ne trouve ai dans la Chronique, ni dans aucun autre 
texte, la moindre allusion aux présents que la comtesse de 
Flandres aurait reçus de Jean Sans-Terre. D'après V Histoire des 
dites de Normandie, Ferrand serait même venu à Ypres solliciter 
vainement son pardon de Philippe- Auguste. (Voy. Chron., t. I, 
p. 250, note 4.) 

5. Adiciciens P. 

6. clientum ajoute P, ce qui rend le vers trop long, mais com- 
plète le sens. 

7. armis P. — Le vers 421 manque dans V. 

8. Il s'agit ici, comme plus loin, au vers 613, du comte Guil- 
laume de Hollande, appelé Guilliquinus par le poète, non pas 
dans une intention méprisante, comme le croit D. Brial, mais 
parce que le comte était toujours nommé Willekins par les Fla- 
mands. (Voy. Hist. des ducs de Normandie, p. 135, 136, 156, etc.) 



266 PHILIPPIDOS 

Si mare se médium non interponat utrique, 
Lidus ubi Scaldo conmiixtus ad equoris undas 
Nomen ferre suum, Scaldo superahte, vetatur. 
Illuc ergo suas tandem rex applicat alas, 
Ut Gandavorum fastus obtundat, et ipsos 
Inclinare suo cervieem denique régi, 
Seque^ illi cogat subjectos esse fateri, 
430 Nomine^ quem solo vix ipsi nosse volebant^. 
Quorum dum portas clausas sibi frangere vellet^, 
Instrumenta parans quibus oppugnare superba 
Menia festinet, mediasque irrumpere turres, 
Nuncius ecce ferens a Dano scripta, citato 
Castra subit gressu, tristique ita clamitat ore : 
Hesternum, rex, ante diem Salebericus héros 
Boloniusque comes, cum gentis millibus Angle 
Belligeris, subito ratibus longisque galeis 
Applicuere simul prope nos, ubi faucibus arctis 
440 c A pelago refluit in Danica littora fluctus. 

Jam sua per spéculas Bloetinus signa levavit ; 
Omnis Isangrinus, Furnites, Belga, sub uno 
Getu Ferrando comiti se consociarunt. 
Et nostris cum Bolonide jam navibus instant, 
Littore que lato^ temere sibi dissociantur, 
Quas uno simul esse sinu securius esset. > 
nie volebat adhuc superaddere multa ; sed ecce 
Nuncius alter adest, dictisque superserit ista, 
Syncopat et medios vix intellectus anhelo 

1. SeLP. 

2. Nomen P. 

3. Ghron., § 169. 

4. temptat V. 

5. largo V. 



LIBER IX. 



267 



450 Ore sonos, trepido suspensus pectora cursu : 
Jam quadringentas sibi sublegere carinas, 
Nec patet egressus qua cetera classis in altum, 
Si velit, ire queat. Sic portus^ Anglica fauces 
Militia observât, littusque coronat utrumque ; 
Nec secura manet gremio navalis^ in ipso. 
Defensore carens, facilique parata rapine^; 
Nec Guillelmus habet PuUus ^ ferrata tueri 
Dolia quo possit, que plena numismate ^ turgent, 
Quo solet ipse tuis numerare stipendia castris, 

460 c Pollice dispensans fîscalia dona fîdeli ; 

Dum sua Pictones spolia, auxiliante Gadoco, 
Que modo Danitis rapuerunt fédère fracto, 
Cura majori tua quam navalia^ servant. 



i . porticus P. 

2. Navalis doit sans doute être compris ici dans le sons de 
Navale, qui désigne un Lieu où Ton garde les vaisseaux à sec : il 
est évidemment cité par opposition aux 400 nefs qui étaient à flot 
et dont l'ennemi avait pu s'emparer. C'est ce que fait clairement 
comprendre ce passage de ÏHistoire des ducs de Normandie : 

« toutes gaegnierent les nés qu'ils trouvèrent en flote, bien 

c en gaegnierent quatre cens. Puis alerent assaillir les grans 
« nés qui estoient plus priés de la ville del Dan; mais elles 
« estoient à sec sor la tierre traites, si n'i pooient riens faire. » 
(P. 130.) 

3. ruine V. 

4. Guillaume Poulain, châtelain de Rouen en mars 1207 {Cat,, 
1019), tils d'un autre Guillaume Poulain, panetier du roi, à qui 
Philippe-Auguste avait donné Grossœuvre (Cat,, 654), figure sous 
le nom de Willelmus Pullus juvenis (Brussel, U, 208, col. 1) dans 
un compte des revenus de 1202 où apparaît plusieurs fois son 
père (ibid., 154, col. 2; 183, col. 1; 203, col. 1). Amau ri Poulain, 
fils de feu Guillaume Poulain, devait être son frère. (Cat., 1023, 
et Cartulaire normand, n» 1089, p. 292.) 

5. nimis mate V. 

6. et navalia P. ^ 



c 

< 
c 
c 



268 PHILIPPIDOS 

Solus cum paucis Robertus Pissianites^ 
Sustinet incursus, et ville claustra tuetur, 
Germanosque duos conflîctu amisit in ipso. 
Obsidet hostilis portas exercitus omnes ; 

c Omnia perdidiiuus, si tu cuncteris adesse. > 

Hec cum dixisset, régi porrexit uterque 
470 Scripta Suessonici comitis signata sigillo, 

Per que constaret vera illos esse locutos. 
Ut dictis est facta fides, rex : c Nulla moretur 

c Nos mora consilii, rébus succurrere lapsis^ 

< Festinetnus, ait ; operis jam quicquid habetur 

< Pre manibus valeat. Non est mihi vincere tanti 
c Gandavos, ut pro Gandavis tan ta subire [tros. 

< Dainna velim, socios cum classe amittere nos- 
c Sed quia non facilem prebet se Flandria, per 

[quam 

< Agmina tan ta queant properato incedere gressu, 
480 c Ducere quadrigas quibus est sunmiasque ne- 

[cesse, 
c Expedit ut levibus aliquis precedere turmis 
c Nos velit, ut sociis, medio dum pone venimus 
c Tempore, spes crescat et consolatio nostris. » 
Dux Britonum Petrus onus hoc pro munere 

[magno 

1. Robert de Poissi, qui figure dans un acte de 1213 {Cat, 
1447), accompagna plus tard Louis Vm en Angleterre {Hist. des 
ducs de Normandie, p. 176). Il était peut-être fils de P. de Moret, 
à qui Philippe- Auguste avait donné en 1203 le château de Rade- 
pont qu'il venait de conquérir (Cat,, 790) ; nous voyons en effet que 
Robert de Poissi conclut en 1219 avec Jean de Moret, son frère, 
un accord au sujet de la forteresse et du domaine de Radepont 
(Cat,, 1886). Il perdit deux autres frères à l'affaire de Dam. (Voy. 
plus bas vers 466.) 

2. lassis V. 



LIBER IX. 269 

Sponte subit; qui, cum quingentis vespere sero 
Militibus castris egressus, membra quiète 
Non relevans, ad nos pervenit mane sequenti, 
Tertia cum nondum foret hora exacta diei, 
Letitiam nobis addens gratumque juvamen. 

490 Quem rex, ut potuit pro tanta mole, secutus, 
Spe citius Danum pervenit luce secunda^; 
Gujus in adventu perterritus hostis ab illa 
Parte fugit, qua nos urgebat solis ab ortu. 
Quem sequitur Iaxis dux Burgundinus habenis, 
Herveusque cornes, et quos Gampania misit. 
Solis ad occasum nos libérât, hoste fugato, 
Regia progenies Ludovicus, et inclylus ille 
Barrarum dominus, quos millia multa sequuntur 
Roboris invicti juvenes, probitate probati. 

500 At rex, quique ejus lateri specialiter herent, 
Quos sibi bellorum socios ex omnibus ipse 
Delegit, porta egreditur que vergit ad* Arcton. 
Sed quia, fossatis iter impedientibus, hosti 
Non possunt facie opposita concurrere, paucos 
Occidunt, paucos capiunf ; tamen usque carinas 
Gedere, dum fugiunt, non cessant turpiter illos. 
Immo nec in ratibus ausi remanere (retracto 
Quippe mari, siccum naves navale tenebant). 
Se carabis procul a terra scaphisque reducunt ; 

51 Dumque catervatim subeunt navalia, multi 
Morte cadunt, multi capiuntur ^ : littore in ipso 

1. Le roi arriva le sa'inedi l**" juin 1213. (Voy. Chron., I, 
p. 252, note 1.) 

2. ab L P. 

3. On trouvera les noms des principaux prisonniers dans VHiS' 
toire des ducs de Normandie, qui porte à vingt-deux le nombre 



270 PHILIPPIDOS 

Formesellarum dominus Galterus, et ipse 
Bolonides capitur ; sed caris cognitus idem 
Gognatisque suis, ipsi qui jure timebant 
Ne rex pro culpe merito jam puniat ipsum, 
Exutus notis insignibus, atque maniplîs 
Immixtus, ne notus item capiatur ab uUo, 
Gum damoo sinitur multorum liber abire ; 
Gujusequum, cujusclypeum, galeamquenitentem, 
5310 Baleneque jubas ceu cornua bina gerentem, 

Gum jam victores post pugnam in castra redissent, 
Vidit etagnovit rex atque exercitus omnis*. 

Nec mora, per totam fervent incendia terram ; 
Millia mille domos simul incinerare sub uno 
Momento gaudet effrena licentia flamme, [gleba 
Quicquid conspicuum, quod pulchrum divite 
Flandriens axis habet, pelago conterminus Angio, 
Igniferi tota non cessant nocte cremare. 

Jamque dies aderat, Pentecostesque ^ beata 
530 Gaudia per totum celebranda fideliter orbem 
Orbita, finito jam vere, reduxerat anni. 
Post igitur Misse sôlemnia, cum dape nondum 
Aut sapido Bacchi recreasset membra liquore, 

des chevaliers pris par les Français/ sans compter les sergents à 
cheval (p. 130). 

i. La capture momentanée du comte de Boulogne paraît bien 
douteuse. L'Hist, des ducs de Normandie nous apprend que Renaud se 
réfugia sur une nef et gagna l'île de Walcheren avec le comte de 
Flandres et le comte de Sahsbury (p. 133-134). Il est néanmoins fort 
possible que ses armes soient tombées aux mains des Français, car 
le comte de Boulogne avait pu être contraint de les laisser à terre, 
de même que Ferrand avait du abandonner son cheval, qui fut 
emmené par Robert de Béthune o por chou que il ne vaut pas 
« que U François Teuussent » (p. 134). 

2. 2 juin 1213. 



/ 



540 



550 



560 



LIBER IX. 271 

Galterum juvenem rex, Bartholomea ^ , Garinum- 
Alloquitur, votumque suum dilucidat illis ; [que 
His ctenim solis re confidenter in omni 
Enucleare animum secretaque vota solebat : 
Quis me, teste Deo, zelus commoverit Anglas 
Visere velle plagas, plene discretio vestra 
Agnovit, quo me, vos scitis nuUus honorum 
Ambitus, aut rerum delectamenta, trahebant. 
Solo divini zelo ducebar amoris 
Noster ut ecciesie oppresse succursus adesset. 
Nunc autem adventus sola formidine nostri 
Gum sua subdiderit Romanis sceptra Johannes, 
Sitque satisfactum, Pandulpho judice, clero 
Qui nostro in regno (|uampluribus exulat annis, 
In melius mutante statum jam sorte benigna, 
Et nos propositum nostnim mutemus oportet. 
Damna carinarum mihi quas, Ferrande, tulisti, 
Brugia restituet, et quos in vincla tenemus 
Sexaginta viros ', quos gloria major honorât 
Inter eos, onmi qui se pro cive ligarunt, 
Millia marcarum mihi sexaginta^ daturos^, 
Proque suis quos victa dédit p)ncivibus Ypra 
Era soluturos sub eodem pondère nobis, [bunt, 
Non minus hec eadem nos damna tulisse dole- 
Et quia difficile est reliquas educere portu, 
Anglica cum classis aditus observet et equor, 
Nec via sit pelagi nostris bene cognita Francis, 



1. Barthélémy de Roye. 

2. viris V. 

3. Les otages de Bruges furent mis en liberté moyennant 
20,000 livres seulement. (Voy. Chron., I, p. 252, note 2.) 

4. daturis V. 



272 pinupproos 

c Omnes precipio, rébus prius exoneratas 

< Omnibus, in cinerem redigi ; nec sit mora dicto ^ , 

< Quin omnes hodie videam simul igné cremari. 
« Nec reputo damnum quod pars adversa resarcit 
« De 2 proprio, et^ triplici redeunt dispendia 

[lucro. 
c Flandria tota fere nostris jam subjacét armis, 
c Et quod adhuc superat satis est superabile 
c Quo benecompleto, poterit Victoria talis [nobis. 
c Sufïicere ad presens; magni est mihi causa 

[triumphi, 

570 € Quod regnum Anglorum per nos sibi Roma 
Dixi t , et ut dictum res est regaie scuta , [subegit . » 
Hinc abit, et, geminas faciens properando dictas, 
Gandavos iterum reduci premit agmine muros ; 
Quos sibi cum pacto subjici fecit^ eodem, 
Brugia quo se illi nuper subjecit et Ypra ^, 
Audanardenum prêter rapit agmina castrum, 
Dedidit Arnulphus quod mox indemniter illi, 
Re penitus salva, certi sub fédère pacti, 
Quod non per multum servavit temporis ille. 

580 Hinc quoque Cortraci vi menia capta subivit^. 
Nos ubi barbarice post verba incognita lingue, 
Sub qua longa diu fueramus tedia passif 

1. jtisso V. 

2. Et V. 

3. et omis dans V. 

4. fecisset V. — Omis dans P. 

5. Voy., Cat., 1518^ et 1520, deux pièces relatives aux otages 
de Gand. Ainsi que le dit M. Delisle (p. 653), ces pièces doivent 
appartenir au mois de novembre 1213. 

6. Gourtrai fut peu de temps après brûlé par le prince Louis. 
(Hist. des ducs de Normandie, p. 137.) 



LIBER IX. 373 

Demum native cognovîmus organa vocis. 
Insula post triduum modica fuit obsidione, 
Vertice demisso, regi parère coacta ; 
Quam multo bene firmatam rex milite munit 
Atque satellitibus, quibus omnibus Athius Hugo 
Prefilit, ut villam vicino servet ab hoste*. [inde, 
Nam fieri poterat quod, postquam abscesserit 

590 Ferrandus subito adveniens sibi subjuget^ illam, 
Gaudeat et ci vis domino servire priori. 
Quod merito metuens, in vico nomine Darnel ^ 
Rex fabricare novam studuit quantocius arcem, 
Qua sua gens tuta esse queat, patriamque tueri. 
Obtinet hinc abiens sub quarta luce Duacum, 
Appropriatque sibi^, Ferrandi a lege solutum, 
Sub ditione sua ^, quod adhuc tenet atque tenebunt 
Francorum reges post ipsum jure perenni, 
Postmodo supponi doleat ne rege minori. 

600 Ut gladio doluit méritas exsolvere penas 
Flandria regali, proprio sibi denique damno 

1. D'après VHist. des ducs de Normandie, Philippe - Auguste 
aurait laissé à Lille son fils Louis, le comte de Saint-Pol et le 
maréchal Henri Clément (p. 137). 

2. subiget L P. 

3. Cette forteresse, appelée Dergniau par Ph. Mouskès (v. 21047), 
Deregnau dans VHist. des ducs de Normandie (p. 139), était « si 
« atournée que on pooit par là entrer dedens la ville et issir » 
(ibid.). Elle se trouvait sur le terrain de la place appelée aujour- 
d'hui des Beigneaux. (Lebon, Mémoire sur la bataille de Bouvines, 
p. 150.) 

4. Apropria sibi L P. 

5. Voy. les promesses faites par le roi aux habitants de Douai. 
Cette pièce est datée de juin 1213, « in castris apud Insulam, » 
ce qui donnerait à croire que Lille était encore assiégée, et que 
par suite la prise de Lille n'eut lieu qu'après celle de Douai 
(Cat., 1451). 

n 18 



874 PHILIPPIDOS 

Non licuisse videns gremium dare proditiosis, 
Dum coUata luit Ferrando dona Johannis, 
Impetrata viros a rege licentia letos 
Ad proprias digna sedes cum laude remittit. 

Nec mora, Sequanias in partes rege reverso, 
Bolonides iterum, conjuratique tyranni, 
Rex quibus Anglorum uumerosa stipendia, belli 
Irritamentum, loculis fundebat apertis, 

61 Agmine densato rénovant in prëlia vires ; 

Inimemores modo se victos, cum, classe relicta, 
Littus in HoUandum levibus fugere phaselis, 
£t Guilliquinum ^ comitem sibi consociarunt ; 
Qui, viscosa sequens dona et promissa Johannis, 
Quinque virum decies adjuvit millibus illos^. 
Post tamen inque brevi sese subtraxit eisdem, 
Iram magnanimi nolens incurrere régis. 

Dein, contra pacti juramentique tenorem, 
Quo nuper sese constrinxerat Insula régi, 

6310 Ferrando fedus ferit, et clam nocte reductis 
Proditione seris, portarum claustra recludit, 
Gumque suis introducit legionibus ipsum. 
Francigene vero, quos rex demiserat^ illic 
Municipes, patrie custodes, proditiosos 
Ut sensere dolos, caute se in turre receptant, 
Arreptisque armis solita virtute resistunt 
Ferrando Flandrisque suis; sedin^ impete primo, 

1. Guilli qui nun V. 

2. Le comte Guillaume de Hollande, « qui toutes ses com- 
« mugnes ot assemblées por aidier le conte, » était venu rejoindre 
Renaud et Ferrand à Middelburg, dans l'ile de Walcheren. (His^ 
toire des ducs de Normandie, p. 135-136.) 

3. dimiserat P. 

4. in omis dans V. 



LIBER IX. 275 

Dum subeunt armis nondum sua corpora tecti, 
Non omnes potuere necis vitarc periclum, 

630 Quin aliqui fuerint capti, plerique perempti^. 
Interea cursu festinant agmina rapto, 
Que rex iratus partes educit in illas^, 
Incunctanter avens correpto tempore caris 
Auxilium conferre' suis, quos hostis in arcto 
Sic premit, ut pressis spes jam sit nuUa salutis. 
Qui cum venissent, muros îndagine facta 
Gingere non curant, ne sit mora forte periclo, 
Dum cives instant Francos excludere turri. 
* Ex improviso, que solis respicit ortum^, 

640 Ad portam veniunt, strictoque repagula ferro 
Gonfringunt, valvas summa vi cardine verso 
Discludunt, murosque prius quam scandere fas sit 
Indigenis, vicos subeunt, primoque inrore 

i. La reddition de Lille au comte de Flandres ne devrait être 
racontée qu'après la prise de Tournai. Il est vrai qu'avant d'aller 
prendre cette ville, Ferrand avait fait une première tentative 
contre Lille ; mais les' bourgeois, maintenus par la présence du 
prince Louis, du comte de 8aint-Pol et du maréchal Henri Clé- 
ment, firent si bonne contenance que Ferrand leva le siège au 
bout de quatre jours. Malheureusement, Philippe- Auguste, trop 
confiant dans la loyauté des Lillois, rappela son fils et ne laissa 
dans la ville qu'une faible garnison sous les ordres de Brice des 
Barres ; en revenant de Tournai, Ferrand n'eut qu'à se présen- 
ter pour voir les bourgeois de Lille lui ouvrir leurs portes. Mais 
Brice et ses compagnons se retirèrent précipitamment tlans la 
citadelle, où ils tinrent jusqu'à l'arrivée des secours. (Histoire des 
ducs de Normandie, 137-139. — Ph. Mouskès, 21093 et suiv., 
21405 et suiv.) 

2. Le roi, qui se trouvait à Oissy, rebroussa chemin sur Douai ; 
il passa dans cette ville la veille du jour où il rentra dans Lille. 
(Ph. Mouskès, V. 21110 et 21418.) 

3. prestare V. 

4. ortus L P. 



276 PfflLIPPlDOS 

Ignibus appositis, pulcherrima queque domorum 
In terrain faciunt procumbere, vertice verso ; 
Sicque fit ut fiant majora incendia damno 
Givibus infidis, quam ferrum aut dextera pugnans, 
Sufiîcit excessus ulcisci sola dolosos 
Yulcani rabies, quam spirans Eolus auget ; 

650 Nec tantum junctos lateraliter improba vicos 
Incinérât ; verum, procul inde volante fa villa, 
Quicquid habebatur pulchri intra menia, flamme 
In nihilum redigit uno violentia puncto. 

Gum domibus pereunt omnes, vitare periclum 
Quos infirma vetat etas aut débile corpus ; 
Qui pedibus, qui fortis equo fugiendo recedit, 
Se gemino retrahens hostis flammeque furori, 
Et post Ferrandum dumos et dévia queque 
Mente subit pavida, talos ad limina porte 

660 Semper habens, vultus non audens flectere rétro, 
Neve labatur, aut passum forte vel unum 
Perdat iens ; levam seu dextram vix sinit horror 
Respicere ; esse loco se tutum non putat uUo ; 
Jam perimi, jamjamque capi sibi visus, ad om- 

[nem 
Qui venit a tergo strepitum pallescit, et omnis, 
Neglecta facie, sanguis subit abdita cordis 
Ut lateat, trepidoque ferat solatia cordi. 
Sic metuens metuendo metu penàm luit ipso, 
Penaque fit presens pêne formido sequentis. 

670 Plus tamen adjuvit fortune dextera victos 

Quam fuga vel cursus quo se salvere studebant ^ ; 
Humida nam tellus, carecto feta^ palustri, 

1. volebant V. 

2. feda P. 



LIBER IX. 277 

Et viscosa tegens limoso viscera piano, 
Interiore sinu subeunte calore vaporans, 
In noctis faciem converterat aera, tristes 
Exhalans mixto nebulas humore calori, 
Ut vecti visus vix se vectoris ad aures 
Extendat, nec quis précédât quisve sequatur, 
Quis veniat juxta, poterat dignoscere quisquam. 

680 Unde sequi tantuni licuit nostratibus illos 
Qua ville dabat usque furens incensio lucem, 
Gum médias sol per nebulas lucere nequiret ; 
Innumeros tamen occidunt, pluresque retentant, 
Quos rex perpetuos emptori cuilibet omnes 
Vendidit in servos, et vinxit stigmate jugi. 
Insula tota périt misère servata ruine ; 
Quicquid enim in tota sibi flaimna cremabile villa 
Repperit, absumpsit ; reliquum instrumenta deor- 
Ferrea dejiciunt terre, strictique ligones ; [sum 

690 Nec turris quam rex fabricaverat, intégra mansit, 
Ne quid ibi maneat habitabile denuo Flandris. 

Hinc quoque Gasselli sub eodem summa furore 
Menia dejecit^, simili ne proditione 
Deficerent illi, Ferrando forte recepto*. 

Urbs erat et rébus et cive superba potenti, 
Nomine Tornacum, Scaldi» contermina ripe, 
Quam, gentilis adhuc, Rheni transgressus abys- 
Glodius in gladio primus possedit et arcu ; [sum, 
Que, cum * servisset illi et successoribus ejus. 



1. disjecit V. 

2. Chron., § 170. 

3. Scauri V. 

4. cum omis dans V. 



278 PHILIPPIDOS 

700 Postea Francorum nunquam ditione recessît^ 
Hanc cum Ferrando Reginaldus, fraude^ latenti 
Obtentam de nocte» novem tenuere diebus^. 
Randulpho patrante dolos, Moritania cuju8 
Imperio suberat, vir fortis, consilioque 
Astutus nimium, qui se fingebat amicum, 
Immo tenebatur urbi fîdissimus esse, 
Presulis et régis homo ligius, et feodali 
Jure tenens ab eis terrarum quicquid habebat^. 
Sed, ne fraus illis lucrosa diutius esset, 

71 Rex Saneti Pauli comitem fratremque Garinum^ 
Tornacum misit, pugnatricesque catervas 
Associavit eis, fortissima corpora belio, 
Qualia Sequaniis producit Francia ripis. 
Qui, licet hostili numéro minor esset eorum 
In duplo numerus, tamen auxiliantibus urbe 
Givibus expellunt, regique viriliter urbem 



1 . La prise de Tournai est raconlée avec les plus grands détails 
par Ph. Mouskès, qui y assistait (v. 21130-21306). 

2. nocte V. 

3. Dans le sommaire du présent livre, Guillaume le Breton dit 
que Toccupation ne dura que sept jours. — Dans la Chronique, 
il n*est fait qu'une allusion à la priée de Tournai, dans le § 181. 

4. Ph. Mouskès parle de trahison, mais n'accuse pas le châte- 
lain Raoul de Mortagne. « Jou ne sai qui hlasmer en doie, » dit- 
il au V. 21236. 

5. n n'est pas question de frère Guérin dans le récit de Ph. 
Mouskès ; suivant cet auteur, le roi, qui était alors à Péronne, 
apprenant que Ferrand menaçait Tournai, avait envoyé Girard 
La Truie se jeter dans cette ville avec 300 chevaliers (v.* 21 146- 
21174). Henri Clément et le comte de Saint-Pol, qui suivaient en 
moindre diligence, étaient à Lille lorsque Girard, qui avait 
obtenu un sauf- conduit des Flamands, vint leur apprendre la 
chute de Tournai (v. 21177, 21253, 21273). 



LIBER IX. S79 

Restituant^ et, ne Randulpho proditio 8it 
Impunis, vicos invadunt ejus, et usque 
In nihilum redigunt pro tante raotibus ire ; 

720 Nobile nec castrum Moritania, tam speciosum, 
Tarn premunitum murisque situque locali 
Atque viris, vires ut nullius esse timendas 
Diceret ipsa sibi^, cavit commune periclum, 
Funditus a fundo excisum et cum plèbe sepultum ; 
Quique laborabant ipsam defendere ab întus 
Omnes a Francis capti occisive fuerunt^. 

Nunc utinam, nunc, Phebe, velis Heliconidas 
Inspirare mihi, spirans spiramine sacro [omnes 
Quicquid Girrbeis sacri spiratur ab antris, 

730 Quicquid Gastaliis potus hauritur ab undis ! 
nunc Lucani ruât in me sive Maronis 
Spiritus, aut saltem Thebani^ vatis imago ! 
Non ut Pythagore vano phantasmate ludar, 
Qui, sicut garrit, Trojani tempore belli 
Panthoides Euphorbus erat, dum crédit ab uno 
Gorpore posse^ animam transfundi in corpora 
Verbo quam solo terre celique creator [multa, 
Infundendo créât Deus, infunditque creando ; 
Sed tantum ut merear vestigia lambere sola, 

740 Unius similis in carminé factus eorum, 
Ne sensus brevitate mei preclara Philippi 

1. Les Flamands, prévenus par un espion, s'enfuirent sans 
attendre l'arrivée des troupes d'Henri Clément. (Ph. Mouskès, 
V. 21287.) 

2. ut nullius metuendas Diceret esse sibi V. 

3. Voy. Ph. Mouskès, v. 21313-21318. 

4. Pindare. 

5. esse V. 



280 pmuppiDOS 

Fama relentescat, preconii effecta minoris. 
Occupât ecce manum decimi distinctio librî\ 
Qui geminos audet simul affectare ^ triumphos ; 
Et licet ad primum trepidet, nec sufficiens sit 
Ut totum capiat in se, vix ecce secundum 
Sustinet, undecimi consuraet pagina libri ; 
Tarn festinanter cupit insudare Bovinis, 
Rex ubi bellorum summam conclusit, et hostes^ 
750 Marte triumphavit uno finaliter omnes^ ! 
Quod quanto gravius tractari sentio, tanto 
Sponte minus subeo, metuens succumbere moli, 
Ni tua, Phebe, meos confortet gratia sensus. 
Te scio, te solum novi penetrare superni 
Posse patris solium ; supera tu solus ab arce 
Descendens, gratis inspiras quicquid habetur 
Pectoiîbus vatum per totum scibile mundum. 

1 . libri distinctio noni L P. 

2. affectasse L P. 

3. omnes V. 

4. hostes V. 



Ml 



I 

I 



CATHALOGCS MATERIE DEOMl UBRI. 

yisriruM im àtdmo rex An^Unu a Lmdmîeo. 
TransfreiëÈ ad PUt^. qmihus ausiliûmiihUy ^pcf 
RobniMM hello juren^m cûpù tM^ioso. 
DevasUt fêtrûan : renienU auUm LmdaneOy 
TmrpiUr a Monathi confksus Rmpf fm^êimr. 
AgmûuL jam pu^ne c43mpomt ri m^nùi OikOj 
Kec mmui et Framtos parai horUUurque Phi Uppms . 
Agmime confiuo pù$t Francos advolal Oiko^ 
Rtjque^ imUrmûso somno. redit obvius t/ii*. 



IXaPlT UBE» DEOMUS. 

Eoixs ohscoro zq^yros émiserai antro. 
Et jam rorîfluis impregnans nubibus ahnam 
TeUuris gremium, risu melîore, seDecta 
Temporis abjecla, juveoesoere feœrat aimom 
Jqpifer, atque pecus Helleum^, sole reoq^to, 
Gaudebat luœm prodocere Dode retnda ; 
Et jam post sacre oonceptum Virgiois aoni 

! . Les deux dernier? vers sont un peu différents dans V : 
Agmine œnfuso post reçan cursitat Otho, 
Rexque Uri redit oocursu festinus in t/Zutn. 
2. KtMeum V. — HethUum L P. — Les corrections ém prôoè- 
dents éditeurs s'éloignaient trop des leçons des mss. H fiuii aans 
doute lire Hellmm, puisqu^il s'agit du bélier qui deTint on signe 
du Zodiaque après avoir servi de monture à Ilellé et à son frère 
PluTxus. Guillaume le Breton Ta déjà appelé Pkrùri vMior 
iVTII, 5). 



282 PHIL1PPID0S 

Transierant unus bis sex et mille ducenti. 
Detumuisse videns, hyemali horrore remoto ^, 

1 Equora, rex Anglus acies et millia gentis 

Gongregat Anguigene^, quos secum, classe parata, 
Per mare velivolum Rupelie in littora transfert^, 
Ut, dum Bolonides, Salebericus Hugo^, comesque 
Flandricus et reliqui quibus ipse^ stipendia do- 
Francorum irritant regem fallacibus armis, [nat^, 
Nec conferre manum tamen audent marte pro- 
Ut graviora ferant ex lento tedia bello, [pinquo''', 
Ipse procul positas in partes exerat arma, 
Quo non de facili possunt^ attingere Franci, 

20 Regibus esse manus longas quasi nescius, ac si 
Mittere non possit illuc vel adesse Philippus. 

Protinus Augeus comités et Marchicus, atque 
Barones alii, quos nobilis educat ilia 
Instabilis fidei, sed valde bellica, tellus^, 
Restituunt illi solita levitate favorem. 
Omnibus ergo simul ipsum comitantibus, urbem 

1. horrere remùso V. 

2. Àngligene V. — Voy. plus bas v. 433. M. Pannenborg jus- 
tifie ainsi ce jeu de mot : c Ita Ânglos Dominât Britto fortasse 
« respiciens illud poetœ (Met., III, 531) : Quis furor, anguigems, 

. • proies Mavortia, vestrcu Attonuit mentes? Pentheus ait. • 

3. Voy. Ghron., tome I»"*, p. 254, note 5. — D'après ritinéraire 
de M. Duffus-Hardy, Jean resta à la Rochelle jusqu'au 20 fé- 
vrier 1214. 

4. Le comte de Salisbury s'appelait Guillaume et non pas Hugues. 

5. ipse omis dans Y. 

6. Mathieu Paris dit en effet que Jean envoya à ses confédérés 
a pecuniam magnam nimis ut regem Franeie inquietarent. » (II, 572.) 

7. morte propinqua V. 

8. possint V. 

9. Parmi les Poitevins qui revinrent à Jean Sans-Terre se trou- 
vait Savari de Mauléon. (Hist, des ducs de Normandie, p. 143.) 



UBËR X. 283 

Obsidet et subitis ambit Nannetida signis ; 
Nec Robertigene, Britonum dux Petrus et ejus 
Robertus frater, et corda ferocia Francum, 

30 Militibus^ dives quos Fraocia miserai iliis, 
Audacesque virî quos illa Britannia gignit, 
Obdere vel leviter extrema repagula curant ; 
Ejus in occursum potius, mucrone retecto, 
Ëgressi pugnam committere gnaviter audent. 
. nie fugam capere et dubio non credere marti, 
Agmina paulatim sua retrocedere malens, 
Cogitât insidiis illorum eSringere vires, 
Quos bello vinci non posse videbat aperto. 
Nec sua successu caruit meditatio fraudis ; 

40 Nam, cum vidisset illos accedere Petrus, 
Nec tutum procul esse sequi tôt miUia paucis, 
Agmina contraxit, et in urbis claustra reduxit, 
Non nihil esse putans quod sic exterruit illos 
Ut fugiant pavidi procul, obsidione soluta, 
Non sine jactura rerumque hominumque suorum. 

At^ non Robertus voluit sine laude reverti, 
Dum nimis insequitur ^ profugos improvidus ultra 
Quam satis est, donec pugnandi copia facta est 
Gominus, et multo Pictonum sanguine mucro 

50 Drocensis rubuit, multosque in tartara misit, 
Multos in terra moribundo corpore stravit. 
Jamque fatigatus a tanta strage redibat 
Cum sociis bis quinque viris, quibus esse timen- 
Nil sua permittit virtus fortissima rerum, [dum 
Si sciât insidias edocta cavere, sibique 

1. militia V. 

2. Sed V. 

3. Prosequitur qui nimis V. 



284 PHILIPPIDOS 

Prospiciens casu prudens habeatur in omni ; 
Sed, dum nil aliud nisi se producere curât, 
Nec memor est finis quando incipit, et cornes esse 
Non procuratur Diomedi semper Ulysses, 

60 fgnotos cadit in laqueos vir corpore fortis. 
Dum nimis est simplex sola vi corporis utî, 
Nec fraudem cavet in alio quam non videt in se, 
Non metuit falli qui nunquam fallere novit, 
Nec timet insidias vir nescius insidiari. 

Prosiliere viri subito fulgentibus armis, 
Quos fruticum medio rex occultaverat Anglus, 
Inque fatigatos extollunt arma récentes, 
Nec multum luctati omnes in vincula trudunt, 
Quos mox infidus rex misit in Anglica régna, 

70 Ut magis angustet patrio procul orbe remotos ^. 
Protinus Andegavim nuUo munimine cinctam 
Ingressus, lapide incepit murare quadrato ; 
Qua vix divitior urbs aut ornatior usquam 
Esse potest, clari vel clarior ubere Bacchi. 
Gircumquaque nihil nisi vites impedit agros, 
Que pariunt potum Normannis Britigenisque, 
Nec dominos unquam permittunt eris egere ; 
Quam Liger argento prelucens ambit ab austro, 
A borea rubens mediam Meduana pererrat, 

80 Qui suus inde fluens quasi per duo millia, lapsus 
In Ligerim, nomen perdit, mutatque colorem : 
Et sic très unus Ligeris, Meduana, Yigenna, 
Efficitur fluvius, qui, rura Britannica multa 
Fertilitate juvans, navalibus oppida ditat, 
Deliciis villas variis et rébus adornat, 

1. Ghron., S 172. 



LIBER X. 385 

Pisoosoqae sino gremiiini Nannetis ioundans, 
Millîa salmonum mureoaruiiique ministrat 
BritigeDis, quos iode procul oommancia mittunt 
Cara, diu dum servat eis galatioa vîgorem 
90 Cum variis redoiens garîophila gingiber herbis. 
Tarn facR inmiDieris piDguesœre nien^^ 
Ut toto in regno nihil ulli debeat urbî, 
Nec procul hioc, vastum mare dum petit impete 
De duki subito fieri miratur amarus. [vasto, 

TuDC ocxnes Harveus, cui tôt rex dona Phi- 

[lippus, 
Tarn latam donarat humum, cum rege Johanue 
Fedus ioit tacite, queque iUi erat unica proies, 
Illius oato spondet sponsaUa nate^ 

Karolides igitur, rumoribus excitus istis, 
1(^0 Ocius in tota Viromauni Bolonioque 

Àrmis atque viris per castra urbesque locatis, 
Qui regni fines tutentur ab hoste propiuquo, 
Optans, si casus siuat, occursare Johanni, 
Festioanter adest, Chinonem prétérit atque 
Loudunum, profugo parât intercludere classem^. 
Sed colubri nullus iter investigat, et alto 
Labentis fi^ustra sequeris vestigîa pinus, 
Pellacisque viri, moteque per aéra peune, 

i. Cette alliance ne dura guère; car, dès Tannée suivante, Hervé 
^^ Donzi donna sa fille Agnès à Philippe, fils aîné du prince Louis 
(Cat,, 1584, 1585. Voy. aussi 1941). 

2. CSette chevauchée de Philippe-Auguste en Poitou, qui parait 
^ restée ignorée des autres chroniqueurs, eut lieu vers le mois 
d'avril 1214, pendant lequel nous trouvons Philippe à Saumur 
{CaL, 1490-1493). C'est sans doute à la même époque que Ton doit 
rapporter Tacte daté de Châtelleraud par lequel le roi accorde des 
franchises aux bourgeois de Poitiers [Cat., 1480). 



386 PHILIPPIDOS 

Littus aras si forte viam indagare laboras ; 

110 Horum semper et est et erit via cognita nuUi. 
Jam fuga contulerat pavidum festina Johannem 
Burdigalos versus fines, Petragoras ultra*. 

Ergo gradu reduci, Pictonia rura cremando, 
In Flandros rex vertit iter, quia jure timebat 
Ne majora ferat sibi damna ^ inpartibus illis. 
Jdmque Thoarcenos rapiunt incendia vicos, 
Et cum Gholeto^ Bercella Yietaque fumant, 
Oppida plura quibus addit fortuna crematrix, 
Oppida divitiis variis et rébus opima, 

1 iO Oppida quadratis superedita turribus, atque 
Menibus excelsis et aquosis obsita fossis, 
Ubertate soli nulli unquam obnoxia terre ; 
Née cessant donec veniant Gastrum usque Radulfi. 

Hic procerum cetu stipatus utr inque fideli , 
Rex breviter verbis illos affatur * amicis : 
c Nate, vides qualis nos urgeat undique casus. 
« Hic Pictava manus, regisque caterva Johannis, 
« Inde instant cum Bolonida Ferrandus et Otbo, 
« Régis et Anglorum frater cum mille catervis, 

1 30 c Quos omnes mihi Bolonius comes addidit hostes, 
« Quos omnes in me armavit. Tu, nate, manebis 
« Hic cum militibus demptis de mille ducentis. 
« Ast ego cum reliquis Othonem visere vado, 
« Innumeramque manum que secommisiteidem. » 
Dixerat; innumeras gratesagit ille parenti, 

i. Jean Sans-Terre était allé jusqu'à Limoges, où il se trouvait 
le 3 avril, d'après l'itinéraire de M. Dufifus-Hardy. 

2. Ne majora ferat dispendia V. 

3. Tholeto L P. 

4. natum verbis affatur V. 



LIBER X. 287 

Quod^ committit ei tam summa oegotîa soli, 
Materiamque sibi virtutis suggerit, unde 
Perpetuam possit cum laude acquirere famam. 
Vix bene Sequanium post terga relîquerat am- 

[nem 

1 40 RexcumFrancigenis, cum jamlatebrosa relinquens 
Gursitat in piano, vultus ostendere gaudens, 
Millia mille viros ducens in bella Johannes ; 
Ândegavim transit, patriam dévastât adusque 
Gredonem; Monachi Rupem confundere demum 
Funditus, horrescens armis verbisque, minatur. 
Obsidet introitus, et propugnacula multis 
Jactibus irritât, qnuros conatur et arcem 
Frangere tormentis ; nec cessant tela, nec arcus, 
Hec dum mittuntur, illi dum spicula mittunt, 

150 Âera per médium sonitu stridere firequenti. 
Nec minus obsessi celsis e turribus omni 
Se vi nituntur defendere : tela, sagittas, 
Truncata emittunt tabulata et robora queque, 
Nec parcunt ipsis trabibus tignisque domorum, 
Nec curant que damna ferant, dum damna repel«- 

[lunt. 
Engorrandus erat vir corpore maximus, ampla 
Fronte païens, oculis saliente rubentibus igné, 
Crine nigro, facie larvata, pectore grosso, 
Turritis alte scapulis, cervice reducta, 

1 60 Inflatus bucca, rictu deformis, aduncus 

Naso, membra rigens membris equanda gigan- 
Gordis inhumani tanta feritate tumescens, [tum, 
Tanta brutescens animi ruditate, quod in ter 

1. qui V. 



S88 PHILIPPIDOS 

Humanam pecudumque necem nihil esse putaret : 
Qui quoniam, assiduis violentus predo rapinis, 
Fregerat ecclesias, fractura monasteriorum 
Addiderat nomen proprio famosius illi^. 
Hune preeedebat eum parma garcio, sub qua 
Nil sibi formidans obsessos damnificabat 

170 Assidue, poterat née ab illis damnificari, 
Âsseribus latis dum parma protegit ipsum, 
Quam nexu taurina tegit septemplice pellis. 
Poncius e Castro, balista armatus et arcu, 
Gontemplatur eum, miramque subinvenit artem. 
Texit in occulto tenui sub tegmine byssi 
Funiculum, quem nec facile quis rumpere possit, 
Et, quod mira magis res est, comprendere visu. 
TuDc humili nodo studet inde ligare sagittam, 
Unit ubi duplex capiti se penna cavato ; 

1 80 Et ne successu frustretur dextra cupito. 
Si volet incassum eum toto fune sagitta. 
Se prope funiculi caput unum in stipite nodat, 
Gum reliquo in parmam pennata volavit arundo. 
Poncius herentem lino parmam atque sagitte 
Dum retrahit, puero parmam in fossata secuto 
Nescius existit inopine occasio raortis. 
Âst oram supra fossati corpore nudo 
Stans Engorrandus, venientes non cavet ictus, 
Digna morte ruens, multos qui occiderat ipse. 

1. Les traits de ce portrait sont tellement chargés qu'ils con- 
viendraient plutôt à l'un de ces géants dont parlent les chansons de 
geste. Le nom même d'Enguerran Brisemouiier est plus sonore 
que vraisemblable. Ce sont là sans doute, ainsi que le dit D. Brial, 
autant d'exagérations poétiques, et nous devons nous en tenir 
aux termes de la Chronique (§ 178). 



LIBER X. '289 

190 Pondus exclamât, nec risum continet : c Hinc te, 
« Rex, procul amoveas, et nos in pace relinquas, 
€ Ne casu te consimili^ contingat obire. » 

Frendît, et irarum rex vapulat intus et extra 
Motibus, exhortansque suas astare parumper 
Longius a Castro et mûri vicina cavere, 
Acriter obsessos punire minatur, apertis 
Ipsi^ ni foribus festinent reddere^ castrum. 
Erigit et furcas signum terroris et ire, 
Gontinuatque dies septem ter ^ in obsidione ; 

200 Non tamen bis illi terrore minisve moventur 
Quin castrum prompti defendere sint magis etse^. 

Interea Ludovicus adest cum prememorato 
Militie numéro, septies quem mille sequuntur 
Ârmati pedites, et equis duo millia vecti, 
Gnaviter edocti bellum instaurare clientes. 
Et iicet in triplo numerus precederet hostis 
Illorum^ numerum, tamen illis regius hères 
Audebat conferre manum, brevibusque Johanni 
Significare notis : « Aut accingaris oportet 

21 c Ocius ad pugnam, vel ab obsidione recédas. » 
Hec ideo mandavit ei vir nomine dignus. 
Non indigna patri digne succedere proies. 
Ne, si forte minus ipsum premuniat ante 
Quam confligat ei, cum denique vicerit illum. 
Non virtutis opus, verum dolus esse putetur. 

i. Consimili ne te leto V. 

2. nu V. 

3. dedere V. 

4. Jean Sans-Terre ne passa que 14 jours devant la Roche-aa- 
Moine. (Voy. Ghron., tome I«% p. 260, note 3.) 

5. Ghron., § 178. 

6. Ipsius V. 

n 19 



290 pmuppiDOS 

Rex ^ rescribit ei simili brevitate Johannes : 
€ Si venieSy nos invenies pugnare paratos ; 
« Quam citius venies, citius venisse pigebit. » 
Dixit, et ad pugnam se préparât ordine certo, 

SSO Âgmina sub propriis disponens queque magistris. 
Fulgurat ex alia Ludovicus parte, suorum 
Âgmina precurrens equitum, cui quelibet hora 
Longa videbatur, que pugne prorogat horam. 
Quem solus preit Henricus, qui, corpore parvus^, 
Mente ^ gîg^» hominis dignus majoris honore, 
Jura marescalli cunctis prelatus agebat. 
Agmina Guillelmus Francorum pluribus augens 
Âgminibus sequitur, dominans qui Rupibus alti 
Principium generis et nomen traxit ab illis. 

9130 Ejusdem lateri gêner illius unicus hères 
Heret Amabicus, qui pulchro corpore fortis 
Fortior^ est animo, qui de Gredone trahebat 
Et genus et nomen, et erat dominator eidem. 
His parère date cum Sablolio Moliherne, 
Gandetum cum Segreio, Brio, Baugia, Lude^, 
Durstallumque, vadis ubi Sarta adjutus Hiene 
Temixtum, Liderice, sibi rapit in Meduanam^, 
Quique suos posuit muros prope flumina Salmur, 
Mixtus ubi Ligeri fluvio nigrante Yigenna 

240 Amittit nomen ferrugineumque colorem. 

1. Rex omis dans L et P. 

2. parulus (sic) V. — La petite taille de Henri Clément est rap- 
pelée dans V Histoire des ducs de Normandie (p. 120) et dans Phi- 
lippe Mouskès (v. 21178). 

3. Corde V. 

4. Fortis Amalricus animi qui corpore pukher Pulcrior V. 

5. Laude V. 

6. medianam V. 



LIBER X. S91 

His sibi Guillelmus et Amalricus sociatis, 
Quatuor auxerunt Ludovici millibus agmen. 

Hi duo pre cunctis rupti majore cachinno \ 
ludignabantur jactantia verba Johannis, 
lUum admirantes tantum exspectasse sub armis. 
Qui nihil usque modo nisi furtim audere solebat, 
Voce Thoarcites oui sic aiebat acerba : 
« Te nimis audaeem novi, tibi copia plusquam 
c Sit satis est gentis ; tu régis Parisiani 

250 « Audebis nato confligere, qui venit ad te 
c Milite cum raro. Si tu exspectaveris illum 
< Aut cras aut hodie, quam fortior ille sit armis 
c Experiere tuis, aut tu robustior illo. 
c Ast mihi commodius satis est servare Thoarcum, 
€ Dum tu conaris Monachi subvertere crotam^, 
€ Dum nondum sentis valeat quid Sequana, flexis 
« In gyrum frenis Francorum quam fera virtus. > 
Dixit, et ut prudens se transtulit inde Thoarcum^. 
Rex autem ut vidit régis vexilla, probosque 

260 Per sua signa viros agnovit, qui modo pugnax, 
Qui modo victor erat, scriptoque tonabat et ore, 
Armis nudato projectis vertice» cum jam 
Gepissent équités pugnare, latenter abivit, 
Gonsuluitque fuge sola formidine victus, 

4. cahinno V. — machinno L P. 

2. • Probrose dicit crotam ; proprie enim crota est merda capra- 
c rum. Sumptum est de Lueano, » dit une glose de L et de P. 
Ce mot ne se trouve pas dans Lucain et, malgré cette glose, nous 
sommes tenté de croire que crota a ici le sens le plus ordinaire, 
c'est-à-dire celui de grotte ou de lieu voiîté. La Roche-au-Moine 
tirait peut-être son nom de quelque ermitage. 

3. Guillaume Guiart met dans la bouche de Savari de Mauléon 
un langage analogue à celui d'Âimeri de Thouars (v. 6454-6485). 



292 PHILIPPIDOS 

Arrepta transnans Ligerina fluenta phaselo ^ . 

Aufugisse duçem postquam sensere minores, 
Neglecto fugiunt post ipsum per vada bello, 
Intereuntque vadis quamplurima millia, dum non 
Possunt ad libitum presto reperire phaselos : 

270 Qui dum nare volunt armis ferroque gravati, 
Audaces nimium nimia formidine facti, 
Flumine depressi flatu privantur et aura, 
Neptunique mori quam Martis turbine malunt ; 
Inlolerabilior quam vis bac morte sit illa, 
Qua sibi consimilis animam non suscipit aer. 
Née nimus interea clavis, mucronibus, hastis, 
Afficiunt Franci diversis mortibus illos, 
Qui subterfugiunt fluviali turbine^ mergi, 
Querentes aliquas sibi per convexa latebras. 

280 Hoc in conflictu doluit cecidisse capeile 
Qui régis preerat ad sacramenta sacerdos, 
Et, Rupi dominans Forti, Paganus abacto 
Per corpus telo vulnus lethale reoepit ; 
Sed tamen ad Rupem pervenit vivus, ibique 
Post tempus modicum nimis indignatus obivit. 
Qui, cum gente potens et avis spectabilis esset, 
Gastellum^ Rupemque tenens, qua fortior esse 
Nulla potest, cum sit nulli expugnabilis hosti, 
Nunquam Francorum voluit subscribere régi. 

290 Nunc jacet, et Rupes domino succurrere Fortis 
Non potuit, quin rupe ferat mors fortior illum, 

1. On trouve ici deux vers de plus dans V : 

Nec curât quantos belli in discrimine caros 
Negligat expositos cedi mortisque periclo, 

2. gurgite V. 

3. Castellumque P. 



UBER X. S93 

Ipsaque post domini mortem sit subdita Franco. 
Hugoque^ passus idem, quem plebs agnomkie 

[Brunum 
Lemovicana vocat, vir nomine clarus et ortu, 
Divitiis et honore potens, dum marte Johanni 
Subvenît injusto, martem sibî sensit iniquum. 
Gumque istis obeunt multi, quos prédicat alti 
Nobilitas generis, celatve ignobiiis ortus*. 
Ëgreditur Castro post tedia longa satelles, 

300 Demum gavisus ventos haurire salubres, 
Seque bonis onerat variis, et rébus opimis^ 
Que multa in castris fugiens neglexerat hostis» 
Ut levius fugeret, res projicientis et arma* : 
Ex auro calices, argentea vasa, virorum 
Fulgida nobilium gestamiria, murice tincti 
Ornamenta thori, cophinisque reposta seratis ; 
Copia nummorum vena fabricata nitenti, 
Textaque barbarico teotoria regia filo, 
Yasa culinarum, mortaria cuprea, pelves 

310 Ëlectro rubee, squalentes ère lebetes^, 

Ârmaque per campes passim jactata, nitore 
Ârgenti multoque auri pretiosa rubore, 



i. Hugues doit être le vrai nom de ce seigneur dont le prénom 
manque originairement dans tous les mss. de la Chronique en 
prose (voy. tome I**", p. 262, note 6), bien qu'une main plus 
récente ait ajouté Àimericum dans le blanc laissé dans le ms. 
lat. 5925. Les Chroniques de France rappellent Giraut le Brun. 

2. Chron., § 178, p. 262. — D'après la Chronique, ces person- 
nages furent atteints par des arbalétriers français pendant le siège 
et avant Farrivée du prince Louis. 

3. Seque gravât variis spoliis rebusque decoris V. 

4. honus omnc perosus et arma V. 

5. libetos V. 



294 PHILIPPIDOS 

Ad libitum vulgi manibus rapiuntur avaris. 

Nec mora, vicinis adduci portubus alnos [nem. 
Imperat, et rapidum Ludovicus transfretat* am- 
Sed quia jam tulerat fuga maturata Johannem, 
Longius a facie Francorum se retrahentem, 
Gui nullo in casu desiderat obvius esse, 
Baronesque alios ^ loca per diversa timoris 

320 Sparserat anxietas ; Francorum nobilis hères 
In patriam totam, modo que ^ susceperat Anglum, 
Agmina diSiindit ; vicos et castra Thoarci 
Que vice sunt comitis ferro populatur et igné. 
Victor et Andegavim post pauca revertitur, urbis 
Ut muros terre prorsus complanet, eo quod 
Anglorum nuper rex edificaverat illos, 
Gumque suburbanis in jura paterna reducit 
Totius Andégavis comitatum, compedibusque 
Aliigat inventos ex parte Johannis ibidem ; 

330 Indigenas vero tali sub pace recepit, 

Ut^ deinceps ipsi maneant patrique fidèles^. 
Hec nomen, Ludovice, tuum Victoria loto 
Prédicat in mundo, titulosque meretur honori 
Perpetuare tuo, felixque accommodet omen 
Quo tibi successus ad bella sequentia fiât. 
Has modo bellorum felix féliciter actas 
Excipe primitias, immensaque gaudia mente 
Goncipe, qui tantum, tôt habentem millia gentis, 



1. transilit V. 

2. omnes V. 

3. qui P. 

4. qui V. 

5. patrique suoque fidèles V 



UBER X. S95 

Cionflictu primo m^misti vincere regan ^ . 

340 Yisere nunc diversa stude castella vicissim, 
Et patriam faitare tuam, dum magDus ad altum 
Fulminât Escaldum genitor, dum subjugat hostes, 
Dum procul extremis Fiandrorum pugnat in oris ; 
Sicque mauum prc^)erat supremam apponere 

[beUo*, 
Ut vix preveoiat ejos tua palma triumphum. 
Tam sibi continuis exsultat Frauda palmis, 
Ut vix a prima poœit distare sècunda, 
Ut qui duplidbus justos in fine revestit, 
Vestra Deus gemino^ consummet bella triumpho^. 

350 Sed doleo quoniam minuit tua gaudia funus 
Triste marescalH, qui, febre gravatus acuta, 
Nec ^ multo post tempus idem compage soluta 
Gorporis, indigno tristavit funei^ Francos, 
Nulli militia, nuUi probitate secundus, 
Nulli sive fide seu postponendus honore ; 
NuUus honorare eoclesiam ecclesieque ministros, 
Nullus erat régi servire fidelior illo. 
Miles erat régis et Ghristi, sicque gerebat 
Acta viatoris, ut mox de milite civis 

360 Esse mereretur supera susceptus in aula^. 
Albericus idem fidei, probitatis, honoris, 
Ipsius frater, habuit, qui dum crucis olim 

1. On trouve ici deux vers de plus dans V : 

Cum tiui castra viri sequerentur non nisi pauci 
Respectu numeri quo pars adversa twnebat, 

2. bellis V. 

3. duplici V. 
4.Chron.,S 179. 
5. Non P. 

G. Chron., § 180. 



296 PHILIPPIDOS 

Obsequio^ insistens, Syriam cum rege profectus, 
Yi portas Acbaron penetraret missus ab urbe, 
Ignis eum vinclis absolvit corporis, et sic 
Finales meruit décimas exsolvere Gbristo, 
Ut cum martyribus se laureola redimitum ^ 
Decurso bravium stadio gauderet adeptum ^ . 
Jam super Escaldum tentoria reprobus Otbo 

370 Fixerai, et tantis Moritaoîa sola catervis 

Non poterat prestare sinum ; properata remotis 
Castra locis figunt, stipulis et carice tecta. 
Pars solis solem ramalibus arcet et imbrem ; 
Pars subeunt per rura casas, pulsisque colonis, 
Ad tempus dicunt in re sibi jus aliéna, 
Gastrorum ritu sibi cuncta licere putantes. 

Territat imprimis nostri confinia regni 
Otbonis socer Henricus, cui mille catervas 
Exbibet et plures Brabancio, sevior alter [armis. 

380 Quo nusquam est populus bello, aut assuetior 
Excitât ex alia Lotharingos^ parte bilingues 
Dux suus^, aurivolis replicantes agmina signis, 
Qui, cum simplicibus soleant sermonibus uti, 
Non tamen in factis ita delirare videntur ; 
Quos inter Gallos et Theutonicos speciosa 
Et fecunda magis tellus alit ubere glèbe, 
Millibus a Mosa distans ubi Mosula paucis 
Leucos^ et Methes speciosis irrigat undis. 



i. Servicio V. 

2. Le vers 367 manque dans V. 

3. Voy. Rigord, §81. 

4. Lothoringos P. 

5. Thibaut !«', duc de Lorraine. 

6. Leupochos V. 



r 



LIBER X. S97 

Ac Treverim, Yogesis quam Rictiovarus ab oris, 
390 Presidis officio fungens sub Maximiano, 
Adveniens, sanctos pro Ghristi lege peremit 
Tôt simuly et mediis immersit fluctibus omnes, 
Ut miraretur fieri se Mosula rubram 
Sanguine sanctorum laticis variante colorem ^ . 

Dux quoque Lemburgis acies ciet Ardaniorum, 
Nec tamen ipsius Galeranus filius ipso 
Gum pâtre dignatur Othonis fautor haberi, 
Régis amicitiam et Francorum perdere nolens. 

Saxonesque suo furibundi cum duce^ tanto 
iOO Letius arma movent, quo dudum compatriota 
Illorum fuerit et eisdem sanguine junctus, 
Nondum rex, nondum sublimis fascibus, Otho. 

Gonradum comitem misit Tremonia, cujus 
Imperio Waphale parent regionis alumni. 
Et quos Ruma^ rigat piscoso flumine ; tuque 
Linquerè Randerodas gaudes, Gerarde, paternas, 
Francigenum ut bello possis sentire rigorem, 

Nec minus Otho cornes venit de Thinquene- 

[burco; 

i . f Hoc habetur in prindpio passionis beati Quintini et sancto- 
« rum Crispini et Crispiniani, Fusciani et Gentiani, martirum 
« Domini, » dit une glose de L et de P. L'auteur de cette glose se 
trompe : aucun des martyrs qu*il nomme ne fut mis à mort à 
Trêves. U est vrai que Rictiovarus fit jeter à l'eau saint Grépin 
et saint Grépinien; mais ce fut dans l'Aisne et non dans la 
Moselle. (Acta Sanctorum, 25 oct., XI, 535-540.) Guillaume le 
Breton fait évidemment allusion aux chrétiens de la légion Thé- 
baino et aux citoyens de Trêves que Rictiovarus fit massacrer 
ou jeter dans la Moselle en 286. (D. Galmet, Histoire de Lorraine, 
I, 148. — Acta Sanctorum, oct., II, 330 et suiv., III, 18 et suiv.) 

2. Albert, duc de Saxe. 

3. Bien que tous les manuscrits portent Ruma, il faut évidem- 
mont lire Rura, la Roer, ainsi que le propose Barth. 



298 PHILIPPIDOS 

Et comitem quem Theutonici dîxere Pilosum * , 
41 Ut juvet Othonem, regio Trajectica* misit, 
Mosa ubi majori coUapsus flumine, nomen 
Non tamen amittit, sed, Rhenum nominis audens 
Dimidio privare soi, Remosa^ vocatur. 
Nemurcique cornes primeva etate Philippus, 
Gognatus régis, regem tamen impetit armis. 
Parte licet Petnils, pater ipsius, esset ab ista*, 
Altisiodori dudum comes atque Niverni^, 
Gonstantinopolis qui post ad sceptra vocatus 
Impériale manu pape diadema recepit ; 

1. Ainsi que Barth l'avait conjecturé, il s'agit d'un Raugraf 
(c asperarum regionum dominum, non ipsum hirsutum aut pilis 
« obsitum, » c'est-à-dire d'un de ces comtes que Du Gange con- 
fond avec les comités sylvestri ou wildgrafen. (Voy. Du Gange, 
comes hirsutus, pilosus, sylvester.) Barth ajoute ensuite : « Quid 
(( enim Tr^iyectum ad nostros raugravios ? » £n effet, on a signalé 
des Raugraves aux environs de Trêves, de Kreuznach, etc., à 
Dasscl en Saxe, mais point du tout dans la région d'Utrecht. 

G 'est ce même Raugrave qui est reconnaissable sous des noms 
analogues dans divers textes : Pellucus, comes Theutonicus (Pré- 
tendue continuation de Robert de Torigni dans D. Brial, XVni, 
244 e) ; Plutus Alemannus (Gontinuation de Roger de Hoveden, ibid., 
172 c) ; Pilutus Alemannus (Ghronique de Mortemer, ibid., 356 a) ; 
le conte Pelu du Bin (Istore et Croniques de Flandre, éd. ReifTen- 
berg, 1, 120); licuens de Lus (Inscription rimée placée en 1214 sur 
la porte Saint-Nicolas à Arras, rapportée par M. de Reififenberg 
dans une note à Ph. Mouskés, H, 347). Peut-être est-ce encore 
lui que l'anonyme de Laon désigne comme un comte « qui sti^ 
A pendia sequens cum Othone venerat ex Germania. >» (D. Brial, 
XVm, p. 717 e.) 

2. Trajeccia L. 

3. Rimosa L P. — Au sujet de ce nom, nous ne pouvons que 
répéter les paroles de Barth*. « Vulgo hoc hactenus nemo percepit, » 

4. Voy. Ghron., § 194. 

5. V ajoute ici ce vers : 

Rcgalique gradu distans a stirpe secundo. 



LIBER X. 399 

4S0 Sed non prevaluit sacra residere curuli, 
Durachii captus a principe Gumaniorum ^ . 

Âst Hugo tibi ^j Bolonide, junctissimus heret, 
Qui Bobis fuerat dominari natus; at idem^ 
Maluit et régis inimicus et exul haberi, 
Givili quam pace frui, regique subesse; 
Gujus germanam faciens tibi collateralem 
ParUcipemque tori, meretricis captus amore, 
Gircumducebas bellorum tempore in ipso^, 
Que generosa ninus soldaria facta, relicto 
^30 Gonjuge, castra suo privabat significato^. 

Régis et Anglorum frater, Saleberia cujus 
Se gaudet ditione régi, decies triplicata 
Gopulat Anguigene^ secum ter millia gentis; 
Quorum tu numéro temere conBsus et umbra, 
Audes Othoni indignam promittere palmam. 

Et quis sub numéro comprendere possit Yprei 
Agminis examen, acienfm multiplicata 
Millia, que portis vomuit Gandavus apertis, 
Belga quot et rabies Bloetina, quot Insula turmas 

i. Comimoto V. — Pierre de Gourtenai, comte d'Auxerrc, cou- 
ronné empereur d'Orient par Honorius III, le 9 avril 1217, fut 
pris par Théodore Lange Gomnène, non pas à Durazzo, mais 
après que le siège de cette ville eut été levé et pendant qu'il se 
rendait par terre à Gonstantinople. (Voy. Robert d'Auxcrre dans 
D. Brial, XVm, 284-285.) 

2. dit P. 

3. ilU V. 

4. Les trois derniers vers sont remplacés dans V par les deux 
suivants : 

Prostituensqtte stuim, bellorum tempore in ipso, 
Circumducebat illustris leno sororem. 

5. Il y a évidemment ici quelque équivoque entre castra et 
castrare. 

6. Voy. plus haut, vers 11. 



300 PHILIPPIDOS 

iiO Mittat, Isangrinusque furor, Gravelinga quot addat 
Agmina cum Furnis, quot Brugia millibus agros 
Gontegat armatis, aut Âudenarda propinquo 
Yiribus atque fîde Gortreio consociata ; 
Quos equitum cetus per vicos perque casellas 
GoUectos armet io damnum Flandria régis, 
Gorde tenens memori quales exsolverit anno 
Preterito penas, quantas perpessa sit ipsa 
Jacturas tune pro meritis a rege Philippo, 
Quando Ferrandus nummos^ suscepit ab Anglis, 

450 Quos maie nunc vertit, nec adhuc se pena coer- 
lUum nausifico crucians pedoris odore ' ? [cet, 
Hos multosque alios, quos enumerare morosum 
Âuxilium comiti Ferrando Flandria donat, [est, 
Ut solus régi videatur posse suisque 
Secure^ conferre manum : tôt millibus illum^ 
Prétérit! At cause merito confîsa Deoque, 
Non curât numeruift Francorum vivida virtus. 
Quos inter Barrensis erat non ultimus unus, 
Multorun^ supplens defectum viribus, et cum 

460 Gerardo Scropha ^ Malevicinus Petrus, ille ^ 
Ut petra qui firmus verbo se firmat et actu. 
Nec te, Rupensis Guido, nec Montinianum 



i. solidos V. 

2. Allusion à la captivité de Ferrand après la bataille de Bou- 
vines. 

3. securi V. 

4. illinc V. 

5. Soropha P. 

6. Il y a ici trois vers au lieu de deux dans V : 

Multorum supplens defectum viribus, et qui 
Sus appellari reputat non turpe Girardus, 
Et Petrus Malevicinus, vir fortis et audax. 



LIBER X. 301 

Galonem taceam, qui, mente immobilis ut mons, 
Yexiilum regale die portavit in illo. 
Hugo Marolides cum fratre Johanne, Petrusque 
Reminii rector pagi, cum pêne ducentis 
MilitibuSy quales Gampanicus educat axis, 
Efficiunt animis scalam concorditer^ unam. 
Preclarique viri tecum de Montemorenci, 

470 Quos eduxisti^, Matthee, comesque Johannes 
Bellimontensis, et Sacrocesaris ortum [rus, 

Et cognomen habens^ Stephanus, vir nomine cla- 
Seque gradu generis referens* a rege secundum, 
Et dominans Harmis^ Michael , Hugoque Malan- 
Post Gampanenses acie glomêrantur in una. [nus, 
At Robertigena et^ senior Robertus in Ânglos 
Quotquot habere potest équités agit, utpote cujus 
Filius in vinclis angustabatur eorum '' ; 
Quem Belvacensis comitatur^ episoopus, ejus 

480 Frater, et amborum regali a stirpe nepotes ; 
Lauduni presul^, et quem Gasteliio nuper^^, 
Nunc vero Sancti Pauli comitatus honorât, 
Gaucherus, quo nemo alius laudatior armis. 

Pontivii^^ comitem comitantur in arma Pohen, 
Qui, generosus avis, longe generosior alti 

i. œncordibus V. 

2. efnisisti V. 

3. Cognomenque trahens V. 

4. numerans V. 

5. Harnus P. 

6. et omis dans P. 

7. Voy. plus haut v. 46 et suiv. 

8. Cui Belvacensis cames habet V. 

9. Robert de Ghâtillon. 

10. quondam. 

11. PontMmtï VP. 



308 PHILIPPIDOS 

Saoguinis existit uxore, sorore Philippi 
Magnanimi régis, Richardi que fuit uxor, 
Quam fratri intactam Ricbardus reddidit olim, 
Navarie régis ut^ filia nuberet illi. 

490 Hinc Sancti Thomas Galerici nobilis hères, 
Gamachiis dominans, vicosque et plurima sub se 
Castra tenens, clarus dominatu, clarior ortu, 
Quinquaginta parât équités in bella, clientes 
Mille bis, audaces animis et robore fortes. 

Roboreus vero cum Thoma fratre Johannes 
In scala régis régi lateraliter herent, 
Et Longi Stephanus Gampi dominator, et illi ^ 
Septuaginta équités regio quos Neustrica misit ; 
Neustria fida satis, immo fidissima regî^, 

500 Parcere nfordaci si lingue vellet in illum. 

Hinc fremitu majore trahit Burgundicus Odo^ 
BeUigeros in bella viros, Burgundia quales 
Nature dono producere no vit alunmos. 
Gujus virtutis tremor et reverentia famé 
Grescit in inmiensum longe per régna, quod ipse 
Absens distringit et solo nomine terret [rat, 
Trans Ararim populos quos flumen Dubis ^ ober- 
Et que trans Rhodanum regio jacet usque Vien- 
Et Pontarlicios, abies quos plurima ditat, [nam, 

51 Fauce jugi positos ubi Dubis ^ suscipit ortum '^^ 

1. cum V. 

2. Le vers 496 est à tort répété après le vers 497 dans V. 

3. Le vers 499 est remplacé par celui-ci dans V : 

Corde tnanuque satis ipsi fidissima régi 

4. trahit dux Allobrogum Y. 

5. Duber L P. 

6. Duber L P. 

7. Le vers 508 se trouve à tort répété dans V après le v. 510. 



UBKR X. 303 

Atque Salinenses angusta in valle sedentes, 
Defecata quibus flammarum ardore ministrat 
Lympha salem, puteis (mirabile!) tracta duobus, 
Uode BisuDtina sua condit edulia vallis, 
Lingones et Vogesos tangens Âlemannia fines, • 
Totaque terra patens a Francis usque sub Alpes, 
Et regio dorsis que monticulosa jugosis^ 
Fruge tamen mulla, dapibus bacchoque redun- 
Urbibus egregiis ambit vicisque Lemanum, [dans, 

520 Impete quem Rhodanus vasto preterfluit, et dum 
Ipse laci medio tluvius triginta rapit se ^ 
Leucarum spatio, vallatur utrinque lacu sic, 
Quod stans unda laci fluvio non obstat eunti, 
Nec violente^ lacum Quvius^ rapit impete stantem, 
Sed neque vei lacui coit amnis, vel lacus amni. 
Haud secus Âipheos fugiens Arethusa furores, 
Littore ab Ëleo iittus fluit usque Sicanum : 
Quo rursum emei^ens dulci rigat arva fluento 
Sicilie, specieque juvat fructuque colonos, 

530 Labentique suo tam longa per equora rivo, 
Doris amara suam non intermiscuit undam, 
Nec vim dulcis aque salis immutavit amaror. 
Dux igitur, nimio belli percussus amore^, 

1. Les 43 vers suivants (518 à 560) sont omis dans P. 

2. Les vers 520-521 sont remplacés dans V par les trois vers 
suivants : 

Impete quem Rhodano vasto preterfluit inter 
Lausanam et summo pendentes colle Gebennas 
Dumque laci medio triginta précipitât se 
Leugarum spatio 

3. Nec secum ipse, éd. de Duchesne. 

4. /lumen V. 

5. belli iiimio furore calescens V. 



304 PHILIPPIDOS 

His breviter regem verbis adit : c Hac vice saltem 
c Usque laboremus hostes attingere Dostros ; 
c Naniy licet a patria grave sit tam sepe venîre, 
c Plus tamen in patriam sine marte redire gra- 

[vamur. > 

EtquidGalterum juvenem, quid Bartholomeum, 

Quid Garlandensem Guillelmum, Musa, tacemus? 

5i0 An quoniam cum rege domi belloque morantur, 
Et rex raro solet illis sine pergere quoquam ? 
Quod cuncti norunt^ memorare superflua res est. 
Hi siquidem reliquis régi socialius assunt, 
Gonsilioque juvant et bellatoribus ipsum, 
Quotquot habere suos ad sumptus cuique dabatur. 

Interea comitissa senex, que Portigalensis 
Filia régis, ob hoc solum regina vocata est, 
Ferrandique erat ipsaquidem^ germana parentis, 
Hesperidum ritu cupiens ventura doceri, 

550 Sortilegos nobis ignota consulit arte. 

Nec tamen ipsa, reor, erat inscia prestigiorum 
Que solet Hispanos presaga Tholeta docere. 
Sortibus ergo datis, tali problemate falli 
Digna fuit, vero equivoca sub voce latente : [rum 

< Rex, ab equo multa juvenum vi stratus, equo- 

< Tundetur pedibus, nec eum continget humari ; 
« Âltisonoque cornes piausu post prelia curru 

€ Vectus, Parisiis a civibus excipietur. » 
Hinc magis audacter Ferrandus in arma fureb'at, 
560 Non intellecto gaudens enigmate sortis ^ 
Ambiguë vana cupidam spe fallere mentem, 

1. Quod cunctis lucet V. 

2. Ferrandique quidam fuerat V. 

3. C'est ici que cesse la lacune de P. 



570 



580 



LIBER X. 305 

Ne solus duplici fallatur Apolline Gresus^ 

Dehinc Otbo comités^ Ferrandum Boloniumque 
Secreto alloquitur, et eis sua vota révélât, 
Majoresque duces verbo non privât eodem ^ : 
Si solus rex Francorum^ non esset, ab hoste 
Quolibet in mundo tuti possemus haberi, 
Et totum gladiis mundum supponere nostris ^ ; 
Quo solo contra nos impendente favorem, 
Et cleri causam propriam quasi semper habente, 
Nos ita presunoit anathemate papa ferire, 
Atquefide nostros ^ proceres absolvere nostra*^. 
Qui dum Sicanio se re^ prestat amicum^, 
Audet in imperium vires extendere nostrum ; 
Qui genus in nostrum semper grassatur , et ipsum 
Qui tam largus opes pluit et donaria nobis, 
Regem presumit exheredare Johannem. 
Huic igitur soli conatu insistere toto 
Expedit ; bic solus primo occidatur oportet, 
Qui solus nostros provectus impedit, et se 
Opponit nobis, omnique fit hostîs in hoste. 



i. Chron., § 202. — Le vers 562, qui se trouve presque dans 
les mèmeB termes dans la Chronique, et que, sur la fausse indi- 
cation de Guillaume, nous avions vainement cherché dans Juvé- 
nai, provient, ainsi que le dit M. .Pannenborg, de VAlexandréide 
de Gautier de Ghàtillon. 

2. Tune Otho reprobus V. 

3. Le vers 565 est ainsi rédigé dans V : 

Nec verbi exortes alios facit esse quirites. 

4. Si rex Francorum solus V. 

5. A la place du vers 568, on lit dans V ce vers qui se trouve 
dans la Chronique, mais qui est tout à fait déplacé ici : 

Cresus perdet Alun (sic) transgressus maxima régna, 

6. nostra V. 

7. nostros V. 

8. Qui soins régi Siculo prestando Juvamen V. 

II 20 



306 PHILIPPIDOS 

Quo mox extincto, reliquos vincire potestis 
Âd libitum, regnumque jugo supponere nostro, 
Et sic partiri nobis, quod tu, Reginalde, 
Appropries tibi cum tota Yiromanne Peronam ; 
ParisiumS Ferrande, tibi coocedimus; Hugo 
Belvacum, Drocas habeat Salebericus héros, 
Gastrum Nantonis Gastinetumque Girardus ; 
Cum Vuicassino Gorradus habeto Meduntam ; 
590 « Et reliqui proceres habeant quod quilibet optât ; 
Nemo ex hoc numéro mihi non donatus abibit. 
At Senones*, et terra ferax a flumine Ytumna^ 
Usque locum quo Sequanio Lupa confluit amni, 
Et que Moretum Montemque interjacet Argi, 
Herveo comiti voio dimittatur habenda, 
Quam preconcessit jam noster avuncuius illi^. 
c Glerum autem et monachos, quos sic exaltât 

[amatque, 
c Protegit et vigili défendit corde Philippus, 
c Aut occidamus, aut deportemus oportet. [tas 
600 c Sic tamen ut pauci maneant, quibus arcta facul- 
« Sit satis, oblata tantummodo qui stipe vivant, 
c Villas et décimas majores miles habeto, 
« Et quibus est cure res publica, qui populos, qui 
c Pugnando faciunt in pace quiescere clerum^. 

i. Parisius V. 

2. Senories V. 

3. Cauna V. 

4. Voy. Ghron., § 201. — Le ms. V contient un vers de plus : 

Cum promissa suo fuit (^jus filia nato, 
Voy. plus haut, vers 95-98. 

5. Le vers 604 est remplacé dans V par le suivant, auquel il 
manque une syllabe : 

Deffendenda patria pugnando laborant. 



UBER X. 307 

c llb quippe die quo me dîademate prîmuin 
c Reddidit insignem patnim pater imperiali, 
c Haoc promulgavi legem, in scriptisque redac- 
c Jussi per totum servari firmiter orbem, [tam 
c Ecdesie dedmas oblataque munera tantum 
61 € Possideant ; villas nobis et predia lioquaot, 
c Vivat ut hinc popuhis, habeatque stipendia 

[miles. 

< Nunc quia l^e mihi dénis non paret in ista, 

c Nonne gravare manum, numquid non debeo 

[magnas 
Cum villis décimas illi auferre lioenter*? 
Numquid non possam legem suparaddere legi 
Tudite Caroliy villas qui noluit illis 
Tollere? Si décimas ipsis tulit ille, mihi non 
Villas cum decimis auferre licebit eisdem, 
Condere qui possum leges, et jura novare, 
620 c Imperium solus teneo qui totius orbis? 
Nonne licet nobis hac derum lege ligare. 
Rébus ut oblatis oootenti, primitiisque, [perbi? 
Jam discant humiles magîs esse minusque su- 
QuamsatiuSy quamcommodius, mejura novante, 
Impiger bec tam culta Dovalia miles habebit. 
Et villas tût deliciis opibusque fluentes, [tum, 
Quam genus hoc pigrum fhiges consumere na- 
Otia' quoddudt, tecto quod^ marcet et umbra ; 

1. U y a ici deux vers de plus dans V : 

Imperium solus teneo qui totius orbis, 
Condere qui possum leges et jura notari. 
Ces vers font double emploi avec les vers 619 et 620 qui sont 
disposés dans l'ordre inverse. 

2. occia P. ' 

3. quo P. 



308 



630 



640 



650 



PHILIPPIDOS 

€ Qui frustra vivunt, quorum labor omnis in 

[hoc est 
UtBacchoVencrique vacent, quibusinflat obesis 
Grapulacolla toris, oneratqueabdomine ventres? 
Undeego, quamprimum predicta in legerebellis 
Papa fuit nobis, Montem Flasconis, Aquamque 
Pendentem, Bitral^, Radichofonis^ ardua, Sancti 
Quiriaci castrum, Bisterbica menia, Bicum^, 
Vicosque innumeros, castellaque plurima, dives 
Roma quibus circumvallatur, protinus ipsi 
Fortior eripui^, multoque potentior armis, 
Ipso que teneo nolente, diuque tenebo ; 
Quamvis imperium mihi supplantare laboret, 
Presumens nostrum promittere jus Frederico. 
« Sed mora consilii non est modo libéra nobis : 
Ecce Bovinarum pontem post terga reliquit 
Francigenum ductor ; hodie sua castra sub urbe 
Tomaco figet, Scaldi ^ prope fluminis undas ; 
Et licet illorum numerus qui bajulat arma, 
Militie vix esse queat pars ^ tertia nostre, 
Ecce ad nos veniunt ut nobis congrediantur ; 
Ecce nec exspectant ut nos vadamus ad illos. 
Tantum habet ille animi, tanta est presumptio 

[Franci 
Militis, ut nuUum dubitet tentare periclum ! 
Quod dicunt, quod agunt, exploratoris ab ore 
Yeridici totum mox nostre infunditur auri . 



1. BUraiW. 

2. Radifoni V. 

3. Biccum L P. 

4. Voy. Ghron., § 157. 

5. Scauri V. 

6. pars esse queat vix V. 



LIBER X. 309 

c Ignorant, ut credo, quot agmina nostra sequan- 
c Signiferi , nostre quam fortia corpora gentis, [tur 

< Qui comités, qui totve duces, quis Theutoni- 

[corum 
c Sit furor in beilo, quo turbine torqueat ensem, 

< Corpora quam rigido ferrata bipertiat ictu. 

< Sed veniant, ut eos hec omnia re doceamus, 
660 c Parisio nec sit pudor a Saxone doceri. » 

Dixerat ; at proceres uno concorditer ore 
Sic fore promittuot, jurantque fideliter omnes 
Observaturos se quicquid dixerat Otbo. 
Utque cavere magis queat unusquisque periclum, 
Ut certo socium signo discernât ab hoste, 
Confestim ^ per terga cruces et pectora ponit 
Quisque sibi, peditesque manus famulique mi- 

[nores 
Funîculis, laqueis onerantur sive capistris, 
Quo facile injiciant victis jam vincula Francis, 

670 Quos in congressu^ primo vincire putabant^. 
Certificavit enim regem super onmibus istîs 
Haud dubie fidei vir quidam religiosus, 
Illa nocte diem que belli preveniebat. 
In castra occulte LovamuMTum a duce missus. 
Qui licet Othonis socer esset homoque fidelis, 
Nuper erat tamen uxor ei data filia régis ; 
Et quam condensis via sit perplexa salictis, 
Quam limosa palus, quam carice juncus acuta 
Impediat medios Moritana in rura naeatus, 

680 Edocuit, quam vix equus aut rota transeat illac. 

{. CeriaUm V. 

ï. Egressu P. 

3. Voy. Richer de Sénoneb. M. G., XXV, m, 1. 24. 



310 PHILIPPIDOS 

Gonsilium rex ergo novat, paucisque novatum 
Detegit, Otho iterum ne se scire omnia jactet. 
Tune ait : « Ista nimis via pernieiosa quadrigis 
Esse potest et equis ; sed eis sine quis velit ire, 
Aut pugnare pedes? A nobis sit procul istud ! 
Theutonici pugnent pedites ; tu, Gallice, pugna 
Semper eques. Rétro vertamus signa, Bovinas 
Pretereamus, item Gameraci plana petanius, 
Hostes unde gradu facili possimus^ adiré. 
690 c Absit enim ut videam natalia rura, priusquam 
Me duce Francus ovans Othonis dicta refellat, 
Verius ut doceat Saxonem Parisianus, 
Quem Saxo jactat a se debere doceri ! 
Et tibi, dux Odo, quereris qui sepe venire^, 
Terminet una dies, Franco victore, iaborem. » 
Dixit, et audita velli tentoria missa 
Imperat, et gelido sub mane redire Bovinas^. 

Gur ita te jactas, Otho? Gur ensibus enses 
Theutonicos Francis frustra preferre laboras ? 
700 Francorum rubuit gladiis Saxonia dudum, 

Gum méritas subiit ^ Karolo sub vindice penas ; 
Qui nullum superesse marem permisit in illa, 
lUius gladio qui corpore longior esset^. 

Vix e conspectu Tornaci se tulerat rex, 
Gum suus Othonem petit explorator, et illi 
Intimât^ attonitiim nimio terrore Pbilippum, 



i. valeamus V. 

2. Allusion aux paroles du duc de Bourgogne citées au v. 536. 

3. Voy. Ghron., § 181. 

4. solvit V. 

5. Voy. le moine de Saint-Gall. M. G., Scr., II, 755, 1. 77-79. 

6. nuntiat Y. 



UBER X. 3M 

Francigenasque suos ftigiendo redire Peronam, 
Deceptusque suum dominum decepit. Ât ille, 
Frustra concipiens animoso gaudia oorde, 

71 Arma rapit, portasque ftirens post terga relinquit ; 
Totus et egrediens exerdtus undique densis, 
* More locastarum, legionibus occulit agros ; 
Non ramis perplexa virentis silva salicti, 
Non juDCosa palus cecis^ dbsessa lacuois^, 
Non limo tellus, carecto et glutine sordens, 
Tardât eos ; metuunt ne Frand transîerint jam, 
Ântea quam pos^t illos attiogere', pontem, 
Inque vicem hcnrtaDtur calcaribus acriter^ uti, 
Ut magis accélèrent, indiscretique propincpium 

720 Non metaunt casum, et merito labuntor in ipsum. 
Quo niitis, perîtura manus? maie prelia tractât 
ImpetQS. An regem sic vertere tei^a putatis, 
Quin Yobis aosit versa concorrere fironte? 
Non decet ut terrer vestri deterreat iilum; 
Non decet ut propter vos aufugiase patetar ; 
Qui «olum hoc optât ut, vobîs forte v^pertiB^ 
In pbno {Jane beHo confligat aperto, 
loque brevi îd vobis oada ratione patebît. 
Uhinius exierat post omnia signa Garinus, 

730 Qui Silvectensis^ nondum sacratus ad orbis 

i.eeiù p. 
î. eŒDenUs V. 

3. àntM quarri rtçfm pouini ûitingere \ . 

4. a/criui V. 

5. SUv^fiscUfifii L P. — Oeite leçon e«t ér'yieauneai pius oor- 
rKt«. maif €'ik ajoute mu ren une ijrliaiie mutUe. et GuîUmume 
nous m hhltivàé k k \fjkr itrewàn de aeail»UJi4es hberiéê avec lef 
noms d€- u^-^i.. Nous ooti» en fomaet donc teuu k U leçon du 
ms. du ViLucaiL. 



312 PHILIPPIDOS 

Ëlectus catbedram, régis specialis amicus, 
Ârdua tractabat cum rege negotia regni. 
Hic, dum precedunt crispantibus agmina signis, 
Postremo tacite digressus ab agmine paulum, 
Cepit iter versus Moritania tendere rura ; 
Gumque, novi cupieos aliquid deprendere casus, 
Passus millenos jam perrexisset ad austrum, 
Cum paucis, quos inter erat MeleduDicus Adam, 
Ascendit tumulum quo campus forte tumebat, 

740 Luminis unde procul emittere posset acumen. 
Ët^ cum vidisset acies fervere per agros, 
Nec posset visos uno defigere visu, 
Tôt clypeos preferri astris splendoribus ausos, 
Tegmina tôt capitum solis replicantia lucem, 
Tôt latera ambiti livere viredine ferri. 
Tôt vexilla levi* motu irritantia ventos. 
Tôt cetus equitum, tôt equorum ferrea membris 
Tegmina proceris circumdata, dixit ad Adam : 
€ Hi veniunt, nec se credunt attingere posse 

750 € Tempore nos satis optato ; tu colle sub isto 
€ Exspectabis adbuc, intellecturus eorum 
€ Plenius et numerum et mentem, dum vado 

[Pbilippum 
€ Gertificaturus ; alii non crederet ipse. » 

Sic fatus volat ad regem : vix sustinet ille 
Gredere, présumât quod quis tractare sacrato 
Bella die, soli sibi quem Deus ipse sacravit^. 

i.Qui V. 

2. levés V. 

3. Ces deux vers sont ainsi rédigés dans V : 

Credere quod quis bella die tractare sacrata 
Présumât, sibi quam soli Deus ipse sacravit. 
(Voy. Ghron., t. I, p. 267, n. 4.) 



l 



760 



770 



780 



LIBER X. 313 

Ck)ntinet ergo gradus, et preoedentia stare 
Signa ^ jubet, loquiturque suis hoc ordioe caris : 
€ Ëcce quod optabam Dominus mihi contulit 

[ultro ; 
Ecce supra meritum, prêter spem, gratia nobis 
Sola Dei confert quod votum prêtent omne. 
Quos per circuitus ^tiosos perque viarum 
Discursus varies modo conabamur adire^, 
Ecce ad nos ultro Domini miseratio ducit, 
Frangat ut ipse suos per nos simul et semel hos- 
Hostibus iUe suis nostro mucrone secabit [tes ; 
Mcmbra, sîbi faciet nos instrumenta secandi ; 
Ille idem percussor erit, nos maliens ; ille 
Totius actor erit belli, nos vero ministri. 
Nec dubito quin se Victoria conférât illi, 
Quin hostes proprios, quibus est infensus, et 
In nobis vincat, et nos vincamus in ipso, [ipse 
Jam patris patrum gladio meruere feriri. 
Qui presumpserunt illum spoliare suisque 
Ëcclesiam privare bonis, solidosque quibus se 
Nunc quoque sustentant, clero monachisque 

[tulerunt, 
Pauperibusque Dei, quorum maledictio danmat 
Et damnabit eos ; quorum querimonia, celum 
Dum pénétrât, coget illos succumbere nobis ^. 
E contra nobis communicat, et precibus nos 



1. signa Stare V. 

2. Philippe-Auguste avait d'abord pensé à aller attaquer Othon 
dans Mortagnc ; mais les difRcultés de la route l'avaient décidé à 
renoncer à ce projet et à revenir vers Lille, pour aller de là rava- 
ger le Hainaut. (Vuy. Chron., § 181,. et p. 267, note 2.) 

3. illos nobis succumbere coget V. 



31 & PHILIPPIDOS 

Adjuvat ecclesia, et Domino commendat ubique ; 

Per loca certa tamen pro oobîs pronius orant. 

Major in affectu quibus est dilectio nostra. 

Unde, spei solide, rogo, robore consolidai, 

Hostes ecclesie vos hostibus exhibeatis ; 

Non* mihi, sed vobis et regoo vincere vestra* 

Pugna velit ; regni curam et diadematis unus 

Quisque gerens, caveat proprium ne perdat 

[bonorem. 

Pugna tamen cordi minus est mihi, quod macu- 
790 € Ista sacra^ dies aspergine sanguinis odit. » [lari 

Dixerat, et Franci leti clamore paratos 
Se pugnare ferunt pro regni et régis honore ^ 
Gonsilium tamen hoc sedet omnibus, usque Bovi- 
Ut proficiscantur, hostis si forte diei [num^ 

Parcere sacrate veUt, et differre duellum, 
Donec lux bello Ucitam se crastina prestet. 
Preterea locus est munitior ille tuendis 
Sarcinulis, rebusque aliis que castra sequuntur, 
Gum nusquam pateat, a dextris atque sinistris 
800 Gontinuis spatiis iter impediente palude, 
Transitus, excepto satis arcto ponte Bovino, 
Quo quadrupes se sive bipes evolvat ad austrum. 
Ât^ parte ex illa latis patet area campis, 
Grataque planities cereali gramine vernans, 
Que, protensa satis spatio per rura patenti, 

1. Haut V. 

2. vostra P. 

3. sacrata V. 

4. Ghron., § 182. 

5. Bovinas V. 

6. Atque V. 



UBBR X. 315 

Sanguineum a zephyro, Gesonam tangit ab euro ; 
Dignus cède locus et sanguine commaculari, 
Sanguinis et cedis médius oommunis utrique. 
Gontinuo pontem rex sic facît amplificari, 

810 Gorpora quod bis sex lateraliter ire per ipsum 
Gumque suis possent tractoribus octo quadrige ^ . 
Ëcclesiam Pétri sacratam nomine juxta 
Fraxinea rex sole calens residebat in umbra, 
Haud a ponte procui, quem jam pars maxima 

[cetus, 
Dilatam sperans in crastina tempora pugnam, 
Transierat, mediumque diem sol altus agebat. 
Dumque pararet ibi modioe indulgere quieti^, 
Nuncius accurrens cursu festinus anhelo : 
c Agmen in extremum, clamât, jam prosilit hos- 

8âl0 € Nil Gampanensis acies, nil sufficiunt hi [tis ; 
€ Quos modo misistis, ut eos retropellere possint ; 
€ Dumque illis obstant, et eos tardare laborant, 
€ Gontinuo egerunt bis jam duo millia passu. » 
Motus ad hanc vocem rex illico surgit, et intrat 
Ëcclesiam, Dominoque suum conunendat agonem, 
Finitaque brevi prece mox egressus : € Euntes 
€ Festinemus, ait, sociis succurrere nostris ; 
€ Non irascetur nobis ^ Deus, arma feramus 
c lUos si^ contra, sacrato tempore, qui nos 

830 € Impugnant ; sed nec Machabeis est reputatum 
€ Âd culpam, quod, se per Sabbata sancta tuendo, 

i. octo ire quadrige P. 

2. D'après le dernier vers du sommaire de ce chant, le roi se 
serait endormi pendant ce moment de repos. 

3. nobix omis dans V. 

4. Illos vero V. 



316 PHIL1PPID0S 

€ Hostiles sancto vires repu 1ère ^ tropheo. 
€ Immo die pugnare magis nos convenit ista, 
€ In qua pro nobis Domino generaliter omnis 
€ Supplicat eoclesia, cui nos prestamus amicos. 
Hec dicens, armis corpus prémunit, et alto 
Insilit altus equo, lituumque horrente boatu 
Girca ipsum, cursu reduci festinat^ in hostem. 

1 . fregere V. 

2. se vertu V. 



UBER XI. 317 



CATHALOGUS MATERIE UNDECIMI UBRI. 

Vndecimcs varias strages habet ^ . Imperiali 
Standardo mundi dominum se diiputat Otho. 
Sub série certa disponunt agmina regeSj 
Etistacioque^ sua mox improbitate peretnpto^ 
Ferrandum prima super at Campania pugna. 
Coram rege cadit^ Stephanus. Salebericus alto 
Precipitatur equo Belvaci prêsulis ictu. 
Rex cadit^ Otho fugit^ Francis Victoria cedit. 
Bolonius capitur, post omnes denique victus^. 

INCIPIT UBER UNDEOMUS. 

Ghristophori Jacobique dies post gaudia festi 
Primus erat Domini cui dant a nomine nomen^ 
Christicole ^ ; verunr gentiles solis eumdem 
Esse volunt, primam sibi qui dicat illius horam ; 
Nomen enim dat cuique suum plaoeta diei, 
Gui primam dat queque dies specialiter horam 
Ordine quo prisci désignant tempora vates. 

Vidit ut Otho suo Francos cum rege, levatis 
Ad pugnam signis, ita festinanter adesse, 
1 Quos solo audierat victos terrore reverti 

1. canit V. 

2. Kuticioque L P. 

3. mit V. 

4. post omnes vix superatus V. 

5. eut nomine nomen adoptant Y. 

6. On était au dimanche 27 juillet 4214. 



318 PHILIPPIDOS 

In patriam fugiendo suam, miratur, et exspes 
 leva^ paulum retrahit vestigia parte; 
Gomponensque acies, gressus obliquât ad Arcton, 
Quas ita continua série protendit in amplum, 
Occupet ut prima, armalorum fronte virorum 
Directe extensa, passus duo millia terre ^* 
Sic etiam rex ipse sue protendere frontis 
Gornua cura vit, ne forte preanticipari ^ 
Aut intercludi tam multo possit ab hoste. 

20 Mox Otho, imperii declarans signa, volensque 
Jam quasi promeriti rem prelibare trophei^, 
Standardum edificat, miroque insignit honore 
Imperii^, ut, fasces tanto illustrante paratu, 
Se dominatorem totius disputet orbis. 
Erigit in carro palum, paloque draconem 
Implicat, ut possit procul hinc atque inde videri, 
Hauriat et ventos cauda tumefactus et alis, 
Dentibus^ horrescens, rictusque patentis hiatu ; 
Quem super aurata volucer Jovis imminet ala'^, 

30 Tota superficies cujus nitet^ aurea, solis 

1. dextra V. — Il faut en effet lire a leva, puisque le mouve- 
ment dont il s'agit eut lieu vers la droite, o ad dexteram partem 
itineris quo gradiebantur. » (Ghron., § 184, et p. 269, note i, 271, 
note 3.) 

2. large V. — Ce vers est ainsi rédigé dans l'édition de J. de 

Meyer : 

Porrecta in latum passus bene milia bina. 

D'après la Chronique, le front ,de Tannée alliée ne se serait 

étendu que sur 1040 pas. (Ghron., § 186.) 

3. preanticipasti V. 

4. triumphi V. 

5. Ipsius V. 

6. Rictibus V. 

7. Le V. 29 manque dans V. 

8. rubet Y. 



UBER XI. 319 

Emula, quo jactat plus se spleodoris habere^ . 
Âst régi satis est tenues crispare per auras 
Vexillum simplex, oendato simplioe textuin, 
Spleodoris rubeî, lethania qualiter utî 
Eodesîana solet œrtis ex more diebus ; 
Quod cum flamma habeat vulgariter aurea oomeD, 
Omnibus in bellis habet omnia signa preire, 
Quod régi prestare solet Diooysius abbas, 
Ad bellum quoties mmpiiê pro6cîscîtur armis^. 

40 Ante tamen r^em signum regale ieoebat 
Meatiniaoensis, vîr fortis oorpore, Galo ; 
Seque ades ambe directe reapieîebant, 
A se distantes modico discrimioe campi, 
Yultibus oppofiîtis, nec adhuc vox ulla sonabat. 

Otbo magnanimum oooira e regione Phîlippum 
Stabat in oroatu valde aoress imperiali. 
Drocarum dominas cum Gamftchiensibus et cum 
Pontiviis^ a rege procul sic ftaotibus, ut non 
^>fiîus a série séries diataret eorum, 

50 Bolonio oomiti se contraponit et Aoglis^ 
Gui magis infensus odiis erat ^>se vetemis^, 
£t levum cornu oonserto marte ooronant '\ 

1. Ghron., ^ 184. 

2. U y a ici daiit V troië vert de plufe : 

Segw priui banctv pr^nUus commendat eideni. 
Quique martscaUi vioe fungiiur, iUud Itabetido 
In vuinibuij cuncuis deOet preeedere tumiui. 

Dans I édiiioi: Uf J. d»- iifyt^r, lei» d»îui ùtirm«*.n vert ëoni 
aiofii rédig^^h 

ldqu€ gerv. iolUns eguiium prefeetui in alium, 
Vtcto.s tquif cuncku $uetu^ pntetsdert iurmat. 

iS. hmiuvtiit V. 

4. Le \ . 01 nuiuqu* duiu V . 

ô. iueniur V. 



3S0 PHILIPPIDOS 

At dextro in cornu, spatiis a rege remotis, 
Fulminât in Flandros^ acies Gampanica, duxque 
AUobrogum, et Sancti Pauli cornes, atque Johan- 
Bellimontensis, et quos Medardicus abbas [nés 
Miserat, immensa claros^ probitate clientes, 
Ter^ denos decies, quorum exsultabat in armis 
Quilibet altus equo, gladioque horrebat et hasta, 

60 y aile Suessonica quam fortia corpora surgunt^. 
Quos inter regemque viri virtute corusci ^ 
Astant continua série, scalasque suorum [vum 
Quique magistrorum densant^, dum buccina se- 
Obstrepaf^, ut céleri levitate ferantur in hostem. 

Interea electus le vis istos ambit et illos, 
Hortaturque sue vigilent ut quisque saluti, 
Fortiter ut patrie pugnent et régis honori, 
Sintque sue memores gentis, que semper in omni 
Gonflictu victrix hostes confregit ; id autem 

70 Summopere caveant, ne ipsos nuroerosior hostis 
Gornua protendens forte intercludere possit, .j^ 

Ne série séries sit longior hostis corum, 
Ne scutum miles faciat de milite, sed se 
Quisque suo fronte opposita sponte offerat hosti. 

Gumque morarentur, nec dignarentur aperto 
Gredere se campo série ve excedere Flandri, 

1 . Flandns V. 

2. Miserai ad regem mira V. 

3. Bis V. 

4. quales oriuntur alumpni V. 

5. L'ordre des vers 60 et 64 est interverti dans l'édition de 
J. de Meyer. 

6. Les cinq derniers mots ( scalasque - densant ) manquent 
dans V. 

7. Perstrepat V. 



LIBER XI. 381 

Impatiens Suessona phalanx, suadente Garino, 
Gornipedes quanto potuerunt currere cursu, 
Invadunt illos, nec miles it^ obvius illis [num^; 

80 Flandricus, aut motus aliquod dat corpore sig- 
Indignans nimium quod non a milite primus, 
Ut decuit, fieret belli concursus^ in illos; 
Neque verecundentur, ab bis defendere si se 
Prorsus abhorreseant (cum sit pudor ultimus alto 
Sanguine productum superari a plebis alumno), 
Immoti statione sua ; non segniter illos 
Excipiunt, sternuntque ab equis plerosque nec^ 
Parcendum ducunt famuli ; sed turpiter illos [illis ^ 
Jam perturbatos stationem solvere cogunt, 

90 Seque, velint^ nolint, defendere. Sicque superbos 
Nobilitate viros, et majestate verendos, 
Non puduit demum pugnare minoribus ipsis, 
Afficiuntque illos atque afficiuntur ab illis 
Ictibus et plagis. Famulis sed"^ denique spretis. 
Et genus et proavos Eustacius a Maquelinis 
Qui trahit egregios, se contulit equore piano, 
Sepius c Ad mortem Francorum » voce superba 
Ingeminans. Sequitur Galterus cum Buridano 
(Hic de Guistella, de Furnis venerat ille), 
1 00 Flandrinique équités, odium quibus improba régis 

i. ut p. 

2. Ghron., § 186. 

3. œngressus V. 

4. cum L. 

5. Le vers 87 est rajouté dans la marge de L. Le scribe de P 
devait avoir le ms. L sous les yeux, car il a mal placé le v. 87 
qu'il a intercalé entre le v. 88 et le v. 89. 

6. Se velint V. 

7. Famulisque P. 

n 21 



332 PHILIPPIDOS 

Flandria magnanimi teneris infudit ab annis, 
Militibus properant rapîdo occursare volatu. 
Jamque perhorruerat lituorum clangor, et om- 

[nes* 
Hinc atque inde acies commixte in fata ruebant ; 
Harmensis Michael clamanti funera Francis 
Obviât, et médium forât illius egidis hasta. 
Ast^ illum inferius Eustacius impetit ^, atque 
Per sellam, per equi costas, agit improbus has- 

[tam, 
Et domini per utrumque fémur ^ ; cadit hic, ruit 

110 Yixque potest hastile suis evellere coxis. [ille, 
Hugo Malaunites accurrit, Reminidesque 
Petrus^, quos sequitur acies Gampana, comesque 
Bellimontensis cum Sacrocesariensi . [Morencii, 
Nec mora te, Gauchere^, tenet dominumque 
Se quibus opponunt Flandrorum mille cohortes. 
Ferrandusque suis animos dum pugnat adaugens, 
Hastis confractis, mucronibus atque cutellis 
Insistunt, Dacisque securibus excerebrant se 
Ictibus alternis, et equorum viscera rumpunt 

1 20 Demissis gladiis, dominorum corpora quando 
Non patitur ferro contingi ferrea vestis. 
Labuntur vecti lapsis vectoribus, et sic 
Vincibiles magis existunt in pulvere strati. 
Sed nec lune acies valet illos tangere ferri, 

1. littwrum clangoris V. 

2. Atque V. 

3. Dans la Chronique (§ 188), on dit seulement que Michel do 
Harnes fut blessé « a quodam Flandrensi. » 

4. Et per utrumque fenum domini V. 

5. cum Remiensi Petro V. 

6. Gaucher de Ghàtillon. 



LIBER XI. 383 

Ni prius armorum careat muaimine corpus, 
Tôt ferri sua membra plicis, tôt quisque patenis ^ 
Pectora^, tôt coriis, tôt gambesonibus armant^. 
Sic magis attenti sunt se munire modérai 
Quam fuerint olim veteres, ubi millia mille 

130 Una sepe die legimus cecidisse virorum. 

Nam, maladumcrescunt, crescitcautela malorum, 
Munimenque novum contra nova tela repertum 

[est*. 
Ât Michael, sodis tellure juvantibus ipsum^, 
Se levât, et, quamvis coxam gravet ejus utramque 
Plaga duplex, commendat equo sua membra 
Invente ut multis aliis sessore carenti, [recenti, 
Gujus humi dominum prostraverat Hugo Malau- 
Ast Hugonis equi Galterus^ in ilibus ensem [nus. 
Demittil, pedîtemqne facit. Pedes ergo pedumque 

1 40 Se gressu firmans, hosti vidnat, et ictus 
Ingeminans ipsum cogit se dedere victum^, 
Gum que etiam capitur Buridanus, qui quasi 

[ludens 
Clamabat : < Nunc quisque suememorestopuelle ! » 
Tune Michael illom ^ qui mortificaverat ejos 
Gornipedem, vulnusque duplex inflixerat illi. 



4. Voy. plus haut liv. III, v. 497, note 6. 

2. Corpora V. 

3. armis V. 

4. Chron., § 188. 

5. illum V. 

6. Gautier de Ghistelles. 

7. Yoy. dans Cat., 1611-1619, les actes par lesquels Gautier 
de Ghistelles s'engagea à ne pas attaquer Ph.-Aug. Michel de 
Hames ûgure parmi les cautions de Gautier. 

8. Tune Michael hostem V. 



3âl4 PHILIPPIDOS 

Querit, et inventum rigidis sic implicat ulnis, 
£t galea abstracta^ vultum^ cum gutture nudat, 
Quo via fit Franci gladio, qui dum necat illum^ : 
€ Ut tua nunc saltem, Eustaci, presumptio cesset, 

150 < Mortem quam Francis inclamas accipe, dixit; 
c Te perimit Francus, Francis dum fata minaris. 
€ Hujus causa necis tibi sola superbia lingue est ; 
€ Nec te servari sinit ad conmiercia vivum, 
€ Ut multos alios qui, te moriente, ligantur ^. » 

Ast alia dux parte furens Burgundicus, inter 
Hostiles cuneos agili circumrotat ensem [audax. 
In Flandros Henoasque manu; sed, dum nimis 
Fortune securus, et hos prosternit et illos, 
Oblitusque sui nimium prorumpit in hostes, 

1 60 Âdmitti gladios doluit vectoris in alvum, 

Qui ruit, alque ducem secum in tellure volutat^. 
Gui, dum multiplici latus undique malleat ictu 
Hostilis rabies, assunt perniciter aie [tum 

Âllobrogum, dominoque ferunt in tempore gra- 
Subsidium; pars carne nimis ^ ferroque moran- 

[tem^ 
Surgere sustollunt ; pars pugnat et amovet hos- 
Qui nimis instanter illum retinere laborat^ ; [tem, 



i. abstractum V. 

2. vuUum omis dans V. 

3. Dans la Chronique (§ 187), le vainqueur d'Eustache de 
Maquelines n'est pas nommé. 

4. Quos te moriente ligamus V. — Ghron., § 487. 

5. voluptat P. 

6. gravi V. 

7. « Valde œrpulentus erat » dit une glose de L et de P. — 
Voy. Ghron., § 188. 

8. Le vers 167 manque dans V. 



LIBER XI. 385 

Pars alium quo scandât equum perniciter aptat ; 
Et jam factus eques requiem captare rogatur, 

1 70 Donec se modicum recreet, flatumque résumât : 
€ Immo, ait, amissi dum me vectoris in hostem 
« Dedecorisque mei memorem calor excitât ire, 
€ Dedecori decus est vindictam reddere nostro. > 
Dixit, et in medios velut amens se jacit hostes*. 
Nec minus audacter Flandrum ruit agmen in 

[illum. 
Densantur cunei Allobrogum, dominique ruine 
Veclorisque sui fieri vult quilibet ultor; 
Tantaque fit totis pugnantum immixtio campis, 
Tam prope se inveniunt percussi et percutientes, 

180 Quod^ vix elongare manum, quo fortius ictus 
Inculcare queat, spatium datur aut locus ulli ; 
Queque armature vestis consuta suprême 
Serica cuique facit certis distinctio signis. 
Sic percussa patet, sic intercisa minutis^ 
Pictaciis pendet, dum demolitur eamdem 
Tunsio crebra nimis clave, mucronis et haste, 
Quod vix a sociis hostes dignoscere possunt. 
Cruribus inversis jacet hic* resupinus arena, 
Hic latere obliquo ruit, alter*^ vertice prono 

190 Labitur, atque oculis exbaurit et ore saburram. 
Hic eques, ille pedes vinclis se mancipat ultro, 
Dum pcrimi magis odit ibi quam vivere victus^. 



1. médium velut amens se jacit agmen V. — Chron., § 488. 

2. quo V. 

3. munitis V. 

4. hic omis dans P. 

5. hic V. 

6. vinctus V. 



326 PHILIPPIDOS 

Quadrupèdes autem passim per nira \ideres 
Ëxsufflare animas ; alii disrupta per alvum 
Ëxta vomunt, alii procumbunt poplite sedo ^ ; 
Absque suis alii dominis discurrere, seque 
Gratis sessori cuivis ofierre vehendo. 
Vix aliquis locus est quo non aut corpora strata 
Invenias, vel equos extrema in morte gementes. 

800 Et quis erit dignus digne memorare vigorem 
Gaucheri^ comitis, quo summis viribus ille, 
Quique illum sequitur armati militis agmen, 
Per médias acies, per confertissima Flandre 
Millia militie, trifidi transivit ad instar 
Fulminis, imbellesque velut dispergit anates 
Accipiter^, quando atra famés jecur ulcérât ejus? 
Quoslibet oppositos sibi dissipât alter Ogerus, 
Perque hostes medios mucrone viam sibi nudo 
Âmpliat; instantes a dextris sive^ sinistris, 

210 Obruit hos, istos ^ occidit, vulnerat illos^. 
Inde sinu facto, miranda strage peracta, 
Parte alia rediens simili probitate quirites 
Implicat innumeros, quasi pisces rete retentos ; 
Utque'^ ascendentes fallit Gaubertus^ alosas 
Retibus oppositis vada sub piscosa Medunte, 
Sic facit implicitos équités vel ^ fata subire 

i. flexo L P. 

2. Gamachii V. 

3. Tous les mss. portent Ancipiter, 

4. atque V. 

5. illos V. 

6. istos V. 

7. Atque V. 

8. Sur Gaubert de Mantes, voy. plus haut liv. VII, v. 329. 

9. implicitos vel ibidem V, 



LIBEft XI. 327 

Gaucherus, vel se victori ofiTerre ligandos. 
Respiciensque, suis ex çoDsocialibus unum 
Eminus in numéro prospexit ab hoste teneri ; 

2S0 Mox caput inflectens, collumque amplexus iberi^ 
Per médias acies iterum prorumpit ; at illum, 
Dum ruit, hostilis non cessât dextra ferire. 
Non tamen ille caput aut dextram subrigit ante 
Quam venit ad socium; tune se levât, enseque 

[stricto 
Onmes qui socium retinebant sternit, et illum 
Libérât, et secum vivum sanumque reducit^. 

Tune primum Flandri cepere timoré moveri; 
Pondus enim belli totum se inclinât in illos. 
Non tamen aut campo^ discedere, terga \el hosti 

SI30 Ostentare volunt ; tanta indignatio mentes 
Obsidet illorum, servandique ardor honoris, 
Ut malint pugnando mori, vel * vincla subire, 
Cedereque et cedi^, quam se fugisse notari ! 
Et dum se laxant acies, Flandrique tepescunt, 
Hugo Marolides, Aciensis Gilo^, per hostes 
Ferrando medios properi confligere tendunt, 
Vulnere qui lesus jam multo lentius ibat, 
Perque diem totum requiem non fecerat armis ; 
Gum quibus ipse"^ diu luctatus, denique victus, 

\, a Id est egui » dit une glose de L P. 

2. Ghron., § 189. 

3. Nec tamen a campo V. 

4. quam V. 

5. Céder e incedi V. 

6. Hugues de Mareûil et Gilles d'Aci furent tous deux cautions 
de la fidélité de Thibaut IV envers Philippe-Auguste en mars 1222. 
(Cat„ 1382-1383.) — D'après la Chronique (§ 190), Ferrand se 
rendit à Hugues de Mareuil et à Jean son frère. 

7. ilU V. 



328 PHILIPPIDOS 

240 Forti fortune cedens*, se, ne perimatur, 

Dedidit; ast ejus omnes tune signa sequentes^ 
Mors invisa rapit, ubi sese dedere notant^. 

Taliter in dextro eornu Bellona furebat. 
Et se Francigenis vultu Victoria leto 
Pollicitabatur. Casu tamen ante secundos 
Eventus illis se demonstrabit amaro, 
Ut sit amabilior letus post tristia finis, 
Preteritique mali prestent oblivia risus. 

Interea pugne in^ medio rex ense retecto 
250 Fulgurat Othoni oppositus, qui millibus ante 
Se peditum triplici firmaverat obice vallum ; 
Bolonidesque sibi simili prospexerat arte, 
Inque chori speciem pedites triplicaverat ipsos, 
Ut, quoties vellet, per eos invaderet hostem, 
Seque receptaret, quoties opus esset, in illis '^. 

Cumque moram faceret, régi confligere noiens 
Otho prior, rex impatiens, dilatio nunquam 
Gui placet, et pugne desiderio nimis ardens, 
Theutonicos^ medio peditum presumit adiré '^. 

i. Fortune cedens forti V. 

2. ast omnes ejus tune collatérales V. 

3. Ghron., § 190. 

4. in omis dans Y. 

5. Voy. Ghron., § 193. 

6. Othonem V. 

7. Ceci n'est point du tout conforme au récit beaucoup plus 
vraisemblable de la chronique en prose, suivant lequel Philippe- 
Auguste, qui ne pensait nullement à entamer une lutte corps à 
corps avec Othon, fut au contraire attaqué par les soldats alle- 
mands qui le renversèrent de son cheval, après avoir culbuté 
ces milices communales auxquelles on s'obstine, encore de nos 
jours, à attribuer une grande part de la victoire (Ghron., § 181). 
— On remarquera du regte que Guillaume a cru devoir se taire, 



LIBER XI. 3S9 

260 Dumque nimis properat aciem penetrare pedes- 
Moxhastashastatamanusconfigît in illum, [trem^ 
Quarum cuspis erat longa et subule instar acuta^, 
Et nonnulla velut verubus dentata recurvis, 
Guspidis in medio uncos emittit acutos. 
His igitur regem pedites incessere telis 
Non cessant ; nequeunt tamen ejus flectere corpus 
In dextrum ievumve latus, vel pellere sella, 
Ense nec impediunt quin illos disgreget, ultra 
Progrediens, multos sternensplerosque trucidans. 

270 Sicque viam sibi per medios nihilominus illos 
Sternit, ad Othonem properat dum tramite recto, 
Donec ei quidam, reliquis audacior^, inter 
Pectus et ora fidit maculas thoracis, et usque 
Qua ligno junctum est ferri transegit acumen 
Per collare triplex et per thoraca trilicem, 
Impuisu valido, menti regione sub ipsa 
Garni contiguum prohibens^ a vulnere ferrum. 
Dumque ad se vellet hastam revocare trahendo^, 
Restitit, uncino maculis herente plicatis : 

280 Viribus ille trahit majoribus, auxiliumque 
Dante sibi turba, prolapsum corpore toto 
Ore facit prono terre procumbere regem. . 

dans son poème, sur le rôle peu brillant des communes à Bou- 
vines. 
i. Il y a ici un vers de plus dans V : 

Ante ipsum Othonem qui stabant ordine denso. 

2. acute V. 

3. Selon Mathieu Paris (II, 580), c'est Renaud de Dammartin 
lui-même qui aurait renversé le roi ; mais ce fait est en contra- 
diction avec ce que dit Guillaume le Breton dans sa Chronique 
\l 494). 

4. cohibens V. 

5. revocaretur habendo V. 



330 PHILIPPIDOS 

Sternitur indigno stratum regale loco^, nec 
Strati pace frui sinitur, quem calcibus inde 
Quadrupèdes^, manus hinc contundit barbara te- 
Mox tamen erectum rectis insistere plantis [lis^. 
Vis innata facit ; sed adhuc sub gutture fixa 
Herebat cuspis, maculis implexa reductis^ 
Et suprema plicis tunice super arma nitentis. [lunt, 

S190 Quam dum Francigene retrahunt, hostesque repel- 
Dumque paratur equus quo rex asceodere possit, 
Ëcce Otho veniens, furibundaque Theutonicorum 
Sevities regem morti puniisset ibidem, 
(Proh scelus !) et tristi tristassent fuuere mundum ; 
Et perimi satis e facili potuisset ab illis^, 
Dum jacet, eque solo ue se levet impedit hostis, 
Ni Barrensis eques festinans^, Francigeneque 
Gloria se geutis interposuisset eisdem. 
Qui processerunt; paucis cum rege relictis, 

300 Theutonicosque coegerunt in fine fateri, 
Se vere Francis collato marte minores, 
Debeat ut super hoc fieri coUatio nuUa. 

Ut saltu rex prepes equo se ^ reddidit, ira 
Totus inardescens, totusque in imagine "^ pêne 

1. locoque V. 

2. Comipedes V. 

3. Il y a ici un vers de plus dans V : 

Ne, Ferrande, tibi sit Apollo per omnia inendax. 
Allusion à la prophétie rappelée plus haut, liv. X, v. 546 et suiv. 

4. ibidem V. 

5. festinus V. 

6.. Ut saltu se prepes equo rex V. 

7. Tous les mss. portent limine; mais M. Pannenborg a très 
justement restitué imagine d'après ce vers d'Ovide : 
Ulcisci statuit, pœnwque in imagine tota est. 

(Metam., XIE, 546.) 



LIBER XI. 331 

Quam mox infligat pediti^ qui straverat illum, 
Sevior effectus, lapsuque nocentior ipso, 
lilos in pedites studet exercere furoris 
Primitias, ipsi fuerant qui causa ruine, 
Quos ^ variis omnes plagis affecit, ut omnis 

31 Qui vcl forte manum temere presumpsit in illum 
Mittere, vei sacrum telis perstringere corpus, 
Gorpore truncato Stygias eat exul in umbras ; 
Pena discat ut hac^, quam sit temerarius ausus 
Pollutis manibus personam attingere sacram ^. 

At levo in cornu, qui nulli marte secundus 
Boionides, pugne insistit : cui fraxinus ingens 
Nunc implet ^ dextram, vix ulli bajula (qualem 
In Bacchi legimus portasse Gapanea cunas^, 
Quem vix fuimineo dejecit Juppiter ictu), 

3S0 Nunc culter vite impatiens, nunc sanguine pingui"^ 
Mucro rubens ; gemina e sublimi vertice fuigens 
Gornua conus agit superasque educit in auras, 
E costis assumpta nigris quas faucis in antro 
Branchia^ balene Britici colit^ incola ponti, 
Ut qui magnus erat, magne superaddita moli 
Majorem faceret phantastica pompa videri^^. 

i. € Pedîti, singularepro plurali collecUone. » Glose de L et de P. 

2. Quam L. P. 

3. Discat ut hoc pena V. 

4. régis V. — Ghroa., § 191. 

5. implens P. 

6. cunis V. 

7. pugni P. 

8. Brachia V. . 

9. gerii V. 

10. Il a déjà été question dans la Philippide des fanons de 
baleine qui surmontaient le heaume de Renaud. (Voy. plus haut 
livre IX, v. 520.) 



332 PHILIPPIDOS 

Âc velut in saltus ^ scopulosa Bieria * saltu 
Precipiti mittit ingenti corpore cervum ', 
Gujus multifidis numerant a cornibus annos, 

330 Mense sub octobri, nondum septembre peracto, 
Annua quando novis Venus incitât ignibus illum, 
Gursitat in cervos ramosa fronte minores *, 
Omnibus ut pulsis victor sub tegmine fagi ^ 
Gonnubio cervam solus^ sibi subdat amatam. 
Haud secus e peditum medio, quibus ipse 
Ut Castro cauta se circumsepserat arte, [rotundo 
Prosiliens'^ volât in Thomam, Robertigenasque 
Drocarum comitem ^, Belvacenumque Philippum, 
Bolonides, quos Francigenis magis omnibus odit^, 

3i0 Ipsius a regno fuerant qui causa fugandi ^^. 
Gui latus astipant héros Salebericus, Hugo 
Bobigena, Ârnulphus Audenardenus, et Angli 
Militis examen, patriis minus arma volentis. 
Stant** contra oppositis Thomas Galericius 

[armis, 
Gamachios Wimosque ciens, Robertigeneque, 

1. saltis V. 

2. La forêt de Fontainebleau, anciennement appelée forêt de 
Bière. 

3. Dans Tédition de J. de Meyer, les v. 527-528 ont été rempla- 
cés par ce vers unique ; 

Ac velut in sylvis ingenti corpore cervus. 

4. Dans V, on trouve ici un vers de plus : 

Dans pro mugitu murmur resonabile silvis. 

5. Omnibus ut victis fagi sub tegmine victor V. 

6. soli V. 

7. Bolonides V. 

8. Drocarum dominum V. 

9. Quos merito Francis magis oderat omnibus ille V. 

10. Voy. Ghron., § 194. 

11. quos V. 



LIBER XI. 333 

Pontiviusque * cornes, Drocenses atque Poheros-, 
Quique suos factis et voce hortantur in illos. 
Hastis conjectis, strictis mucronibus, ambe 
Se sibi continuaDt acies, repetuntque vicissim 

350 Ictus alternos, crudoque cruore cruentas 
Compellunt herbas variare rubore virorem. 

Interea rex Otho manu furibundus utraque 
In Francos, dum ceca sinit fortuna, securim 
Vibrât ; dumque istos sternit, dum vulnerat illos, 
Non tamen illorum potis est effringere vines, 
Terroremque animis inducere fortibus ulium. 
Qualiter ille Brias Flegreis horridus armis^, 
Gentenis manibus Bdens et corpore grandi, 
Terrigenis animos audax audacibus addens^, 

360 Ausus celicolis bellare, Jovique superno ; 
Ut vero justas superum regnator in iras 
Exarsit, dextram jaculis celestibus armans, 
Fulmina pro manuum numéro jaculatur ^ in ipsum, 
Nec vita vult prorsus eum privare ; sed igné 
Gelesti ambustum supponit rupibus Etne, 
Ignés perpetuos vomiturum fauce supina. 

Non secus in Francos Otho desevit, eorum 
Fer médium frustra sperans impunis abire, 
Inque ipsum regem simili sevire ^ flagello, 

370 Quem circumvallant furibunde millia gentis. 
Hic clava horrendus, hic formidabilis ense. 



«•• 



i, Pontumiusque V. 

2. Popheros P. 

3. Briarée aux cent bras. 

4. auget V. 

5. Pro manuum numéro jaculatur fulmina V 

6. Inque ipsum simili regem indulgere flagello V 



334 PHILIPPIDOS 

Hic sudibus, telis hic dimicat, ille bîpenni ; 
Hic ^ verubus, cultris alter subularibus arctas 
Scrutatur thorace vias, galeeque fenestris 
Qua ferro queat immisso terebrare* cerebrum. 

Nec minus Othonem pergebat adiré PhMippus, 
Nil aliud cupiens, nisi soli possit ut ipsi, 
AJter ut Eneas, Tumo pugnare secundo. 
Et jam destructo primo in certamine vallo ^, 

380 Hastigerisque viris diversa strage peremptis, 
Per medios équités jam festinabat ad ipsum ; 
Sed neutri ad reliquum est via libéra ; tam glo- 

[merato 
Agmine, tam junctis pars utraque dimicat armis! 
Sternuntur plures ; sed strages Theutonicorum 
Densior est, cum more suo Barrensis in illos 
Seviat, impinguans effuso sanguine campos ; 
Et Petrus Malevicinus *, fortisque Girardus, 
A sue cognomen ^ non dedignatus habere, 
Cum reliquis quorum mens, vinci nescia, solum 

390 Optât ut aut vincat, aut pugnando moriatur. 

Quos contra comes Otho furit, cui Tinquenebur- 
Parebat regio^; Guerardus Randerodensis, [gis 
Et quo Theutonicos inter prestantior uUus "^ 
Non erat, aut major membris aut corde ^; Girar- 

[dus^, 

1. h V. 

2. cerebrare P. 

3. < Facto de peditibus ante Othonem, » Glose de L et de P. 

4. Malevecinus P. 

5. Girard La Truie. 

6. Paret adhuc regio V. 

7. alter V. 

8. in corde V. 

9. Il est appelé Bernard de Horstmar dans la Chronique (§ 193). 



USER XI. 335 

Hostimalis contra Francos emissus ab oris. 
Qui tante famé, qui tanti nominis exstat^, 
Ut vix Othonem Saxonia préférât illi ; 
lonumcrique alii, qui, dum victoria'nutat ^, 
Dom vultu fortuna pari blanditur utrisque, 

4<M) Virîbus immensis solitoque furore resistunt 

Frandgenis, nec adhue rabies AJemannica, quam 
Francorom virtute minor, se scire fatetur. [sit 

Âst, ubi Saxonum tandem rex attigit agmen, 
Francigeneque suum videront se prope regem, 
Quem tanta levitate in equmn ascendisse stupe- 
Theutonicis horror, Frands audacia crevit [bant, 
Ejus in adventu fervore calentis et ira '. 
Ei^o reviviscit pugna, ac si nulla fuisset 
Hactenus : altemis stemuntur stragibus agri ; 

410 Stemuntur domini quidam^ sine vulnere; multos 
Et dominos et equos lapsu mors tollit in ipso, 
Ut moriens vecto faciat solatia vector. 
Ne, domino amisso, scandi indignetur ab hoste. 
Sunt qui, interfectis propriis vectoribus, ipsi 
Dum pedibus stantes pugnant, quos casus eisdem 
Errantes offert in equos asoendere gaudent, 
Nec curât proprio privatus, forte repertus 
An sit equus socii, cui se commendat, an hostis : 
Tam festinanter properant in bella redire ! 

420 Hic Longi Stepbanus Gampi dominator, iniquo 
Sidère ^ cui filum ^ jam rumpere Parca parabat, 

i. erat L P. 

2. micat P. 

3. Le V. 407 manque dans Fédition de J. de Meyer. 

4. multos V. 

5. Pollice V. 

6. /Utum P. 



336 PHILIPPIDOS 

Gum membris esset immensis, atque vigorem 
Âdderet immenso, vires audacia forti, 
ÂDte ipsum regem multo circumdatus hoste, 
Obstantes nunc ense secat ; nunc corpora forti 
Prensa manu, quando spatium non invenit ictus, 
Hinnisonis depellit equis ; nunc mixta paremptis 
Viva coacervans, aliéna tabe volutat * ; 
Nunc multos lapsis et ferri pondère pressos, 

430 Inque ipso lapsu fracto quandoque cerebro, 
Aut collo, aut costis, vita sine vulnere privât. 
Et, quasi se soli victbria debeat illi, 
Dum desevit in hos, et ab bis se vertit in illos, 
Nec requiem capit, et nec ad horam cessât ab ictu, 
In cerebrum casu ferrum subulare recepit 
(Incertum cujus dextra impingente), fenestras 
Per galee médias, quibus est ocularia nomen, 
Per quas ^dmittit ocularis pupula lumen, 
Quando nusquam alias in toto corpore prestant 

4i0 Armamenta viam qua stringant vulnera corpus' ; 
Frigore continue lethali membra rigescunt, 
Hostilemque super stragem quam straverat ipse, 
Fundit equus donunum, cujus rapit ignea sursum 
Vis animam, corpus terrenum terra recepit. 

At Barrensis eques, cum jam«subjecta cruore 
Arva cruentasset multo, fastidit inertes 
Et vinci faciles, quorum spreto agmine, solum 
Tendit in Othonem ; sed jam per lora tenebat 
Petrus eum Malevicinus, deque agmine denso 

450 Fortiter implexis, dextra luctante, lupatis 
Extricare volens, turba impediente, nequibat. 

i. voluptat P. 

2. corpus vulnera stringant V. 



ma u. S3T 

AdrobL H stnctooi^ dat ekiem Scraphi cutenann 
Pedons m medio : œc oedere ferm fenna 
Arma toIudL qnîbiis Otbo suos munivenl arti»;. 
RepbciL loque icfami^ dextn ind^iiiânle. (limi^ 
Acnus însiir«:ît : sed eqms cervîce le\iiU [dus 
Obviât, et casa venienleni suscipît kiiim« 
Perque ocohmi in œrebri medio lethaliter ictus^ 
Se levatf ioque pedes stans, ut capra, posterkMnes^ 

i60 De Pétri manibos mptis extricat habeais^ 
Et ooDstematos giravit se rétro, freno 
Castigare gênas mpto nequeonte siq>erbas. 
Domqoe calor plageque gravis doior attonat illum, 
Vi rapit a torba dominum; sed, proxima cum 
Longîus ire vetet, terre procumbit, et una [mors, 
Othonem secom moriei» in pulvere (undit. 

Hostimarensis adest cursu rapiente Girardus*, 
Desœndensque suum domino vectoris egenU 
Prestat eqoum, pedes ipse manens'. mira fideli, 

470 laudanda fides in milite ! Ne pereat rex, 
Exponit miles sese spontaneus hosti, 
Seu victus^ dud, seu morti occumbere certus; 
Barrensique ausus concurrere gnaviter, illum 
Impedit, Othonis ftiga ne impediatur ab illo ; 
Qui, sibi jure timens, lateri non pareil equino, 
Dum memor est céleri solum salvare fuga se ; 
Nec curât quantos beUi in discrimine caros 



1. médium V. 

2. Voy. plus haut v. 394. 

3. Ce trait de dévouement, dont la Chronique (§ 192) n'indique 
pas l'auteur, est attribué par Ph. Mouskès à Gui d'Avosnos 
(V. 22083 et suiv.). 

4. victus L P. 

II 23 



338 PHILIPPIDOS 

Negligat, expositos cedi mortisque pericio, 
Doctior ad presens propriam curare salutem, 

480 Quam certus vinci frustra succurrere victis. 
Instat enim Guillelmus ei, requieque negata, 
Jam tenet acer eum per posteriora torosi 
Arma humeri, galeamque inter collique tuiHorem 
Fortiter infixis digitis, a vertice conum 
Vellere dum vellet, et guttura rumpere ferro, 
Ecce Pilosus adest cornes, et Guerardus S et Otho 
Tinqueueburnites, et quem Tremonia misit, 
Et Dumerosa manus Saxonum, qui fiigientem 
Gonsociant, dominique fuge solatia prebent, 

490 Ut sociatus eis habeat minus ipse pudoris. 
Hi se Guillelmo objiciunt socialibus omnes 
Auxiliis nec mille uni pugnare pudebat ; 
Quem quia non poterant equitem superare, per 
Ib'a vectoris gladios in viscera mergunt, [ejus 
Yixque manu ipsius dominum eripuere tenaci, 
Qui rursus mandare fiige sua terga studebat. 

Ast illi Guillelmum obeunt, unumque putabant 
De facili peditem tam multo a milite vinci. 
nie autem pedes in medio vestigia firmat, 

500 Seque habet inter eos irati more leonis, 

Nunc cultro, nunc ense fiirens, nec se pedes illis 
Exhibet audacem minus aut virtute minorem 
Quam si staret eques ; tanta levitate catervam 
Gircumvallantem se proterit, impetuosas 
Illorum rabies animoso robore ^ frangens ! 
Cumque diu solus se defendisset ab illis, 
Et per circuitum multos stravisset eorum, 

1 . Guerrandus V. — Guirardus P. — Girard de Randeradt. 

2. pectore V. 



LIBER XI. 339 

Succursurus adest illi Galericius héros, 
Gumque illo pedites duo millia robore fortes, 

510 Instruetique armis, dominoque per omnia fidi, 
Quos cum militibus decies sex associari 
Ex omni sibi gente sua curaverat ipse. 
Nec mora, Barrensis in equum conscendit, eoque 
Dimisso, cuneus modo qui circumdabat ipsum, 
Laxatur, repetuntque fugam haud indemniter 

[omnes * . 
Nam summi inter eos Otho cornes , atque Pilosus , 
Gorradus Waphalus, Guerardus Randerodensis^, 
Gum multis alios qui nobilitate preibant^, 
Sponte manus m vincla dabant ^, ipsique teneri 

520 Vincirique orant potius quam perdere vitam^. 
Franci etenim tantis instabant cedibus ipsis, 
Quod quicumque, fuga neglecta, forte resistens, 
Dedere se \el pro vita suplicare moratur, 
Gonfestim quam sit gustatio mortis amara 
Sentit, ingreditur sedes novus hospes Avernas. 

At procul hinc acies in levo prelia cornu 
Equis miscebant animis, et utrique pari se 
Impendebat adhuc parti fortuna favore. 
Sanguineis Bellona rôtis utrosque pererrans, 

530 Tincta cruore manus, vestes, et pectus, et arma, 
Effusosque avida sorbescens fauce cruores, 

i. Chron., § 192. 

2. Bandorodensis P. 

3. Il y a ici un vers de plus dans V ainsi que dans Tédition de 
J. de Meyer, mais il a été exponctué dans le manuscrit : 

Qui modo Barrensem capere et vindre parabant. 

4. ferunt V. 

5. Guillaume le Breton, dans sa Chronique (§ 193), attribue 
aux seigneurs allemands une conduite beaucoup plus vaillante. 



340 PHILIPPIDOS 

Millia mille neces et vulnera spargit ubique*; 
Speque sui incerta partem suspendit utramque, 
• Castra super dubiis Victoria dum volât alis*; 
Sed, cunctata brevi, divino numine vultum 
Mutât, et in Francos totum flexisse^ volatum 
Gaudet% et adverse penitus spem tollere parti. 

Nam Belvaeensis ut vidit episcopus Angli 
Germanum régis, oui, cum sit viribus ingens, 

540 Angligene longo dederant agnomen ab ense, 
Sternere Drocenses, et damnifieare frequenti 
Gede sui fratris acies, dolet ; utque tenebat 
Glavam forte manu, sic illum, dissimulatp 
Presule, percussit in summo vertice, fracta 
Gasside, quod sterni tellure coegit eumdem, 
Gorporis et longi signare charactere terram. 
Et quasi celari facti tam nobilis auctor 
Possit, neve queat presul gerere arma notari, 
Dissimulare studet quantum licet, atque Johanni, 

550 Servit adhuc patrum cui jure Nigella suorum, 
Hune vincire jubet, et sumere premia facti ^. 
Sic plerosque alios clava sternebat eadem, 
Militibus super hoc titulum palmamque resignans, 
Accusaretur operam ne forte sacerdos 
Gessisse illicitam, cui nunquam talibus inter 
Esse licet, ne cede^ manus oculosve profanet; 
Non tamen est vetitum defendere seque suosque, 

\. utrinque V. 

2. armis L P. 

3. inclinare V. 

4. Cepit V. 

5. laudis V. 

6. forte V. 



uasM XI. ail 

Dam ooo excédai pcsîlos defeosîo fiue$ * . 
Aiçtigeiie* domimmi poslquam vkkre tîgvi, 

360 Nîmimm attonili* <pios crapuk dooaque Bacchi 
Dulcios allîdoni quain duri muiik Martis« 
Se cifïipnfn nadanl'. fbgiunlque peravia sparsîm 
Quo fî^ précipites, quo mixto horrore limon 
Casas a^, sociumqoe fîige Bobookus ^ ilu^i 
Se final illonmi : oec eum fugisse pudebaL 
Qui modo pre cunctîs bellum affedabal, et ipsum 
BoioDÎdam nridens, liimdum infidumque vocabal, 
Quod dîssoaderel pognandum, nec fore lulum 
Dîœret in piano vires opponere Francis, 

570 Quorum virtules, quorum bene noveral adus : 

< Tu fiigies^, aiens. Iqpus ul fugilivus : ego aulem 

< Aul inlerfedus, aul passas vinda manebo^. » 
Bac ergo Ardanide, longi Saxooes ab illa 

Parte fnge intendunt; Wâphaii cum Theutoni- 

[eorum 
MilEbus iode abeuni, hinc se Brabancio cursu 
Subdueit Francis, bac Flandricus, Anglicus illac; 
Nec reperire dotent aliquas per plana latebras^ 
Cruda quibus lateant saltem dum vulnera strin- 

[gant, 
Horrendi saltem * dum transeat hora furoris^ 

1 . Les circonstances de la prise de Guillaume Longue-Epêe ne 
sont pas rapportées dans la Chronique. 

2. Anguigeru V. 

3. Se nudcnt campum V. 

\. Les mss. portent Boionicus, mais il s'agit évidenunent do 
Hugues de Bnves. (Voy. Chron., ,$ 195.» 

5. fugiens V. 

6. Chron., J Î95. 

7. breviter V. 



34S PHiLippja>os 

580 Dum satur ad loculi gladius velit ora reverti, 
Dum Franci modica cessent a cède vel hora, 
Qui persistebant hos cedere, funibus illos 
Innodare suis, quibus ipsi Francigeuarum, 
Impete sub primo, dextras arctare putarunt. 
Gumque latus belli fuga jam nudasset utrum- 

[que, 
Stabat adhuc peditum medio se sepe receptans 
Bolonides, nec se vus adhuc cessabat arnica 
Damnificare suo cognataque pectora ferro : 
Hostis amicorum patrieque exosus alumnos, 

590 Nec patrii dulcedo soli, nec sanguinis ulla 
Gommunis pietas, nec amice vincula carois, 
Nec régi et domino juratio prestita dudum, 
Mollierant diram fundendo a sanguine mentem, 
Nec vinci a quoquam virtus effrena sinebat, 
Et^ cuicumque manum junxisset victor, abibat ; 
Tarn caute, tam se prudenter agebat in armis! 
Tarn liquido Francis traxisse parentibus ortum 
Belligerando ipsum probitas innata probabat ! 
Degeneremque licet tibi culpa effecerit ipsum, 

600 Non tamen istius pudeat te, Francia, culpe, 

Nec faciès super hoc rubeat tua : non modo pri- 
Incipiunt partus parientibus esse pudori ; [mum 
Sepe fit ut pariât' pravos bona mater alumnos, 
Et mala sepe parens sanctos alit ubere natos. 

In peditum vallo loties impune receptus, 
Nulla parte comes metuebat ab hoste noceri. 
Hastatos etenim pedites invadere nostri 

i. Set Y. 
2. pareat V 



3U. 3i3 

Horrefaaol eqfûàts, dum pogmnt ensÏMis ipsi, 
Âtqœ aimis breribus; fllos Tero hasU cuteltis 

610 Loogior ei gladib, ei ioextncal>iUs ordo 
Circuîtai triplicî muronim duotus ad iosUr, 
Gante disposîtos dod permiUefaat adiri. 

Que res ut régi patuiU ter mille ctteotes 
Hastis armatos in eqois emîsil in illos. 
Ut pertorbatos stationem sohrere, seque 
A tam peq^exa &ctat laxare oorona» 
Exoritur damor nimius, stragesque cadentnm 
Armoranique fir^or audiri non sinit eris 
Cbngentis sanitum. Gadît omne in vuluera vulgus 

680 Qno se Bolonides sterili vallaTerat arte, 

Dum putat in vanum Francis illudere solus^ 
Ipse quibus pugnare, aliis fiigientibus, audet, 
Nec vitam dcïiere^ fiige dignatur inerti. [pennis^^« 
Nil miseros looga arma juvant, nil dacha bi- 
Nil cornes ipse suum nequiens ddend^re vallum, 
Nil privare potest virtutem fine cupito ; 
Sola est que superat finaliter omnia virlus. 
Gui vis Dulla vel ars roburve in fine resislit; 
Omnia suppeditat, supereminet omnibus una. 

630 Uec Francis semper cornes esse domeslica gaudet , 
Uec Francos in fine facit gaudere triumpho ; 
Omnes interimunt, onmes in tartara mittunt, 
Bolonidemque ^ suo discludunt prorsus asylo. 
nie autem^, ut totos fugientibus undique cainpos 

i. Le V. 621 est exponctué dans V. 

2. dignare L P. 

3. securis V. 

4. Bolonidenque V. — Bolonidamque P. 

5. ergo V. 



344 PHILIPPIDOS 

Fervere conspexit, et vix superesse decem ter 
Ex equitum peditumque onmi legione suorum, 
Ne vei velie capi, seu vinci sponte putetur*, 
Francigenas ruit in medios, quem quinque^ se- 

[quimtur 
Vix socii, reliquos cingentibus undique Frands, 

640 Quoque ligarentur^ spatium vixdantibus ipsis^; 
Et quasi solus eos jam vincere debeat omnes, 
Tanquam nulla die gessisset prelia toto, 
Viribus et nisu toto furibundus in illos 
Sevity et ad regem medio festinat eorum, 
Vitam non dubitans ejus pro morte pacisci, 
Affectansque simul illo moriente moriri. 

Ibat forte pedes Petrus oui nomen et ortum 
Insignem Turella dédit ^, vectore perempto, 
Dum nimis hostiles audet prorumpere turmas ; 

650 Qui, fieri miles et origine dignus et actu, 
Garus habebatur et clarus régis in aula. 
Hic, cum Bolonidem bellum renovare videret, 
Et conferre manum, nec adhuc se dedere velle, 
Immo renascenti virtute resistere multis^, 
Festinans accessit eo, levaque levavit 
Tecluram, sinibus"^ que latis ferrea latum^ 
Ventrem velat equi, teneroque sub inguine dextra 

i. notetur V. 

2. uhique V. 

3. ligent victos V. 

4. mis V. 

5. Il y avait deux Pierre de la Tournelle, car un Pierre de la 
Tournelle aîné figure dans un acte de 1207. (Cat., 1021 b.) 

6. cunctis V. 

7. funibus P. 

8. Le V. 656 est omis dans l'édition de J. de Meyer. 



UBER XI. 345 

MucroDeiii impegît, et equi \italia nipit ; 
Enseque retracto, lato manantis hiatu 

660 lofedt virides aspersîo sanguînis berbas. 
Qoo viso, quidam fidis ex ejus amicîs^ 
AdTolat, et oomitem, preosis ardenter habeois, 
Invehitor dictis et amioo famine in ipsum. 
Qui, Doleote Deo, fugientibus undique cunctis, 
Staret adhuc solus victores vincere certans, 
Procarans proprio sibimet suspendia facto, 
Noo metiieos^ mérita se precipitare ruina, 
Quam leve^ cum reliquis posset (ugiendo cavere. 
Talia prosequitur, et eum per firena seorsum 

670 Noientem retrahit, ut equo mandare novato 
Tei^ fuge faciat ; cui tota mente resistit, 
A bello nequiens animnm revocare superbum : 
< Malo, inquit, salvo vioci pugnando pudore, 
c Vinc»*e^quamfugieDs;yitampo6tpooopudori^, 
c In bellumredeo, quîoquid mihi fata minentur. » 

Dixerat. At, nems jam se laxantibus, ultra 
Stare nequibat ^ equus ; tune Gondunita Jobannes 
Adveniens cum fratre suo Quenone, fréquentes 
Ingeminant ictus comiti cava tempora drcum, 

680 Cumque suis ipsum vectore et milite, pronis 
Vertidbus, stravere solo, jacuitque supinus 

4. Sans douie Amoul d'Aude narde. «Voy. Chron., J 196, p. ^89.» 
*. 3Vc metuit V. 

3. beru V. 

4. M. Pannenborg a fort justement rétabli cette le^on qui 
avait été jusqu'ici remplacée par rtwrc. Tous les mss. sont d'ac- 
cord, et d'ailleurs cette expression est imitée de l'Alexandréide 
(n, 38«>i et d Ovide \Ars afnataria, 1, eiii. 

5. rttam prepono pudori V. 

6. mçabat V. 



346 pmuppipos 

Ipse cornes pressa sub equino pondère coxa. [nés 
Dumque ligant fratres equitem, venit ecce Johan- 
Gum vera re nomen habens a robore verum^, 
Qui comitem, velit aut noiit, se dedere cogit. 
Gunique moraretur a terra surgere, frustra 
Auxilium exspectans, et adhuc evadere i^eraos, 
Âfiiiit e famulis Ëlecti garcio quidam 
Ipsum precedenSy Gorautus nomine, fortis 

690 Gorpore, mortifero horrebat cui dextra cutello : 
Hic, ocreis ubi se juogit lorica, volebat 
Immisso comiti vitalia rumpere ferro ; 
Sed thorax ocreis consuta, patere cutello 
lûdissuta aegans, Gornuti vota fefellit. 
Gircuit, atque alias se garcio vertit ad artes ; 
Gornibus amotis baleue et casside tota, 
Ingenti faciem nudatam vulnere signât. 
Jamque parabat ei guttur resecare ; nec uUus 
Arcet eum, quin mox occidat, si queat, illum^. 

700 Opposita tamen ipse manu comes obstat, et a se 
Quantumcumque potest mortem elongare laborat. 
Sed, rapido cursu veniens, Ëlectus abegit 
Ipsius a jugulo ferrum, famulique repressit 
Ipse sui dextram. Quem cum novisset, ad ipsum 
Exclamât comes : c ne sic, Ëlecte, necari 
« Me, bone, permittas ! nec me patiaris iniquo 

< Sidère damnari, ne garcio funeris auctor 
€ Gaudeat esse mei ! Melius me curia régis 

< Damnet, et infligat merui quam incurrere 
71 Dixerat. Ëlectus e contra taliter illi : [penam. • 

1. Jean de Rouvrai figure dans plusieurs actes du Catalogue 
des actes de Philippe- Auguste, 

2. ipsum V. 



UAKR XI. 347 

€ Non morieris, ait; sed cur ila surgen; tardai»? 
c Sui^e cito, régi jam prescnU^ris oporti!l. » 
Hec dicens, terra nolentcm surgcre ceiMjni 
Gogit, et aspersum vultus et menibra cruom 
Flumine, vix in equum sua membra li:van: va^ 

\U:uU:fu\ 

Cum magno tollit plausu ; vix deniqui; sudum, 
Âtque Nigellensi dat eum servare Jolianni^, 
Qui gratum régi munus presentet inJUKiei f i ^ . 

f. toUntem V. 

^ Jean de Nesie, qui figurr; dai» pluAi^um su.ififi an Catai/f^M, 
esn qoàïï&é cfaâielain de Brun^, (Cai., \W,^'VA%.) 



348 PHIUPPIDOS 



CATIIALOGUS MATERIE DUODECIMI LIBRI. 

w 

Partit UR predos duodenus. Corde benigno 
Rexcomitemrecepit^ graviterque redarguit^ ipsum. 
Gaudia regali referuntur ubique triumpho. 
Mors optata nimis trahit in sua jura Johannem. 
Simonis indigno tristatur funere mundus. 
Petrus Amalricum Britonum dux marte triumphat. 
Territat ignivomus Francorum corda comètes. 
Rex obity unde dolent omnes; in gaudia luctum 
Convertunt régis miracula sanctificatiy 
Et regni novitas, Ludovico celitus uncto. 

INCIPIT LffiER DUODECIMUS. 

Francorum gladios, nimia jam cède rubentes, 
Vix foruli agnoscuDt, quosque emisere nitentes, 
Tabo sordenti mutatos pêne repellunt. 
Jam desunt restes, jam desunt vincla ligandis, 
Turba ligandorum numéro preit ipsa ligantes, 
Jamque parante suam luna producere bigam, 
Solis ad oceanum ^ curvo quadriga rotatu 
Ibat, et ejus equi, laxo tenoone, diurni 
Non procul antidotum gaudebant esse laboris ; 
1 Quos exspectabat gremio refovere tepenti 
Tethis ovans, poteratque vie jam meta videri, 
Qua placide sperant se commendare quieti. 



1. rtdarduH V. 
?. oeemsum V. 



ProiinBS in reditim lîtm an cfasBci moUol. 
El nc^ocMil sparsss iooîtni Imore catenras. 



TvDT ^iEfnom ficah Fnodts iost^^re prtdre. 
O spûfik amûqfiBe ba§tcs spo&re pcecAies. 
kd prcda pàKd deEtnrÎB»: «xiaaft' iL 
BacKâoBs cafMi %3D0to dM Cbbk fi^suEidaiD. 
iê ffi iKsiecU kCToft pereaB|iiG« arasa: Dâaâj^ 
Pipoio âl bîc djps. çiadi ^td citfisfe(& îUe. 
BBc ocR9§ oc citenLi& abîL lohc» *- âl il& 

F«rLkr 4 Krti mei^ «fit ^àm^wan^ îBe. 
âarciiniJatf^QryD guô preife fliereUir «tjMrai 
£«>&. xt!i lÂiMxaiBi ioffub» firt^jOÊâJimit tm . 
Am car^feuUmm <|tte prâBom 2^t4^ fMitaÉur 
C2c^»eut2t<fKr fiîtiL cniD repui ourcuit otim * : 
Anreu xairiî qiiftiD§ «1 nue teameuda suçielk-x. 

J(* Et maiSUf Semm sodaUi Miore laLdfutf 
T^finmeniiL. perepio» Tfçkniifi» nd ik^ 
îjw: o*âvrr^ wiieî ammi mereaUr nmrL 
Muh^ilitairl stndeift ex nr qBaomDqiKr hiaeUiinQ : 
ljiiii]xigu(#QC|iie^ rat» omeni îuierM^cUi quatenib 
lij iiiiiiic- paiilur tbahunu dîB^mr BnçierifO 
OiH ucni: DuqjUs ficivnm fiifaî vuh farmeueai parari . 
Vimiucr iHiL lulido Bfiieiiidet etnitesUi. pai^oti 
Tue 7-»ff' ^emj't eapil. lot fsduliai. toî pretiuwi^ 
^.rruaiuE. î^ulift iciî sufiicit ma v^iiendit^'. 

4(» r^ vix i»uffai:taiiî jumenlii i udt^ trabeode. 

i V •• .... liûj jvr* lï.. ^ jife. 



350 PHILIPPÎDOS , 

Garrus quo reprobus erexerat Otho draconem, 
Quem super auratis aquilam suspenderat alis, 
Cogitur innumeras in se sentire secures, 
Fragminibusque dolet ignis cibus esse minutis, 
Nec^ saltem ut superent fastus vestigia tanti, 
Gumque suis pereat damnata superbia pompis^. 

Ast aquilam, fractis reparatam protiqus alis, 
Rex hora régi Frederico misit eadetn, 
Hoc sciât ut dono fasces, Othone repulso, 
50 Jam nunc divino translatos tnunere in ipsum. 

Gontinuo spoliis oneratus, nocte propinqua, 
Getus ovans in castra redit, regique superno 
Gratus agit grates grato rex corde, tôt hostes 
Qui tam propitio dédit illi vincere nutu. 
Fiat et ut tante memor etas postera palme, 
Silvanectensis extra urbis menia cellam 
Gondit, et imponit illi Victoria nomen, 
Que, largis dotata bonis, se canonicali 
Religione regens, abbatis gaudet honore, 
60 Gonventusque sacri, quos de Victoris ovili ' 
Angelico assumpsit régis prudentia, dignos 
Gommendare Deo ipsius populique salutem, 
Moribus insignes, mundum carnemque perosos, 
Pér que sola duo nos improbus allicit ^ hostis ; 
Risque triumphatis, levis est cum demone pugna, 
Gum nil vincendum nisi sola superbia restet^. 

1. Et\. 

2. Ghron., § 193. 

3. L'abbaye de la Victoire était de Tordre de Saint-Victor. 

4. illicit V. 

5. Ghron., Gont. de Paris, § 1. — En marge de L et de P, on 
lit ici cette glose : Unde quidam dicit : 

Cum bene pugnaris, cum cuncta subacta putabis, 
Que nos infestât vincenda superbia restât. 



70 Dt MKi pmîret cap^dkaii pffxtem^ )KisAfn« 
MajesUÉir rass Icsil dannâque panaf#rr 



<^ fierî voèHÎL «I peràBctams jd 

Si KoBSBcL, cnt coHCfifeaiii nmd» imiqpM't 

<jwin fiole patent qwms GctaciKTe Mbo. 
Cm ÔAfàuÊMT crie» et snbV culpan 
Bol pios iwiriâi. pro pénis prenb. p^eni 
Pro bcflo. ^itim ndigiDO pro marie nppoKkiis ; 
80 Qnrnpfiain voiiis paTHlom nlutur «nicis : 
Ne pai^is, 6do tut ^ixeris amciiio onnde. 
FlagitnsqQe mi%is me non JMcniens in te. 
Assistes hteri ooslro non idtiniits: iamo 
Qum prÎDs exstileris wSbk caiior eUSdtm. 
Tu iSbL, tu ciTeiks reodiv» bbe neibhi 
lo bqiieos, similesqiie itenim pitrire rentu^ 
Ne tibi détenus possît oontiiçer^, teque 
lodignom omoino dementia uostr» repelUt^ » 
Sic ait<, et vîocfis serwi jussit honesiis '. 
90 Pasl trîdaom v«x>, rege existente Bapnhnis^ 
lo reditu a beilo, fuît illi f<^e neUtunu 
Nescio quo r^egente dolos^ misisse Utenter 
Otbooi oomîtem, post beUum vespeno sero^ 
Et régi et regoo prqudidalia' scnpta, 

1. c Hec ^t ptna parricide : €ia%àdehatur in aoci» rwni ^t)i««, 
« gaUo et ooluhro ei deinde jad^mtur sic in fhttium. » GKv«» m*r- 
ginale de L et de P. 

-2. Chron., § 198. 

3. pemidalia V. 



352 PHILIPPIDOS 

Quo mox comperto, nimiam commotus in iram, 
Subjecto terrore, sonos rex exit in istos : 

< Tu genitorque tuus comipti munere, dudum 

< Ânglorum régi Henrico favistis, et in me 

< Natalisque soli concives arma tulistis, 

100 c Qui ^ rex vester eram, cui vos feudaliter ambos 

< Jure ligabat honor comitatus, militiaris 

c Gingula qui dederam tibi primitialia juris. 

< Pace reformata nos inter, postea pacis 

< In prejudicium, post patris fata tui, me 

< Belio impugnasti renovato, rege parentis 
c Richardo post fata sui mihi bella movente. 

< Quo mox extincto, factus mihi denuo amicus, 
€ Uxorem tibi jam cum gratia nostra dedisset 

€ Bolonie toto comitissam cum comitatu ; 
1 1 < Non multo post bec elapso tempore, factum est 
€ Ut simul a nobis comitatus quinque teneres, 
€ Et tua nata mei conjux est facta Philippi, 
€ Est et facta tui neptis mea Simonis uxor^. 

< Sic mihi te donis, sic te per cara ligabam 

< Pignora, te contra ne me scrupulosa moveret 

< Suspicio, ad vomitus solitos ne forte redires, 
« Cum se perversi facile in consueta revolvant. 

« His tamen ingratus, cuncta hec a mente rele- 

[gans, 

« Proque bonis mala retribuens, me spohte relicto, 

120 < Cum membris Belial, qui pacem odere Deum- 

€ Nequitie fedus patrie desertor inisti ; [que, 



1. cui V. 

2. Marie, fille de Guillaume in, comte de Ponthieu, et d'Alix, 
sœur de Philippe-Auguste, avait été mariée à Simon de Dam- 
martin, comte d'Aumale, frère de Renaud. 



LIBER XII. 353 

Gomplicibusque tuis connivens, in caput istud 
Gonjuratus eis sicarius arma tulisti. 
Gumque tibi hoc totum solita pietate remittens, 
Inimeritam mérita vitam pro morte dedissem, 
Âusus es, exacto vix vespere, nocte sequenti 
Post bellum renovare dolos, mentisque vene- 

[num 
Instillare, notis scriptoque retexere fraudem, 
Othonisque animum prece sollicitare dolosa, 
1 30 < Ut bellum renovet, nosque impugnare retentet. 
Talis es, et maculis macules cum talibus orbem, 
Quamvis indignus sis amodo vivere, vitam 
Non tamen amittes, jugique in carcere vives, 
 scelere ut saltem, dum sis incompede, cesses ; 
Et si mente nequit propelli prava voluntas, 
Gonsueto saltem manus impediatur ab actu, 
Effectuque suo careat suggestio lingue. » 
His dictis (neque enim comitem mutire patrati 
Gonscia mens sceleris, aut respondere, sinebat), 
140 Mox inclusit eum ferrata in turre Perone, 

Gompedibus vinctum geminis,*brevibusque cate- 
Servarique jubet posito custode fideli [nis. 

Milite se decimo Guillelmo Pruniacensi ^ . 

Régis et Anglorum Drocensis fratre recepto 
Turris honoratur, ut patri reddere natum 
Quandocumque suo cupiat pro fratre Johannes, 
Namneti insidiis quem circumvenerat, et mox 

1. Proviniacensi V. — Ghron., § 199. — Guillaume de Prunai 
figure comme propriétaire de nefs en même temps que Robert de 
Gourtenai, Cadoc et le châtelain de Pont-de-l' Arche, dans un 
permis de navigation non daté accordé i)ar Philippe-Auguste. 
(Cat., 1473 A.) 

n 23 



354 PHILIPPIDOS 

Gum sociis vinctum bis senis trans mare mittens, 
Jam custodierat in carcere tempore multo. 

1 50 Hoc tamen ille diu concedere distulit, ut qui 
Semper erat cum fratre suum genus omne pero- 
Egregiosque indigna pati malebat ephebos, [sus, 
Ëxeat a pénis quam commutatus uterque. [densi^ 
Ast alios comités, Waphalum^ cum Randero- 
Tinqueneburgenum Othonem, comitemque Pilo- 

[sum, 
Ingenuosque viros, proceres, equitesque nunoris 
Nominis^ innumeros, di versa per oppida regni 
Servari mandat rex ob commercia census ^, [tas ; 
Propria prout redimi sinat unumquemque facul- 

160 Largiter indulgens quicquid natura, vel usus, 
Nobiliumve petat sibi consuetudo virorum, 
Nulla ut personis vel honori injuria fiat^. 

At Ferrandus, equis evectus forte duobus, 
Lectica duplici temone vehentibus ipsum, 
Nomine quos ilii color equivocabat, ut esset 
Nomen idem comitis et equorum, Parisianis 
Givibus oQertur Lupre claudendus in arce ; 
Gujus in adventu clerus populusque tropheum 
Gantibus hymnisonis régi solemne canebant^. 

170 Tune patuit, Ferrande, tibi Pylhonicus^ error, 

1. La correction de J. de Meyer Ast alios, œmUem WapJialum, 
serait préférable, car Girard de Randeradt n'était pas comte. • 

2. Radorodensi P. 

3. omnis V. 

4. Voyez les listes de prisonniers mentionnées dans le Cat. 
sous le no 1521. Une nouvelle édition de ces listes vient de 
paraître dans les M. G. Scriptores, t. XXVI, p. 391. 

5. Chron., §200. 

6. Chron., § 203. 

7. Phitonicus V. — Phytonicus L P. 



UBKR xn. 355 

Gompulit in vanum qui te spenre, quod urbs te 
Exoq>tiira foret magno r^alis honore^. 
Lege quidem ùû doq est lex equior, equo 
Omoia judido Deos ordinal ; equius ista 
Sorte nihil, quod eos voto oonfcMinis eoram 
Sors ligat in villis qoas Olho spoponderat iilis, 
Quasque datunis erat jurali fédère pacti, 
Letificasset eum pede si victiHia dextro ; 
Fitque ut quisque ïooo tormentis serviat ilk) 

1 80 Coi dominaturum cupida se mente putavit ; 
Fitque locus pêne qui spa*abatur honoris, 
Commutatque spd conftiuo gaudia lu(^. 
Âgmina Pompeius olim piratica frefft^ 
Et Mithridatem ^, nato mediante, subq^t 
Gunctantem sumpto mortem aocelerare veneno. 
Ne sub Romanis natum r^nare videret, 
Vel nato efficeret ipsum sors dura minorem. 
Postmodo régna fere pessumdedit omnia Rome 
Que mare trans Grecum pars tertia continet orbis. 

190 Gesar post Gallos, post plurima régna labore 
Gonquisita gravi, quibus imminet oociduus sol, 
Late dilatans jus impériale per orbem, 
Terga licet flavis ostenderit ipse Britannis, 
Pompeium vicit, ut magno major, et omni 
Prelatus capiti princeps foret unions orbis. 
Ut dominaretur super omnes Roma sub ipso. 
Roma tamen neutri sic exsultavit eorum, 
Nec tam letifico cecinit peana canore 
Intraturo in equis Gapitolia quatuor albis, 

SOO Francia quam celebri, post consummata Bovinis 

1. Voy. plus haut livre X, v. 546-558. 

2. Metridatem L. — Medridatem P. 



356 PHILIPPIDOS 

Bella, suo exhibuit festum solemne Philippo. 

Nec tam magnificos meminit jubilasse triumphos 
Post hec, cum Titus et Vespasianus, Helya ^ 
Funditus eversa, Temploque in plana redacto, 
Jure tibi, Judea, locum gentemque tulerunt; 
Qui Gandelabrum, Tabulas et federis Arcam^, 
Et Domini mensam cum multo pignore sancto 
Procuraverunt romanis addere gazis, 
Atque Aaron virgam, que, cum foret arida pror- 

S1 Fronduit et subito produxit amygdala flore, [sus, 
Virginis intacte typicans nova gaudia partus, 
Semper et in servos pretio venumdare vili 
Teque tuumque genus, et in onmem spargere ven- 
Sic peccata Deo tua castigante per ipsos. [tum, 
Hanc tibi finalem meniit Galvaria penam, 
Qua presumpsisti nostrum crucifigere calvum. 
Hanc presignavit ursorum irrupcio ^ facta 
In pueros Bethléem, sancto con vicia vati^ 
Dum faciunt, calvumque vocant. Hec omnia du- 

S80 Ora prophetarum tibi precinuere tuorum, [dum 
Ne vel nescires quantum peccare parares, 
Quantave tam diros sequeretur pena reatus, 
Peccaresque minus saltem formidine pêne, 
Ingrueretque minor peccato pena minori. 
Sola dabat plausus in tempore regibus illo 
Roma suis, nec cura aliis erat urbibus ulla, 
Aut Romanorum saltem exsultare tropheis, 

i. Id est Jfierusaîem, sic dicta ab Elyo imperatore quia eam reedi- 
fieavit. Glose de L et de P. 

2. Nota quod Arca federis est Rome, et legitur in Ystoria Scolas" 
tica quod est in altare Lateranensi. Glose de L. 

3. irrisio L P. 

4. Elisée. {Reg,, IV, 2, xxiii-xxiv.) 



LIBER XII. 357 

Âut sumptus aliquos illorum impendere pompis. 
Nunc quocumque loco lati patet area regni, 

330 Oppida que tôt habet in se, tôt castra, tôt urbes, 
Tôt sceptris dignos comitatus, totque ducatus, 
Que tam multa subest patribus provincia tantis, 
Jura diocesibus quorum unusquisque ministrat, 
Pluribus innumeras dictans edicta per urbes ; 
Quelibet urbs, vicus, castellum, pagus, eodem 
Ëxigit affectu communis gaudia palme, 
Et sibi dat proprium commune quod omnibus 
Ut generalis eat loca per specialia plausus, [exstat. 
Et simul una ferat victoria mille triumphos. 

S40 Nil toto sonat in regno nisi plausus ubique : 
Omnis conditio, fortuna, professio, sexus, 
Etas, hymnisonis intendunt cantibus ; omni 
Gloria, laus et honor, régi cantatur ab ore. 
Nec solum cantu vel ^estu corporis ardor 
Exprimitur mentis ; verum per castra, per urbes, 
Glassica per vicos résonant, ut multiplicato 
Goncentu majore sono se vota révèlent. 
Neve putes illos expensis parcere : miles, 
Givis, villanus, radiant in murice ; nullum 

S50 Indumenta tegunt nisi samnis S byssus et ostrum. 
Rusticus ornatu dum fulget in imperiali. 
Se stupet, et summis componi regibus audet^ ; 
Ex habitu tantum sibi mens presumit, ut ipsum 
Esse hominis vestis mutare aliéna putetur^. 



1. Ce mot désigne sans doute rétofiFe appelée 5omi( et quelque- 
fois Samgnie en français. 

2. Il y a ici un vers de plus dans V : 

Oblitusque sui non qui fuit estimât esse. 

3. L'ordre des vers 253 et 254 est interverti dans V. 



358 PHILIPPIDOS 

Nec satis est ulli sociis par esse nitore, 
Si nulli e multis aliquo prefulget amictu. 
Sic sibi concertant precellere vestis honore. 

Gerea non cessant per totam lumina noctem 
Gunctorum in manibus tenebris clarere fugatis, 

S60 Ut nox in faciem conversa repente diei, 
Tantis luminibus, tanto fulgore diescens, 
Stellis et lune, Nil vobis debeo^ dicat. 
Talia per cunctas attoUere gaudia villas 
Sola quidem populos dilectio régis habebat. 
Parisius vero pre cunctis urbibus addit 
Plausibus et jubilis^ et letitie generali 
Sumptus majores, et delectabiliori 
Ludos exequitur studio, celebresque choreas ; 
Precipue quos Palladii dulcedo laboris 

270 AUicit aima sequi vite documenta béate, 
Plenius et multo se splendidiore paratu 
Accingunt, palme ut festum regalis honorent ; 
Perque dies octo totidemque celebria noctes 
Gaudia continuant, et eo devotius instant 
Letitie, quo rex magis est dilectior illis, 
Gujus eis cura pacis prestante quietem, 
Securi Girre^ dominis Niseque^, fruuntur, 
Solius ut studii cura vexentur eorum 
Pectora, diversas non admittentia curas ^. 

S80 Pax erat in toto populis gratissima regno, 
Rexque gubernabat regnum populumque paterno 
Affectu, cunctos et amans et amatus ab illis ; 

i.jubulis P. 

2. Circe V. 

3. Voy. Juvénal, Vn, 64. 

4. Ghron., § 203. 



Omni fmdpoe clerî protoctor ab hosle; 
Sîa|De beiHgms cnl, qaod^ amîco pacb anùcos 
Corde farans, fialArinres punîrel aœrbe. 
Uode ToainiflT oranî revereiiler ab ore 
Clerî rex, patrie palcr, ecdesîeqoe cohuniHi ; 
Sec sein poieni nage dO^al an populiHii rex^ 

290 Ad reçem popolos ; et eni c(»leDlk> <lulcts 
iDter eos saper hî&, nier utri carîor esset^ 
Quem peoes aUerai vis essei mafor amoris^ 
TaiD poro oexu diledio ooUigat ambos ! 

Jamqiie Bovineî post bdli tempora quaiius 
Addus eraL» com rex, post tôt patrata per îpsum 
Crimiiia*, piiratiir regno Titaque^ Johannes. 
Peilhur a patria trans Humbrt flumina longe, 
Damoatos deri populique examine jiifôto ; 
Nam proprio fu«*at genitori occasîo moiiis, 

300 Proditor et fratns, iirferfe<^orque nepoUs, 
Ilio qui fiierat ad regnum justîor hères. 
Sublimare iooo cujos getis Aogla volebat 
Te, Ludovîœ, suum tibi paire negante favoreai> 
Pontifids Dolente offensam incurrere sumnii 
Qui nitebatur relevare ad sceptra Johannem'. 
Sic igitur regni privatus honore Johanncs, 
Atque, soi juxta preoostica nomînis, expi^rs 
Omnino terre, tandem malefactor haberi 
Cessât, eîque malos mors denique terminât actus. 



i. carmina V. 

2. tot€ujue V. 

3. Ces quatre vers sont tout ce que contient la Philippide êur 
l'expédiiion de Louis VIII en Angleterre. (Voy. la Chron., 
§§ 214-223.) 



360 PHILIPPIDOS 

31 Gui mox Gualo, vicem qui patrum patris agebat, 
Ipsius prolem Henricum succedere fecit ; 
Qui, cum vix annos bis quinque etatis haberet, 
Ungilur et pape per juramenta ligatur, 
Subditus ut sit ei semper, solvatque tributum 
More sui patris, ab eodem sceptra tenendo^. 

Non minus hoc ipso sub tempore reprobus Otho, 
Brunisii egrotans, tam longo anathemate demum 
Absolvi meruit, et amara reconciliato 
Gorporis atque anime consortia dissociât mors^. 

320 Non multo post bec Simon (magis unde dolen- 
Martiris in palma ratio nisi flere vetaret) [dum, 
Inclytus ille comesTolosanam dumobsidet urbem. 
Que fidei nostre contraria suscipiebat 
Hereticos, nec adhuc pestes évitât eorum, 
Raptus ab hac subito lacrymarum valle, beato 
Martirio ad sedes meruit migrare supernas ^ ; 
Gaudia martyribus addens, concivis eorum 
Factus, ubi etherea cum Ghristo régnât in aula, 
Visio cujus eum sic pascit sola, quod, ipso 

330 Dum semper fruitur, nunquam fastidia sentit ; 
Gujus ab interitu valde pars catholicorum 
Infirmata dolet, et pars ad versa superbit^. 

Sed nec Amalricus ejusdem nobilis hères, 
Patris onus subiens, etate insuffîcienti, 
Tôt contra fortes solus pugnare valebat^. 
Tune rex magnanimus, pereunti in partibus illis 

1. Ghron., §222. 

2. Chron., § 228. 

3. serenas V. 

4. Ghron., § 227. 

5. volebat V. 



LIBER xn. 361 

CompatieDS fidei, pieUtis semper abundans 
Visceribus super afflictos, tam grande periclum 
Antidotare* volens, ad sola stipendia fisd 

340 Sexoentos équités ^ et millia dena clientes 
Ârmis insbructos, animoque et corpore fortes, 
Misit Amalrioo^ succursum in tempore gratum. 
Et sic ad tempus vis heresiana repressa est, 
Gatholicusque vigor etiam nunc prevalet illic^. 

Elapsîs post bec anois quasi pêne duobus, 
Multos turbavit usque ad meditullia regni 
Emergens subito disoordia particularis 
In BritoDum regione, maris qua littore Tethis 
Orbis larrarum et regni oonfinia finit, 

350 Née patet ulterius qoîcquam, nisi pontus et aer ; 
Qui quantum pateant ultra nuUatenus ulli 
Nosse datum, milli satis indagabile factum est, 
Eiq>edieiis nempe est, Ucet id sît scibile pauds, 
Bdlorum motus, etiam patientibus ipsum, 
Cnm Deus in toto sine causa nil agat orbe, 
Nil fieri (adat quod dod aliquos ferat usus. 
Qui cum causarum sit causa inmiobilis ipse. 
Fixas mobilibus causas dat rébus ioesse ; 
Qui mala que patimur nostrum convertit in usum, 

360 Ebdt et nobis ex oostrîs commoda damnis ; 
Qui (adt ut bdlum patientibus utile fiât. 
Ne vitiis alimenta qoîes diutuma mioistret. 



r AfUitodare P. 

2. h li'esi questi<jo que de <leux cenU chevjiiiers dans ie pas- 
sace '^orres}fjuditnX de U continualiou du me. OitU^D. iVoy. 
l'.mie L p. 334.' 

o. Alrfuirif'4, P. 

4. GLroi:., GfjniJLDuation du me. Cotluii- | b. 



362 PHILIPPIDOS 

Occupet et nimio torpore igoavia mentes. 
Nam virtus, exercitium quo crescere posait 
Semper amans, capit ex ipso crementa labore, 
Presentique malo nostri ferrugo reatus 
Levius excoquitur, ad tempus ut erudiat^ nos 
Pena brevis, multoque minor quam flamma ge- 
Que sine fine reos pénis distringitamaris. [benne ', 

370 Turbande pacis occasio prima fuerunt 
Britigene comités Gonanus cum Salomone. 
Justa tamen belli fuit illis causa movendi : 
Nam Britonum dux Petrus eos spoliarat avitis 
Fortior ipse bonis, nec eis dimiserat unde 
Gastigare famem frigusve repellere possent, 
Qui fuerant nati dominari pluribus, alto 
Sanguine progeniti, factis et nomine clari. 
Nec minus esse patet quod dux in parte fuisset 
Justus eis, quoniam multa ipsi forte tenebant 

380 Que.potius dux debuerat de jure tenere. 
Sed vir gente potens et eisdem fortior armis, 
Indignante ferens animo sibi justa negari, 
Subripuit cum jure suo sibi jus alienum ; 
Nec servare modum no vit vis effera, quando 
Omnia dat forti qui jus negat arma tenenti. 
Abstulit ergo viris totum, patriaque fugavit 
In nemora et valles, desertaque lustra ferarum. 
Qui quoties poterant illi dare damna suisque, 
Pluribus adjuti sociis, abducere predas 

390 Instabant, vincire homines, evertere villas. 
Quos cum dux vellet confundere funditus, ecce 
Movit Amalricus bellum Grèdonicus illi, 

\. eruderet P. 
2. jehanne V. 



LIBER xn. 363 

Qui proclamabat in quodam jus sibi ^ Castro 
Quo dux dicebat illum nil juris habere, 
Goram rege super hoc juri stare paratus. 
Viribus ille suis fidens, non judiciorum 
Ambiguo fini, strepitu ciet arma superbo, 
Atque ducis terram ferro populatur et igni, 
Guirchinosque capitmuros, Gastrumque Briani. 

400 Dimissis igitur Gonano cum Salomone, [bat, 
Quorum jam partem Britonum pars magna juva- 
Dux in Amalricum convertit bella, suosque^ 
Gum consanguineis proceres invitât, ut ipsi 
Impertire velint contra tôt bella juvamen. 
Gumque bec dura duo9 durasset guerra per an- 
Dux incurrebat dispendia multa, nec ulla [nos, 
Pars aut ^ indemnis erat aut intacta ducatus : 
Quippe Leonenses bac illum ex parte fatigant, 
Gumque Trecoritis Goelonnes et Rohanite ; 

41 Hinc sub Amalrico Genomanensis et omnis [usque 
Andegavensis eques, Turonique, et quisquis ab 
Garnoto laudis aliquid vel honoris habebat^, 
Francorumque manus quanmiaxima cum 8agiensi 
Agmine, Biturigumque caterva, comesque Ni- 

[ verni, 
Quos commune genus vel amor sociaverat illi, 
Vel census, quo nulla magis res nutrit amorem ; 
Nil magis accendit équités, nil fortius armât ; 

i. tibi (sic) V. 

2. que omis dans V. 

3. aut omis dans L et P. — Par suite de cette omission, et 
pour compléter le vers, D. Brial avait remplacé le second aut 
par totius, tandis que Barth avait ainsi rédigé le dernier hémis- 
tiche : aut tanti intacta ducatus, 

4. Les vers 410 et 412 sont rajoutés dans la marge de V. 



364 PHILIPPIDOS 

Ignavos animât, vires imbellibus addit, 
Audaces pungit, in mortem trudit inermes, 
420 Livorem membris depellit, vulnera sanat, 
Potio^ nulla animos lenire salubrior egros. 

Illum autem sequitur Britonum pars maxima, 

[qui se 
Intrepido prestant animo dominoque ducique, 
Quorum subsidio fretus monituque fideli, 
Ingénies animo regali concipit ausus, 
Proponitque semel patrie succurrere toti. 

Non curans igitur quantum Gonanus in ipsum 
Seviat aut Salomon, aut quanta in partibus il lis 
Predarum aut hominum patiatur damna, per 
430 Jam finire parât tam longe tedia guerre ; [ipsos 
Et simul atque semel aut vinci aut vincire que- 
Audax in campo jaxta vineta Briani [rens, 

Pugnat Amalrico, et clara virtute triumphum 
Gonsequitur, capiens ipsum, multosque quirites 
Et proceres, vinci quos nemo posse putavit, 
Gum numerus major numéro ducis esset eorum, 
Ipsique invicti cum sunmio laudis honore 
Hactenus exstiterint conflictu semper in omni ^. 

Sic Britonum probus auxilio laudabile nomen 
440 Promeruit, patriamque suam salvavit ab hoste, 
Vere Francigenam, vere regalis alumnum 
Se generis probitate probans, pronepos Ludo- 
Nobiliorque nimis patrueli rege Philippo. [vici^, 

Inde Leonenses, ex hoc certamine quamvis 

1. Porcio V. 

2. Sur cette affaire de Ghâteaubriant, qui eut lieu en 1222, 
voy. Chron. Turonense dans D. Brial, XVIII, 303 a b. 

3. Louis le Gros. 



Ufenim ¥aUe pars debaitaU TMÎUel, 



Pmpe dies flfi iinli06 TÎrtiâe reasftoDt 
Loqganiira, dmani M pi e boua lis [mot fagatar. 
Qu naieoDie, dncî sofito religantnr amore. 
4S0 El soa resdlm shi jun UKrenbir ab îllo^. 

Quîd bcnrmast Qmd mesta dolest Cor on 
Stoçalta cpccultot Car oelo lambia figîs, [relaxas 
Musa? Quid ig:ooto6 astranim sospîcîs orliisT 
Carmtilare oormii sic admirare ootnetcm? 
Eœe Pfaîfippa preoessit fiaicrîs astram. 



Astram qoo mnndni^ dokt, et^ oelestîa gaudeni, 
Hospitis adrenia tantî cxhilaraia propinquo. 
fjoot Tocam îDani Dobes et skkra ccfi, 
Gertos ot îpse sue per tam maoîfesia sakitis 

460 S^Da SQOS actns placîlos acîal eseesopemo 
Astromm Domioo. ne Carte sobhorreal qes 
SfMrîtns. Mi trepîdet lotoo de vase resohî. 
SeqoeCreMan.TÎelîsjamdemoDe, mondo, 
Cartôs el îBraebra. vidrid reddere letho. 
Et s forte alias leçimos mioitaiite oomeies 
Crioe m ereotoin presigDÎficare future, 
\oa tameo osqae ^dfto aot taoto fimbere mbore. 
Ut oam Docte dîes septma relaxent astrî ^ 
LaoÛDe flanmiîvoiQO *, oommîxta oube mbori. 

4T0 Ut soiet ardeoti fbmo luoeote Ga«ila. 

Straniiûeam si krle domam vis oompît ipâs. 



t. ac V. 

4. fiav.jiiVt: V 



366 PHILIPPIDOS 

Flammeus immixtas vapor ejectare favillas^. 

Hune signi numerum poscebat vita Phîlippi ; 
Hoc meritum numéro voluisti pandere servi, 
Ghriste, tui, sciât ut se terque quaterque beatum, 
Gorpore ut atque animo felix transcendât ad as- 
Quem bene completus hic septenarius illam [tra ; 
Ducit ad octavam que sursum est nescia finis. 
Non igitur stupeas, non te dolor anxict ; immo, 
480 Si contristavit te mors, Victoria mortis 
Lelificet, cum jam videas crebrescere signa 
Per que cum Ghristo,. victa jam morte, probat^r 
Vivere, cui vita digne servivit in ista. 
Et si vite ejus studuisti gesta referre. 
Major i studio referas et mortis honorem ; 
Quemque, ipso vi vente, librum finire putasti, 
Exequîalis honor fac terminet et specialis • 
Gloria, Ghristus eum quo fine beatificavit. 

De cometa queprevenit infirmitatem et mortem^ regis^. 

Terruerat populos radio nova Stella minaci ; 
490 Nec vulgus cessabat adhuc variare tumultus, 
Quid portenta novi non intellecta sequatur. 
Necdum mcnsis erat post hoc elapsus, et ecce 
Invadit febris régis quartanica corpus, 
Quem cum quarta dies estu torqueret anhelo, 
Gessabat mediis tamen egrotare diebus; 
Et sic febris erat intervallata, vigorem 

i . Continuation du manuscrit de Paris, § 5. 

2. et mortem omis dans P. 

3. Cette rubrique manque dans V, mais la place en avait été 
réservée. 



LIBER XU. 367 

Quod nec membra suum perdebant sive colorem ; 
Nec minus ipse sua levitate et viribus utens, 
SoUicitusque sui curare negotia regni, 

500 Oppida more suo diversa studebat et urbes 
Yisere, presertim quîbus ille reedificandis 
Impendens operam, muros fabricabat et arces. 
Quotquol enim fîscus urbes habet, oppida, vicos, 
Ad proprios sumptus muravit, et omnia vidit 
Impensis murata suis dum viveret ; idque 
Plus admirandum sonat auditoris in aure, 
Laudarique magis dignum, quod in omnibus istis 
Vexavit nullum census exactio, nullum, 
Ut ficri solet a multis, angaria lesit. 

51 Gujuscumque domus, fundus, seu vinea, propter 
Fossas aut turres periit seu menia, damni 
Totius pretium patiens a rege recepit. 
Et licet bec regni emendatio publica cunctis 
Givibus et populo communiter utilis esset, 
Noluit ut fieret aliis onerosa, sed omne 
Sola subi vit onus pia munifîcentia régis ^ 

Qui postquam primos frigores sensit, et ejus 
Sacra repente tremor febrilis viscera torsit, 
Gontinuo scopat hominis vas interioris, 

520 Hospitiumque parât mundum quo celicus hospes 
Gaudeat adveniens placita sibi sede morari, 
Delicias reputat qui corde quiescere mundo, 
Nec venit ad mentes nisi lotas, sorde fugata. 

Mox testamento finali, quicquid habebat 
Mobilis ipse rei, proprio déterminât ore, 
Et dispensandum terre Hierosolymitane 

*i. Guillaume n'^pète ici ce qui est dit au $ 160 de sa Chronique. 



368 PHIUPPIDOS 

Pauperibusque Dei scripto désignât aperto, 
Divisim faciens quis quid ferat inde notari ^ . 
Inde fere totum vexatus febre per annum^, 

530 Nec minus officio membrorum gnaviter utens, 
Attigerat quint um mensem^, quo Sirius egris 
Ingeminare solet solis cum febre calores, [annus 
Et postquam Verbum caro factum est, tertius 
Gurrebat cum quinque quater post mille ducentos. 
Jamque propinquabat lux mundo flebilis, in 
Se viduaturus erat orbis régna Philippus, [qua 
Qui jam regnavit annis féliciter aclis 
Quadraginta tribus, justis pius, acer iniquis, 
Gorripiens reprobos cum mansuetudine semper 

540 Corde pio solitus equum preferre rigori : 
Quem Ghristus vite cum dilexisset in omni 
Tempore, dilectum sibi plus in fine probavit. 
Nam rex Jherusalem^, et qui, sunmia negotia 

[summi 
Pontificis vice disponens^, contra heresiarchas 
Missus erat, partes Tolosanas qui maculabant, 
Totius et regni sanctorum concio patrum 
Goncilium tune Parisius générale tenebat^, 
Procurante statum ecclesie reparare Philippo, 

i. Ghron., Gont. de Paris, § 8. 

2. Ce renseignement est exact, car le roi, dans le préambule 
de son testament rédigé au mois de septembre 1222 (Cat, 2172), 
dit qu'il se sent malade : « Si aliquid humanitus nobis œntigerit 
in hoc presenti egritudine.... » 

3. On sait que le mois de juillet était le cinquième de l'année 
romaine. 

4. Jean de Brienne. 

5. Conrad, évèque de Porto. 

6. Ce concile était réuni depuis le 6 juillet. 



UBER xn. 369 

Quem mare perverti citra lugebat et ultra ; 

550 Quo sine cum reliqui nil difîinire valerent, 
Quamvis torreret ipsum intolerantia febris 
Continue, proprio geminata et temporis estu, 
Gommuni propriam postponens utilitatem 
Parisius medicis contradicentibus ibat, 
Paciacoque movens ad concilium properabat, 
Summam virtutum cupiens banc esse suarum, 
Ut per eum status ecclesie fîdeique resurgens 
Gatholicum sumat, ipso moriente, vigorem. 
Quem fidei similis Martini fervor agebat, 

560 Qui, sibi cum prescita dies foret ultima vite, 
Fratribus et sanctis hoc predixisset, adiré 
Non ideo metuit Gandatum, ut pacifîcarel 
Schisma quod ecclesiam vico turbabat in illo, 
Ecclesie pacem cleroque relinquere gaudens^. 
Voto haud dissimili properans rex usque Me- 

[duntam 
Venerat ; hic illi, sacra post mysteria, postquam 
Vitalis vite dédit Eucharistia pastum, 
Occurrit suprema dies evique beati 
Terminus ; hic illum speciosa morte resolvi, 

570 Hic sancte voluit anime Deus esse receptor, 
Grastina quintiles data cum produceret idus^. 

Exoritur clamor, résonant lamenta, fatiscunt 
Guttura singultu, lacrymis sinus omnis inundat ; 
Planctum non est qui proprium levet, aut alienum, 

i. Voy. Lecoy de la Marche, Saint Martin, p. 36i. — La con- 
duite de saint Martin à Gandes devait être souvent rappelée à la 
cour des rois de France ; saint Louis la donna pour modèle à son 
fils dans ses Enseignements, § 29. 

2. Continuation du ms. de Paris, § 6. 

n U 



370 PHiLipproos 

Nec minui possunt nimii per verba dolores, 
Dum cogit linguam anxietas herere palato ; 
Nil sonat in tota nisi vox funesta Medunta ; 
Nulla domus, vici pars nuUa vel angulus est qui 
Non obsurdescat gemitu, fletuque madescat. 

580 Luctum causa movet eadem, dolor omnibus idem, 
Quos tamen excruciat species non una doloris. 
Hic pectus feriens ululât, secat ille genarum 
Ungue superfîciem; vestes hic, ille capillos. 
Sunt qui pre nimio merore nec hiscere possunt, 
Promentes labiis tantum suspiria lassis, 
Quos ejulari cordis tumor impedit, intus 
Absorbente ira quod plangi debuit extra. 
Sunt quibus assuetas vires rapit extasis, umbra 
Mortis imagine pavimenti in pulvere pressis. 

590 Etquiscontineat lamenta, vidensLudovicum[pumS 
Fluminecomplutum lacrymarum hinc, inde Philip- 
Et proceres comitesque, et forti corde senatum, 
Et cum militibus famulos, auleque magistros, 
Implere attonitam mestis mugitibus aulam? 
Sic qui subdiderant gentes et régna Philippo, 
Nulla quibus potuit feritas obsistere, quorum 
Viribus edomite pestes et monstra quiescunt, 
Edomat extincti régis dolor, atque ita turbat, 
Ut meminisse sui immemores sint atque suorum. 

600 Vix est qui myrra sacratum corpus inungat *, 
Vix est qui poscat aut prestet aromata, vix est 
Balsama qui memoret infundere, sic rationem 
Obtenebrat mentis vis incentiva doloris ! 

1. Philippe Hurepel. 

2. Le vers 600 est omis dans les éditions de Duchesne et de 
D. Brial- 



LiBEH xn. 371 

Corpore condito regaliter, inde feretro, 
Ut decet, impositam merens processio glebam 
Principis invicti scapulis subvectitat altis. 
Gumque foris portam que Parisiana vocatur, 
Exissent, quantum ter agat balista sagittam, 
Deposuere solo eum sancto fasce feretrum, 

610 Alternos oneri dum se supponere certant; 
Assignante locum quo crux erecta Philippi 
Nomine sacretur, quadris celata columnis, 
Quo fieri cepere loco miracula nuper 
Crebra, Deo raeritum mox déclarante Philippi ; 
Ecelesiamque novam, requiem qua régis honorent, 
Protinus edificant infra brève tempus ibidem ^ , 
Personasque sacras et religione probatas 
Instituunt, Domino ut semper famulentur in illa^. 
Inde iterum tendunt sancto cum corpore sursum , 

6S0 Gaudeat ut Sanctus ^ Dionysius hospite tanto 
Ecclesiam decorare suam, qua corpus humatum 
Petra tegit juxta Dagobertum ; spiritus aula 
Fulget in angelica, ductore receptus eodem. 
Idque patri patrum Dionysius ipse sequenti 
Nocte revelavit, ne quis regnare Philippum 
Cum Ghristo dubitet, re tanto teste probata^. 
Ampliat exequias multoque insignit honore 

1. L'ordre des cinq derniers vers est tout différent dans V : ils 
sont disposés ainsi : 615, 616, 612, 613, 614. 

2. Cette église s'appelait le prieuré de 8aint-Julien-la-Groix-le- 
Roi. Voy. Durand et Grave, Chronique de Mantes, p. 160-162. — 
Le Ménestrel de Reims (§ 307) prétend que, pendant le transport 
des restes de Philippe-Auguste, « à chascune reposée faisoit on 
une croiz où s'image est figurée. » 

3. Sancti V. 

4. Voy. plus bas v. 716-763. 



372 PHiLBPproos 

Bertrandus^ summi qui pontificis vice fungens 
Se Prenestinam decorabat presule plebem, 

630 Basilica^ regione satus, vir nobilis ortu, 
Religione sacer, habitu Gistercius ^. Âdsunt 
Regni primores, proceresque, virique potentes, 
Sanctorumque fere patrum omnis concio, nutu 
Spiritus occulto quos sanctus adegerat illuc, 
Ex multa causam ob aliam regione gregatos : 
Omnibus ut certa constet ratione, sub umbra 
Goncilii quod Parisius celebrare putarunt, 
Procurasse Deum decus exequiale Philippi ; 
Scilicet ut tôt honoraret magnatibus illum 

640 Gujus honorari finem debere sciebat. 

Débet enim que principium mediumque sibi res 

Est sortita bonum, finiri fine beato ; 

Totum quippe bonum bonus exigit exitus esse. 

ÂfTuit et summo vir honore et laude Johannes 
Rex Âcharon, Francus atavis, Gampanicus ortu, 
Debuerat quo rege régi Jherosolyma, que nunc 
Egypti dolet et Syrie servire tyrannis [mur, 
Que * mala nos per nostra quidem peccata mere- 
Dum nec abhorremus ingrati vivere Ghristo, 

650 Nec culpis cessamus adhuc superaddere culpas, 
Quarum nos meritum meritos amittere nuper 
Reddidit Egypti regionem cum Damieta, 

1. Le légat du pape était alors Conrad, évoque de Porto; il n'y 
a, du reste, pas un seul Bertrand dans la série des évéques de 
Préneste. 

2. Guillaume le Breton veut sans doute désigner ici le pays de 
Bade; Conrad se rattachait, d'après Ughelli, à la maison de 
Zœhringen. 

3. Conrad fut abbé de Cîteaux de 1217 à 1219. 

4. Per V. 



LIBER xn. 373 

Unde modo pulsus citra mare venerat idem 
Rex, imploraret ut opes a rege Philippo. 
Qui donavit ei sanctisque juvantibus ipsum 
Fratribus Hospitii Templique a nomine dictis, 
Cura quibus spécial is inest pro posse Sepulcrum 
Yivendo sacra sub religione tueri, 
Millia marcarum quinquagesies triplicata, 

660 Dispensanda Gruci famulantibus atque Sepulcro^. 
Unde fide certa fas est presumere nobis, 
Quod famulis immensa suis miseratio Ghristi 
Sanctam restituet terram, mediante Philippi 
Etmerito etsensu ; necadhocmoralongafutura est. 
Nec minus archipater Remorum cum Senoneosi 
Galtero Guillelmus adest, qui, régis in aula 
Precipui, clarum genus alto sanguine ducunt; 
Necnon Bituricus^ Turono^ cum presule primas; 
Et qui Rothomago Theobaldus presidet urbi, 

670 Vir precibus vix flexibilis, nimiique rigoris ; 
Et Lugdunensis^, quo Gallia tota solebat, 
Ut fama est, primate régi, causasque referre 
Difficiles, ut ibi lis ultima litibus esset; 
Nec mittebatur Romam lis uUa, nisi quam 
Lugdunense forum per se finire nequisset ; 
Gujus honoris adhuc memor est epigranmia sigilli^, 
Quique monetatus datur^ ad commercia census"^ ; 

1. Voy. Cont. du ms. de Paris, tome I, p. 325, note 3. 

2. Simon de Sully. 

3. Jean de Faye. 

4. Renaud. 

5. La légende des sceaux des archevêques de Lyon était celle- 
ci : Sigillum N. Dei gratta prime Lugdunensis eccUsie archiepiscopi. 
Voy. Douét d'Arcq, Inventaire des sceaux, n»» 6318 et suivants. 

6. patet P. 

7. La légende des monnaies archiépiscopales de Lyon consis- 



374 PHiLiPProos 

Sacratique patres quos suffraganeus illis 
Ordo lege dédit subici melropolitana ; 

680 Quorum prima duos tetigit quos meatio, tanta 
Gratia, tantus honor insignes reddit, ut alter ^ 
Lingonica de sede sit ad Remense vocatus 
Ex iosperato regimen, mereatur ut idem 
Bis senis sibi subjectis gaudere cathedris ^. 
At, Galtere, tibi cum confirmata fuisset 
Parisiani apicis electio ^, mox Senonensem 
Ad cathedram raperis, ut, dum te lingua malorum 
lasequitur, prosit tibi nescia, qua mediante, 
Pluribus ut presis, cathedra pri valus es una; 

690 Quique tibi fieri non erubuere rebelles, 

Nunc tibi subjectos premit indignatio major, 
Afficit et gravior confusio, cum videant te 
Sic sublimatum, sic Ghristo actore potentem, 
lilos ut majore queas distringere freno 
Quam si Parisius specialis episcopus esses ^. 
Sed tibi non taiis est vultus, non ea mens est ; 
Non ita Parisii te, non ita tu docuisti 
Parisios ; non hos sacra dat tibi lectio mores, 
Ore tibi docto multos celebrata per annos, 

700 Ut mala compensare malis, stimulante vel ira 



tait en ces seuls mots : Prima sedes Galliarum. Voy. Du Gange, 
éd. Henschel, tome IV, planche XXV, n^ 94, et p. 524, col. 3. 

1. Guillaume de Join ville, qui passa du siège de Langres à 
celai de Reims en 1219 et qui est nommé plus haut au vers 666. 

2. Gontin. du ras. de Paris, § 7. 

3. L'élection de Gautier Gornut au siège de Paris fut confirmée 
par l'archevêque de Sens ; mais, discutée par plusieurs chanoines, 
elle fut cassée à Rome. (Voy. Gont. du ms. Gotton., § 4.) Trois 
ans après, Gautier devint archevêque de Sens. 

4. eodem L P. 



LIBER xn. 375 

Yel rancore, velis. Odii meminisse bénigne 
Non est mentis opus, quam miti in pectore gestas, 
Quo posuit thronum sibi philosophia perennem, 
Quo perfecta viget utriusque scientia legis, 
Quam toti mundo legis ore manuque fideli. 

Nec, Guillelme, tibi, Gatalauni presul, avaro 
Copia precipuos cornu diffudit honores ; 
Qui, Thome^ lugenda tui post fata nepotis, 
Invida quem rapuit primevo in flore tibi mors, 
710 Angligenum fines aggressum cum Ludovico, 
Dignus es inventus et episcopus et cornes esse, 
Sufficienter onus dispensaturus utrumque, 
Subsit ut heredi justo tibi Perticus axis ; 
Ut cui nobilitas gemina est a sanguine regum, 
Nobilitatis apex gemino splendescat honore. 

Qmd papa scivit mortem régis statimper miraculum^. 

Tempore magnanimi quo régis humatio facta est, 
Signina^ tune papa moram faciebat in urbe^, 
Talis ubi facta est ostensio celitus^ iUi. 
Quidam civis erat in eadem nobilis urbe, 
7S0 Gui Jacobus nomen, vir honestus, et illius hospes 
Qui sunmii vice pontificis peccamina punit, 
Eger et extincte sic ductus ad ultima vite, 

1. Thomas, comte du Perche, mort en 1217, eut pour héritier 
son oncle Guillaume, évèque de Ghâlons. 

2. Cette rubrique ne se trouve que dans P, mais la place en a 
été réservée dans V. 

3. Signigna P. 

4. Le pape Honorius m séjourna à Segni du 7 juin au 10 sep- 
tembre 1223. Voy. Potthast, n- 7036 à 7080. 

5. celius V. 



376 PHiLiPProos 

Quod revalescendi spes nuUa dabatur amicîs ; 
Gumque oleo sancto quasi jam moriturus inunctus, 
Juxta quem Jacobi commendat epistola ritum, 
Stramine supposito morientum more jaceret, 
Visio celestis confortât taliter illum. 
yisus ab^ etherea sanctus Dionysius illi 
Arce venire fuit, magno splendore relucens, 
730 Quem precedebant induti vestibus albis 
Ângelici cives, ipse autem veste rubebat ; 
Quem prope rex slabat candente Philippus amictu, 
Gorporeo visu quem Dunquam viderat ille, 
Sed tamen auditu famam bene noverat ejus. 
Tune prior bec sanctus : c Festina surgere ; vade, 

< Die Jacobo^, pape vice qui delicta reorum 
c Audit, et absolvit confessos rite reatus, 

c Gongrua diversis adbibens medicamina morbis : 
c Sum hieromartyr ego Dionysius ; iste Philippus 
740 < Francorum rex est, luteo qui fasce solutus 
c Hune fuit ante diem : facias absolvat ut ipsum 

< Papa, potestatis illius numine soli 

€ Que fuit a Ghristo cum clavi tradita Petro, [bret, 
c Fac Domino conmiendet eum, missamque cele- 

< Gujus vi^ culpis venialibus ipse pietur. » [possim 
Miles ad bec : c Quis ego, tante ut misteria 

€ Ferre rei, qui nec de iecto surgere possum, 
c Mortis in articulo positus? Nec credere papa, 

1. ad Y. 

2. U y a ici une confusion entre le nom du malade et celui de 
son hôte, le pénitencier du pape; celui-ci s'appelait Thomas, 
cardinal du titre de Sainte- Sabine. Voy. le fragment du Livre de 
Vabbé Gilles, publié sous le nom de Gesta alia Philippi Augusti, 
par Duchesne, tome V, p. 260. 

3. Qui miseris V. 



LIBER xn. 377 

< Nec Jacobus, volet ipse mihi ; delirus habebor, 
750 c Si presumo viris proponcre talibus isla. » 

Sanctus item : c Fili, cesset timor omnis ; habeto 

< Firmam corde fidem stabili : sanatus ad illos 

< Ibis, et hec inopina salus tibi lata repente 

€ EtpapametJacobumfaciettibieredereprorsus. » 
Dixit, et, ut vere sciretur quod bonus esset 
Spiritus, egrotum plene sanando probavit, 
Aspergensque * locum suavi perfudit odore. 
Prosilit ille thoro sanus, vestigia morbi 
Nulla manent ; gaudet simul et miratur in omni 
760 Parte sui nuHum se jam sentire dolorem ; 

Fitque palam Jacobo verbum, summoque per 
Pontifiai, faciuntque fidem miraculaverbo, [ipsum 
NuUaque divinis veniunt obstacula jussis^. 

1. Dispergensque V. 

2. Nous possédons cinq récits de ce miracle : dans le Chronicon 
Turonense (D. Brial, XVm, 304 C D), dans Philippe Mouskés 
(y. 23984-24180), dans le recueil d'Etienne de Bourbon (éd. Lecoy 
de la Marche, § 323), dans Richer de Sénones (M. G. Scr., XXV, 
297), et dans le livre de Tabbé Gilles de Pontoise (Duchesne, V, 
p. 260). Tous ne sont pas d'accord sur le nom de la ville où la 
vision se produisit ; suivant Ph. Mouskés et Etienne de Bour- 
bon, c'est à Rome ; selon Richer, à Pérouse. Le récit de Gilles 
de Pontoise est celui qui se rapproche le plus du texte de la Phi- 
lippide, tandis que celui qui s'en éloigne le plus est celui de Ph. 
Mouskés. D'après ce poète, le chevalier à qui apparut saint 
Denis était un Frangipani, parent à la fois du pape et de Philippe- 
Auguste (v. 23996 et 24000). Quant à Etienne de Bourbon, les 
termes qu'il emploie sont très vagues, il ne nomme aucun des 
acteurs, mais il déclare tenir cette anecdote de Sybille, dame de 
Beaujeu, sœur d'Isabelle de Hainaut, et par conséquent belle- 
sœur de Philippe-Auguste. 



378 PHILIPPIDOS 

Quod beatus Germanus notant fecit victoriam régis 

Philippi apud Altisiodorum * . 

< 

Altissiodoro monachorum sanctus in urbe 
Gonventus sancti Germani nomen honorant, 
Ecclesiam cujus ausi temerare latrones, 
Vespere victorem doluit quo Flandria regem, 
Glam presumpserunt res exportare sacratas. 
Deinde sacrista loci, capsam stans ante beat! 
770 Presulis, ipsius lacrymosa voce vocabat 

Nomen, et ejulans clamabat : < Gur ita servum 
c Damnasti, Germane, tuum, quem criminis hujus 
c Importuna reum damnabit opinio fratrum? 
€ Quo te contuleras, ubi te diversus habebas, 

< Dum tua presumunt violare sacraria fures? 

< Que nostra in tantum potuit te offendere culpa, 
« Ut subterfugeres solito nos more tueri ? > 

Protinus e sacra talis vox reddita theca 
Tune ait : < Hec nobis cum damna illata fuerunt, 
780 c Juxta Gesonam, procul haud a ponte Bovino, 

< Gum sanctis Francos alîis regemque juvabam, 

< Gui fuit auxilio Victoria prestita nostro ; 

< Quique ipsum per nos fecit superare tôt hostes, 
€ Jam faciet rébus vos exsultare repertis. » 

Tôt sanctos patres, tôt pretextata virorum 
Millia nobilium rex procuravit adesse 
Gelestis sancti supremo régis honori. 
Âc velut Âmbrosio Martini nobile funus 



1. Cette rubrique ne se trouve que dans L, mais la place en a 
été réservée dans V. 



LIBER xn. 379 

Atque Séverine patuit divinitus olim*, 
790 Sic régis palmam tam longe nunciat uno 
Yespere Germanus, sic et Dionysius ipsi 
Pape commendat post sacrum funus eumdem ; 
Sic voluit sanctos testes Deus illius esse, 
Sanctorum meritis quem vita noverat equum ; 
Sic certis illum signis désignât amicum 
Esse suum, ut livor, atro qui feile tumescens 
Pascitur in vivis, saltem post fata quiescat; 
Ut nihil inveniat quod in illo mordeat ultra 
Dente venenato, qui quod divina potestas 
800 Prédicat in toto populi clamoribus orbe, 
Aut negat, aut aliqua pervertere nititur arte, 
Publica quem dudum jubet obmutescere fama, 
Ingeniumque fides occulta retundit amarum. 

Concltcsio operis exhortativa Ludovico novo régi. 

Hag satis est, Ludovice, tenus cecinisse parentis 
Me tibi gesta tui ; diludia ^ poscimus ; ecce 
Ilia ducit equus crebro salientia pulsu. 
Plurima sunt digesta quidem ; sedplura supersunt. 
Que tu committes aliis tractanda poetis, 
Uberiore scient qui vena excudere versus, 
81 Qui melius poterunt ac plenius omnia digno 
Magnificare stylo sancti miracula régis, 
Signaque virtutum quibus illum celica virtus 
Mirificat, civemque probat de milite factum. 
Hi plectro graviore canent exordia regni 

1. Voy. Grégoire de Tours, De viriutibm sancii Martini, livrai, 
chap. 4 et 5. 

2. dilucia L. — dilucida P. 



380 PHILIPPIDOS 

Clara tui ; quantis jubilis et plausibus omnis 
Jocundata novum suscepit Gallia regem ; 
Quam celebri sumptu, quo lumine, quam spécial! 
Ornatu fuerint solemnizata diebus 
Gaudia continuis toto celeberrima regno. 

8S0 His tu materiam prebebis carminé dignam, 
Cum Baccho Rupella rubens, portuque* superba 
Classe frequentatur quo nusquam crebrius aller, 
Aunisioque nihil Ciprio ^ debente Lyeo, 
Se tibi subjiciet; cum, juris apostata nostri, 
Succumbet victus tibi cum Xantone Niortus ; 
Cum post retrofluum pelago crescente Gerunnam 
In Pyreneo ^ figes tentoria monte, 
Quo Pipinite ^ sub nomine fixus, utrisque 
Certa sit ut regnis distinctio, Gallica certus 

830 Limes ab Hispanis discriminât arva colonis^. 
Dilatare tuos fines hue usque teneris. 
Jus patrum ut teneas nullo mediante tuorum, 
Possideatque nihil in finibus advena nostris. 

Nec regem regnare sines in pace novellum, 
Qui modo presumit Anglorum sceptra tenere, 
Que genitori ejus subducta examine justo 
Te solum repetunt, tibi se quandoque reservant 
Uxoris pro jure tue tibi débita soli, 
In quibus Ângligene concors electio cleri, 

840 Et populi ac procerum, tibi jus spéciale paravit. 
Te vocat iste labor, tibi jampost Pascha paratus 

i . potu p. 

2. Caprio L P. 

3. Pyrineo L P. 

4. Gharlemagne. 

5. Voy. livre I, v. 165. 



LIBER xn. 381 

Treugarum cum finis adest, suplicamine multo 
Quas itenim obtinuit a vestro pâtre Johannes ^ . 
Omine tune dextro féliciter arma capescens, 
Âuspiciis genitoris iens, jus incipe regni 
Integrare tui, et regnum superaddere regno : 
Prima Toarcenis indicens prelia mûris. 
Ut tibi Burdegalam levior via fiât ad urbem, 
Quam tu Marcheio comiti^ dabis, ille fidelis 

850 Cum tuus existet, atque illam debeat ejus 
Uxori propter nuptum donatio facta, 
Quando fuit régi dudum sponsata Johanni. 

Gumque tibi fuerit Âquitania subdita tota, 
Cum nihil in regno possèdent advena nostro, 
Yietrices alas Tolosanas transfer in oras, 
Facque ut vera fides in partibus audeat illis 
Ostenlare caput, ritusque abolere profanos, 
Heresis ut toto regno procul exuiet omnis. 
Nec tibi des requiem, donec puer Ânglicus armis 

860 Yictâ, quibus nil juris habet, tibi sceptra resignet, 
Solus ut in regnis babeas regnare duobus, 
Ëradicato de nostris fimditus bortis 
Serpentis nivei toto cum stirpe veneno, 
Ut Britonis tibi promittunt presagia vatis ^. 

1. Ainsi que le fait remarquer très justement D. Brial, la trêve 
en question, qui devait expirer à la fête de Pâques 1224, avait 
été conclue le 3 mars 1220, non par Jean Sans-Terre, mais par 
Henri III. {Cat. 1955.) 

2. Hugues X de Lusignan, époux d'Isabelle d'Angoulême, 
veuve de Jean Sans-Terre. — Voy. les conditions de l'alliance 
conclue en mai 1224 par Louis VIII avec le comte de la Marche, 
dans Le Nain de Tillemont, Histoire de saint Louis, tome I, 
p. 331-332. 

3. Ainsi que le dit M. Pannenborg, ce vates Brito n*est pas 
Merlin, comme lont cru les précédents éditeurs, mais bien Guil- 



382 pHiLipproos 

Hic honor, hec virtus, îsta excellentia, cuncta 
Hec certa tibi dona fide promissa fuerunt. 
Hec Deus Elisabeth signo patefecit aperto, 
Gum sacrum ^ portaret adhuc te pondus in alvo ; 
Que Garnotensi Domine dum supplicat, et te 

870 Ëjus in ecclesia precibus commendat eidem, 
Sensit ubi primum sancto te ventre moveri, 
Gelitus accensas in eadem quatuor hora 
Ignis corripuit^, nuUo accendente, lucernas, 
Ipsius ante oculos populique astantis ad aram; 
Luxque salisfaciens regine celica volo, 
Et quanti ipsa esset meriti monstravit aperte, 
Et proventuros tibi precurrebat honores. 
Sors etenim celestis ad hoc jam te illa ligabat, 
Ut que bella pater inconsummata reliquit, 

880 Gonsummanda tuis sint omnia protinus armis, 
Finalemque dabunt super his tibi fata triumphum ; 
Tu tantum virtute veiis et viribus uti. 

mihi tune, o si maneat pars ultima vite 
Spiritus exacte, tua coner ut acta referre, 
Digna quibus studeat Sophocles vel (bera poesis^ ! 
si Galterus* ilio vel Egidius ^ esset 
Tempore, quam claro niteant tua belia cothurno! 

laume lui-même. « Merlin avaij en vue l'extermination du rubeus 
« draco, c'est-à-dire celle des anciens Bretons, par Valbus draco 
« qui désigne les Anglo-Saxons, tandis que Guillaume prédit le 
« renversement du serpeiis niveus, c'est-à-dire celui des Anglais 
« eux-mêmes. » {Zur Kritik der Philipis, p. 24, note 2.) 
\ . sacro V. 

2. corrupuit P. 

3. Guillaume veut ici parler de Lucain. Voy. Pannenborg, Zur 
Kritik der Philipis, p. 17. 

4. Gautier de Châtillon. 

5. Gilles de Paris. 



LIBER xn. 383 

Totus Alexander, et qui processit ab illo 
Ântiochus, bis sexque duces, plebs esse dolebunt 
890 Respectus splendore tui ; succumbet et ipsa 
De te composito mordax girapigra^ libello, 
Honim si similem mereatur habere poetam. 

Karloto thesaurario Turonensi^j Philippi régis filio^. 

At tu, eujus amor omni mihi crescit in hora, 
Ul libro sine laude tua supponere finem 
Arbitrer esse nefas, animi qui nobilitate 
Ai^umenta refers generis clarique parentis, 
Te liquido ul liqueat genitum genitore Philippe, 
Qui carie lotus ^, omni carismate carus, 
Karlotus verum meruisti agnomen habere ; 
900 Qui, proprium vero decorans agnomine nomen, 
Moribus exponis et vita nomen utrumque ; 
Dogmata quem docui primum puerilia ; cujus 
Tam dociles habilis fecundat gratia sensus, 
Ut mihi jam dignus habearis doctor haberi, 
Quintus adhuc decimustibi vix licet annus agatur : 
Ad te currenti, tibi se per vota liganti, 
Porrige, Petre, manum, vultuque recollige librum 
Propitio, dignumque legi fac protinus ipsum 
Natura studioque date tibi vi rationis ; 

\. Ce mot, pris ici au figuré (voy. Du Gange, Girapigra)^ a sans 
doute, comme le conjecture D. Brial, le sens de critique, Guil- 
laume l'a peut-être emprunté à VAntidotarius de Gilles de Gor- 
beil. Voy. Pannenborg, Zur Kritik der Philipis, p. 24. 

2. Turonensi omis dans P. 

3. Gette rubrique manque dans V, mais la place en a été 
réservée. 

4. ionus V. 



384 PHILIPPIDOS 

91 Dux et corrector fieri digneris, eidem 

Que desunt supplens, resecare superflua callens. 
Hic patris fratrisque tui preconia regum 
Excolit ; hic stirpem Pipini et Francigenarum 
Laudibus exequitur, primaque ab origine gentis 
Successiva sequens generatim nomina, primo 
Carmen in octavi Ludovici terminât anno. 



* Ne Metamorphosin ^ numeris equare puteris, 

Sub numéro numéros pone, Philipi, tuos^. 
— Bis sex milleni sunt illi in codice versus, 

Mille mihi^ novies, quindeciesque decem; 
Utque nihil numéro superet vel desit utrique, 

Ter quinos illi subtrahe, quinque mihi ; 
Nam qui prelibant librorum teumata versus 

Nolo quidem numeris connumerare meis, 
Ut sciât lector quantum sit temporis actum 

Dum totum^ meus hic exigit auctor, opus. 
Ânnis scrjpta fui tribus, emendata duobus 

1. Les distiques qui suivent ne se trouvent qu'à la fin du ms. 
de Rome. 

2. Les Métamorphoses d'Ovide. 

3. Duchesne et D. Brial, n'ayant pas compris que ce mot était 
le vocatif de Philipis et que le poète s'adressait à son poème, 
avaient cru qu'il s'agissait de Philippe- Auguste et avaient imprimé 
Philippe, 

4. C'est la Philippide qui répond. 

5. De totum ms. — Descriptum Duchesne. — ac Descriptum 
Brial. — Il faut évidemment lire Dum totum, comme l'a fait 
M. Pannenborg, Zur Kritik der Philipis, p. 7, note 2. 



LIBER \n. 385 

Menda, nec emende* paruit omnis adhuc : 
Nam labor hic major quam scribere, meque ' ve- 

Et res et novitas ipsa latere diu. [tabat 

lnsuper et spatium spatio Karlotis eodem 

Est (urata mîhi quo fabricata fuit, 
In qua, prooedens humili per levia passu, 

Pretentavit equos nostra cameua suos ; 
Quam si fastidit extranea natio mecum, 

FraDcigenum nobis sit satis ore legi. 

i. Bien qu'il y ait einende dans le ms., Duchesne et D. Brial 
avaient imprimé emendas. 
2. negue ms. 



Il 25 



TABLE 



DES NOMS ET DES MATIÈRES. 



Le chiffre placé entre parenthèses an commencement d'un 
article indique l'année. 

Les Gesta Philippi de Rigord, la Chronique et la Philippide de 
Guillaume le Breton sont respectivement désignés par les abré- 
viations Hig., Ghron. et Phil. 

Les chiffres qui suivent les désignations Rig. et Ghron. ren- 
voient aux paragraphes. Après Fabréviation Phil., le chiffre 
romain désigne le chant, le chiffre arabe le vers de la Philippide; 
quant aux mentions tirées de l'épître dédicatoire, elles sont pré- 
cédées de l'abréviation Nunc, Gelles qui proviennent du sommaire 
d'un chant sont accompagnées de l'abréviation Cat, 



Abdon, juge d'Israël. Rig. 39, 
p. 63. 

Abrince, Voy. Avranches. 

Ahrinci fines. Voy. Avranchin. 

Accium. Voy. Acre. 

Accon. Voy. Acre. 

Achard de la Boissière. — Re- 
fuse de livrer à Richard 
Gœur-de-Lion un trésor qu'il 
a trouvé, Phil. V, 495; — est 
assiégé par Richard dans 
Ghalus ; propose de porter le 
débat devant la cour de 
France, 513; — se défend vi- 
goureusement, 524 ; — sa joie 



en voyant Richard blessé à 

mort, 596. — cité, 570; — 

Achardus, 
Acharon. Voy. Acre. 
Acheloûs, fleuve. Phil. VI, 235. 
Achille. Phil. IV, 348. 
Achon. Voy. Acre. 
Aciencis(Gilo). Voy. Gilles d'Aci. 
Aconiiana urbs. voy. Acre. 
Acquapendente, ville d'Italie. 

Ghron. 157, p. 237 ; Phil. X, 

633. — Aquapendens, 
Acquigny (Eure, arr. et c. de 

Louviers). — (1199) Est pris 

par Philippe -Augnste. Rig. 

127. — Aquiniacum, 
Acre (Saint-Jean d'). — (1191) 



388 



TABLE DES NOMS 



Philippe- Auguste y aborde la 
veille de Pâques. Rig. 74 ; 
Ghron. 54; Phil. IV, 165; — 
deux vaisseaux sarrasins, en- 
voyés à son secours, sont 
êris. Rig. 75; — Conrad de 
iohéme y amène l'armée de 
son père. Rig. 76 ; — Richard 
Gœur-de-Lion y arrive lors- 
aue la ville était sur le point 
ae se rendre. Ghron. 55; 
Phil. IV, 203; — est prise; 
la garnison a la vie sauve à 
condition que la vraie croix 
et les prisonniers chrétiens 
seront rendus; ces conditions 
ayant été violées, Richard 
fait massacrer les prisonniers 
sarrasins. Rig. 81 ; Ghron. 58 ; 
Phil. IV, 218, 232 ; — éclipse 
de soleil avant sa pnse. 
Ghron. 59: — les croisés se 
nartagent la ville. Phil. IV, 
225; — Philippe-Auguste y 
tombe malade et quitte la 
ville pour revenir en France. 
Phil. IV, 262 ; — seigneurs 
morts pendant le siège. 
Ghron. 60: Phil. IV, 309; 
— Aubri Clément y meurt. 
Phil. X, 361 ; — Conrad de 
Montferrat y est assassiné. 
Ghron. 65 ; — (1 197) Henri, 
comte de Champagne et roi 
de Jérusalem, y meurt. Rig. 
118; — (1198) des croises 
bretons y arrivent sous la 
conduite d'Herloin, moine de 
Saint- Denis. Rig. 120; — 
citée. Ghron. 231 ; Ghron. 
Gont. Par. 6, p. 324; Phil. 
IV, 124, 324. — Accium, Ac- 
con, Acharon, Achon, Aconi- 
tana urbs. — Gouverneurs 
musulmans d' — : voy. Lt- 
mathosius et Carachosius, — 
Jean, iï)i d' — : voy. Jean de 
Brienne, roi de Jérusalem. 
Voy. Tour maudite (la). 

Adam, clerc du roi. Rig. 70, 
103. 

Adam U, vicomte de Melun. — 



(1208) Bat en Poitou Savari 
de Mauléon, Ghron. 145; — 
(1214) à Bouvines, se trouve 
à Tarrière - garde avec frère 
Guérin et avertit Philippe- 
Auguste de rapproche d*0- 
thon. Ghron. 182; Phil. X, 
738; — ses exploits à Bou- 
vines. Ghron. 188, p. 279. — 
Adam Meledunicus, vicecomes 
Meleduni, 

Adam, archidiacre de Paris, 
puis évoque de Thérouanne. 
Ghron. 174. 

Adèle de Champagne, reine de 
France, femme de Louis VII, 
mère de Philippe-Auguste et 
sœur d'Etienne, comte de 
Sancerre. Rig. 1; Phil. I, 
519; — (1180) fait faire à 
Louis Vil un superbe tom- 
beau à l'abbaye de Barbeaux. 
Rig. 11; — (1190) régente 
avec Guillaume, archevêque 
de Reims, pendant la croi- 
sade. Rig. 69, 70; Ghron. 51 ; 

— (1 191) fait exposer les re- 
liques de saint Denis ad re- 
movendum errorem Parisienr 
stum. Rig. 80 ; — (juin 1206) 
meurt à Paris, est ensevelie 
à Pontigny. Rig. 146 ; Ghron. 
137. — Adela, Ala. 

Adémar, vicomte de Limoges. 
Rig. 126. 

Adolphe I«', archevêque de Co- 
logne, soutient Othon IV en 
1198. Rig. 124. 

Adria. Voy. Mer Adriatique. 

Afranius. Phil. VII, 561. 

Afri(jue (V). Ghron. 10. 

Agnes de Baudement, dame de 
Braisne, comtesse de Dreux. 

— (1192) Livre aux Juifs de 
Brie-Gomte-Robert un chré- 
tien qu'ils mettent à mort. 
Rig. 84; Ghron. 63; Phil. I, 
745. — Brenensis comitissa, 

Agnès de France, fille de 
Louis Vn, femme d'Alexis II 
Comnène. Rig. 139. 

Agnès do Méranie. — Appelée 



ET DES MATIÈRES. 



389 



faussement Marie. Rig. 112; 
Ghron. 85, 108; — |1196) 
épouse Philippe - Auguste. 
RiÇ. 112; Ghron. 85; — ce 
qui fait mettre le royaume 
en interdit par le légat Pierre 
de Gapoue. Ghron. 103; — 
(1201) est éloignée momenta- 
nément à l'instigation du lé- 
gat Octavien. Rig. 133 ; 
Ghron. 105; — meurt et est 
enterrée à Saint • Gorentin 
près Mantes; ses enfants sont 
légitimés par Innocent UI. 
Rig. 136; Ghron. 108. — Ma- 
ria [par erreur], superinducta 
uxor. 

Aimeri le Brun, vir Lemovi^ 
censis vagi. — (1214) Tué au 
siège de la Roche-au-Moine. 
Ghron. 178, p. 262. Il est ap- 
pelé Hugues dans la Philip- 
pide, X, 292. — Àimericus le 
Brun. 

Aimeri de Lusignan, appelé 
par erreur Henri par &uil- 
laume le Breton. Voy. Ai- 
meri VIfl de Thouars. 

Aimeri VII ,vicomte de Thouars. 

— (1202) passe dans le parti 
de Philippe - Auguste. Hig. 
138; Ghron. 135; — (1203) 
Philippe-Auguste lui donne 
Loudun. Ghron. 135;— (1206) 
passe à Jean Sans-Terre ; Phi- 
lippe-Auguste ravage ses ter- 
res. Rie. 147; Ghron. 138,139; 

— (1207) ses terres sont de 
nouveau ravagées. Rig. 149; 
Ghron. 143; — (1208) est 
battu par Henri Glément; 
conclut une trêve. Rig. 151 ; 
Ghron. 145; — (1214) le 
prince Louis envahit ses ter- 
res. Ghron. 179, p. 264; — 
accompagne Jean Sans-Terre 
au siège de la Roche-au- 
Moine, lui reproche son im- 
prudence et se retire à 
Thouars. Phil. X, 237: — 
obtient son pardon de Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. 204, 



p. 298. — Vicecomes Thoar- 
censis, vicecomes Thoardi, 
Thoarcites. 

Aimeri VUE de Thouars, ap- 
pelé faussement Aimeri de 
Lusignan, allié de Savari de 
Mauléon en 1203. Phil. Vm, 
293; — fait prisonnier en 
1208. Rig. 151; Ghron. 145.— 
Haimericus, Henricus de Li' 
sinanno. 

Aiot,juged'Israël.Rig.39,p.63. 

Aire -sur -la -Lys (Pas-de-Ca- 
lais, arr. de Saint - Omer). 
Ghron. 165. — Aria. 

Aisne (T), rivière. Phil. IX, 
154. — AtaXy Auwona. 

Aix-la-Ghapelle. Rig. 117, 124; 
Ghron. 208, 209. — Aquis- 
granum, Aquisgrani. 

Ala regina. Voy. Adèle. 

Alain de Dinan. — (1196) au 
combat d'Aumale. Phil. V, 
187; — attaque Richard 
Gœur-de-Lion et le force à 
s'enfuir. 225. — Alanus Brito 
Dinanites. 

Alain de Richement, duc de 
Bretagne, père de Gonan le 
Petit. Ghron. 13. — Alanus 
dux. 

Alain de Roucv.— (1198) est fait 
prisonnier a Gourcelles-lez- 
Gisors. Rig. 122; — va à la 
croisade des Albigeois. Phil. 
vm, 684. — Alanus de Rw- 
ciaco, Alanus Rocii dominator. 

Alain Tranchemer, corsaire an- 
glais, en 1203 prend part au 
siège d'Andely ; avait naguère 
pillé Guernesey et Ouessant. 
Phil. Vn, 166. — Alanus. 

Alains (les). Phil. I, 120. — 
Alani, 

Alba. Voy. Aube \V). 

Albamarna. Voy. Aumale. 

Albanensis episcopus. Voy. Hen- 
ri, évoque d'Albano, légat. 

Albericus, Voy. Aubri. 

Albert deHangest.— (1214) Phi- 
lippe-Auguste lui ordonne de 
rester à Dam pour garder la 



390 



TABLB DES NOMS 



flotte. Phil. IX, 414. — Al- 
b&rtui Hangesides. 

Albert, évéque de Liè|o;e.— (i 192) 
est assassiné à Reims par des 
émissaires de l'empereur Hen- 
ri. Rig. 78; Chron. 6i. — 
Isodicensis episoapus. 

Albert, duc de Saxe, allié 
d'Othon. Phil. X, 399. 

Albi (Tarn). — (1208) allié aux 
hérétiques du Midi. Phil. 
Vm,577. — Albia. 

Allridia, Voy. Albion, Angle- 
terre (V). 

Allngensis terra. Voy. Albi- 
geois (V). 

Albigeois (1'), refuge des héré- 
tiaues. Rig. 154. — Terra 
AÙngensis. 

Albigeois (croisade et affaires 
des). Rig. 154;Ghron. 148, 177, 
206, 216, 227, 233; Chron. 
Gont. Par. 4, 6, 7: Chron. 
Gont. Cott. 3, 5, 8 : Phil. VIII, 
496 et ss. XU, 320, 853. 

AlMmarense castellum, Voy. 
Aumale. 

Albion, île. — Appelée Bretagne, 
du nom de Èrutus. Rig. 38, 
p. 57; Chron. 6. — Albidia. 
Voy. Angleterre. 

Albumarum. Voy. Aumale. 

Alemannia. Voy. Allemagne, 
Allémanie. 

il {tfmanm. Voy. Allemands (les). 

Alençon (Orne). — (1189) Hen- 
ri II s'y réfugie. Phil. III, 
655;— (1203) est assiégé par 
Jean Sans-Terre. Chron. 117. 
— Alanço. Voy. Robert IH, 
comte d' — . 

Alencuria {Hugo de). Voy. Hu- 
gues de Hamelincourt. 

Alexandre le Grand, roi de Ma- 
cédoine. Phil. Nunc, 9, 21, 
26; V, 42, 384;Xn, 888. — 
Alexander, Macedo, 

Alexandre II, roi d'Ecosse. — 
(1216) s'allie avec Louis VHI. 
Chron. 222, p. 311. 

Alexis l'Ange, empereur de 
Gonstantinople. Rig. 139. 



Alexis Gomnène, emperoor de 
Gonstantinople, époux d'A- 
gnès de France. Rig. 139. 

Alexis le Jeune, empereur de 
Gonstantinople , beaa - frère 
de Philippe de Soui^. Rig. 
139. 

Alfonse II, roi d'Ara^n. — 
(1183) conclut la paix avec 
Raimond V, comte de Tou- 
louse. Rig. 25. 

Alfonse III, roi de Gastille. — 
(1195) est battu par les Ma- 
rocains. Rig. 103; Chron. 78; 

— (1200) sa fille Blanche 
épouse Louis VHI. Rig. 132 ; 
Chron. 104 ; Phil. VI, 25. — 
Hildefonsw, rex Castelle, 

Algia, Voy. Auge (le pays d'). 

Aliéner d Angleterre, mère de 
Blanche de Gastille. Phil. 
VI, 34. 

Aliéner de Bretagne, sœur 
d'Artur de Bretagne. — Est 
retenue prisonnière en Angle- 
terre par Jean Sans -Terre. 
Chron. 173, 200; Phil. VI, 
333. — Elienordû. 

Aliéner de Guyenne, reine 
d'Angleterre. — Amène Bé- 
rengère de Navarre à Mes- 
sine. Rig. 73; — fait hommage 
à Philippe-Auguste pour le 
comté ae Poitiers. Rig. 129; 

— est assiégée dans Mire- 
beau par Artur de Bretagne. 
Phil. VI, 37i; — délivrée 
par son fils Jean Sans-Terre. 
437. — Alienordù. 

Alix de France, sœur de Phi- 
lippe-Auguste, fiancée à Ri- 
chard Cœur-ae-Lion. Riç. 
63, 73; — renvoyée par Ri- 
chard, épouse Guillaume m, 
comte de Ponthieu. Rig. 102. 

Allemagne. Chron. 3, 4, 96, 
158; Phil. X, 515. — AU- 
mannia, Germania. — Em- 
pereurs d' — : voy. Frédéric 
Barberousse, Frédéric II , 
Henri VI, Othon IV, Phi- 
lippe de Souabe. 



ET DES MATIÈRES. 



391 



Allemands (les). — Boumis par 
les Francs. Phil. I, 147 ; — 
(1210) une partie de ceux qui 
sont venus à Rome pour le 
couronnement d'Othon est 
massacrée par les Romains. 
Chron. 157, p. 237 ; — à Rou- 
vines cherchent surtout Phi- 
lippe -Auguste. Ghron. 191, 
p. 282 ; — portent des armes 
particulières. Chron. 192, 
p. 283 ; — combattent surtout 
à pied. Phil. X, 686 ; — ci- 
tés. Phil. Nunc. 30; VI, 90. 
— Alemanni, Tkeutonici, 

Âllémanie. Rig. 38, p. 56 et 
58. — ÀUmannia. 

AUobroges ob Allobrogi, Voy. 
Rourguignons (les). 

Alnetum. voy. Aunav (F). 

Alpes (les). Ghron. l58; Phil. 
X, 516. 

Altisiodorum. Voy. Auxerre. 

Alremia. Voy. Auvergne (1'). 

Amaury de Chartres. — Con- 
damné pour les hérésies qu'il 
enseignait, abjure, est en- 
terré à Saint - Martin - des - 
Champs. Chron. 152; — ses 
disciples , leurs doctriiies. 
Chron. 153; — plusieurs sont 
brûlés à Champeaux; ses 
restes sont jetés aux vents. 
Chron. 154. — Amalricus Oar^ 
noUnsis. 

Amaury de Craon. — Gendre de 
Guillaume des Roches; ses 
possessions. Phil. X, 230; — 
amène des renforts an prince 
Louis devant la Roche -an- 
Moine. Ibid.; — se moane de 
Jean Sans -Terre. 24à; — 
( 1222} en guerre contre Pierre 
Mauclerc, duc de Bretagne; 
lui enlève La Gnerche et 
Chateaubriant. Phil. XII, 
392; — se» alliés. 410; — 
est battu près de Chatean- 
briant. 42 1. — Amalrieut de 
Credone, Amalrieut Credonû 



eus. 



Amaury de Montfort ^ |I219) à 



la mort de son père, continue 
la guerre contre les Albigeois. 
Chron. Cont. Cott. 3; Phil. 
XU, 333; — Philippe -Au- 
guste lui envoie des renforts. 
Chron. Cont. Cott. 8; Phil. 
ibid.; — prend Marmande et 
en massacre les habitants; 
assiège en vain Toulouse. 
Chron. 233 ; — (1220) assiège 
Castelnaudary. Chron. Cont. 
Cott. 5; — reçoit de Phi- 
lippe- Auguste '20000 livres 
pour la rançon de sa femme 
et de ses enfants prisonniers 
des Albigeois. Chron. Cont. 
Par. 8. — Amalrieus eames 
MoniUfortis. 

Ambadium, Vov. Amboise. 

Ambia urbs, AmoianentU dfHku, 
Voyez Amiens. 

Ambianensis humus. Voyez 
Amiennois (1*). 

Ambianù, Voy. Amiens. 

Amboise (Loir-et-Cher). — Est 
ravagée par Girard d'Athée. 
Phil. Vm, 421. — Amba- 
dium. — Sulpice d' — . Voy. 
Sulpice. 

Ambroise (saint). ^ Phil. XII, 
788. 

Ameleneort {Hugo de). Voy. Hu- 
gues d'flamelincourt. 

Amiennois {V), Phil. H, 452. — 
Ambianensis humus. 

Amiens (Somme). — Sa milice 
communale à Bouvines. 
Chron. 191, p. 282. — Citée. 
Rig. 26; Ghron. 69; PhiL II, 
19, 275. — Ambia urbs, Am- 
bianensis eivitas. Ambiants, 
— les chanoines d'Amiens 
rapportent à Rigord qoe des 
blés foulés aux pieds par Par- 
mée royale à Boves reponssè' 
rent miracnleosement. Rig. 
29. — Evéqne d' — . Voy. 
Geoffroi. 

Ampoule (la Sainte-^. Ghron. 
8 ; Phil. I, 196. 

Anoenis ( Loire - Inféfieore ). 
ChfOQ. 172. — And enêt iw m . 



398 



TABLE DES NOMS 



Anchises. Voy. Anségise. 

Andaine (forêt d*). Phil. IX, 
118. — Andelotum. 

Andegavi, Andegavite, Voy. An- 
gevins (les). 

Andegavia, Voy. Anjou (l'). 

Andegavis, Andegavum. Voyez 
Angers. 

Andela. Voy. AndeUe (1'). 

Andelle (!'), rivière. Phil. VU, 
404. — Andela. 

Andeliacum, Andeliaci insula. 
Voy. Andely (l'île d*). 

Andeliana vallis. Voy. Andely. 

Andelotum, Voy. Andaine (fo- 
rêt d'). 

Andely ou les Andelys (Eure). 
■— (1196) les Gallois y sont 
écrasés. Phil. V, 303. — An- 
deliana vallis. 

Andely (l'île d*) (Eure).— Situa- 
tion et description. Phil. Vn, 
29; — (H96) Richard Gœur- 
de-Lion fortifie cette place. 
Chron. 111, p. 208; Phil. 
VU, 39; — (1203) est assié- 

gée par Philippe - Auguste. 
Ihron. 122 à 124 ; Phil. VI, 
Cat. ; VU, 86 ; — Philippe- 
Auguste fait briser la digue 
qui barrait la Seine et cons- 
truire un pont de bois. Ghron. 
124; Phil. VU, 95; — Jean 
Sans-Terre ordonne à Guil- 
laume le Maréchal de ravi- 
tailler la nlace. Ghron. 123; 
Phil. VU, 144; — elle est 
repoussée. Ghron. 123; Phil. 
VU, 253 ;•— Gaubert de Man- 
tes met le feu aux retranche- 
ments. Ghron. 124 ; Phil. VU, 
337; — la place est prise. 
Rig. 140; Ghron. 124; Phil. 
VII, 364; — PhiUppe-Au- 
guste fait réparer le château. 
Phil. VU, 381 ; — il loge ses 
troupes dans les maisons 
abandonnées. 386 ; — citée. 
RiÇ. 132, 137, 141; Phil. 
VII, 576. — Andeliacum, in-- 
sula Andeliaci, 
Andenesium, Voy. Ancenis. 



Andis. Voy. Aunis (1'). 
Andronic Gomnène, empereur 

de Gonstantinople. Rig. 139. 
Angers (Maine-et-Loire). Son 

éloge, sa situation, ses vins. 

Phfl. X, 71; — (1199) est 

Êris par Artur de Bretagne, 
hron. 101 ; — (1204) est pris 
Êar Gadoc et Guillaume des 
loches. Ghron. 133; Phil. 
Vm, 172 ; — (1206) est re- 

Çris et rasé par Jean Sans- 
erre. Rig. 147; Chron. 138; 

— (1214) Jean Sans-Terre 
l'occupe et l'entoure de mu- 
railles. Ghron. 172, 178, 
p. 260; Phil. X, 71; — est 
repris par le prince Louis et 
démantelé. Ghron. 179, p. 264; 
Phil. X, 324 ; — cité. Phil. 
VI, 168; X, 143. — Ande^a- 
vum, Andegavis, civitas AndC' 
gavorum. 

Angevins (les). Phil. VI, 452; 
VUI, 265. — Andegavi, An- 
deaavite. 

Anglais (les). Gités. Phil. Nunc, 
30 ; — sont ivrognes, débau- 
chés et peu braves. Phil. XI, 
559 ; — a Bouvines s'enfuient 
dès qu'ils voient le comte de 
Salisoury prisonnier. Phil. 
XI, 559, 576; — (1215J les 
barons anglais se révoltent 
contre Jean Sans-Terre et le 
forcent à confirmer leurs li- 
bertés. Ghron. 211 ; Ghron. 
Gont. Par. 3 ; — ils appellent 
Louis VUI et l'élisent roi. 
Chron. 214; Phil. XII, 294; 

— ils sont excommuniés au 
concile de Latran. Ghron. 
216 ; — (1216) à la mort de 
Jean Sans-Terre ils abandon- 
nent Louis VUI. Ghron. 
222, p. 312. — Angli, Angui- 
gène (pour Angligene, Phil. 
X, 11 et 433). 

Angleterre (1'). — Citée Rig. 38, 
p. 58 et 60; 88 ; Ghron. 10, 66, 
101,110, 132; Phil. U, 7; m, 
765; IV, 426; IX, Cal. — 



ET DES MATIÈRES. 



393 



Produit de l'argent. Phil. VI, 
341 ; — ses draps. IX, 388. 
— Albidia, Angiia, Britan- 
nia major, Voy. Albion. — 
Rois d' — . Voy. Etienne, 
Guillaume I«' le tSonquérant, 
Guillaume II le Roux, Ha- 
rold, Henri I" Beauclerc, 
Henri U Plantagenet, Henn 
Court-Mantel ou le Jeune, 
Henri lU, Jean Sans-Terre, 
Richard Cœur-de-Lion. — 
Reines d' — . Voy. Aliénor 
de Guyenne, Bérengère de 
Navarre. 

Angli. Voy. Anglais (les). 

Ànguigene, Voy. Anglais (les). 

Angouléme (Charente). Voy. 
Isabelle d' — . 

Aniciensis civitas. Voy. Puy-en- 
Velay (le). 

Anjou (1*). Rig. 107, 127, 138; 
Chron. 110, 172, 201; Phil. 
Vm, 384; IX, 83; —{séné- 
chal d'). Voy. Guillaume des 
Roches. — Andegavia. 

Ansbert. Rig. 38, p. 60. 

Anseau, évéque de Laon. Ghron. 
Gont. Par. 7. — Ansellus, 
episœpus Laudunensis. 

Aruedunus. Voy. Anséffise. 

Anségise. Rig. 38, p. 60; Chron. 
9. — Anchises, Ansegisilus, 
Ansedunus. 

Anseçisilus. Voy. Anségise. 

Antéchrist. Bruits de sa nais- 
sance en 1198. Rig. 121. 

Anténor. Rig. 38, p. 56; 
Ghron. 4, 5. 

Antioche, Rig. 53, 76; Chron. 
36,39, 56; Phil. IV, 364. — 
Antiochia. 

Antiochus. Phil. XU, 889. 

Apparitions. — De Jésus-Ghrist 
au charpentier Durand. Rig. 
25 ; — ae saint Thomas Bec- 
ket. Phil. I, 329 ; — de saint 
Denis à un chevalier de Se- 
gni. XII, 716; — de saint 
(iermain d'Auxerre. 764; — 
de démons et de morts. Ghron. 
97. 



Apriliacum, Voy. Avrilly. 

Apulia, Voy. Pouille (la). 

Aquapendens, Voy. Acquapen- 
dente. 

Aquilée. Rig. 88. — Aquileia. 

Aquilina sûva. Voy. Iveline 
(forêt d'). 

Aquiniacum. Voy. Acquigny. 

Aquisgranum ou Aquisgrani. 
Voy. Aix-la-Chapelle. 

Aquitania. Voy. Guyenne (la). 

Aragon (rois d'). Voy. Ai- 
fonse II, Pierre H. 

Arar. Voy. Saône (la). 

Arbalète, inconnue aux Fran- 
çais en 1185. Phil. H, 316.— 
ialistarius arcus. 

Arbalétriers. Rig. 144. — Ba- 
listarii. Voy. filondel, Jour- 
dain, Paviot, PerigcLS, Pons, 
Raderides, Renaud Tatin, 

Archambaud, fils de Gui de 
Dampierre.— (1213) Philippe- 
Auguste donne le comté d Au- 
vergne à lui et à son père. 
Ghron. 156, p. 235: — son 
père mort, il lui succède dans 
ce comté. Phil. VIII, 480. — 
Archembaldm. 

Archas (Martinus). Voy. Martin 
d'Anpies. 

Arche, Voy. Arques. 

Archers à cheval. Rig. 144. — 
Equités sagittarii. 

Ardanide, Ardanii, Voy. Ar- 
dennes (les gens des). 

Ardennes (les gens des). Cités. 
Phil. X, 395: — à Bouvincs, 
s'enfuient. Phil. XI, 573. — 
Ardanide, Ardanii. 

Aréthuse (fable d'). Phil. X, 
525. 

Argent. — Produit par l'Angle- 
terre. Phil. VL 341. — Ar- 
gent brut. IX, 382. 

Argentcuil (Seine-et-Oise, an*, 
de Versailles). Prieuré rele- 
vant de Saint-Denis sous le 
vocable de Notre-Dame. Rig. 
64; — (1188) prodige que 
Ton y observe. Ghron. 47. — 



394 



TABLE DES NOMS 



Prieurs d' — . Voy. Hugues 
de Milan, R. de felBore. — 
Argentolium, Argentoillum, 

Argento. Voy. Argenton. 

Argentoillum, Argentolium,\ oy. 
Argenteuil. 

Argenton (Indre, arr. de Gbâ- 
teauroux). — (1188) est pria 
par Philippe- Auguste. Rig. 
60; Chron. 43; Phil. HI, 43. 
— ArgentOy Argentonium, 

Argentonium. Voy. Argenton. 

Arguellum. Voy. Ar^ueil. 

Argueil (Seine-Inférieure, arr. 
de Neufchâtel). — (1202) pris 

far Philippe-Auguste. Hig. 
38; Chron. 112. — Arguel- 
lum. 

Aria. Voy. Aire. 

Aristote. — (1210) plusieurs de 
ses ouvrages sont brûlés à 
Paris. Chron. 155. 

Armoiries^Voy. Cottes d'armes 
armoriées. 

Annorique, ou petite Bretagne. 
Chron. 6. —Voy. Bretagne. — 
Armorica, Britannia minor. 

Arnaud de Torroge, grand 
maître du Temple. Rig. 30. 

Amoul (saint), évêcjfue de Metz, 
ancêtre de Pépin le Bref. 
Rig. 38, p. 60; Chron. 9. — 
Arnulfus. 

Amoul d'Audenarde. — (1213) 
fait un traité avec Philippe- 
Auguste. Phil. IX, 576;' — 
(1214) à Bouvines, porte se- 
cours à Renaud de Dammar- 
tin. Chron. 196, p. 289 ; Phil. 
XI, 342; — est fait prison- 
nier. Chron. 196. — Arnul- 
phus de Audenarda, Audanar* 
denus, Audenardenus. 

Arques (Seine-Inférieure, arr. 
de Dieppe, c. d*Offranville). — 
(1195) est assiégé par Richard 
Gœur-de-Lion et délivré par 
Philippe-Auguste. Rig. 104; 
Chron. 79; Phil. IV, 500 ; — 
(1202) assiégée par Philippe- 
Auguste, qui en lève le siège 
en apprenant la défaite d'Ar- 



tur de Bretagne à Mirebeau. 
Rie. 138; Chron. 114; — 
(1204) est avec Rouen et Ver- 
neuil la dernière place cpi 
reste aux Anglais. Rig. 142. 
— Arche. — Martin d* — Voy. 
Martin. 

Arras (Pas-de-Calais). — Ville 
enrichie par Tusure. Phil. n, 
94; — fournit des secours a 
Philippe d'Alsace, comte de 
Flandre. Ibid.; — capitale de 
la Flandre. Ibid. % ; — avait 
un comte particalîer du 
temps de César. 97 ; — sa 
milice combat à Bouvines. -^ 
Chron. 191, p. 282; — cité. 
Phil. m, 249; — Airebatum, 
communia Atrabate. — Com- 
tes d' — . Voy. Baudouin et 
Philippe d'Alsace, comtes de 
Flandre. — Evoque d' — . 
Voy. Pons. 

Arsacide. Voy. Assassins (les). 

Artur (le roi), fils de Pendra- 
gon. Phil. n, 577 ; Vm, 384. 
— Pendragorides. 

Artur de Bretagne, fils de Geof- 
froi d'Angleterre, duc de 
Bretagne. — (1190) est fiancé 
à une fille de Tancrède de 81^ 
cile. Rig. 72; — confié à la 
garde de Guéhénoc, évoque 
de Vannes. Phil. V, 161 ; — 
les Bretons refusent de le li- 
vrer à Richard Cœur -de* 
Lion. Phil. V, 159; — (1199) 
sa mère épouse Gui de 
Thouars. Chron. 86; Phil. 

V, 179; — sa sœur Aliénor 
est retenue prisonnière par 
Jean Sans-Terre en Angle- 
terre. Chron. 173, 200 ; Phil. 

VI, 333 ; — s'empare d'An- 
gers et du Mans, fait hom- 
mage h Philippe - Auguste 
Rig. 127; Chron. 101; — 
est amené à Paris par Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 129; 
Chron. 101; — y est élevé 
avec le prince Liouis. Phil. 
V, 163; — aurait dû suc- 



ET DES MATIÈRES. 



395 



céder à Richard Gœor-de- 
Lion. Phil. V, 623;— (1202) 
est armé chevalier à Gournay 

far Philippe-Auguste. Rig. 
38; Chron. 113; Phil. VI, 
262 ; — est fiancé à Marie de 
France. Ghron. 113; Phil. 
VI, 262;— reçoit de Philippe- 
Auguste l'investiture de la 
Bretagne, du Poitou et de 
r Anjou. Rig. 138; — Phi- 
lippe-Auguste lui promet des 
troupes pour combattre Jean 
Sans-Terre ; les seigneurs 
poitevins se joignent a lui à 
Tours. Phil. VI, 266 ; —vou- 
lait attendre à Tours les ren- 
forts de Philippe-Auguste et 
des Bretons; son discours à 
ce sujet aux Poitevins. 284 j 

— Philippe- Auguste, occupe 
en Normandie, lui donne 
comme auxiliaires les sei- 

gneurs de Berry et de 
iourgo^ne. 298 ; — les Bre- 
tons lui envoient des ren* 
forts. 306 ; — Philippe-Au- 
guste lui mande d attendre 
rarrivée des troupes. 348: 

— cède aux Poitevins qui 
rengagent à commencer la 
guerre sans délai. Phil. VI, 
384; — assiège avec cent 
chevaliers dans Mirebeau 
Aliéner de Guyenne, mère 
de Jean Sans-Terre. Ghron. 
113; Phil. VI 320, 384; 

— est vaincu acvant Mire- 
beau par Jean Sans -Terre 
et fait prisonnier. Ghron. 
113; Phil. VI, 434; — est 
emprisonné par Jean Sans- 
Terre iGhron. 120) dans le 
donjon de Falaise. Phil. VI, 
455; — Jean Sans -Terre 
veut le faire assassiner à Fa- 
laise; ses gardes s'y refusant, 
il le fait transférer dans une 
tour à Rouen. 471 ; — Jean 
Sans - Torro commande à 
Guillaume de Briouse, son 
gardien à Rouen, de Tassas* 



siner; celui-ci s'y refuse et 
se retire. 478; — est as- 
sassiné par Jean Sans-Terre 
lui-môme (Ghron. 171, 200; 
Phil. VI, Cat.) à Rouen et 
son corps jeté dans la Seine. 
Phil. VI, 552 ; — pour ven- 
ger sa mort, Philippe- Au- 
guste déclare la guerre à 
Jean Sans-Terre. Phil. VI, 
cat. et VII, 13. — Arturus. 

Arundel. — Arundella, Hirun- 
délia. Voy. Guillaume, comte 
d'— . 

Arundelle cornes. Voy. Guil- 
laume, comte d' Arundel. 

Arva, Voy. Avre (T). 

Arvernia. Voy. Auvergne (T). 

Ascagne, fils d'Enée. Rig. 38, 
p. 57; Ghron. 5. 

Ascalon. — (1191) est pris 
par les croisés. Phil. IV. 
236; — détruit par Richard 
Gœur-de-Lion soudoyé par les 
Sarrasins. Rig. 82; — cité. 
Phil. IV, 384. — Asealo. 

Assassins (les) du Vieux de la 
Montage. Ijeurs doctrines, 
leur dévouement à leur maî- 
tre. Ghron. 65; — d'après 
une fausse nouvelle, envoyés 
pour tuer Philippe-Auguste 
a l'instigation de Ricnard 
Gœur - de - Lion. Rig. 87; 
Ghron. 65. — Arsacide. 

Assemblées des prélats et des 
barons. — (1179) à Paris, Rig. 
2 ; — (1203) à Mantes. Rig. 
140; — (1213) à Soissons, 
Phil. IX. 160; — (1216) à 
Melun. Ghron. 218. 

Astrologues. Rig. 49; Ghron. 36. 

Atax, Voy. Aisne (P). 

Athée (Indre-et-Loire, arr. de 
Tours, c. de Bléré). Voy. Hu- 
çues d' — ; Girard d' — . 

Athia (Girardus de)^ ou (r. de 
Aihiis. Voy. Girard d'Athée. 

Athius {Hugo). Voy. Hugues 
d'Athée. 

Athon de la Grève. Rig. 70, 
p. 100, notp 2. 



396 



TABLE DES NOMS 



Athos (Mont). Phil. V, 385. 

Atrebati cornes. Voy. Baudouin 
et Philippe d'Alsace, comtes 
de Flanares. 

ÀtrelHitum. Voy. Arras. 

Aubamala. Voy. Aumale. 

Aube (r). Phil. IX, 86.— >4/6a. 

Aubert, ancêtre de Pépin le 
Bref. Ghron. 9. 

Aubri Clément, maréchal de 
France. — (1191) est tué lors 
de l'entrée à Acre. Rig. 81 ; 
Phil. X, 361. — Albericus. 

Aubri de Dammartin, père de 
Renaud. — Philippe d Alsace, 
comte de Flandres, le sur- 
prend et rase son château. 
Phil. n, 220 ; — alUé d'Hen- 
ri II d Angleterre contre Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. 199, 
p. 291; Phil. Xn, 97. — 
Albericus de DomnO'Martino. 

Audanardenus ( Arnulphus ). 
Voy. Amoul d'Audenarde. 

Audanardenum castrum. Voy. 
Audenarde. 

Audenarde (Belgique). — Est 
prise par Philippe-Au^ste. 
Phil. IX, 576 ; — envoie des 
renforts à Ferrand. Phil. X, 
442. — Audenarda, Audanar^ 
denum castrum. — Amoul 
d' — . Voy. Amoul. 

Aiuienardenus (Arnulphus). Voy. 
Amoul d'Audenarde. 

Audura. Voy. Eure (l'). 

Auee(lepaysd'). Son cidre. Phil. 
V , 5 ; — ses pommes à cidre. 
Phil. VI, 336. — Algia. 

Augei, Augeus, Augi cornes. Voy. 
Raoul d'Issoudun , comte 
d'Eu. 

Auguste. — Surnom donné par 
Rigord à Philippe II, fils de 
Louis VII. Rig., p. 6. 

Augustin (saint). Ghron. 4. 

Aumale (Seine-Inférieure, arr. 
de Neufchâtel).— .(1196) prise 
et détruite par PhiUppe- Au- 
guste. Rig. 113; Ghron. 86; 
Phil. V, 174 ; — ce comté avait 
été donné avec quatre autres 



par Philippe-Auguste à Re- 
naud de Dammartin. Ghron. 
199, p. 292; Phil. VI, 81; IX, 
113; XII,110;- (1211) Phi- 
lippe-Auguste s'en empare. 
Ghron. 162, p. 243. — Alba- 
marna, Albimarense castrum, 
Albumarum, Aubamala. — 
Gomtes d* — . Vov. Guillaume 
de Mandeville, Aenaud et Si- 
mon de Dammartin. 
Aunay (!'), (Seine-et-Oise, arr. 
de Mantes, cant. de Bonniè- 
res, comm. de Neauphlette). 

— (1188) brûlé par Henri n. 
Phil. m, 301. — Alnetum. 

Aunis (D. Gité. Phil. IH, 764; 

— son vin. XII, 823. — An- 
dis, Aunisius. 

Aurelianum. Voy. Orléans. 

Auricus. Voy. Orri. 

Austria. Voy. Austrie et An- 
triche. 

Austricus dux. Voy. Léopold V, 
duc d'Autriche. 

Austrie (H. Rig. 38, p. 56-67; 
Ghron. 3, 4; Phil. I, 77. 

Austrie (duw). Voy. Léopold VI, , 
duc d'Autriche. 

Autriche (duc d*). Voy. Léo- 
pold V, Léopold VI. 

Autun (Saône-et-Loire). — Son 
éloge; le roi Artur la prend 
aux Romains ; Rollon la dé- 
truit ; Phil. I, 570. — Edua 
urbs. 

Auvergne (1'). — Est tenue en 
fief du roi de France par 
Henri H. Phil. UI, 765; - 
(1188) Philippe- Auffuste s'en 
empare. Rig. 62; Ghron. 44; 
Phil. m, 65; — (1189) Ri- 
chard Gœur-de-Lion cède à 
Philippe -Auguste tous ses 
droits sur l'Auvergne. Rig. 
67 ; Ghron. 49 ; — (1210) Phi- 
lippe-Auguste s'en empare et 
la donne a Gui de Dampierre. 
Ghron. 156; Phil. VIII, 452. 

— Alvernia, Arvernia. — 
Gomte d' — . Voy. Gui. 

Auxerre (Yonne). — (1214) le 



ET DES MATIÈRES. 



397 



trésor de l'abbaye de Saint- 
Germain est volé le jour de 
la bataille de Boulines. 
Phil. Xn, 764. — Comte 
d* — . Voy. Pierre do Gour- 
tcnai, Philippe son Gis. — 
Evéque d' — . Voy. Guillau- 
me, Henri. 

Anxona. Voy. Aisne {V). 

Avallon (Yonne). Phil. I, 583. 

— Avallo. 

Avaria. L'un des noms de la 
Hongrie. Rig. 43. 

Avaricon. Voy. Sancerre. 

Avennas {Jacobus), Avennis (Ja^ 
cobus de). Voy. Jacques d'A- 
vesnes. 

Avignon (Vaucluse). — Envoie 
des troupes au roi d'Aragon 
contre âimon de Montfort. 
Phil. Vm, 576. 

Avranches (Manche). — Sa si- 
tuation. Phil. VIII, 127; — 
(1204) est livrée à Philippe- 
Auguste par les Normands. 
Rig. 142 : — est prise et brû- 
lée par Gui de Thouars, duc 
de Bretagne. Chron. 131, 
p. 221 ; Phil. VUI, 127. — 
Abrince. — Evéque d* — . 
Voy. Guillaume. 

Avranchin (1'). Phil. VHI, 40. 

— Abrinci fines. 

Avre (1% rivière. Phil. IV, 433. 

— Arva. 

Avrilly (Eure, arr. d'Evreux, 
cant. de Damvillè). — (1199) 
est pris par Philippe -Au- 
guste. Rig. 127. — Aprilia- 



cum. 



B 



B. (frère). Voy. Bernard de Bré. 
Babylone. Rig. 49, 65; Phil. 

Bagdad. Rig. 49. — Baldach. 
Bailleau (Eure-et-Loir). Ghron. 

92. — BaiUoillum. 
Bailloillum. Voy. Bailleau. 
Bajoce, Bajocena urbs. Voyez 

Bayeux. 



Baldach. Voy. Bagdad. 

Balearica ars. Voy. Fronde (ma- 
niement de la), art des Ba- 
léares. 

Baleine. — Renaud de Dam- 
martin porte des fanons de 
baleine a son casque. Phil. 
IX, 520, XI, 321 ; — baleines 
de Bretagne. XI, 324. 

Balisiarius arcus. Voy. Arba- 
lète. 

Balsara. Voy. Bassora. 

Bannière royale, distincte de 
l'oriflamme. Chron. 191 , 
p. 281 ; Phil. X, 463 : XI, 32. 

Bapalma, Bapalme. Voy. Ba- 
paume. 

Bapaume (Pas-de-Calais, arr. 
d'Arras). Chron. 199, p. 291 ; 
Phil. II, 122; xn, 90. — 
Bapalma, Bapalme. 

Bar-le-Duc (Meuse). Phil. I, 
627; ni, 250. — Batrum. 

— Comtes de — . Voy. Hen- 
ri I«, Henri H, Thibaut 1«. 

— Renaud de — . Voy. Re- 
naud. 

Barach. Rig. 49, p. 76. 

Barbael, Sarbeel. Voy. Bar- 
beaux. 

Barbeaux, abbaye cistercienne 
(Seine-et-Marne, comm. de 
Fontaine-le-Port). — LouisVU 
y est enterré. Rig. 11, 33; 
Chron. 21. — Barbael^ Bar- 
beel. 

Barenton (fontaine de), dans la 
forêt de Brocéliande, aui. de 
Paimpont. Phil. VI, 536. — 
Brecelianensis fons. 

Barrensis eques. Voy. Guil- 
laume des Barres. 

Barres ^Guillaume des). Voy. 
Guillaume. 

Barrum. Voy. Bar. 

Barthélémy de Roye. — (1213) 
Philippe- Auguste lui oraonne 
d'incendier ta flotte à Dam. 
Phil. IX. 529; — (1214) fait 
partie de Vannée française de 
Flandre. Phil. X, 538; — à 
Bouvines, est auprès du roi. 



398 



TABLE DES NOMS 



Cairon. 184, p. 272; — ne le 
quitte pas. Gnron. 192, p. 284. 

— Bartholomeus de Roia. 
Barthélémy, archevêque de 

Tours. — Meurt en 1206. 
Chron. 141. 

Bassora. Rig. 49. — Balsara. 

fiathilde (Sainte). Rig. 38, p. 59; 
Ghron. 9. 

Baudement (Marne, arr. d'Eper- 
nay, c. d'Anglure). Voy. 
Agnès de — , comtesse ae 
Dreux, dame de Braisne. 

Baudouin, homme d'armes. — 
(1488) à l'escarmouche de 
Soindres avec Guillaume des 
Barres. Phil. IH, 454, 580. 

— BaldointiS. 

Baudouin Bruneau. Rig. 70, 
p. 100, note 2. 

Baudouin, archevô(^ue de Gan- 
torbéry. — Se croise en 1188. 
Rig. 56. 

Baudouin IX, comte de Flan^ 
dre, de Hainaut et d'Arras. — 
Fils de Baudouin V de Hai^ 
naut, frère de la reine Elisa- 
beth de France et neveu de 
Philippe d'Alsace, comte de 
Flandre. Rig. 79; PhU. IV, 
585; IX, 253: — (1196) suc- 
cède à son oncle comme comte 
de Flandre. Rig. 79 ; Phil. IX, 
253; — fait à Gompiègne 
hommage à Philippe - Au- 
guste. Rig. 111; Ghron. 84; 

— (1197) èrallie avec Richard 
Gœur-de-Lion. Rig. 115; 
Ghron. 88; Phil. IV, 585; — 
(1198) se révolte contre Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. 95; — 
soutient Othon IV. Rig. 124 ; 

— prend Saint-Oiflar. Rig. 
123; — (1199) conclut une 
trêve avec Philippe-Auguste. 
RiÇ. 129; -- se croise par 
crainte de la vengeance de 
Philippe-Auguste. Rig. 139; 
Ohron. 102, 115; Phil. VI, 
35; — se rend à Venise, 
concourt à la prise de Zara 
en Dalmatie pour les Véni- 



tiens, et à celle de Gonstanti- 
nople. Ghron. 115; — est élu 
empereur de Gonstantinople. 
Rig. 79, 139; Ghron. 115; 
Phil. VI, 52; IX, 253; — 
établit en Grèce le rit catho- 
lique et Tusage du latin. Phil. 
VI, 55; — (1205) envoie à 
Philippe - Auguste , gui les 
donne à Saint -Denis, des 
reliques provenant de la cha- 

gelle impériale de Bucoléon. 
lig. 145;-^esttuépar Joan« 
nice, roi des Bulgares, et ne 
laisse aue deux nlles. Phii. 
IX, 25o. — Balduinus Henna- 
vins et Flandriens archicomes, 
cornes Flandrie, Atrebati co- 
rnes, Hennavius cornes, 
Baudouin V, comte de Hainaut. 
Beau-frère de Philippe d'Al- 
sace, comte de Flandre. Phil. 

IX, 254 ; — beau-père de Phi- 
lippe -Auguste. Rig. 10 j — 
ses démêlés avec Philippe 
d'Alsace. Rig. 28. — Henui- 
nus cornes. 

Baugé (Maine-et-Loire). Phil. 

X, 235. — Baugia. 
Baugia. Voy. Baugé. 
Bavarie Dux, Voy. Louis I«, 

duc de Bavière. 

Bavière. A lire an lieu de 
Bohême. Rig. 112. Voyex 
Louis !«•, duc de — . 

Bayeux (Galvados). — J1204) 
ouvre ses portes à Philippe- 
Auguste. Hig. 142; Ghron. 
130 ; Phil. Vm, 35. — Gité. 
Phil. V, ilO.—Bajoce, Bqfo- 
casses, Bajocena, urbs, — 
Évêque de — . Voy. Robert. 

Bealna. Voy. Beaune. 

Beauce (la). Gitée. Phil. II, 388 ; 

— ses grains. Phil. VI, 335. 

— Belsia, 
Beaufort-en-Vallée (Maine-et- 
Loire, arr. de Baugé). — 
(1214) pris par Jean Sans- 
Terre. *Ghron. 172; — repris 
et rasé par Louis VIII. Ghron. 
179, p. 264. 



RT DES MATIÈRES. 



399 



Beaujeu (Rhône, arr. de Ville- 
franche). Phil. I, 458. — Bel- 
lyocense oastrum, Voy. Gul- 
chard, Humbert III. 

Beaumont-le-Roger (Eure, arr. 
de Bernay).— (1192) Philippe- 
Auguste s'en empare pendant 
la captivité de Richard Gœur- 
de-Lion. Phil. IV, 413; — 
(1194) est repris par le roi 
d'Angleterre. Ghron. 74 : Phil. 
IV, 526; — cité. Rig. 123. 

— Bellus Mons super fitdulatn, 
Pulcher Mons Bogerii. 

Beaumont-sur-Oise (Seine-et- 
Oise, arr. de Pon toise, c. de 
rile-Adam). Phil. III, 254. 

— Bellus Mons, — Comte 
de — . Voy. Jean, Mathieu III. 

Beaune (Côte-d'Or). Ses vins. 

Phil. I, 581 . — Bealna, 
Beau vais (Oise). — Sa milice à 

Bouvines. Chron. 191, p. 282. 

— Citée. Phil. V, 171 ; IX, 
145; X, 587. — Bellovagus, 
Belvacum. — Evéques de — . 
Voy. Mi Ion, Philippe de 
Dreux. 

Beauvaisis (le).— (1194)Oraget« 
grêles et incendies. Rif^. 98; 

— (1198) ravagé par Richard 
Gœur-de-Lion et ses Cotte- 
reaux. Rig. 123; Ghron. 94; 
Phil. V, 328. — Pagus BelUh 
v<uensis, fines BeUoviMçenses , 
Belvacensis pagus, 

Becket (Thomas). Voy. Thomas 
Becket (saint). 

Bediers. Voy. Béziers. 

Beffroi, machine de guerre. 
Phil. II, 573. — Belfragium, 

Bêla, roi de Hongrie. — (1186) 
épouse Marguerite, sœur de 
Philippe-Aujmste. Rig. 43 ; 
Chron. 32, 38; Phil. U, 492. 

Belesio ^Bobertus de), Voy. Ro- 
bert de Bellov. 

Belfogia, Belfou, entre Fréiefil 
et Blois d'après la Philip- 
pide. — 11194» Philippe- Au- 
guste y est surpris par Ri- 
chard Cœur-de-Lioa qui lui 



enlève son trésor, ses archi- 
ves et ses bagages. Ghron. 
74 • Phil. IV,^30. (Rigord, 
10(), place cette défaite aFré- 
teval.) 

Belfragium. Voy. Beffroi. 

Belges (les). — Peuple riche et 
guerrier. Phil. IX, 368; — 
inventeur des chariots appelés 
covini. Ibid. et XII, 27; — 
soumis par les Francs. 1, 148 ; 
— (12 li) aident à détruire la 
flotte de Philippe- Auguste à 
Dam. IX, 442; — envoient 
des renforts à Ferrand. X, 
439; — cités. IX, 363. - 
Belgi, Belga. 

Belgique. Troisième partie de 
la Gaule. Phil. IX, 372. 

Bellovacensis pagus. Bellovagen^ 
ses fines. Voy. Beauvaisis. 

Bellovagus, Voy. Beau vais. 

Belloy (Seine-et-Oise, arr. de 
Pontoise, c. de Luzarches). 
Voy. Rooert de — . 

Bellum Porte, Voy. Beaufort- 
en- Vallée. 

Bellus Jocus, Voy. Beaujeu. 

Bellus Mons, Voy. Beaumont- 
sur-Oise. 

Bellus Mons super Ridulam, Voy. 
Beaumont-le-Roger. 

BeUia. Voy. Beauce (la). 

Belvacum. Voy. Beauvais. 

Bena. Voy. Beynes. 

Bercella. Voy. Bressuire. 

Bérengére de Navarre. — (1190) 
épouse Richard Cceur-de-Lion 
en Sicile. Rig. 73 ; Chron. 54 ; 
Phil. IV, 130. — Berenga- 
ria. 

Bernard de Boschiac. Voy. Ber- 
nard de Bré. 

Bernard de Bré, de Boschiac ou 
du Coudrai, ou frère B. — Est 
sans doute le bon%is tir qui 
conseille à Philippe^Auguste 
de se faire couronner une 
seconde fois à Saint-Denis. 
Rig. 12; — (1190i set fonc- 
tions pendant l'absence du roi . 
Rig. 70, p. 104-5. 



400 



TABLE DES NOMS 



Bernard du Coudrai. Voy. Ber- 
nard de Bré. 

Bernard deHorstmar.— (1214) à 
Bouvines avec Othon. Phil. 
XI, 394 ; — donne son cheval 
à Othon désarçonné, et atta- 
que Guillaunie des Barres 
pour protéger la fuite de 
rempereur. 467; — est fait 
prisonnier. Ghron. 193. — 
Bernardus de Hostemale, Gi- 
rardus (par erreur) Hostima» 
lis ou Hostimarensis, 

Bernard de Saint- Valéry. — 
(1188) prend la croix. Rig. 
56. — Bernardins de Sancto 
Galerico. 

Bernard, évoque de Toulouse. 
Voy. Foulques. 

Bernardi Feritas. Voy. Perté- 
Bemard (la). 

Bernardus eremita, Voy. Ber- 
nard de Bré. 

Berrichons Qes). — Devaient re- 
joindre à Tours l'armée d'Ar- 
tur de Bretagne. Phil. VI, 
301. — Bitures, * 

Berry(le). — (1183) sept mille cot- 
tereauxy sont détruits. Rig. 23; 
Chron. 28 ; — (1187) Philippe- 
Auguste y réunit son armée. 
Rig. 51; Ghron. 38; — (1188) 
il s'empare de tout le pays. 
Rig. 62; — (1195) il y ras- 
semble une armée. Rig. 107; 
Phil. V, 105; — est tenu en 
fief du roi de France par 
Henri II, roi d'Angleterre. 
Phil. m, 765; — son vin. 
Phil.1,517; — cité. Rig. 104, 
113; Ghron. 74, 82,86; Phil. 
m, 253 ; V, 30, 99. — Bitw 
ria, Bituricensù ager ou pagtts 
ou provincia, Biiurice fines, 
Biturigum fines. 

Berthe, mère de Gharlemagne. 
Ghron. 9. 

Bertrand de Gourdon. — (1199) 
il tue Richard Gœur-de-Lion, 
à Ghalus, d'un carreau d'ar- 
balète. Phil. V, 585. — Gité. 
Phil. V, 577. — Gurdo, 



Bertrand, évèaue de Préneste, 

légat. Voy. Conrad. 
Besançon (Doubs). Phil. X, 

514. — Bisuntina vallis. 
Bestisiacum, Bestisium, Voy. 

Béthisy. 
Béthisy (Oise, arr. de Senlis^ 

c. de Grépy). — (1184) assiégé 

Sar Philippe d'Alsace, comte 
e Flandre. Ghron. 29; Phil. 
II, 237. — Bestisiacum, Besti- 
sium. 

Beynes (Seine-et-Oise, arr. de 
Rambouillet, c. de Montfort*- 
TAmaury). Patrie d'Amanry 
de Ghartres. Ghron. 152. — 
Bena, 

Béziers (Hérault). — Refuge des 
hérétiques. Rig. 154 ; — (1209) 
les croisés s'en emparent et 
massacrent les habitants. 
Ghron.177, p. 258; Phil. VIU, 
530. — Bediers, Biterrensis 
urbs. 

Bicorrus cornes. Voy. Gaston, 
comte de Bigorre. 

Bicum, Voy. Vico. 

Bière de Flandre. Phil. H, 158. 

Bière (forêt de) ou de Fontaine- 
bleau. Phil. XI,327.— Bterîa. 

Bieria, Voy. Bière (forêt de). 

Bigorre (comte de). Voy. Gas- 
ton, Gui de Montfort. 

Biscuit. PhU. IV, 16. — J5Ù- 
coctus panis, 

Bisterbia, Voy. Viterbe. 

Biterrensis urbs. Voy. Béziers. 

BitraL Voy. Vetralla. 

Bitures, Voy. Berrichons (les). 

Biturica urbs. Voy. Bourges. 

Bituricensis ager ou pagus, Voy. 
Berry (le). 

Bituricus jJHebo). Voy. Hébes, 
sire de Gharenton. 

Bithynie (la). Rig. 76. 

Blanche, nlle d'Alfonse III, roi 
de Gastille, et nièce de Jean 
Sans-Terre. — (1200) épouse 
Louis VIII. Rig. 132; CÎhron. 
104; Phil. VI, 25; — son 
éloge. Phil. VI, 25. — Blan- 
Ma, Candida, 



BT DES MATIÈRES. 



401 



Blanche, comte8se de Cham- 
pagne. — (1213) assiste au 
concile de Soissons. Phil. 
IX, 205. 

Blanckia. Voy. Blanche. 

Blarrulus. Voy. Blara. 

Blaru ( Seine-et-Oise , arr. de 
Mantes, c. de Bonnières). — 
(1188) est brûlé par Henri U, 
Phil. m, 302. — Blarrulus. 

Blasphémateurs, punis par Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 5; Ghron. 
22; Phil. L 395. 

Blavii. Voy. Blaye (les gens de). 

Blavotins (les), nom d'une fac- 
tion en Flandre. — Ennemis de 
Philippe-Auguste. Phil. Il, 
125; — alliés de Ferrand. 
Chron. 170, p. 251; — lui 
envoient des renforts. Phil.X, 
439: — aident à détruire la 
flotte de Philippe-Auguste à 
Dam. Phil. IX, 441 ; — ri- 
vages blanchâtres de leur 
pays. Phil. IX, ^bS.—Blœtini, 

Blaye (les gens de). — Envoyés 
par Jean Sans-Terre au se- 
cours des Albigeois, sont dé- 
faits par Simon de Montfort. 
Phil. VIII, 864. — Blavii. 

Blés. — (1195) manquent; leur 
prix à Paris. Rig. 105 ; — blé» 
foulés par Tarmée royale au- 
près de Boves se relèvent 
miraculeusement. Rig. 29; 
Ghron. 30 ; Phil. H, 454. 

Blesensesolum. Voy. Blésois (le). 

Blesense castrum. Voy. Blois. 

Blésois (le). Phil. U, 389. — 
Blesense solum. 

Bloetini. Voy. Blavotins (les). 

Blois (Loir-èt-Gher). Phil. IV, 
530; VI, 271. — Blesense cas- 
ti^m. — Comtes de — . Voy. 
Louis, Thibaut I«'. 

Blondel (Glément), arbalétrier. — 
Au siège du château Gaillard. 
Phil. VU, 662. — Blondellus. 

Bobe. Voy. Boves. 

Bohigena^ (Hugo). Voy. Hugues 
de Boves. 

Bobis {Radulphus de). Voy. Ro- 

11 



bert de Boves (et non Raoul). 

Bobonicus [Hugo). Voy. Hugues 
de Boves. 

Boemia. Voy. Bohême (la). 

Bogis, Bogisius, Bogius. Voy; 
Pierre Bogis. 

Bohême (la). Mis au lieu de Ba- 
vière. Rig. 112. — Boemia. — 
Roi de — . Voy. Ottocar. — 
Duc de — . Voy. Gonrad. 

Bohémond. — Conquiert la Si- 
cile. Rig. 38, p. 61; Ghron. 
10. — Buamundus. 

Boisseau (Nicolas). Voy. Nico- 
las. 

Boissière (Haute- Vienne, . arr. 
de Limoges, c. de Pierre-Buf- 
fière, comm. de Saint-Paul- 
d'Eyjeaux). Voy. Achard de 
la — . 

Boissy - Mau voisin ( Seine - et- 
Oise, arr. de Mantes, c. de 
Bonnières).— (1188) est brûlé 
par Henri U. Phil. III, 299. 

— Buxis. 

Bolonia. Voy. Boulogne. 

Boniface, marquis de Montfer- 
rat. — (1202) prend part à la 
quatrième croisade. Hig. 139; 

— (1212) partisan de Frédé- 
ric n. Chron. 158, p. 239. — 
Mdrchisius de Monteferrato. 

Bordeaux (Gironde). — Les 
troupes envoyées par la ville 
au secours des Albigeois sont 
défaites par Simon de Mont- 
fort. Phil. Vm, 864. — Cité. 
Phil. X, 112; Xn, 848. — 
Burdigali fines, Burdigales. 

Boschiac (Bernard de). Voy. 
Bernard de Bré. 

Bosnie (la). Rig. 43. — Bama. 

Bolavant. Voy. Bon ta van t. 

Bottines de Bruges. Phil. II, 
103. 

Boulogne (Pas-de-Calais). — 
(1213) Philippe - Auguste y 
rassemble son armée et sa 
flotte. Chron. 169, p, 249 ; — 
Philippe- Auguste avait donné 
ce comté à Renaud de Dam- 
martin avec quatre autres 

26 



i02 



TABLE DES NOMS 



comtés. Gbron. 199, p. 292 ; 
Phil. IV, 583; VI, 81; IX, 
112; XII, 110. - Bolonia. 
Voy. Ide, comtesse de — . 
Renaud de Dammartin, comte 
de — . 
Bourges (Cher). Phil. II, 532; 

V, 17. — Biturica urbs, — 
Archevêques de — . Voyez 
Guillaume de Donjeon, Henri 
de Sully, 8imon. 

Bourgogne (la) — Ses vins. 
Phn. X. 518. — Citée. Phil. 
IV, 299. — Burgundia. — 
Ducs de — . Voy. Hugues, 
Eudes. 

Bourguignons (les). Phil. VI, 
301: — (1214) à Bouvines. 
Phil. XI, 155. — Allobrogi. 

Boutavant(Château de).— (1202) 
est offert en gage par Jean 
Sans-Terre à Pnilippe-Au- 
^ste; n'est pas livré; est as- 
siégé et rasé par le roi de 
France. Rig. 138 ; Ghron. 110. 
111, 112;»Phil. VI, 187, 204. 
— Botavant. 

Bouteiller de France. Voy. Gui 
ni de Senhs. 

Bouvines. Récit de la bataille. 
Ghrôn. 183-197 ; Phil. chant 
XI; — les Français revien- 
nent sur Bouvines. Ghron. 
182; Phil. X, 687, 697; — 
une partie de l'armée fran- 
çaise passe le pont. Ghron. 
l83; Phil. X^ 642;— les sei- 
gneurs conseillent à Philippe- 
Auguste de repasser le pont. 
Phil. X, 791 ; — le roi fait 
élargir le pont; Tarmée le re- 
passe. 809; — le roi s'arrête 
auprès de l'église et y prie 
avant la bataille. Ghron. 183; 
Phil. X, 812; — butin fait 
après la bataille. Phil. XII, 
16; —citée. Phil. Nunc, 31; 

VI, 5; IX, 749;Xn,780. — 
Bovine, tfiomnum. 

Bave. Voy. Boves. 
Boves (Somme, arr. d'Amiens, 
c. de Sains). — Fortifié par Phi- 



lippe d'Alsace, comte de Flan- 
dres. Phil. n, 281; — (1185) 
pris d'assaut par Philippe- 
Auguste. Ghron. 29; Phil. U, 
296; — les blés foulés aux 
pieds par l'armée royale se 
relèvent miraculeusement. 
Riff . 29 ; Ghron. 30 ; Phil. H, 
454. — Bobe, Bave. Voye« 
Hugues de — , Robert de — . 

Bovine, Bovinum. Voy. Bou- 
vines. 

Brabançons (les). Peuple cruel 
et guerrier. Phil. X, 377 ; — 
à Bouvines résistent long- 
temps, sont rompus par Tho- 
mas de Saint-Valery. Ghron. 
197; — mis en fuite. Phil. 
XI, 575. — Brabantûmes, 

Brabant (le). Phil. IX, 421. 
— Duc de — . Voy. Henri. 

Braia. Voy. Brie-Gomte-Robert. 

Braisne (Aisne, arr. de Sois- 
sons). Voy. Agnès de Baude- 
ment, dame de — , comtesse 
de Dreux; Jean de — , comte 
de Mâcon. 

Brandin, chef de routiers an- 
glais. Phil. VH, 165. —Bran- 
dinus. 

Braosa. Voy. Briouse. 

Braositas ( Guillelmw ). Voy. 
Guillaume de Briouse. 

Bré (Bernard de). Voy. Bernard. 

Brecelianensis fons. Voy. Baren- 
ton (fontaine de). 

Brena {Johannes de). — Voy. 
Jean de Braisne. 

Brenensis eomitissa. Voy. Agnès 
de Baudement. 

Bressuire ( Deux-Sèvres ). — 
(1213) incendiée par Philippe- 
Auguste. Phil. X, 117. — 
Bercella, 

Bretagne (Grande-).— Nom don- 
né par Brutus à Albion. Rig. 
38, p. 57 ; Ghron. 6. — Britan- 
nia. — Voy. Angleterre. 

Bretagne (Petite-). — Ravagée 
par les Normands. Ghron. 10 ; 
— (1155) Eon, vicomte de Por- 
hoët, est privé du gouverne- 



ET DES MATIÈRES. 



403 



ment de la Bretagne par Gonan 
lePetitquiluisuccèae. Ghron. 
13 ; — est tenue en fief du roi 
de France par Henri II, roi 
d'Angleterre. Phil. IH^ 765: 
— est envahie par Richard 
Cœur-de-Lion gui veut forcer 
les Bretons à lui livrer Artur. 
Phil. V, 147; — envoie des 
renforts à Artur. Phil. VI, 
306; — (1198) Helloin, 
moine de Saint-Denis, v prê- 
che la croisade. Rig. 120; — 
(1222) guerre entre Pierre 
Mauclerc, duc de Bretagne, 
et divers seigneurs bretons. 
Chron. Gont. Cott. 11; Phil. 
XII, 370 ; — se fournit de vin 
en Anjou. Phil. X, 76; — 
baleines qui abondent sur ses 
côtes. Phil. XI, 324. — Ar- 
morica , Britannia minor, 
Voy. Arraorique. — Ck)mte8 
et aucs de — . Voy. Alain de 
Richeniont , Artur, (ionan 
le Petit, Eon, vicomte de 
Porhot't, Geoffroy, Gui de 
Thouars, Pierre de Dreux, 
Salomon. 

Bretons, habitants de la Grande- 
Bretagne. Ghron. 10. — Bri- 
tones. 

Bretons, habitants de la Bre- 
tagne (Armorique). — Refu- 
sent de livrer Artur à Ri- 
chard (]œur-de-Lion. Phil. V, 
147; — (1198) croisade des 
Bretons. Riç. 120; — (1203) 
sont les alliés de Philippe- 
Auguste. Rig. 140. — Bri- 
tones, 

Breval (Seine-et-Oise, arr. de 
Mantes, c. de Bonnières). — 
(1188) est brûlé par Henri II. 
Phil. m, 299. — Brevallis. 
Brcvallis. Voy. Breval. 

Brezolles (Eure-ef-Loir, arr. de 
Dreux). -- (1203) est assiégée 

Ear Jean Sans-Terre; les na- 
itants le mettent en fuite. 
Ghron. 118; Phil. V, 30. — 
Bruerole, Bruerolle. 



Brianum. Voy. Ghâteaubriand. 

Briarée (le géant). Othonlaiest 
comparé. Phil. XI, 357. — 
Brios. 

Brias. Voy. Briarée. 

Brie-Gomte-Robert ( Seine-et- 
Marne). — (1192) les juifs y 
martyrisent un chrétien. Phi- 
lippe-Auguste, pour le venger, 
y fait brûler plus de quatre- 
vingts juifs. Rig. 84 ; Ghron. 
63 ; Phil. I, 745. — Braia. 

Brie (la). Phil. I, 626. — Bria, 
Briena rura . Voy . Rozoy en — . 

Briena rura, Voy. Brie (la). 

Brienne. Voy. Jean de — , roi 
de Jérusalem. 

Brindisi. Ghron. 231. — Brun- 
dusium. 

Brion (Maine-et-Loire, arr. de 
Baugé, c. de Beaufort). Phil. 
X, 235. — Brio, 

Brionne (Eure, arr. de Bernay). 
Phil. IV, 435. — Bruonm. 

Briouze-Saint-Gervais (Orne, 
arr. d'Arsentan). — Phil. VI, 
491. — Braosa. Voy. Guil- 
laume de — . 

Brisemoutier (Engnerrand). — 
Voy. Engnerrand. 

Britannia. Voy. Bretagne. 

Brito (GuilMmus), Voy. Guil- 
laume le Breton. 

Britones. Voy. Bretons (les). 

Bruerole. Voy. Brezolles. 

Bruges. — (1185) fournit des se- 
cours à Philippe d'Alsace 
contre le roi. Phil. II, 100; 
— (1213) Philippe-Auguste 
8*en empare. Ghron. 169; — 
il y prend des otages lors du 
désastre de Dam et en tire 
une indemnité. Ghron. 170, 
p. 252; Phil. IX, 550;— en- 
voie des renforts à Ferrand. 
Phil. X, 441 ; — citée. IX, 
575 ; — bottines qu'on y fa- 
brique. II, 103. — Brugia, 
Brugie. 

Brun (Aimeri le, Hugues le). 
Voy. Aimeri, Hugues. 

Brundnsium. Voy. Brindisi. 



404 



TABLE DES NOMS 



firuneau ( Baudouin ). Voyez 

Baudouin. 
Brunisium. Voy. Brunswick. 
Branswick, ville. — (1218) 

Othon y meurt. Ghron. 228 ; 

Phil. Xn, 316. — Bruni- 
sium. 
Brunus (Aimericus, Hugo), Voy. 

Aimeri le Brun, Hugues le 

Bran. 
Bruonna, Voy. Brionne. 
Brutus, romain. Rig. 65. 
Brutus, troyen, fils de Sylvius. 

Rig. 38, p. 57 ; Ghron. 5, 6. 
Buamundus. Voy. Bohémond. 
Bucoléon (chapelle de), à Ck)ns- 

tantinople. nig. 145. — Os 

leonis. 
Bulgares (roi des). Voy. Joan- 

nice. 
Burdigales. Voy. Bordeaux. 
Burgundia. Voy. Bourgogne. 
Buridan de Fûmes. — (1214) à 

Bouvines. Phil. XI, 98 ; — 

est fait prisonnier. Ghron. 

187; Phil. XI, 142. — ^urt- 

danus de Fumis. 
Busancaicum, Busenzacum.\ oy. 

Buzançais. 
Buxis. Voy. Boissy-Mau voisin. 
Buzançais (Indre, arr. de Chk- 

teauroux). — (1188) cris par 

Philippe-Auguste. Rig. 60; 

Ghron. 43 ; Phil. IH, 42. — 

Busancaicum , Busenzacum , 

Buzancaium. 



Cabilo. Voy. Ghalon-sur-Saône. 
— Guillaume II, comte de — . 

Gadoc, chef de routiers au ser- 
vice de Philippe-Auguste qui 
lui donnait mille livres par 
jour pour la solde de sa 
troupe. Phil. Vm, 396; — 
(1196) châtelain de Caillou, 
blesse Richard Gœur-de-Lion 
au siège de cette place. Phil. 
V, 262 ; — (1203) au siège 
d'Andely. Phil. VII, 158; — 
(1204) prend Angers avec 



Guillaume des Roches. Ghr. 
133; Phil. VUI, 272; — 
(1213) sur la flotte française à 
Dam. Phil. IX, 296: — pille 
Dam avec Savari de Mauléon. 
393; — ne défend pas la 
flotte. 461. — Cadocus. 

Cadomum, Cadomus, Voy. Gaen. 

Caducella. Voy. Ghausey (iles). 

Cadumium. Voy. Gaen. 

Cadurcium. Voy. Quercy (le). 

Gaen (Galvados). — Fondée par 
Kaius, sénéchal du roi Artur. 
Phil. vm, 29; — son éloge, 
24; — (1204) se rend à Phi- 
lippe - Auguste. Rig. 142; 
Ghron. 130; Phil. Vm, 22; 

— Gui de Thouars, duc de 
Bretagne, vient y retrouver 
le roi. Ghron. 131, p. 221; 
Phil. vm, 134; — citée. 
Phil. IV, 394. — Cadomum, 
Cadomus, Cadumium, Domus 
Kaii. 

Gaiphe. Phil. VI, 581. 
Galabre (la). — Conquise par 

les Normands. Rig. 38, p. oi ; 

Ghron. 10; — (1194) prise 

far Tempereur Henri VI. Rig. 
01 ; Ghron. 75. — Calabria, 
Calais (Pas-de-Calais). — (1213) 

La flotte de Philippe-Auguste 

s'y arrête. Phil. IX, 351. — 

CaUsum. 
Calax. Voy. Chalus. 
Calesum. Voy. Calais. 
Caletes. Voy. Cauchois (les). 
Calla. Rig. 49, p. 76. 
Calvus Mons, Voy. Ghaumont. 
Camhellanus ( Galterus). Voy. 

Gautier de Nemours le cham- 

brier. 
Cambrai (Nord). Phil. X, 697. 

— Cameracum, — Evoque de 
— . Voy. Hugues, Pierre de 
Corbeil. 

Cameracum. Voy. (Jambrai. 
Campana acies, Campanenses. 

Voy. Champenois (les). 
Campania.\ oy, Champagne (la). 
Campelli , Campellus. Voyez 

Champeaux (les), à Paris. 



ET DES MATIÈRES. 



405 



Gamulogène. Phil. V. ^5. 

Candatum. Voy. Ganaes. 

Gandé (Maine-et-Loire, arr. do 
Segré). Phil. X, 235. — Can- 
detum. 

Candela (Johannes de). Voy. 
Jean do Chandelle. 

Gandes (Indre-et-Loire, arr. et 
c. de Chinon). Phil. XII, 
562. — Candatum, 

Gandetum. Voy. Gandé. 

Candida. Vov. Blanche de Gas- 
tille. 

Gantorbéry. — Louis VII s'y 
rend en pèlerinage. Ghron. 14 ; 
Phil. 1,273.— (1216) se rend 
à Louis VIII. Ghron. 222, 
p. 311. — Cantuaria. — Ar- 
chevêque de — . Voy. Bau- 
douin, Etienne I^angton, Tho- 
mas Bocket (saint). 

Cantuaria. Voy. Gantorbéry. 

Ganut VI, roi de Danemark. — 
(1193) sa sd'ur Ingeburge 
épouse l*hilippe - Auguste. 
Rig. 02 ; Ghron. 69. — Kanu- 
tus rex Danorum ou Daco- 
rum. 

Gapoue (Pierre de), légat. Voy. 
Pierre. 

Gapriola," ville d'Italie. — (1192) 
Philippe- Auguste y passe en 
revenant de Rome. Phil. IV, 
295. 

Cajmanus (Petrus). Voy. Pierre 
do Gapoue. 

Carachosiux, gouverneur mu- 
sulman d'Acre. Rijç. 8t, 82. 

Carantonium. Voy. Gharenton. 

Garcassimne (Aude). — (1210) 
prise par Simon de Mont- 
fort. Ghron. 177, p. 259; 
Phil. VIII, 543; — soutient 
Pierre d'Aragon contre les 
croiFés. Phil. VUI, 578. — 
Carcasse. — Evi>que de — . 
Voy. Gui. 

Gardiiiaux. Voy. Gentio Savolli, 
Gales, Guillaume aux blan- 
ches mains, archevêque de 
Reims, Henri, évoque d'Al- 
hano, Jean de Samt-Paul, 



Mcliur, Octavien, Pierre de 
Gapoue. 

Garlotide (la). Voy. Karlotide 
(la). 

Carmen. Rig. 49, p. 76. 

Camopolis. Voy. Gompiègne. 

Carnotensis Âinalricus. Voy. 
Amaury de Ghartros. 

Camotum. Voy. Chartres. 

Garolingiens (les). — Gonsidé- 
rés par Guillaume le Breton 
comme les ancêtres de Phi- 
lippe-Auguste. Phil. Nunc. 
55. — Karli. 

Garthage. Phil. IV, 20. 

Carthusiensis ordo. Voy. Ghar- 
treux (les;. 

Canu. Voy. Gher (le). 

Casa Marii (N... abbé de). — 
( 1203 ) envoyé par le pape 
pour rétablir la paix entre 
Philippe - Auguste et Jean 
Sans-Terre. Rig. 140; Ghron. 
419. 

Casellum. Voy. Gassel. 

Gassel. — (1213) prise par Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. 170, 
p. 250; Phil. IX, 403; — se 
révolte et est démantelée par 
le roi. Ghron. 170, p. 252; 
Phil. IX, 691 ; — sa situa- 
tion. Phil. IX, 403. —(7a- 
sellum. 

CasUlla, Voy. Gastille (la). 

(^(el^^um. Voy. Ghâtelet (le). 

Ca$Ullio, Castello. Voy. Châtil- 
lon-sur-Ix)ire, Ghâtillon-sur- 
Seine. 

Castellodunum. Voy. Ghàteau- 
dun. 

Castellum Uni, Voy. Ghàteau- 
lin. 

Castellum Hadulfi, Voy. Ghà- 
teauroux. 

Gastehiaudary (Aude). — (1220) 
est assiégée par Simon de 
Montfort Ghron. Gont. Gott. 
5. — Castrum Novum. 

Gastille (la). — CasUlla, — Voy. 
Alfonse III, roi de — ; Blan- 
che de — . 

Castridunum. Voy. Chàteandun. 



406 



TABLE DES NOMS 



Castrum Briani. Voy. Chateau- 
briand. 

Coitrum GoAlionii, Voy. Gail- 
lon. 

Castrum Lucii de Capreolo. Voy. 
Ghalus. 

Castrum Nantonis. Voy. Ghâ- 
teau-Landon. 

Castrum Novum, Voy. Gastel- 
naudary. 

Castrum Radulfi. Voy. Château- 
roux. 

Catalauni. Voy. Ghâlons- sur- 
Marne. 

Catherine, comtesse de Gier- 
mont. — Chron. 162, p. 242. 
— Comitissa Clarimontis. 

Cati colliculi. Voy. Mont du 
Chat. 

Catulus (les). Hig. 65. 

Cauchois (les). Phil. V, 10. — 
Caletes. 

Cauforium. Voy. Chauffeur. 

Caux (pays de). — (1195) ravagé 
par Philippe-Auguste. Phfl. 
IV, 499 ; - cité V, 170. — 
Caletum rura, 

Célestin HI, pape. — (1191) 
est élu pape a la mort de 
Clément III. Rig. 76 ; Chron. 
56; — était parent de Phi- 
lippe-Auguste. Chron. 62; 
Phil. IV,285; — (1192) Phi- 
lippe-Auguste a une entrevue 
avec lui à Rome à son retour 
de Terre - Sainte. Rig. 81, 
p. 117; Chron. 62; Phil. IV, 
285; — (1193) envoie ses lé- 
gats en ^France pour exami- 
ner le mariage d'Ingeburge. 
Rig. 92; — (8 janv. 1198) 
meurt. Rig. H9; Chron. 91. 

Cencius. Voy. Centio Savelli. 

Cenee scale. Voy. Mont Cenis. 

Cenomannù Voyez Manceaux 
(les). 

Cenomannia, Voy. Maine (le). 

Cenomannum, Cenomannù, \oy, 
Mans (le). 

Centio Savelli. — (1193) légat 
en France pour examiner le 
mariage dlngeburge. Rig. 



92; — (1216) devient pane 
sous le nom d'Honorius ni. 
Chron. 220. — Cencius, Cin- 
dus. Voy. Honorius III. 

Cercanceau, abbaye (Seine-et- 
Marne, arr. de Fontainebleau, 
c. de Chàteaa-Landon, comm. 
de Souppes). Chron. 180. — 
Monasterium de Sacracella. 

César (Jules). Chron. 19: Phil. 
Nunc. 21,26; V, 45; VII, 460; 
IX, 156; Xn, 190. —Julius, 

Cesona. Voy. Cysoing. 

Cestrie (Handulphus ou Benulfus 
comes). Voy. Renoul, comte 
de Chester. 

ChaaliF, abbaye (Oise, arr. de 
Senlis, cant. de Nanteuil-le- 
Haudoin, comm. de Fontai- 
ne - les - Corps • nuds). Chron. 
175. — Karoli'locus, — Abbé 
de — . Voy. Guillaume de 
Donjeon. 

Chalauri vicus. Voy. Paris, rue 
Charauri. 

Chalon-sup-Saône. — (1180; les 
immunités des églises de 
cette ville sont violées par le 
comte Guillaume, qui est 
châtié par le roi. Rig. 8 ; 
Chron. 18; Phil. I, 457. — 
Cahilo, 

Ch&lons-sur-Marne ( Marne ). 
Phil. IX, 151. — Catalauni. 

— Evoque de — . Voy. Guil- 
laume. 

Ghalus (Haute- Vienne, arr. de 
Saint- Yrieix). — (1199) sur le 
bruit qu'Achard de la Bois- 
sière y aurait découvert un 
trésor, Richard Cœur-de-Lion 
vient Tassiéger, et y est tué. 
Rig. 126; Chron. 98; Phil. V, 
491; — cité. Phil. V, 454. Cas- 
trum Lucii de Capreolo, Calax. * 

Champagne (la). Phil. I, 626. 

— ôampana rura, Campania, 

— Comtes de — . Voy. Henri 
n, Thibaut III,ThibautIV.— 
Comtesse de — . Voy. Marie 
de France. — Voy. Champe- 
nois (les). 



ET DES MATIÈRES. 



&07 



Gbampcaux (les), à Paris. Vov. 
Pans, histoire, années 1179, 
1183,1186, 1187, I210.-Egliso 
des Saints-Innocents de — . 
Voy. Saints- Innocents. 

Champenois (les). — (1214) pla- 
cés à Tarrière-garde de I ar- 
mée royale, sont attaqués 
rr Othon. Phil. X, 819; — 
Bouvines, font partie de 
l'aile droite. Chron. 186, 
p. 276; Phil. XI, 53; — sont 
d'abord défaits par Ferrand. 
Phil. XI, Cat.; — leurs ex- 
ploits. Chron. 187, p. 277; 
188, p. 279; Phil. XI, 112; 

— empêchent Ferrand de 
parvenir jusqu'au roi. Chron. 
194. — Campanenses ; actes 
Campana, milites Campanie, 

Chandelle (Jean de). Voy. Jean. 
Changeur (Ebrouin le). Voy. 

Ebrouin. 
Chapelain (le) de Jean Sans- 
Terre. — (1214) est tué au 

siège de la Roche-au-Moine. 

Chron. 178, p. 262; Phil. X, 

280. 
Chaperons blancs (origine des). 

Rig. 25. 
Charenton (Cher, arr. de Saint- 

Amand). Rig. 7. — Carantih 

nium, Voy. Hèbes VI, sire 

de — . 
Chariots des Belges. Phil. IX, 

368 ; XU, 27. — Covini. 
Charles Martel. Rig. 38, p. 58 

et 60 ; Chron. 9. — Carolus 

Martellus. 
Charlemagne. Rig. 33 ; 38, p. 60 ; 

Chron. 9,209; Phil. 111,389; 

Vm, 633;X, 700; Xn,828. 

— Carolus magnus , Pipinita. 
Charles le Chauve. Rig. 38, 

p. 60 ; Chron. 9. — Qirolus 

Calvus, 
Charles le Simple. Rig. 38, 

p. 60 et 61; 142; Chron. 9, 

10, 11; Phil. vm, 181, 198. 

i- Karolus ou Karlus sitnplex. 
ChWrles 1*^^ comte de Flandres. 

Rig. 92. 



Chariot (Pierre). — Voy. Pierre 
Chariot. 

Chartres (Eure-et-Loir). — Son 
éloge. Phil. n, 391 ; — assié- 
gée par les Normands qui 
sont repoussés. VIII, 186; — 
citée. VI, 271. — Camotum. 
— Eglise N.-D. de Chartres: 
( 1 1 94) est brûlée et reconstru ite 
aussitôt. Rig. 98; Chron. 73; 
Phil. IV, 598; — citée. Phil. 
XII, 869. — Evéques de — . 
Voy. Gautier, Renaud de 
Bar. — Voy. Amauri de — ; 
Jean de — , chévecier de 
Saint- Denis ; Robert de — . 

Chartreux (les). — Sont exemp- 
tés de la dîme Saladine. Rig. 
59. — Carthusiensis ordo. 

Chat (Mont du). Voy. Mont du 
Chat. 

Chat, machine de guerre. Phil. 
Il, 337. — Murilegus. 

Chateaubriand (Loire-Inférieu- 
re). — (1222) Amaury de 
Graon s'en empare. Phil. XU, 
399 ; — Amaury y est battu 
par Pierre Mauclerc. 432. — 
Brianum, Castrum Briani. 

Ghàteaudun ( Eure - et - Loir ) . 
Phil. n, 389; m, 252. — 
Castridunum, Dunense cas" 
trum. — Vicomte de — . Rig. 
73. — Viceeomes Castelloduni, 

Château-Gaillard (Eure, comm. 
des Andelys). — Sa construc- 
tion par Richard Cœur-de- 
Lion ; sa situation ; sa descrip- 
tion et son éloge. Chron. 111; 
Phil. V, 312; VU, 44, 407, 
419. — (1203) est assié^ par 
Philippe- Auguste ; récit du 
siège, ilig. 141; Chron. 121, 
125 à 121?; Phil. VU, v. 407 
et suiv. ; — le roi l'entoure 
d'un double fossé et d'autres 
ouvrages. Rig. 141; Chron. 
125; Phil. VU, 421 ;- jeux 
de mots sur son investisse- 
ment. Phil. VU, 452 ; — le 
commandant du château, Ro- 
ger de Lascy, fait sortir les 



408 



TABLE DES NOMS 



bouches inutiles; les Fran- 
çais les repoussent; ces mal- 
neureux meurent de faim 
entre les deux lignes. Ghron. 
125, 126; Phil. Vn, 468, 
521 ; — le roi ordonne de les 
laisser passer à travers les 
lignes françaises. Ghron. 127 ; 
Phil. vn; 576; — le roi 
cherche le moyen de s'em- 
parer du château par ruse. 
Phil. VU, 415: — il fait gar- 
der avec soin le sentier qui 
conduit au château, 445; — 
(1204, mars) le siège est 
poussé vigoureusement ; le 
roi fait élever des palissades, 
des tours et des machines de 

fuerre. Rig. 141; Ghron. 128; 
'hil. VII, 608 ; — les assié- 
gés se défendent vaillam- 
ment, Ghron. 128; Phil. 
VII, 672; — les Français 
minent une tour et pénè- 
trent dans la première en- 
ceinte. Ghron. 129; Phil. 
VU, 685 ; — la première en- 
ceinte est incendiée par les 
Français. Ghron. 129; — par 
Roger de Lascy. Phil. VlI, 
719; — Pierre Bogis et quel- 
ques Français pénétrent dans 
la seconde enceinte par les 
latrines, y mettent le feu et 
introduisent les Français. 
Ghron. 129; Phil. VU, 739; 

— la troisième enceinte est 
minée et le donjon est pris. 
Rig. 141; Ghron. 129; Phil. 
VU, 795; — Guillaume le 
Breton assistait à ce siège. 
Ghron. 129} Phil. VU, 599; 

— le roi fait réparer le châ- 
teau. Ghron. 129 ; Phil. VU, 
813; — cité. Phil. VI, 5; 
Vm, 394. — Gaillardica ru^ 
pes, Gaillardum, Guallardum. 

Ghâteau - Landon (Seine - et- 
Marne, arr. de Fontaine- 
bleau). Phil. X, 588. — Cas- 
trum Nanionis, 

Ghàteaulin (Finistère).— (1163) 



Hervé et Guiomar de Léon, 
qui y sont enfermés, sont 
aélivrés par Gonan le Petit 
et Haimon, évéque de Léon. 
Ghron. 13. — Castellum Uni. 
Ghâteauneuf - du - Faon (Finis- 
tère, arr. de GhâteauÙn). — 
Le vicomte de — ^ son fils et 
son frère sont enrermés dans 
le château de Daoulas et y 
meurent de faim. Ghron. 13. 

— Fagtis, vicecomes F<^i. 
Ghâteau neuf-en-Thimerais (Eu- 
re-et-Loir, arr. de Dreux). 
Voy. Hugues de — . 

Ghàteauroux (Indre). — (1187) 
assiégé par Philippe -Au- 
guste. Rig. 51; Ghron. 38; 
Phil. U, 542; une trêve y 
est conclue avec le roi d'An- 
gleterre. Rig. 51 ; — (1188) 
pris par Pnilippe- Auguste. 
Rig. 60; Ghron. 43; Phil. 
m, 41; — (1189) est rendu 
à Richard Gœur-de-Lion. Rig. 
67; Ghron. 49; — Philippe- 
Auguste y rassemble une ar- 
mée. Phil. X, 123. — CasUl- 
lum ou Castrum Radul/i. — 
Eglise Notre-Dame de — . 
(1187) miracle advenu à une 
statue de la Vierge frappée 
par un cottereau. Rig. 52. — 
Pays de — . Phil. U, 533. — 
Radulii fines, 

Ghâtelet (le) (Gher, arr. de Saint- 
Amana). — (1188) pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 62. 

— Cctstelletum. 

Ghâtelets (les deux)^ à Paris. 
Voy. Paris, histoire, année 
1214. 

Ghâtillon (Gaucher de), comte 
de Saint-Pol. Voy. Gaucher. 

GhâtiÛon (Gautier de) , auteur de 
l'Alexandreïde. Voy. Gautier. 

Ghâtillon - sur - Loire (Loiret, 
arr. de Gien). — Sa situation. 
Phil. I, 531; — (1186) est 
assiégé et détruit par Phi- 
lippe-Auguste. Phil. U, 538. 

— Castellîo, 



ET DES MATIÈRES. 



i09 



Châtillon-sur-Seine (Gôte-d'OrK 

— Son éloge. Phil. 1, 588 ; — 
(4186) est assiégé et pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 35; 
Ghron. 34 ; Phil. I, 640. — 
Castellio. 

ChauiTour (Seine-et-Oise , arr. 
de Mantes, c. de Bonnières). 

— (4488) est brûlé par Hen- 
ri II. Phil. m, 299. — Cau- 
forxum 

Chaumont-Porcien (Ardcnncs, 
arr. de Hethcl). — (4494) est 
détruit par la foudre. Rig. 
98. — Cal vus Mons in episco- 
patu Laudunensi (erreur : dé- 
pendait do Reims). 

Chaumont-en-Vexin (Oise, arr. 
de Beau vais). Rig. 60 : Ghron. 
45; Phil. 111, 444, 486, 248, 

382. — Calvus Mons, 
Ghausey (îles), Phil. VI, 338. 

— Caducella. 

Chebil. Rig. 49, p. 76. 

Chelles, abbaye (Seine-et-Mar- 
ne, arr. de Meaux, c. de La- 
gny). Rig. 424. — Kala .mo- 
nasterium. 

Ghemise de la Vierge. — Gon- 

servée à Ghartres. Phil. II, 

399. 
Gher (le), rivière. Phil. lU, 

679, 703; V, 704. -- Carus. 
Chester (Renoul, comte de). 

Voy. Renoul. 
Ghichester ( le com te de). — Vain- 
cu par Guillaume des Barres. 

Phil. m, 464. — Cicestricus 

cornes. 
Ghildebert I«, roi de France. 

Rig. 33. 
Childéric I", roi de France. 

Rig. 37, 38, p. 57 et 59; 

Ghron. 7, 9; Phil. 1, 474. 
Ghilpéric, roi de France. Ghron. 

9. 
Ghine (tissus de). Phil. IX, 

383. — Sérum labores. 
Ghinun (Indre-et-Loire). — 

Tire son nom de son fonda- 
teur Kaius, sénéchal du roi 
Artur. Ghron. 479, p. 263; 



Phil. VIII, 384 ; — son éloge. 
Phil. VIII, 387; — (4489) 
Henri II s'y réfugie. Rig. 66; 

^ — et V meurt. Rig. 67 ; 
Ghron. *^49; Phil. III, 735, 
747; — (4204) est assiégé 
par Philippe-Auguste. Rig. 
443; Ghron. 433; Phil. VIII, 
380, 427; — (4205) pris. 
Rig. 444; Ghron. 434; Phil. 
VIII, 427; — reb:Ui par le 
roi. Rig. 444; — (1206) le 
roi y passe avec son armée. 
Rig. 447; Ghron. 438; — 
(4244) Louis VIII s'y rend et 
V rassemble une armée. 
Ghron. 473, 179, p. 263; — 
citée. Phil. X, 404. — Chi- 
nonium, Kino. 

Chinonium. Voy. Ghinon. 

Ghoisv-au-Bac (Oise, arr. et c. 
de Gompiègne). — (4485) est 
assiégé par Phil. d'Alsace. 
Phil. II, 252. — Chosiaca arx. 

Gholet ( Maine - et - Loire) . — 
(1243) est brûlé par Philippe- 
Auguste. Phil. X, 447. 

Chosiaca arx. Voy. Ghoisy-au- 
Bac. 

Chypre. — (4494) prise par Ri- 
chard Gœur-de-Lion. Rig. 
75; Ghron. 55; Phil. Iv, 
496; — qui la vend aux 
Templiers, la reprend et la 
revend à Gui de Lusignan. 
Rig. 82; — Vin de —.Phil. 
XII, 822. — citée. Phil. IV, 
464, 499. — Cyprus. 

Cicesiricus cornes. Voy. Ghiches- 
ter (le comte de). 

Gidre du pays d'Auge. Phil. V, 
5; VI, 336. 

Gilicie. Phil. IV, 364. 

Gimetières de Paris. Voy. Pa- 
ris : Ghampeaux. 

Cincius. Voy. Gentio Savelli. 

Giteaux (ordre de). — Exempté 
de la dimo Saladine. Rig. 59; 
— ^Vêtements blancs do Tordre 
de — . Phil. VIII, 904. - 
Cisierciensis ordo. 



410 



TABLE DES NOMS 



Clarimontis cornes, Voy. Raoul, 
comte do Glermont. — Clari- 
montis comitissa. Voy. Cathe- 
rine. 

Claromontanensis episcopus. \oy. 
Robert, évoque de Glermont. 

Clarus Mons. Voy. Glermont. 

Glément III. — (1187) est élu 
pape. Rig. 55; Ghron. 40; — 
(mars llOi) meurt. Rig. 76; 
Ghron. 56. 

Glément. Voy. Aubri — , Hen- 
ri — , Jean — . 

Glermont (Oise). Rig. 98. — 
Clarus Mons. Gomte de — . 
Voy. Raoul. — Comtesse de 
— . Voy. Catherine. 

Glermont-Ferrand (évêque de). 
Voy. Robert. 

Glodion, roi de France. Rig. 

37, 38,p. 59;Chron. 7; Phil 
I, 171: IX, 695.— Clodius, 

Clodius. Voy. Glodion. 
Clodoveus. Voy. Clovis. 
Clotaire I»', roi de France. Rig. 

33, 38, p. 59; Ghron. 9. — 

ClotaritÂS. 
Clotaire II, roi de France. Rig. 

38, p. 59; Ghron. 9. 
Clotaire III, roi de France. 

Ghron. 9. 

Clotilde, reine de France. Rig. 
33. 

Clou (le saint). — Donné à 
Saint-Denis par Charles le 
Chauve. Rig. 38, p. 60} 
Ghron. 9; — (1191) apporte 
au prince Louis, malade. Rig. 
77 ; — (1196) porté procession- 
nellement pour obtenir la fin 
des inondations. Rig, 109 ; — 
(1206) porté de nouveau pro- 
cessionnellement. Rig. 148. 

Clovis I«>", roi de France. Rig. 
33, 38, p. 57 et 59; 39, p. 63; 
Ghron. 7, 8, 9; PhiL I, 176. 
— Clodoneus. 

Clovis il, roi de France. Rig. 
38, p. 59 ; Ghron. 9. 

Gluny (vêtements noirs de Tordre 
de). — Phil. Vin, 905. 

Cochia. Voy. Couches-les-Mines. 



Cocii cornes. Voy. Enguerrand, 
sire de Couci. 

Cocorum princeps. Voy. Nabu- 
zardam. 

Cœthnus. Voy. Couesnon (le). 

Goire (Suisse). Ghron. 158. — 
Curia. 

Collis. Voy. Tertre-SainWDenis 
(le). 

Cologne. Ghron. 207, 208. — 
Colonia. — Archevêque de — . 
Voy. Adolphe. 

Colombier Œndre-et-Loire, com- 
mune de Villandry). — (1189) 
Philippe-Auguste et Henri n 
v concluent un traité. Ghron. 
49 ; Phil. m, 735. — Colum- 
bare, Columbarium. 

Colonia, CoUmienses. Voy. Co- 
logne. 

Columbare, Columbarium. Voy. 
Colombier. 

Comanna. Voy. Commana. 

Comes pilosus. Voy. Raugrave. 

Comète. — (1223) il en apparaît 
une lors de la dernière mala- 
die de Philippe - Auguste. 
Ghron. Gont. Par. 5: Phil. 
XU, 451. 

Commana (Finistère, urr. de 
Morlaix, c. de Sizun). Ghron. 
13. — Comanna. 

Communes (Milices des). Voy. 
Milices. 

Compendium, Compenium, Com- 
pennium. Voy. Compiègne. 

Ck)mpiègne (Oise). — (1185) 
Philippe- Auguste y rassemble 
son armée contre Philippe 
d'Alsace. Rig. 26; -. (1196) 
Baudouin Ix y fait hommaçe 
à Philippe-Auguste pour le 
comté de Flandre. Rig. 111; 
Ghron. 84; — (1205) Phi- 
lippe-Auguste y envoie les 
prisonniers faits à Ghinon et 
a Loches. Rig. 144 ; Ghron. 
134; et notamment Girard 
d'Athée. Phil. VUI, 432 ; — 
(1209) Louis Vm y est fait 
chevalier. Ghron. 149; — 
(1214) la milice de — à Bou- 



BT DES MATIÈHE6. 



411 



vines. Chron. 191 , p. 282. 

— Cité. Rig. 3,98; Phil.IX, 
146. — Carnopolis, Compen- 
dium, Compenium, Compen" 
nium, Karnopolis. 

CSonan le Petit, tils d'Alain de 
RicheraoQt, duc de Bretagne. 

— Dépouille Eou, vicomte de 
Porhoc't, du duché de Bre- 
tagne. Chron. 13; — délivre 
Hervé et Guiomar de Léon 
enfermés à Ghàteaulin. Ibid. 

— Conanus parvus, 

Gonan le Petit, comte de Léon. 

— Prisonnier à Chinon. Phil. 
Vm, 398; — (1222) se révolte 
contre Pierre Mauclerc et est 
vaincu. Phil. XU, 370. — 
Conanus brevis. 

Conanus brevis. Voy. Gonan le 
Petit, comte de Léon. 

Conanus parvus, Voy. Gonan le 
Petit, duc de Bretagne. 

dmehe. Voy. Gonches. 

Gonches «Eure, arr. d'Evreux). 

— (1203) Prise par Philippe- 
Auguste. Rig. 140; Chron. 
116. — Conche. 

GoDciles. — (1193) à Paris pour 
examiner le mariafce dloge- 
borge. Rig. 92; ^ (1199; à 
Dijon; le rovaume ect frappé 
d'interdit. Rif?. 131 : Ghroo. 
103: — 1201* à Soifsons pour 
k réconciliation da roi et 
dlnphurge. Rîr. 133; — 
(1215: général â Rome ao pa- 
hii de Latrao. Chron. 21f>: 

— (1223' à Pam pour Un 
afEur»-f d'Aibi;:erH». Chron. 
Coni. Par. 7: Pnîl. XII, 'M, 

Cmyiunifa. d^, C*/ruikin/* JoKann^t 
Quen/j . Voy J^^ia à*? Co'jd o n . 

G(Mi]i<eul>l> ce Fn DO!r. \'f/y. 

dmnd. d^t 4* î>.r**?iiw:, fij» 
de F'^^-h'î HkiT^m^m. — 



Conrad do Dortmund.— (1211) 
allie d'Othon. Phil. X, 403; 
— dans lo partage du royaumi», 
devait avoir Mantes et le 
Vexin. 589; — délivre Olhoii 
des mains de (luillaumo dos 
Barres à Bouvines. Phil. XI, 
486; — est fait prisonnior. 
Chron. 193; Phil XI, 510; 

— est ompriKonné en France. 
Phil. XII, 154. — Conradm 
de Trcintjfjnia ou Tremonia, 
Corradus , Corradus Wapha- 
lus, Waphalus. 

Conrad , évéque de Metz. Chron. 

159. — Mettensis episcopus. 
Conrad, marqnifi de Montferrat. 

— (1192) est assassiné à Acre 
par les envoyés du Vieux de 
la montagne. Rig. 87 ; Chron. 
65. 

Conrad, cardinal, évAnue de 
Porto, légat. — (1223) aux 
obsèques de F^hiiippe- Au- 
guste. Chron. Omt. Par. 7 ; 
Phil. XII, 543, 627. — \a 
Philippide (XII, 627) l'appelle 
par erreur Bertrand, évérjue 
de Vrêmi^te. — Coraidui, ejn$» 
eopus Pfjrtuemis. 

dmresûc, Voy. Isaac i'Aoge. 

Gooserves de iuntmm de Nantes. 
Phil. X, 86. 

GooMaxice igr. duché de lit^^, 
Qin>n. iîÀ. — ComiancU. 

(jotUfUiiCë, ïm[ft;mncin d'Alle« 
ma^n^, tante d« Guiliaum'- 
Un ntmj roi de Hieile, m*^ri* de 
Frédéric IL — Hes d<?fyiélé» 
avec Tan<:f^^ ^n Hir^iU:. Phil 
IV. T^. — 0/mV%ntia. 

(jAt^AMUf:^, d^ lin^AiffSiâ', , ffi/rfe 
àktlhnr. — iW^êt tytmu'. 
i'jrai d^ Th^mzn. (MffHt, '^â, 

U^^.. fjik ^. \jMt VL \\hi^, 
101, 



41 SI 



TABLE DES NOMS 



Constaniinopolis. — Empe- 
reur de — . Voy. Alexis Gom- 
nène, Alexis l'Ange, Alexis 
le Jeune, Andronic. Baudouin 
IX, comte de Flandre, Em- 
manuel, Isaac TAnge, Pierre 
de Courtenai. — Voy. Buco- 
léon. 

Coraldus, Portuensis episcopm, 
Voy. Conrad, cardinal, évo- 
que de Porto. 

Corbeaux incendiaires en Beau- 
vaisis. Rig. 98. 

Corbeia. Voy. Corbie. 

Gorbeil (Seine-et-Oise). — Cor- 
bolium. Voy. Michel de — ; 
Pierre de — . 

Corbie (Somme, arr. d'Amiensj. 
— (1 184) est assiégée par Phi- 
lippe d'Alsace et délivrée par 
Pnilippe- Auguste. Chron. 29 ; 
Phil. U, 165, 192;— (1214) 
sa milice communale à Bou- 
vines. Chron. 191, p. 282. — 
Corbeia. — Abbé ae — . Voy. 
Jean, prieur de Saint-Denis. 

Corbolio {Vetrusde). Voy. Pierre 
de Corneil. 

Cor celle. Voy. Courcelles-lès- 
Gisors. 

Corcon (Robert de). Voy. Robert. 

Corineus, troyen. Rig. 38, p. 57; 
Chron. 5, 6. 

Cornouailles. Chron. 6. — Cor^ 
nubia, Cornugallia. 

Cornu, sergent d'armes. — (1214) 
à Bouvines blesse Renaud de 
Dammartin et cherche à le 
tuer; en est empêché par 
frère Guérin. Chron. 196, 
p. 288; Phil. XI, 686. —(7or. 
nutus. 

Cornu (Gautier). Voy. Gautier. 

Cornubia, Cornugallia, Voy. 
Cornouailles. 

Cornutus. Voy. Cornu. 

Corradus, Corradus Waphalus. 
Voy. Conrad de Dortmund. 

Corteneio (Robertus de). Voy. 
Robert de Courtenay. 

Cortiniacensis ( Pelrus ) . Voy. 
Pierre de Courtenay. 



Coriracum, Cortreium. Voy. 
Courtray. 

Cotarelli, Cothenlli. Voy. CoW 
tereaux (les). 

Cottereaux (les). — Nom donné 
aux routiers. Chron. 28; — 
(1183) dévastent le Berry ; sept 
mille sont massacrés par Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 23, 24; 
Chron. 28; Phil. I, 725; — 
(1187) sont envoyés par Ri- 
chard Cœurde-Lion au secours 
de Châteauroux. Rig. 52 : — 
châtiment miraculeux d'un 
Cottereau qui mutile à Châ- 
teauroux une statue de la 
Vierge. Ibid. ; — (1195) pren- 
nent Issoudun. Rig. 104; 
Chron. 79 ; — Cités Rig. 113, 
115, 122, 123; Chron. 93,123. 

— Cotarelli, Cotherilli, Sco^ 
telli. — Chef des — . Voy. 
Mercadier. — Voy. Routiers. 

Cottes d'armes armoriées. Phil. 
XI, 182. 

Coucy (Aisne, arr. de Laon). — 
Voy. Enguerrand, sire de — . 

Couches-les-Mines ( Saône-et- 
Loire, arr. d'Autun). Phil. I, 
583. — Cochia. 

Coudrai (Bernard de). Voy. Ber- 
nard de Bré. 

Coudun (Oise, arr. de Compiè- 

fne, c. de Ressens). Voy. 
ean de — . Quesnes de — . 
Couesnon (le), rivière. Phil. 

VIII. 42, 138. — Coethnus, 
Courcelles-lez-Gisors (Oise, arr. 
de Beau vais, c. de Chaumont). 

— (H98) est détruit par Ri- 
chard Cœur -de -Lion. Rig. 
122; — Richard y tend une 
embuscade à Philippe- Au- 
guste qui parvient à s'échap- 
per. Phil. V, 351. ftigord (122) 
et la Chronique (93) ne parlent 
pas d'embuscade, mais seule- 
ment d'un combat et ne nom- 
ment pas Courcelles. — Ri- 
chard fait prisonnier Robert, 
seigneur du Heu. Phil. V, 
368. — Corcelle, Curcelli. 



BT DBS MATDERBS. 



ils 



Gouraeave (Lai (Seine, air. de 
SaintrDenis). Rig. 95. — Cur- 
tis Nova. 

Couronne d'épines (la sainte). 

— Donnée a Saint-Denis par 
Charles le Chauve. Rig. 38, 
p. 60; Chrun. 9; — (1191| 
portée au prince Louis, ina- 
lade. Rig. 77 ; — (1 l%i portée 
en procession pour obtenir la 
fin des inondations. Rig. 109; 

— (1205) une épine de la 
sainte couronne, venant de 
Constantinople, est déposée à 
Saint-Denis. Rig. 145; — 
(1206) la couronne est portée 
en procession pour obtenir la 
fin des inondations. Rig. 148. 

Courtenay (Loiret, arr. de Mon- 
targis). Voy. Pierre de — , 
Robert de — . 

Courtrav. — Est pris par Phi- 
lippe-Auguste. Phil. IX, 580 ; 
-^ envoie des renforts à Fer- 
rand. X, 443. — Cortracum, 
Cortreium. 

Goutances (Manche). — (1204) 
se rend à Philippe- Auguste. 
Rig. 142; Phil. Vm, 39. — 
Conslantia , Constancie, — 
Ëvéque de — . Voy. Hugues. 

Covini. Voy. Chariots des Bel- 
ges. 

Craon (Mayenne, arr. de Ch&- 
teau-Gontier). Phil. X, 144, 
232. — Credo. —Voy. Amaury 
de — . 

Crazaium , Crazzacum. Voy. 
Graçay. 

Credo. Voy. Craon. 

Credonicus (Amalricus), Voy. 
Amaury de Craon. 

Crémone (IlaUe). — (1212) ses 
habitants sont partisans de 
Frédéric.Chron. 158; — (1213) 
les Milanais sont battus près 
de Crémone, d'abord par les 
habitants de Pavie. puis par 
ceux de Crémone. Cnron. 167. 

— Cremona, Cremonenses. 
Cretnonenses, Voy. Crémone. 
Crète. Phil. IV, 164. — Creta. 



Ooatie. Rig. 43. — Crvacia, 
Croisades. — Troisième croi- 
sade. Rig. 69, 7e-7d, 79, 81- 
82; Chron. 51, 53-56, 58, 60, 
62; Phil. rV\ 7-337; — ana- 
trième croisade. Rig. 139; 
Chron. !15; Phil. VI, 35; — 
croisadedes bretons. Riç. 120; 

— croisade des Albigeois. 
Voy. Albigeois; — cinquième 
croisade. Chron. 230; Chron. 
Cont. Cott. 10. 

Croisés. — (1188» Ordonnance 
de Philippe-Auguste sur leurs 
dettes. Rig. 58. 

Croix (la vraie). — (1187) tombe 
aux mains de Saladih. Rig. 
53; Chron. 36, 39; Phil. ifl, 
8 ; — les enfants nés depuis 
n'ont que vingt dents. Rig. 
55; — (1191) âaladin promet 
de la rendre aux chrétiens 
lors de la reddition d'Acre. 
Rig. 81, 82; Chron. 58; Phil. 
IV, 208; — (1205) un frag- 
ment, provenant de Constan- 
tinople, est déposé à Sainte* 
Dems. Rig. 145. 

Croix-Charlemaçne (la), dans les 
Pyrénées. Phil. I, 165. — 
Karoli meta. 

Cuise (forêt de) ou de Compiè- 
gne. — (1179] Philippe- Au- 
guste s'y pera pendant deux 
jours. Pliil. I, 224 ; — citée. 
Phil. n, 248. — Quisa, Qui- 
sia silva. 

Cuivre, Phil. IX, 382. — Ru- 
beum metallum. 

Culan (Cher, arr. de Saint- 
Amand). — (1188) pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 62. 

— Cullencum, 
Cullencum, Voy. Culan. 
Cumaniorum princeps. Voy. 

Théodore Comnène. 
Curcelli. Voy. Courcelles-Jez- 

Gisors. 
Curia. Voy. Coire. 
Curtis Nova. Voy. Courneuve 

(la). 
Cyclades (les). Phil. VI, 235; 



iU 



TABLE DES HOllS 



— tissus des — . Phil. IX, 

383. 
Cyprus. Voy. Chypre. 
Cysoing (Nord, arr. de Lille). 

Ghron. 183; Phil. X, 806; 

XII, 780. — Cesona. 



D 



Daca seeuris, Dacha bipennis 
Voy. Danoise (Hache). 

Daci, Voy. Normands (les). 

DMobert I«', roi de France. 
Rig. 19, 33; 38, p. 57 et 59: 
39; Chron. 9; Phil. XH, 622. 

Dagobert II, roi de France. Rig. 
38, p. 60 ; Ghron. 9. 

Dabnates (les). Phil. II , 493. 

— Dalmatii. 

Dalmatie (la). Rig. 43; Ghron. 
115. — Dalmatia. 

Dam (arr. et c. de Bruges). — 
Eloge de son port et de son 
commerce. Phil. IX, 377 ; — 
(1184) fournit des secours à 
Philippe d'Alsace contre le 
roi. Phil. n, 105; — (1213) 
le roi ordonne à Savari de 
Mauléon d 'y conduire sa flotte. 
Phil. IX, 292; — la flottey 
arrive. Ghron. 169; Phil. IXT, 
373; — le roi ordonne au 
comte de Soissons d'y rester 
pour garder la flotte. Phil. 
Ix, 415 ; — Guillaume de 8a- 
lisbury et Renaud de Dam- 
martin incendient la flotte 
française à Dam. Ghron. 170 ; 
199,>. 292; Phil. IX, 482; 

— Phi lippe- Auguste accourt 
et chasse tes ennemis. Ghron. 
170; Phil. IX, 472; — incen- 
die la ville. Ghron. 170; — 
incendie sa flotte. Phil. IX, 
529. — Dan, Danum. 

Damase, pape. Ghron. 4. 

Damiette. — Confondue avec 
Memphis. Ghron. 230; — 
(1218) assiégée par les croisés. 
Ibid. ;— (1222) rendue au Sou- 
dan par les chrétiens. Ghron. 



Gont. Gott. 10; Riil. XH, 
652. — Damieta. 

Dammartin (Seine -et -Manie, 
arr. de Meaux). — (1184)piri8 
par Philippe d'Alsace. Ftiil. 
II, 224; — Philippe- Auguste 
avait donné ce comté à Anbri 
de Dammartin. Ghron. 199, 
p. 201 ; — (1211) Philippe-Au- 
guste s'en empare. Ghron. 162, 
p. 243. — Domnus Martinus. 
Voy. Aubri de —, Renaud 
de — . 

Dampierre. Voy. Gui, Hngues 
de — . 

Dandolo (Henri). Voy. Henri 
Dandolo. 

Danemark. Voy. Canut, roi 
de — , Ingeburge. 

Dangu (Ëure^ arr. des Andelys). . 

— Assiégé et pris par Rii- 
lippe-Auguste. Phil. V, 105. 

— Dangutum. 

Dani. Voy. Normands (les). 
Daniel (le prophète). Phil. VI, 

586. 
Danois. Voy. Normands. 
Danoise (Hache). Phil. XI, 

118, 624. — Dacha bipennU, 

Daca seeuris. 
Danube (le), fleuve. Rig. 38, 

p. 56 ; Ghron. 2 ; Phil. 1, 74. 

— Danubius, 
Danum, Voy. Dam. 
Daoulas (Finistère). Ghron. 43. 

— Douglasium. 

Darnel (forteresse de), à Lille. 

— Construite par Philippe- 
Auguste au lieu appelé au- 
jourd'hui place des Keignaax. 
Phil. IX, 592. 

David, comte de Huntinffdon. 

— (1194) au siège du Vau- 
dreuil. Ghron. 74; Phil. V, 
3. — David cornes. 

Démons (les). — Prodiges di- 
vers où les — jouent un rôle. 
Ghron. 97. 

Denier de saint Pierre. — Est 

?erçu en Angleterre. Ghron. 
71. 
Denis (saint), apôtre des Gaules. 



ST DES MATIÈRES. 



ils 



— (1050) fausses reliques dé- 
oouTertes à Ratisbonne; Rig. 
39^ — (1050) Henri I*»- fait ou- 
Trir sa châsse. Ibid.; — le pape 
Etienne III emporte de ses 
reliques à Rome. Ibid. ; — re- 
liques de — conservées à Ver- 
gy et à Rome. Ibid. ; -(1191) 
ses reliques exposées ad remo- 
vendum erroremparisiensium. 
Rig. 80 ; — enfant noyé, res- 
suscité par lui. Rig. 95; — 
prisonnier délivré par son in- 
tercession. Rig. 98 ; — (1223) 
apparaît à un chevalier de 
8(^i et le charge d'aller ap- 
prendre au pape la mort ae 
Philippe- Auguste. Phil. XH, 
714. — Dionysiw, Dionysius 
Afwpagita. 

Depa, Deppa. Voy. Dieppe. 

Dieppe (Seine-Inférieure). — 
Son éloge. Phil. IV, 514 : — 
(1195) est détruite par Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 104: 
Chron. 79; Phil. IV, 514.— 
Depa, Deppa. 

Dijon (Côte-d'Or). —(1199) con- 
cile tenu par le légat Pierre 
de Capoue. Rig. 131; Ghron. 
103;— cité. Phil. 1,369. — 
Divio. 

Dime saladine, établie en 1188, 
par Philippe-Auguste. Rig. 
Of et oo. 

Dinan (lUe-et- Vilaine). Voy. 
Alain de — . 

Dinanites {Alanus Brito). Voy. 
Alain de Dinan. 

Dionysius, Areopagita. Voy. 
Denis (saint). — Monasteriwn 
sancti Dionysii. Voy. Saint- 
Denis. 

Divio. Voy. Dijon. 

Doaium. Voy. Douai. 

Docilum. Vov. Dol. 

Dol (Ille-et- Vilaine). — (1203) 
pris par Jean Sans -Terre. 
Chron. 120; Phil. VI, 343. 

— Docilum, Dolum. 
Domfront (Orne). — (1204) pris 

par Philippe-Auguste. Rig. 



142; — (1211) pris une se- 
conde fois par le roi. Ghron. 
162, p. 243. — Domfrons, 
Domno flrons. 

Domnapetra (Guido dé). Voy. 
Gui de Dampierre. 

Domnipetrinus (Guida). Voy. 
Gui de Dampierre. 

Domnipetrita (Hugo). Voy. Hu- 
gues de Dampierre. 

Domnofrons. Voy. Domfront. 

Domnus Martinus. Voy. Dam- 
martin. 

Domus Kaii. Voy. d^en. 

Donjon (Guillaume de). 

Donzy (Nièvre, arr. de (ISosne). 
Voy. Hervé de — , comte de 
Nevers. 

Dorobemia. Voy. Douvres. 

Dortmund ( Westphalie ). — 
Tremonia, Tremognia, Voy. 
Conrad de — . 

Douai (Nord). — (1184) fournit 
des renforts à Philippe d'Al- 
sace contre le roi. Phil. U, 
122; — (121 3) pris par Phi- 
lippe-Auguste qui le réunit au 
domaine royal. Ghron. 170, 
B. 252; Phil. IX, 595. — 
Doaium, Duacum. — Pierre 
de — . Voy. Pierre. 

Doubs (le), rivière. Phil. X, 
507, 510. — Dubis. 

Douglasium. Voy. Daoulas. 

Douvres (Angleterre). — (1216) 
assiégée sans succès par le 
prince Louis. Ghron. 122, 
p. 312; — (1217) assiégée de 
nouveau. Ghron. 223, p. 313. 

— Dorobemia. 

Draps de Lille. Phil. II, 112; 

— draps de Flandre et d'An- 
gleterre. Phil. IX, 388. 

Dreu, clerc. — (1217) tué au 
combat naval de Thanet. 
Ghron. 223, p. 314. — Droco 
elericus. 

Dreu IV de Mello. — (1188) au 
combat de Soindres poursuit 
Richard Cœur-de-Lion avec 
Guillaume des Barres. Phil. 
UI, 451 ; — ses exploits ; est 



il 6 



TABLE DES NOBIS 



blessé. 565; — panse sa bles- 
sure et continue à combattre. 
586; — (H88) se croise. Riç. 
56 ; — 11191) à Messine reçoit 
de Philippe-Auguste un pré- 
sent de deux cents onces a'or. 
Rig. 72; — (1205) PhiUppe- 
Auguste lui donne Locnes. 
Rig. 144; Ghron. 134. — 
Drogo de Melloto, Droco MellO' 
tides, Melloticus héros, 

Dreu V de Mello. — (1188) au 
combat de Soindres. Phil. III, 
575. — Droco junior. 

Dreux (Eure-et-Loir). — (1188) 
est brûlé par Philippe-Au- 
guste. Rig. 62; — (1Ô14) les 
gens de Dreux à Bouvines. 
Phil. XL 346, 538; — avait 
été attribué à (Guillaume 
de Salisbury dans le par- 
tage anticipé du royaume. 
Phil. X, 587; — Guillaume 
de Salisbury est enfermé 
dans la tour de cette ville. 
Phil. Xn, 144. — Droce, 
Voy. Robert n et III, comtes 
de — , Philippe de — , évoque 
de Beauvais, Pierre de Dreux, 
Jean de Braisne, Agnès de 
Baudement, comtesse de — . 

Driencourt, aujourd'hui Neuf- 
châtel-en-Bray (Seine - Infé- 
rieure). — Est assiégé par 
Jean Sans-Terre. Phil. Vl, 
97. — Driencuria. 

Driencuria. Voy. Driencourt, 
Neufchâtel-en-Bray. 

Droce. Voy. Dreux. 

Droco, Drogo. Voy. Dreu. 

Duacum. Voy. Douai. 

Dubis. Voy. Doubs (le). 

Dunense castrum. Voy. Ghâteau- 
sdun. 

Durand, fondateur des chape- 
rons blancs. Rig. 25. 

Diirazzo. Phil. VII, 461; X, 
421 . — Durrachium. 

Duroverniensis a rchiep iscopus . 
Voy. Etienne Langton, ar- 
chevêque de Cantorbéry. 

Durrachium. Voy. Durazzo. 



DurstaUum. Voy. DurtaL 
Durtal (Maine-etr-Loire, arr. de 
Bauge). — Fief d'Amaury de 
Graon. Phil. X, 236. — Durs- 
tallum. 



E 



Eboracensis presuL Voy. Geof- 

froi, archevêque d'York. 
Ebre (1'), fleuve. Phil. Vn,564. 

— Hyberus. 

Ebroica, Ebroice, Ebroicum. 
Voy. Evreux. 

Ebrouin, maire du palais. Ghron. 
*/. 

Ebrouin le Ghangeur. Rig. 70, 
p. 100, note 2. 

Ecarlate (teinture d'). Phil. IX, 
385. 

Eclipses de lune. — (5 avril 
1186) Rig. 40; — (26 mars 
1187 Rig. 46; -(2 février 
1189) Rig. 63; Ghron. 47; — 
(21 novembre 1192) Rig. 86; 
Ghron. 64 ; — (10 novembre 
1193) Rig. 93;— (16 mars 
1215) Ghron. 205. 

Eclipses de soleil. — (l** mai 
1186. fausse date). Rig. 32; 

— (4 septembre 1187) Rig. 
54; — (23 juin 1191) avant 
la prise dAcre. Rig. 76; 
Ghron. 59; — (28 février 
1207) Rig. 146; Ghron. 136. 

Ecoliers de Paris. Voy. Paris. 

Ecuyers (les). — Dans la ba- 
taille sont chargés de lier les 
prisonniers faits par les che- 
valiers. Phil. Vin, 345. 

Edua urbs. Voy. Autun. 

Egidius. Voy. Gilles de Paris. 

Egidii (cornes Sancti). Voy. Rai- 
mondj comte de Toulouse et 
de Saint-Gillés. 

Eglise grecque rattachée à Té- 
glise romaine. Rig. 139. 

Egypte. Rig. 49 ; (Jhron. 230 ; 
Phil. IV, 120; XII, 647, 652. 

— Egyptus. 
Eisoldunum. Voy. Issoudun. 



/ 



ET DES MATIÈRES. 



417 



Eldo. — Cité au siège d'Ande- 
ly. Phil. Vn, 263. 

Eldon de Salisbury. Phil. IV, 
467. — Eldo Salebericus. 

Elêonore. Voy. Aliéner. 

Eleuthère (saint). — Ses reli- 
ques. Rig. 80. 

Elienordis, Voyez Aliéner de 
Bretagne. 

Elisabetn (ou Isabelle) de Hai« 
naut, fille de Baudouin V, 
première femme de Philippe- 
Anguste. — Sœur de Bau- 
douin IX, comte de Flandre. 
Phil. IV, 587; IX, 255; — 
(1180) est couronnée avec 
Philippe -Auguste à Saint- 
Denis. Rig. 10; Chron. 20; 
— en 1185 n'avait pas encore 
d'enfant. Rig. 31 • — (1187) 
enceinte , apprend miracu- 
leusement à (jhartres les glo- 
rieuses destinées de son fils. 
Phil. Xn, 867; — (1187) 
naissance de son fils Louis. 
Rig. 54; Chron. 39;— (1189) 
meurt et est enterrée à No- 
tre-Dame. Chron. 50; — ci- 
tée. Phil. n, 486. — Elisa- 
beth, Helisabeth. 

Emmanuel Comnène, empereur 
de Constantinople. Ri^. 139. 

Empereurs de Constantmople. 
^^y. Alexis Comnène, Alexis 
TAn^e, Alexis le Jeune, An- 
dronic, Baudouin IX, comte 
de Flandre, Emmanuel, Isaac 
TAnge, Pierre de Courtenai. 

Empereurs d'Allemagne. — Sont 
électifs. Phil. IV, 370; — 
sont couronnés à Aix-la-Cha- 
pelle avant de l'être par le 
pape. Chron. 209. Voy. Fré- 
déric Barberousse , Frédé- 
ric U, Henri VL Othon IV, 
Philippe de Souaoe. 

Endictum, Voy. Landit (foire 
du). 

Endria. Voy. Indre (1'). 

Eneade. — Les Romains, c'est- 
à-dire l'Eglise romaine. Phil. 
rX, cat. 

II 



Enée, chef des Troyens. Rig. 

38, p. 57 ; Chron. 5. 
Engolismensis (filia comiiis). 

Voy. Isabelle d'Angoulôme. 
Enguerrand Brisemoûtier. — 

Son portrait; est tué (1214) à 

la Roche-au-Moine. Phil. X, 

156. — Engorrandus Fractura 

monasteriorum, 
Enguerrand. sire de Coucy. — 

(Jpprime le clergé de Reims ; 

est châtié par le roi. Phil. I, 

781. — Codi cornes. 
Eon, vicomte de Porhoët. — 

il 156) gouverne le duché de 
Bretagne et en est chassé par 
Gonan le Petit; se réfugie 
près de Louis VII, qui l'en- 
voie châtier le comte de Ma- 
çon. Chron. 13. — Heiub 
cornes, 
Epemon (Seine-et-Oise, arr. de 
Rambouillet). Phil. lU, 253. 

— Sparno, 

Epte (T), rivière. Phil. IV, 
437; V, 328; VI, 217. — 
Epta. 

Escaut (1'), fleuve. Phil. IX, 
30, 424, 696; X, 342, 369, 
645. — Scaldus, 

Esclavonie (1'). Chron. 115. — 
Sdavonia. 

Eadras. Phil. IV, 573. 

Espagne (1'). — ({{%) envahie 
par les Maures. Rig. 103; 
cairon. 78 ; — (1212) envahie 
de nouveau. Cnron. 161; — 
expédition de Charlemagne 
en Espagne. Phil. IIl, 389. 

— Hispania. — Voy. Aragon, 
Ckstille, Navarre. 

Essoldunum. Voy. Issoudun. 

Estrivella. Voy. Trifels. 

Etampes (Seine-et-Oise). — Sy- 
nagogue transformée en égli- 
se. Rig. 18; — (1194) Robert, 
conlte de Leicester, y est en- 
fermé. Rig. 97 ;— (1201) In- 
geburge est enfermée dans le 
château. Riç. 131. — 5tomp«. 

Etendard impérial d 'Othon. — 
Description. Phil. XI, 20. 

27 



418 



TABLE DES NOMS 



Etienne IH, pape. Rig. 39. 

Etienne, roi d'Angleterre. Rig. 
21. 

Etienne Langton, archevêque 
de Gantorbéry. — (1212) chas- 
sé par Jean Sans-Terre, se 
réfugie en France. Ghron. 
163; — (1215) est envoyé en 
France par Jean Sans^Terre. 
Chron. 212. — Stephanus 
Cantuariensium archipresul , 
archiepiscopus Duroverniensis. 

Etienne de Lon^hamp. ~ 
(1214) dans l'armée française. 
Phil. X, 497; — à Bouvines 
près du roi. Ghron. 184, 
p. 272; — ses exploits à Bou- 
vines; est tué par une main 
inconnue. Ghron. 192, p. 283; 
Phil. XI, 420. — Stephanus 
Longi campi ou de Longo 
campo. 

Etienne de Nemours, évoque 
de Noyon. — (1193) va en 
Danemark, demander Inge- 
burge en mariage pour Phi- 
lippe-Auguste. Kig. 92; — 
(1219) va à la croisade d'Al- 
bigeois. Ghron. 233; — cité. 
Ghron. 176. — Stephanus, 
episcopus Noviomensis. 

Etienne du Perche , fils de Ro- 
trou III. — (1202) à la qua- 
trième croisade. Rig. 139. — 
Stephanus Perticensis. 

Etienne I«', comte de Sancerre. 
— frère d'Adèle, mère de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
19; Phil. I, 519; — (1180) se 
révolte contre le roi ; puis se 
soumet. Ghron. 19; Phil. I, 
515; — meurt en Palestine. 
Phil. IV, 313 ; — cité. Phil. 
m, 253. — Stephanus cornes 
Sacri Gesaris ou Sacrocesa^ 
riensis. 

Etienne de Sancerre, fils d'E- 
tienne !«', comte de San- 
cerre. — (1214J dans Tannée 
française. Phil. X, 471 ; — 
ses exploits à Bouvines. Phil. 



XI, H 3. — Stephanus Sacro' 
cesariensis. 

Etoffes de Phénicie, de Chine, 
des Gyclades. Phil. IX, 383. 

Ethiopie (F). Rig. 49. 

Eu (comte d'). Voy. Raoul dTs- 
soudun. 

Eudes, fils de Robert !•«•, roi 
de France. Rig. 38, p. 61; 
39; Ghron. 11. — Odo. 

Eudes, duc de Bourgogne. — - 
(1186) avant d'être duc de 
Bourgogne, est fait prison- 
nier a Gh&tillonHsur-Seine. 
Phil. I, 696; — (1208) se 
croise contre les Albigeois. 
Ghron. 177, p. 258; — (1213) 
assiste à l'assemblée de Sois- 
sons. Phil. IX. 199; — à 
Dam, poursuit les ennemis. 
Phil. IX, 494 j — (1214) est 
Pallié de Philippe-Auguste. 
Phil. X, 501 ; — ses paroles 
au roi avant Bouvines, 533 ; 

— le roi lui promet le com- 
bat et la victoire. 694 ; — est 
placé à Taile droite. Ghron. 
186, D. 276; Phil. XI, 53; — 
son cheval est tué ; il se re- 
lève et attaque les Flamands. 
Ghron. 188, p. 279; Phil. XI, 
155; — (1218) meurt. Ghron. 
224 j — étendue de ses pos- 
sessions. Phil. X, 501. — 
Odo Burgundicus, Odo AllO' 
brogus, Allobrogum dusf, Bur- 
gundicus dux, 

Eudes de SuUy, évéque de Pa- 
ris, frère d'Henri, archevêque 
de Bour^^es. — (1196) succède 
à Maurice de Sully comme 
évoque de Paris. Rig. 114; 
Ghron. 87; —jugé sévèrement 
par Rigord. Rig. 114 ;— (1208) 
meurt. Rig. 150; Ghron. 144. 

— Odo Soliacensis. 

Eure (D, rivière. Phil. IV, 431; 

V, 16,21,111. —Audura, 
Ëusèbe (chronique d'). Rig. 37; 

Ghron. 2. 
Eustache, sergent d'armes. — • 



ET DES MATIÈRES. 



il 9 



(1203) au siègo du Gh&teau- 
Gaillard. Phil. VH, 733. 

Bustache de Machelen. — (1214) 
à Bouvines commence le 
combat. Phil. XI, 94; — 
blesse Michel de Harnes, 107* 
— est tué (Ghron. 187, p. 278) 
par Michel de Haraes. Phil. 
XI, 144. — Ewtachiw a Ma- 
qitelinis ou de Maquerlinis, 

EuBUche le Moine. — (1217) 
tué au combat naval de Tha- 
net. Ghron. 223, p. 314. — 
Bustachius Monachus, 

Eastache de Neuville. — (1199) 
s'empare du comte de Na- 
mur. Rig. 128. — Eusiachius 
de Novavilla. 

Evreux (Eure). — (1193) pris 
par Philippe-Auguste. Rig. 
94 ; Ghron. 70 ; — qui Te 
fait fortifier et le donne en 
«irde à Jean Sans- Terre. 
Phil. rV, 445; — celui-ci 
fait massacrer la garnison 
française et s'empare de la 
ville*. Rig. 96; (Jhron. 72; 
Phil. IV, 449: — (1194) Phi- 
lippe- Auguste l'incendie. Rig. 
96; Ghron. 72; Phil. IV, 
497; — (1199) pris de nou- 
veau par Philippe-Auguste. 
Rig. 127 ; Ghron. 99 ; — (1204) 
le roi s'en empare une qua- 
trième fois. Rig. 142. — 
Ebroica, Ebroice, Ebroicum, 
civitas Ebroicensis. 



F 



Fagi vicecomes. Voy. Gh&teau- 
neuf-du-Faou (vicomte de). 

Falaise (Galvados). — Tire son 
nom de sa situation. Phil. 
VIII, 9 ; — Arthur de Bre- 
tagne y est enfermé. VI, 455; 

— (1204) assiégée par Phi- 
lippe-Auguste, se rend au 
bout de sept jours. Rig. 142; 
Ghron. 130; Phil. VIII, 14; 

— citée. Ghron. 131. — Fa- 
Usa, Falesia. 



Falesa, Falma. Voy. Falaise. 
. Famines. — (1163) en Bretagne. 
Ghron. 13 ; — (1195) générale. 
Rig. 101, 105; Ghron. 77,80; 

— (1198) générale. Rig. 121; 
Ghron. 91, 92; — (1221) au 
nord de la Loire. Ghron. 
Gont. Ck)tt. 9. 

Faramundus. Voy. Pharamond. 
Faverilli. Voy. Favrieux. 
Favrieux (Seine-et-Oise j arr. 
de Mantes, c. de Bonmères). 

— (1188) brûlé par Henri II. 
PhU. m, 300. — Faverilli. 

Feritas. Voy. Ferté-Saint-Sam- 
son (la). 

Feritas Bemardi, Voy. Ferté- 
Bernard (la). 

Ferrand, comte de Flandre. — 
Etait Espagnol, neveu de Ma- 
thilde de Portugal, comtesse 
de Flandre j épousa une fille 
de Baudouin IX et lui suc- 
céda. Phil. IX, 249;— (1213) 
au concile de Boissons, refuse 
toute aide au roi avant q^ue 
celui-ci ne lui ait rendu Aire 
et Saint-Omer. Ghron. 165; 

— s'allie avec Renaud de 
Dammartin. Phil. IX, 59; — 
devait, avec Renaud, atta- 
quer le Vermandois. 84 ; — 
avait le projet d'envahir la 

, France, lorsque le roi serait 
passé en Angleterre. 268 ; — 
s'allie avec Jean Sans-Terre 
et Othon. Ghron. 165 ; Phil. 
IX, 245 ; — ne se trouve pas 
à Gravelines au rendez-vous 
donné par le roi. Ghron. 169; 
Phil. IX , 242 ; — le roi , 
sûr de sa trahison, détourne 
son armée contre lui et sou- 
met ses fiefs. Ghron. 169; 
Phil. IX, 290, 399; — ne 
vient pas à Ypres trouver 
Philippe -Auguste selon sa 

Sromesse; sa femme reçoit 
es présents de Jean Sans- 
Terre. Phil. IX, 408; — 
contribue à la destruction de 
la flotte royale à Dam. Ghron. 



wo 



TABLE DES NOMS 



170; Phil. IX, 442; — ses 
terres sont ravagées par le 
roi. Chron. 170; Phfl. IX, 
550, 570; — prend Tournai 
par ruse; en est chassé neuf 
jours après. Phil. IX, 701; 

— Lille lui ouvre' ses portes; 
le roi l'en chasse. Ghron. 170; 
Phil. IX, 618, 656 ; — (1214) 
l'empereur Otnon réunit une 
armée sur ses terres, à Va- 
lenciennes. Ghron. 181 , p. 266; 

— toute la Bel^que et la 
Flandre lui envoient des ren- 
forts. Phil. X, 436; — ré- 
ponse des sorts à la comtesse 
Mathilde sur l'issue de la 
lutte entre Ferrand et le roi. 
Chron. 202; Phil. X, 546; — 
discours qu'Othon lui adresse 
sur la nécessité de tuer le 
roi et le partage dn royaume. 
563 ; — jure de se conformer 
aux désirs de Tempereur. 661; 

— devait avoir Paris dans le 
partage du royaume. Ghron. 
201, p. 295; Phil. X, 586; — 
à Bouvines, à l'aile gauche 
des ennemis. Phil. XI, 53; 

— c'est avec lui que le com- 
bat commence. Ghron. 186, 
p. 274 ; — ses chevaliers, at- 
taqués par les Ghampenois et 
les Soissonnais, dédaignent 
de se défendre et ennn les 
repoussent. Ghron. 186, p. 277; 
187 ; Phil. XI, 75 ; — avait 
juré de tuer Philippe-Au- 
guste; les Champenois Tem- 
pôchent d'atteindre le roi. 
Ghron. 194; — tout Teffort 
des Français se tourne contre 
lui. Ghron. 190; — est blessé 
et jeté à terre; se rend à Jean 
et Hugues de Mareuil. Ghron. 
190; à Hugues de Mareuil et 
Gilles d'Aci. Phil. XI, 235 ; 

— est enfermé dans la tour 
de Bapaume. Ghron. 199, 
p. 293 ; 203 ; Phil. XH, 163 ; 

— le roi consent à lui rendre 
la liberté moyennant rançon 



et serment de fidélité. Ghron. 
204; — ne peut accomplir 
les conditions dn traité; reste 
en prison 210; — cité. Phil. 
II, 116; X, 13, 128; XI, 116. 

— Ferrandus, Iberigena Fer' 
randus, 

Ferté-Bemard (la) (Sarthe, arr. 
de Mamers). — (1189) prise 
par Philippe-Auguste. Hig. 
66; Ghron. 48; Phil. m, 643. 

— Feritas ou Firmitas Ber» 
nardi, 

Ferté-Saint-Samson (la) ou en 
Bray (Seine-Inférieure, arr. 
de Neufchâtel, c. de Forges). 

— Prise par Philippe -Au- 
guste. Phil. VI, 208. — Fe- 
ritas. 

Filicerie, Voy. Fougères. 

FiliuS'Walteri (Robertus). Voy. 
Robert Fitz-Walter. 

Fin du monde (bruits de la pro- 
ximité de la) en 1198. Rig. 
121. 

Firmitas Bemardi. Voy. Ferté- 
Bemard (la). 

Fitz-Walter (Robert). Voy. Ro- 
bert. 

Flamands (les). — Leur aspect 

giysioue, leur caractère. Phil. 
, 1^6; — leur chevelure 
blonde. Phil. IX, 30 ; — ci- 
tés. Ghron. 170, p. 251 ; Phil. 
Nunc, 31 ; XI, "ÏS, 100, 227, 
576. — Flandrenses, Flandri- 
gène. 
Flandre (la). — Pays des Ner- 
viens. Ghron. 100; — des- 
cription du pays, habitants, 
Èr(KluctionSy commerce. Phil. 
[, 134 ; — terre fertile. IX, 
30; marais et brouillards. 
Vm, 359; IX, 672; — bière, 
n, 158;— draps. tX, 388; 

— tourbe employée comme 
combustible. Il, 146; — (1213) 
Philippe-Auguste s'en em- 
pare. Phil. IX, 418 ; — et la 
ravage après l'affaire de Dam. 
523; — (1214) fournit des 
renforts à Ferrand. X, 444; 



ET DES MATIÈRES. 



tôl 



— citée. II, 3; IX, 357. — 
Flandria. — Comtes de — . 
Voy. Baudouin IX, Charles, 
Ferrand, Philippe d'Alsace. 

— Comtesse de — . Voy. Ma- 
thilde de Portugal. 

Plandrenses. Voy. Flamands 
(les). 

Flandria. Vov. Flandre (la). 

Flandriens. Voy. Philippe a Al- 
sace, comte de Flandre. 

Flandrigene. Voy. Flamands 
(les). 

Flavigny (Côte -d'Or, arr. de 
Semur). Phil. I, 583. — Fla^ 
vignia. 

Fléau d'armes. Phil. Vm, 822. 

— Theulonicus /lagellus. 
Foires. Voy. Saint-Lazare (foi- 
res de). 

Foix (comte de). Voy. Rai- 
mond-Roger. 

Fons Eblaudi. Voy. Fontaine- 
bleau. 

Fons Ehrardiy Fons Ebraudi. — 
Voy. FontevrauU. 

Fons Serenus. Voyez Sérifon- 
taine. 

Fontaine de Barenton. — J5rc- 
celianensis fons. Voy. Baren- 
ton. 

Fontaines (Gautier de). Voy. 
Gautier. 

Fontainebleau (Seine-et-Marne). 
Rig. 83. — Fons Eblaudi. 

Fontanetum, Voy. Fontenay- 
Mauvoisin. 

Fontenay-Mauvoisin (Seine-et- 
Oise, arr. de Mantes, c. de 
Bonnières). — (1188) brûlé 
par Henri U. Phil. m, 302. 

— Fontanetum. 
FontevrauU, abbaye (Maine-et- 
Loire, arr. et c. de Saumur). 

— (1188) Philippe- Auguste et 
Henri II lui donnent réglise 
de Saint-Champ. Rig. 56 ; — 
est exempté de la dîme sala- 
dine. Rig. 59; — (1188) Hen- 
ri II y est enseveli. Rig. 67 ; 
Chron. 49: Phil. lE, 747; — 

- (1199) Richard Cœur -de- 



Lion y est enterré. Rig. 126 ; 
Phil. V, 618. — Fons Ebrar- 
di, Fons Ebraudi. 

Fontibus (Galterus de). Voy. 
Gautier de Fontaines. 

Forêts. Voy. Andaine, Bière, 
Cuise, Hez, Iveline. 

Formesellarum dominus. Voy. 
Gautier -de Vormizeele. 

FornivaluSy Fornivalides. Voy. 
Girard de Fournival. 

Foucaud (Hugues). Voy. Hu- 
gues Foucaud. 

Foudre (la). — (1221) tue plu- 
sieurs personnes. Chron. 
Cont. Cott. 9. 

Foulques, curé de Neuilly. — 
Ses prédications. Rig. 106, 
120; Chron. 81. — Fulco sa- 
cerdos. 

Foulques Painel. — (1188) au 
combat de Soindres. Phil. 
m, 581; — cité. Phil. HI, 
223. — Fulco Paganellus. 

Foulques, évoque de Toulouse 
(appelé Bernard par la Phi- 
lippide). — (1213) engage les 
Toulousains à déposer les 
armes. Phil. VIH, 815; — 
(1223) aux obsèoues de Phi- 
lippe-Auguste. Chron. Cont 
Par. 7. — Fulco episcopus To- 
losanus. 

Fougères (lUe-et-Vilaine). — 
(1203) prise par Jean Sans- 
Terre. Chron. 120. — Filicerie. 

Fourches Caudines (les). Phil. 
Vn, 559. 

Fournival (Girard de). Voy. Gi- 
rard. 

Fourrures de Hongrie. Phil. 
IX, 384. 

Fracta Vallis. Voy. Fréteval. 

Français (les). — Combattent 
surtout à cheval. Phil. X, 
686. 

France (la). Rig. 121; Chron. 
103. — Francia, Gallia. — 
Rois de — . Voy. Charlema- 
gne , Charles , Childebert , 
Ghildéric, Chilpéric, Clodion, 
Clotaire, Clovis, Dagobert, 



422 



TABLE DES NOMS 



Henri, Hugues Gapet, Louis, 
Mérovée, Pépin le Bref, Pha- 
ramond, Philippe, Robert, 
ITiierry. — Reines de — , 
Adèle, Blanche de Gastille, 
Glotilde, Elisabeth, Lige- 
bur^e. 

Francien, ûls d'Hector. Rig. 
37,38; Chron. 2, 4 ; PhiL I, 
55. 

Francs (les). Rig. 37, 38; Ghron. 
2, 3, 4; Pha. I, 70-166.- 
rrand. 

Francs (les). «- Dans le sens 
d'Occidentaux. Rig. 49. 

Frédéric I«' Barberousse, em- 
pereur d'Allemagne. — Avait 
fondé Lodi en 1160. Ghron. 
167; -(1190) va à la croi- 
sade, se noie entre Nicée et 
Antioche. Rig. 76; Ghfon. 
56; Phil. IV, 360. —Fredencui. 

Frédéric H, empereur d'Alle- 
magne, fils d\Henri VI. — 
(1210) Othon lui enlève la 
Fouille. Ghron. 157, p. 237; 

— (1211) est élu empereur 
par les barons allemands à la 
place d'Othon; le pape l'a- 
grée j Philippe -Auguste le 
soutient. Ghron. 158; Phil. 
X, 573, 640; — se rend à 
Rome ; de là à Gênes ; puis 
à Goire ; entre à Gonstance et 
à Brisach. Ghron. 158; — 
(1212) entrevue à Vaucou- 
leurs avec le prince Louis; 
fait alliance avec Philippe- 
Auguste. Ghron. 159 ;— (*^i3) 
se trouve à Pavie. Ghron. 167; 

— (1214) Philippe-Auguste 
lui envoie l'aigle prise à Bou- 
vines. Phil. XH, 47; — (1215) 
prend "Werda et Trifels ; est 
couronné à Aix-la-Ghapelle 
et à Cologne. Ghron. 208 ; — 
prend la croix. 209 ; — (1220) 
est couronné par le pape Ho- 
norius UI. Ghron. Gont. Gott. 
7; — cité. Ghron. 467; Phil. 
IV, 89. — Fredericus, Sica^ 
nius rex. 



Frédéric de Pettau. Rig. 88. — 
Prederictis de Sancta Sowe, 

Fréteval (Loir-et-Gher, arr. de 
Vendôme, c. de Morée). — 
(1194) Philippe -Auguste y 
est surpris par Richard Cœur- 
de-Lion. Rig. 100. — La 
Ghron. (74) ne nomme pas 
l'endroit. La PhU. (IV, 530) 
dit Belfou, entre Fréteval et 
Blois. — Fracia Vallis. 

Friesach (Garinthie, au N. de 
Klagenfurt). Rig. 88. — Pn- 
sacum, 

Frigia, Voy. Frise. — Dux Frt- 
sie. Voy. Guillaume, comte 
de — . 

Frisacum, Voy. Friesach. 

Frise (Guillaume, comte de). 
Voy. Guillaume. 

Fronde (maniement de la). Phil. 
VU, 265. — Ar$ balearica. 

Fumes (Belgique). — Pays de 
laboureurs. Phil. IX, 362 ; — 
(1213) les gens de — (Fumi- 
tes) contribuent à la destruc- 
tion de la flotte française à 
Dam. Phil. IX, 442 ;— '(1214) 
envoie des renforts à Fer- 
rand. Phil. X, 441. — Fur- 
nus. — Voy. Buridan de — . 

Furnis {Buridanus de). Voy. 
Buridan de Furnes. 

Furnites. Voy. Furnes (gens de). 

Furnus. Voy. Furnes. 

Pusinus, Fuxi cornes. Voy. Rai- 
mond Roger, comte de Foix. 



Gadras. Voy. Zara. 
Gaillardum. Voyez Ghàteau- 

Gaillard. 
Gaillon (Eure, arr. de Louviers). 
— Assiégé par Richard Gœur- 

de-Lion, qui y est blessé. 

Phil. V, 258: — cité. Rig. 
. 107 ; Phil. VII, 576. — Gail- 

lo, Castrum Gaallonii. 
Galées (Louis des). Voy. Louis. 
Galerand, fils d'Henri, duc de 

Limbourg. — (1214) alUé de 



BT DBS MAHÈMBS. 



ksa 



Philippe- AasQste: son père 
allié d Othoo: PhU. X, m. 

G^Urieius herm oa Thomas. Voy. 
Tbomas de Saint- Valéry. 

Galfls, cardinal de Sainte-Ma- 
rie in poriicu, légat du saint- 
riége. — (1208) est en^ove eo 
France. Ris. 153: CkroD. 
147; — (!5l6) envoyé en 
France pour empêcher le 
prince Louis de passer en 
Angleterre ; n'y peut réussir ; 
se rend dans ce pavs. Chroo. 
217; — couronne ilonri III, 
roi d'Angleterre. Chron. 22*2, 
p. 312: Phil. XU, 310: — 
(1217) assiste au siège de 
Lincoln. Chron. 223, p. 313. 

— Guala, Gualo. 

Gales de Montigny. — (1214) à 
Bouvines porte l'étendard 
royal. Chron. 191, p. 281; 
Phil. X, 462; XI, 40;— dé- 
fend Philippe -Auguste ren- 
versé de cneval. Cnron. 191, 
p. 282. — Galo de Montignia- 
co, Montiniacensis, Montinia" 

Galiota (Lodulus ou Ludovictu). 
Voy. Louis des Galées. 

Gallia, Voy. France. Gaule. 

Gallois (les). — Rienard Cœur- 
de-Lion en fait venir en 
France; leurs mœurs, leur 
caractère; au siège d'Ande- 
ly. Phil. V, 276. — Valli, 
Walli. 

Galierus cambellanus. Voyez 
Gautier de Nemours. 

Gaiterus junior ou juvenis. Voy. 
Gautier de Nemours. 

Galterus camerarius. Voy. Gau- 
tier le Ghambrier, dit le 
Vieux. 

Gamaches (Somme, arr. d'Ab- 
beville). — Les gens de — à 
Bouvines. Phil. XL 47, 345. 

— Gamachtenses, Gamachii, 
Voy. Thomas de Saint-Vale- 
ry, sire de — . 

Gambeson. Phil. XI, 127. — 
Gambeso. 



Gand «Belgique). — (11;^) four- 
nit des renforts à Philippe 
d'Alsace. Phil. U, 87;-<1213) 
assi^ par Philippe-Aiigus- 
ta. Chron. 169, iX p ^1 ; 
Phil. IX, 426; — le roi en 
lève le siège à la nouvelle du 
désastre de Dam. Chron. 170, 
p. 251: Phil. IX, 472; — la 
ville livre des otages et paie 
une rançon. Chron. 170, 
p. 25*2: — <1214) envoie des 
renforts à Ferrand. Phil. X, 
438; — citée. Chron, 199, 
p. 291. — Gandavum, com" 
munia GandaHorum, 

Gandaviomm œmmunia, Gan* 
davum, Voy. Gand. 

Ganelon. Phil. lU, 391. 

Gap (Hantea- Alpes). Voy. Guil- 
laume de — , abbé de Saint- 
Denis. 

Gardes du corps de Philippe- 
Auguste armés de masses do 
cuivre créés pour le défendre 
contre les prétendues tenta- 
tives d'assassinat de Richard 
Gœur-de-Lion. Rig. 87. 

Garlandia (GuiUelmw de), Voy. 
Guillaume de Garlande. 

Garlande. Voyes Guillaume 
de — . 

Garlandicus héros, Voy. Guil- 
laume de Garlande. 

Garonne (la). Phil. XII, 826. — 
Gerunna. 

Gascelinus. Voy. Josselin. 

Gascogne (la). — Tenue en fiof 
du roi de France par Henri II. 
Phil. m, 764 ; — ses vins. 
Phil. IX, 386. — Vasconia. 

Gascolides (Gilebertus). Voy. Gil- 
bert de Vascœuil. 

Gastinensis pagus, Gastinâium. 
Voy. Gàtinais (le). 

Gaston, comte de Bigorre. — 
(1213) fournit des renforts au 
roi d'Aragon contre vSimon 
de Montfort. Phil. VIII, 578. 
— Bicorrus cornes. 

Gàtinais (le). Phil. IX, 91 ; X, 



42& 



TABLE DES NOMS 



588. — Gastinensis pagus, Gas- 
tinetum, 

Gaubert, pêcheur de Mantes. 
Phil. XI, 214. — (1203) 
au siège d'Andely poursuit 
la flotte anglaise. Phil. VU, 
329 ; — brise Testacade de la 
Seine et va mettre le feu aux 
retranchements du château. 
Ghron. 124 ; Phil. VU, 337 ; 
— Gaubertus Meduntensis, 

Gaucher de Ghàtillon. comte 
de Saint-Pol. — (1203) au 
siège d'Andely. Phil. VU, 
219 ; — (1210) prend le châ- 
teau de Guarphc avec Juhel 
de Mayenne. Ghron. 150; — 
(1213) reprend Tournai avec 
frère Guerin et ravage les ter- 
res de Raoul de Mortagne. 
Ghron. 181, p. 267 ; Phil. IX, 
709 ; — (1214) dans l'armée 
française. Phil. X, 481 ; — à 
Bouvines, à l'aile droite. Phil. 
XI, 53 ; — soupçonné d'être 

S artisan d'Othon; conseille 
e faire commencer la ba- 
taille par les serments. Ghron. 
186; — ses exploits à Bou- 
vines. Ghron. 188, 189; Phil. 
XI, 114, 200. — Gaucherus 
cornes SancH Pauli. 

Gaudia Portans. Voy. Portejoie. 

Gaufredus, Gaufridus. Voyez 
Geoffroy. 

Gaule (la). Rig. 38; Ghron. 3, 
5; Phil. I, 177. — Gallia. 
Voy. France. 

Gautier, évêque de Ghartres. — 
(1223) aux obsèques de Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. Gont. 
Par. 7. 

Gautier le Ghambrier, dit le 
Jeune. Voy. Gautier de Ne- 
mours. 

Gautier le Ghambrier, dit le 
Vieux. — (1186) succède à 
Girard, prévôt de Poissy. Rig. 
40; — cité. Ghron. 176. — 
Galterus camerarius, Galterus 
Francie camerarius. 

Gautier de Ghàtillon, poète au- 



teur de TAlexandréide. Phil. 
Nunc. 10; VE, 840; Xn, 
886. — Galterus, 

Gautier Gomu. — (1220) élu 
évêque de Paris ; dissensions 
dans le chapitre ; va à Rome ; 
est déposé par le pape. Ghron. 
Gont. Gott. 4 ; — (1223) ar^ 
chevêoue de Sens, assiste 
aux oosèques de Philippe- 
Auguste. Ghron. Gont. Par. 
7; Phil. xn, 665;— avait 
d'abord été élu à Tévêché de 
Paris. Phil. XH, 685. - 
Galterus Comutus , Galterus 
archiepiscopus Senonensis. 

Gautier de Fontaines. — (1214) 
à Bouvines, contribue à la 
prise de Renaud de Dammar- 
tin. Ghron. 196, p. 288. — 
Galterus de Fontibus. 

Gautier de. Ghistelle. — (1214) 
à Bouvines. Phil. XI. 98 ; — 
attaque Hugues de Malaunoy, 
qui le fait prisonnier. Ghron. 
187 ; Phil. XI, 138. — Galte- 
rus de Guistella. 

Gautier de Nemours, dit le 
Ghambrier et le Jeune. — 
Frère de Pierre, évê(jue de Pa- 
ris, de Guillaume, evégue de 
Meaux, et d'Etienne, évêque 
de Noyon. Ghron. 176; — 
reconstitue les registres du 
Trésor des Ghartes perdu à 
Belfou. Phil. IV, 569; — 
(1213) Philippe-Auguste lui 
ordonne de brûler ce qui 
reste de la flotte française. 
Phil. IX, 529; — (1214)*dans 
l'armée française. Phil. X, 
538; — aux côtés de Phi- 
hppe- Auguste à Bouvines. 
Ghron. 184, p. 272; — ne 
quitte pas le roi. Ghron. 192, 
D. 284; — (4214) tuteur du 
nls d'Henri Glément. Ghron. 
180 ; — (1218) prend la croix. 
Ghron. 225 ; — (1219) est fait 
prisonnier par les Sarrasins. 
Ghron. 230. — Galterus de 
NemosiOy Galterus juvenis ou 



ET DES MATIÈRES. 



425 



junior, Galterus cambellanxis 

on camerarius. 
Gautier de la Porte. — (1198) 

est pris à Gourcelles-lez-Gi-* 

sors. Phil. V, 426. — Galte- 

rus Porte. 
Gautier, archevêque de Rouen. 

— (1188) se croise. Rig. 56; 

— (1207) meurt. Ghron. 142. 

— Galterus Rotomagensis ar- 
chiepiscopus, 

Gautier, évêc^ue de Tournai. — 
(1219) va a la croisade des 
Albigeois. Ghron. 233. — 
Episcopus Tornacensis. 

Gautier de Vonnizeeie. — (121 3) 
est pris à Gand. Phil. IX, 
512. — Galterus Formesella- 
rum. 

Gaza, en Palestine. Phil. IV, 
242, 247, 305, 384. 

Gelée prolongée d'octobre 1218 
à mars 1219. Ghron. 229; — 
en août et septembre 1219. 
Ghron. 235. 

Génebaud, chef des Francs. 
Ghron. 4. — Genebaudus, 

Gênes, en Italie. — (1190) Phi- 
lippe-Auffuste s'y embarque 

gour la Terre sainte. Rig. 69; 
hron. 51: Phil. IV, 17; — 
S 121 3) Fréaéric II, empereur 
l'Allemagne , y débarque. 
Ghron. 158. — Janua. 
Geoffroi, évoque d'Amiens. — 
(1223) aux obsèques de Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. Gont. 
Par. 7. — Gaufridus Ambia^ 
nensis episcopus. 
Geoffroi, fils du duc de Brabant. 

— J1214) donné en otage à 
Philippe - Auguste. Ghron. 
204, p. 299. — Godefridus. 

Geoffroi, duc de Bretagne, 
comte de Richement, fils de 
Henri II d'Angleterre. — 
(1186) meurt aux Ghampeaux; 
est enterré à Notre-Dame. 
Rig. 44; Ghron. 35; Phil. II, 
500; — Gaufridus dux Bri" 
tannie, Richemontis cornes. 

Geoffroi de Lusignan. — (1202) 



est dépouillé de plusieurs 
fiefs par Jean Sans -Terre. 
Ghron. 110; — vient renfor- 
cer l'armée d'Artur de Bre- 
tagne. Phil. VI, 273 ; — est 
fait prisonnier à Mirebeau. 
Rig. 138; — (1214) s'aUie 
avec Jean Sans-Terre. Ghron. 
172; — sa bravoure. Phil. ni, 
216. — Gaufridus LUinani- 
eus, de Lisignan, de Lisinia, 
de Ladinnano. 

Greoffroi, évoque de Meaux. — 
(1214) quitte Tépiscopat et se 
retire a Saint-Victor; ses 
vertus. Ghron. 176. — Gau^ 
fridus Meldensis episcopus. 

Geoffroi, archidiacre de Paris. 
— (1206) est élu archevêque 
de Tours. Ghron. 141. — 
Gaufredus. 

Geoffroi de Rançon. Rig. 73.— 
G. de Ranchonio. 

Geoffroi, évêque de Senlis. — 
(1186) vient à Saint-Denis. 
Rig. 42;— (1191) assiste à 
Texpûsition des reliques de 
saint Denis. Rig. 80; — 
(1213) quitte Tépiscopat et se 
retire au monastère de Ghaa- 
lis. Ghron. 175. — Gaufridus 
Silvanectensis episcopus. 

Geoffroi, archevêque de Tours. 
Voy. Geoffroi, archidiacre de 
Paris. 

Geoffroi, archevêque d'York. 
Phil. V, 3. — Eboracensis 
presul. 

Gérard. Voy. Girard. 

Germain (saint) d'Anxerre. — 
Fait savoir miraculeusement 
qu'il était auprès de Philippe- 
Auguste à Bouvines. Phil. 
Xn, 764. 

Germains (les). Phil. I, 147. — 
Germani. 

Germania. Voyez Allemagne, 
Germanie. 

Germanie (la). Rig. 38, p. 56 
et 58; Ghron. 3, 4. — Germa- 
nia. 

Gerunna. Voy. Garonne (la). 



426 



TABLE DES NOMS 



Gesta Prancorum. Rig. 37. 

Ghistelles. Voy. Gautier de — . 

Giemi dominus. Voy. Guillaume 
Gouet. 

Gien (Loiret).— Seigneur de — . 
Voy. Guillaume Gouet. 

Gif (8eine-et-0ise, arr. de Ver- 
sailles, c. de Palaiseau). — 
Abbaye bénédictine de fem- 
mes fondée par Maurice de 
Sully. Rig. 114. 

Gilbert de Vascœuil. — (1189) 
rend la citadelle de Tours à 
Philippe-Auguste. Phil. III, 
728. — Gilebertus Gtucolides. 

Gilles d'Aci. — (1214) à Bou- 
vines, fait prisonnier Ferrand 
avec Hugues de Mareuil. 
Phil. XI, 235. — Gilo Acien- 

sis m 

Gilles de Paris. Phil. XII, 886. 
— Egidius. 

Girard d'Athée. — (1205) com- 
mandait à Loches ; avait ra- 
vagé Tours et Amboise; est 
fait prisonnier à Loches par 
Philippe- Auguste et enfermé 
à Compiègne. Chron. 134; 
Phil. Vin, 418. — Girardus 
de Athia, de Athiis. 

Girard de Fournival. —• (1188) 
au combat de Soindres. Phil. 
m, 454, 580. — Girardus 
Fornivalides, Fornivaltis. 

Girard de Horstmar. Voy. Ber- 
nard. 

Girard, comte de Mâcon. — 
Est battu par Eon, vicomte 
de Porhoet. Chron. 13. — 
Cornes Matisconensis. 

Girard, évoque de Noyon. — 
(1223) aux obsèques de Phi- 
lippe-Auguste. Chron. Cont. 
Par. 7. — Girardus NoviO' 
mensis episcopus. 

Girard, prévôt de Poissy. — 
(1186) quitte ses fonctions de 
trésorier du roi. Rig. 40. — 
Girardus, prepositus de Pi' 
xiaco. 

Girard de Randerath. — (1214) 
allié d'Othon. Phil. X, 406; 



— dans le partage de la Fran- 
ce, devait avoir le Gàtinais. 
Phil. X. 588 : — à Bouvines. 
Phil. XI, 392; — délivre 
Othon des mains de Guil- 
laume des Barres. 486; — 
est fait prisonnier. Chron. 
193; Phil. XI, 516; — est 
emprisonné en France. XII, 
154. — Girardus de Randero- 
des, de Randcrodis, Guerardus 
Randerodensis. 

Girard la Truie. — (1214) dans 
l'armée française. Phil. X, 
460 ; — à Bouvines, est au- 
près du roi. Chron. 184, 
p. 272 ; — ses exploits. Phil. 
XI, 387; — frappe Othon 
d'un coup de poignard ; l'ar- 
me glisse et tue le cheval de 
l'empereur. Chron. 192 ; Phil. 
XI, 452. — Girardus Scro- 
pha. 

Gisèle, fille de Charles le Sim- 
ple. — Epouse Rollon. Phil. 
Vm, 192. 

Gisors (Eure, arr. des Ande- 
lys). — (1183) dot de Margue- 
rite de France ; Henri II s'en 
empare; Philippe-Auguste le 
réclame. Rig. 50; Chron. 38; 
Phil. n, 494- - (1188) Hen- 
ri II et Philippe-Auguste y 
grennent la croix. Rig. 56; 
hron. 41 ; — Philippe-Au- 
guste en ravage les environs. 
Rig. 62 ; — il y a avec Hen- 
ri II des pourparlers qui se 
terminent par une bataille ; 
il fait abattre Terme qui se 
trouvait aux portes de la ville. 
Chron. 45 ; Phil. HI, 97 ; — 
(1189) le château brûle et le 

f»ont de bois s'écroule lors de 
'entrée de Richard Cœur^de- 
Lion. Rig;. 67; — (1193) pris 
par Philippe -Auguste. Rig. 
89; Chron. 67; Phil. IV, 
411; — (U96) Philippe- Au- 
guste y vient. Rig. 113; — 
(H 98) Déroute de Philippe- 
Auguste auprès de Gisors. 



BT DES MATIÈRES. 



427 



Rig. 122; Ghron. 93; la Phi- 
lippide (V, 351) place cette 
affaire à Goarcelies. Voy. ce 
nom ; — cité. Rig. 60; Chron. 
43. — Gisortium, Gisortum. 

— R. de Gisors. Voy. R. 
Gi$prtium, Gùortum. Voy. Gi- 
sors. 

Gadefridus, Voy. Geoffroi, 

Goêllo (comté de), en Bretagne. 
—(1222) les habitants se révol- 
tent contre le duc de Bre- 
tagne. Phil. XIl, 408. — 
Goelonnes. 

Goritz (Autriche). Voy. Mai- 
nard de — . 

Gornacius (Hugo). Voy. Hugues 
de Gournay. 

Gomacum. Voy. Gournay. 

Goths (les). Chron. 2. — Gothi. 

Goulet (le) (Eure, arr. de Lou- 
viers, c. de Gaiilon, comm 
de 8aint-Pierre-la-Garenne) 

— Renaud de Dammartin y 
est enfermé après Bouvines 
Phil. m, 90. - Guletum. 

Gourdon. Voy. Bertrand de — 
Gournay (Seine-Inférieure, arr 
de Neufchàtel). — Descrin- 
tion et éloge. Chron. 112; 
Phil. VI, 210; — (1202) est 
pris par Philippe - Auguste, 
qui renverse les murailles en 
crevant la digue d'un étang 
situé au-dessus de la ville. 
Rig. 138; Chron. 112; Phil. 
VI, 221; — Artur de Breta- 
gne y est armé chevalier. Rig. 
138; Ghron. 113; Phil. VI, 
262. — Gornacum. — Hugues 
de — . Voy. Hugues. 
Graçay (Cher, arr. de Bourges). 

— (1187) pris par Philippe- 
Auguste. Rig. 51 ; Chron. â8; 
Phil U, 542; — (1189) cède 
à Philippe- Auguste. Rig. 67. 

— Crazzacum, Crazaiurn. 
Granier, sergent d'armes. — 

(1203) au siège de Château- 
Gaillard. Phil. VII, 733. 

Gravalinge. Voy. GraveÛnes. 

Gravellnes (Nord, arr. de Dun- 



kergue). — (1184) fournit des 
renforts à Philippe d'Alsace. 
Phil. n, 122; — (1213) Phi- 
lippe-Auguste y fait amener 
sa flotte et Ty rejoint avec son 
armée. Chron. 169 ; Phil. IX, 
351 ; — il donne cette ville à 
son fils Louis. Phil. IX, 355 ; 

— (1214) elle envoie des ren- 
forts à Ferrand. Phil. X, 440. 

— Gravalinga , Gravalinge, 
Gravelinga. 

Grèce (la). Chron. 5. 

Grecs (les). Voy. Constanti- 

nople. 
Grégoire VIU, pape. Rig. 55; 

Ghron. 40. 
Grégoire de Tours (chronique 

de). Rig. 37 ; 39, p. 63; Chron. 

2. — Gregorius Turonicus, 
Grêle terrible en juillet 1198. 

Rig. 121. 
Grenesis. Voy. Guernesey. 
Guala, Gualo. Voy. Gales. 
Guallardum. Voy. Château-Gail- 
lard. 
Guarplic (ou Guesclin), château 

près de Saint-Malo. — (1210) 

gris par Juhel de Mayenne, 
ihron. 150. 
Gué-de-Jacob (le), en Terre 
sainte. Rig. 30; — Vadum 
Jacob, 
Guéhénoc, évoque de Vannes. 

— Artur de Bretagne loi est 
confié. Phil. V, 161. — Gui- 
denocus, episcopus Venetensù. 

Guerardus. Voy. Girard. 

Guérin, abbé de Saint-Victor 
de Paris. Rig. 70, p. 104. 

Guérin (frère). — Frère de Saint- 
Jean de Jérusalem, principal 
conseiller de Philippe -Au- 
guste. Chron. 154, 175; Phil. 
X, 729 ; — (1210) poursuit les 
partisans d'Amaury de Char- 
tres. Chron. 154; — (1213) 
est élu évêque de Senlis. 
Chron. 175; — Philippe-Au- 
guste lui ordonne d'incendier 
sa flotte à Dam. Phil. IX, 
529; — reprend Tournai avec 



428 



TABLE DES NOMS 



le comte de Saint-Pol et ra- 
vage la seigneurie de Mor- 
tame. Ghron. 181, p. 267; 
Phil. IX, 707 ; — (1214) dans 
la retraite sur Bouvines, se 
trouve à Tarrière-garde; voit 
l'armée impériale en marche 
et va prévenir Philippe-Au- 
guste. Ghron. 182; Phil. IX, 
729 ; — à Bouvines est parti- 
san du combat. Ghron. 183, 
p. 269 ; — exhorte les troupes 
avant la bataille. Ghron. 186, 
p. 276; Phil. XI, 65; — fait 
commencer le combat par les 
soudoyers à cheval. Ghron. 
186, p. 277; — Gomut, 
l'un de ses serviteurs, veut 
tuer Renaud de Dammartin. 
Ghron. 196. Phil. XI, 688; 

— il Ten empêche. 702; — 
Renaud se rend à lui. Ghron. 
196, p. 288; — fait relever 
Renaud et le confie à Jean de 
Nesle pour être conduit au roi. 
Phil. XI, 710 • — (1219) va à 
la croisade aes Albigeois. 
Ghron. 283 ; — (1223) assiste 
aux obsèmies de Philippe- 
Auguste. Ghron. Gont. Par. 7. 

— Frater Garinus, Electus SU' 
vanectensis, Electus, Episcopus 
Silvanectensis, 

Guemesey (île de). — Pillée par 
Alain Tranchemer. Phil. VH, 
168. — Grenesis, 

Gui. — (1203) au siège d'An- 
dely. Phil. vn, 219, 272. — 
Guido. 

Gui, comte d'Auvergne. — 
(1210) détruit le monastère de 
Mozac; est châtié par Phi- 
lippe-Auguste qui donne son 
comté à Gui de Dampierre. 
Ghron. 156; Phil. Vnf, 452. 
— Guido cornes Àlvernie, 

Gui, évéque de Garcassonne. 

— (1221) prêche la croisade 
contre les Albigeois. Ghron. 
Gont. Gott. 8. 

Gui de Dampierre. — (1210) 
Philippe-Auguste lui aonne 



le comté d'Auvergne. Ghron. 
156, n. 235; Phil. Yin, 478; 

— (1213) assiste à l'assemblée 
de Boissons. Phil. IX, 204. 

— Guido de Domnapetra, Guido 
Domnipetrinus, 

Gui V, vicomte de Limoges. 
— (1202) est fait prisonnier par 
Jean Sans-Terre. Rig. 138. 

— Vicecomes Lemovicarum. 
Gui de Lusignan, roi de Jéru- 
salem. — Richard Gœur-de- 
Lion lui vend Ghypre. Rig. 82. 

Gui de Montfort, frère de Si- 
mon. — A la croisade des 
Albigeois. Phil. vm, 679; 

— (1220) comte de Bigorre, 
est tué au siège de Gastelnau- 
dary. Ghron. Gont. Gott. 3, 5. 

— Guido cornes Bigorremis. 
Gui de la Roche. — A Bouvi- 
nes, dans l'armée française. 
Phil. X, 462. — Guido Rupen- 
sis. 

Gui m de Senlis, bouteiller de 
France. Rig. 70, p. 105. — 
Guido buticularius. 

Gui, archevêque de Sens. — 
(1180) couronne Philippe- 
Auguste à Saint-Denis. Rig. 
10. 

Gui de Thouars. — Frère d'Ai- 
meri, vicomte de Thouars. 
Ghron. 135; — (1190)accom- 

nne Richard Gœur-de-Lion 
Lumale. Phil. V, 179 ; — 
est pris par les Français. Hig. 
113 ; Ghron. 86 ;PhiLV, 243; 

— (1199) épouse la mère d'Ar- 
tur de Bretagne et devient 
duc de Bretagne. Ghron. 86; 
Phil. V, 179; — (1204) alUé 
de Philippe-Auguste, envahit 
TAvranchin. Phil. Vm, 40 ; 

— assiège et incendie le mont 
Saint -Michel. Ghron. 131, 
p. 220; Phil. VUI, 119; — 
brûle Avrancbes et rejoint le 
roiàGaen. Ghron. 131, p. 221 ; 
Phil. vm, 127 : — retourne 
en Bretagne. Phil. Vm, 136 ; 

— (1205) amène son frère Ai- 



ET DES MATIÈRES. 



439 



meri à s'allier avec Philippe- 
Auguste. Chron. 135;— (1206) 
se révolte contre le roi, pviis 
se soumet. Ghron. 138 ; — sa 
fille avait épousé Pierre de 
Dreux. Ghron. 173. — Guido 
de Thoarcia, de Thoarcio, de 
Thoarz, Thoarcensis, Thoar- 
cites. 
Gui, abbé des Vaux-de-Ceniay. 

— Rig. 70, p. 104. — Abbas 
de Sardenio. 

Gui de Vergy. — Gonfondu par 
Rigord et Guillaume le Bre- 
ton avec son fils Hugues. 
Rig. 32; Ghron. 31. — Guido 
de Vergiaco. Voy. Hugues de 
Vergy. 

Guichard de Beaujeu. — (1213) 
assiste à Tassemolée de Sois- 
sons. Phil. IX, 200. — Guis- 
cardus Bellijocensis, 

Guidenocus, Voy. Guéhénoc. 

Guidomarchus , Guidomarus, 
Voy. Guiomar. 

Guicrche (la) (Sarthe, arr. du 
Mans). Phil. XU, 399. — 
Guirchini mûri, 

Guillaume, prêtre anglais,meurt 
à Pontoise en odeur de sain- 
teté, le 10 mai 1193. Rig. 86. 

Guillaume le Bâtard ou le Gon- 
quérant, duc de Normandie 
et roi d'Angleterre. Rig. 38, 
p. 60; Ghron. 10. — Willel- 
mus Noihus. 

Guillaume II, roi d'Angleterre. 
Ghron. 10. 

Guillaume, comte d'Arundel. 

— (1188) est vaincu en com- 
bat singulier par Guillaume 
des Barres. Phil. HI, 464; 

— (1199) au siège du Vau- 
dreuil. Rig. 100; Ghron. 74; 
Phil. V, 4 ; — cité. Phil. HI, 
218. — Arundelle ou Hirun' 
délie cornes. 

Guillaume, évéque d'Anxerre. 

— (1210) PhiHppe-Auguste 
confisque ses regales parce 
qu'il refuse le service mili- 
taire ; ce différend se termine 



deux ans après. Ghron. 151; 

— (1120) est élu évoque de 
Paris. Ghron. Gont. Gott. 4, 6. 

Guillaume, évoque d'Avran- 
ches. — (1223) assiste aux 
obsèques de Philippe -Au- 
^ste. Ghron. Gont. Par. 7. 

Guillaume des Barres. — Son 
éloge. Phil. m, 431; -est aua- 
lifié par Rigord comte de Ko- 
chefort. Rig. 56; —(1186) au 
siège de Gh&tillon-sur-Seine. 
Phil. 1,684;— (1188) prend 
la croix. Rig. 56; — poursuit 
Richard Gœur-de-Lion qui se 
retire de Mantes. Phil. IH, 
431 ; — renverse les comtes 
d'Arundel etdeGhester. 464: 

— combat contre Richard 
Gœur-de-Lion. 485; — jeux 
de mots sur son nom, d26, 
548 ; — au combat de Soin- 
dres. est blessé. 587 ; — gué- 
rit de ses blessures. 623 ; — 
(1190) à Messine le roi lui 
donne quatre cents marcs. 
Rig. 72; —(1195) ne se laisse 

Sas corrompre par les présents 
u roi d'Angleterre. Pnil. IV, 
597; — (1196) au combat 
d'Aumale; ses exploits. Phil. 
V, 187, 213; — (1203) au 
siège d^Andely. Phil. VII, 
155; — arrête les fuyards. 
218; — repousse Tattaque de 
Guillaume le Maréchal. 245 ; 

— repousse la flotte anglaise. 
Ghron. '123; Phil. Vif 272, 
296; — (1204) accompagne 
Gui de Thouars en Bretagne. 
Ghron. 131, p. 221 ; — (1213) 
repousse les Anglais à Dam. 
Phil. IX, 496; — (1214) se 
trouve dans Tarmée française. 
Phil. X, 458 ; — à Bouvines, 
se tient près du roi. Ghron. 
184, p. i72; — déUvre Phi- 
lippe-Auguste renversé de 
cheval. Phil. XI, 297; — ses 
exploits contre les Allemands. 
384; — cherche à atteindre 
Othon. 445; — en est empé- 



430 



TABLE DES NOMS 



ché par Girard de Horstmar. 
467; -* saisit Othon par le 
cou et s'apprête à le tuer; 

1 mais il est renversé de cheval ; 
est délivré par Thomas de 
Saint- Valéry et continue à 
combattre, tîhron. 192; Phil. 
XI, 481 : — cité. Phil. IH, 
555. — Willelmus ou GuilUl-' 
mus Barrensis on de Barris, 
GuilUlmus Barrarum, Barren- 
sis eques ou baro. 

Guillaume, fils de Guillaume 
des Barres et de la mère de 
Simon de Monfort. — A la 
croisade des Albigeois. Phil. 
Vm, 674. 

Guillaume aux Blanches mains. 
Voy. Guillaume, archevêque 
de Keims. 

Guillaume le Breton se dit bre- 
ton de nation et prêtre, Ghron. 
1, Phil. Nunc., titre ; — était 
chapelain du roi. Ghron. 185; 

— chanoine de SenUs et de 
Saint- Pol de Léon. Ghron. 
174; précepteur de Pierre 
Chariot, Phil. XH, 902; — 
vint, à l'âffe de douze ans, 
faire son éducation à Mantes. 
Phil. m, 374;— vers 1198, 
était présent au récit fait par 
un chevalier à Tévêque de 
Saint-Pol de Léon. Ghron. 97, 
p. 204 ; — (1204) assistait à 
la prise du Château-Gaillard ; 
Chron.l29,p.219;Phil.VII, 
599, 783; — soutient un procès 
contre Téglise Saint-Maclou 
de Mantes, de 1207 à 1213. 
Ghron. 174; —en 1213, était 
présent à l'affaire de Dam. 
Ghron. 170, p. 251; Phil. IX, 
493, 496 ; — en 1214, à Bou- 
vines, chantait des psaumes 
derrière le roi, Ghron. 185; 

— motifs qui l'ont porté à 
continuer le récit de Rigord. 
Ghron. 185; — comptait 
d'abord écrire la Philippide 
en dix livres. Phil. VU, 838 ; 

— était âgé de cinquante- 



cinq ans lonqu'il écrivait le 
m« chant de la Philippide. 
Phil. m, 376; — dédie la 
Philippide à Louis Vin et à 
Pierre Chariot. Phil. Nunc. 
passim; XII, 803-916; — au- 
teur d'une Carlotide composée 
en môme temps que sa Phi- 
lippide. Phil. Nunc, 52: dis- 
tioues de l'épilogue, v. 52. 

Guillaume de Briouze. — - Gar- 
dien d'Artur de Bretagne à 
Rouen, refuse de l'assassiner 
et se retire à Briouze. Phil. 
VI, 480. — Guillelmus Brao- 
sita. 

Guillaume, abbé de Ghaalis. — 
Voy. Guillaume de Donjon. 

Guillaume II, comte de Chalon- 
sur-Saône. — (1179) viole les 
immunités des églises et est 
châtié par Philippe- Auguste. 
Rig. 8; Ghron. 18, Phil. I, 
457. — Cornes Cahilonênsis, 
(car erreur dans la Philip- 
pide) Guido cornes Cahilonis, 

Guillaume, évéque de Chalon- 
sur-Saône. — (1223) assiste 
aux obsèques de Philippe- 
Auguste. Ghron. Cont. Par. 7 ; 
Phil. Xa, 706 ; — avait hé- 
rite du comté du Perche à la 
mort du comte Thomas. Ibid. 

Guillaume de Donjon, abbé de 
Ghaahs. — - (1200) est élu ar- 
chevêque de Bourges. Rig. 
130. — Guillelmus abbas Ka^ 
roli-loci. 

Guillaume, comte de Frise. — 
(1211) se déclare pour Frédé- 
ric^. Ghron. 157, p. 238. — 
Dux Prigie, 

Guillaume de Gap, abbé de 
Saint-Denis. — (1186) se dé- 
met de ses fonctions. Rig. 41 . 
— Guillelmus Vapincensis. 

Guillaume de Garlande. — 
(1188) commande à Mantes. 
Phil. m, 245, 327; — (1214) 
dans Tannée française. Phil. 
X, 539; —• à Bouvines se 
tient près du roi et ne le 



ET DES MATIÈRES. 



431 



quitte pas. Ghron. 184, p. 272 ; 
192, p. 284 ; — cité. lûg. 70, 
p. 103. — GuilMmus de Gav 
landa, de Garlandia, Garlan- 
densis, Garlandicus. 

Guillaume Gouet, seigneur de 
Gien. — Meurt en Palestine. 
Phii. IV, 311. — Giemus co- 
rnes. 

Guillaume, comte de Hollande. 
(1213) s'allie avec Jean Bans- 
Terre et Renaud de Dammar^ 
tin; puis se retire. PhU. IX, 
611 ; — cité. 422. — Guilli" 
quintis. 

Guillaume de Joinville. Voy. 
Guillaume , archevêque de 
Reims. 

Guillaume, comte de Leicester. 
Voy. Robert. 

Guillaume^ évoque de Lisieuz. 
— (1223) assiste aux obsèques 
de Philippe-Auguste. Ghron. 
Cont. Par. 7. 

Guillaume Longue-Epée, duc 
de Normandie. Ghron. 10. — 
Willelmus Longa Spata. 

Guillaume Longue-Epée, comte 
de Salisbury. — (1213) est 
envoyé par Jean Sans-Terre 
au secours du comte de Flan- 
dres. Ghron. 170, p. 251; — 
détruit la flotte de Philippe- 
Auguste à Dam. Phil. IX, 
432; — se retire au large. 
559; — (1214) envoyé par 
Jean Sans-Terre à Othon avec 
des troupes. Ghron. 181, 

E. 266 ; avec trente-trois mille 
ommes. Phil. X, 431 ; — 
dans le partage du royaume 
devait avoir Dreux. Phil. X, 
587 ; — à Bouvines, se trouve 
à Taile droite des ennemis. 
Phil. XI, 50; — se tient au- 
près de Renaud de Dammar- 
tin. 341 ; — est renversé par 
Philippe de Dreux et fait pri- 
sonnier par Jean de Nesle. 
Ghron. 200 ; Phil. XI, 538 ; — 
Philippe- Auguste le donne à 
Robert de Dreux, qui ren- 



ferme dans la tour de Dreux, 
pour réchanger contre son fils 
prisonnier de Jean Sims-Terre. 
Ghron. 200; Phil. XII, 144; 

— (1216) se range du parti de 
Louis VIII ; mais le quitte à 
la mort de Jean Sans-Terre. 
Ghron. 222, 223 ; — cité. Phil. 
IX, 69; X, 13, 129. — Wil- 
Ulmtu Longa Spata, Saleberi- 
eus héros, cornes Salesberie, 
Hugo (par erreur. Phil. X, 
13). 

Guillaume de Mandeville, comte 
d'Aumale. — (1188) au com- 
bat de Soindres. Phil. III, 
565; — cité. 221. — Halgo- 
maris, MarceUus(?), 

Guillaume le Maréchal. — (1203) 
Jean Sans-Terre l'envoie ravi- 
tailler Andely. Phil. VU, 
144; — réunit des troupes et 
une flotte. 195; — attaque 
par terre le camp de Philippe- 
Auguste; est repoussé. zOl; 

— sa flotte engage un nou- 
veau combat et est repoussée. 
253. — Marescallus. 

GuUlanme de Mauléon. — ii 196) 
accompagne Richard Cœur- 
de-Lion a Aumale. Phil. V, 
183 ; — (1202) vient se joindre 
à Tannée d'Artur de Bre- 
tagne. Phil. VI, 277 ; — (1208) 
ravage le Poitou. Phil. vIII, 
294. — Guillelmus Malleo, 

Guillaume de Mello. — (1188) 
prend la croix. Rig. 56; — 
(1190) reçoit de Philippe- Au- 

§uste à 'Messine un présent 
e quatre cents onces d'or. 
Rig. 72; -- (1197) s'unit à 
révêque de Beauvais pour ré- 
sister à Mercadier et est fait 
prisonnier. Rig. 123 ; Ghron. 
94; Phil. V, 331. — Guillel- 
mus de Melloto. 
Guillaume de Mello le Jeune. 

— (1197) est fait prisonnier 
à Taflaire de Gourcelles-lez- 
Gisors. Rig. 122. — Guillel" 
mus de Mer loto juvenis. 



432 



TABLE DES NOMS 



Guillaume de Mortemer. — 
(1214) aux côtés de Philippe- 
Auguste à Bouvines. Ghron. 
184, p. 272. — GuilUlmus de 
Mortuomari. 

Guillaume de Nemours, chan- 
tre du chapitre de Paris. — 
(1214) est nommé évoque de 
Meaux. Ghron. 176. 

Guillaume, évoque de Paris. — 
(1223) assiste aux obsèques de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
Gont. Par. 7. 

Guillaume lU, comte de Pon- 
thieu. — (1195) épouse Alix 
de France qui avait été fian- 
cée à Richard Gœur-de-Lion. 
Rig. 102; Ghron. 76; Phil. 
X,484; — (1214) dans Tar- 
mée française. Phil. X, 484 ; 
— à Bouvines, à Taile gauche. 
Phil. XI, 47, 346. — Cornes 
Pontivi ou Pontivicii ou de 
Pontivo. 

Guillaume Poulain , trésorier 
du roi. Phil. IX, 457. — Guil- 
Ulmus Pullus. 

Guillaume de Prunai, gardien 
de Renaud de Dammartin à 
Péronne. Phil. XE, 142. — 
Guillelmi^s Pruniacensis. 

Guillaume aux Blanches-Mains, 
archevêque de Reims, cardi- 
nal du titre de Sainte-Sabine, 
frère de Thibaut de Champa- 
gne et oncle de Philippe-Au- 
guste. — (1179) couronne 
Philippe -Auguste à Reims. 
Rig. 4 : Phil. I, 350 ; — fait 
brûler des hérétiques en Flan- 
dre. Rie. 22; — (1185) est 
chargé ou gouvernement avec 
Thibaut de Blois. Rig. 27 ; — 
s'entremet entre le roi et le 
comte de Flandre. Rig. 27; 
Phil. I, 380; — (1190) remet 
le bourdon à Philippe-Au- 
guste à Saint-Denis. Rig. 69 ; 
— est chargé du gouverne- 
ment avec la reine Adèle pen- 
dant l'absence du roi. Rig. 
69, 70; Ghron. 51; —(1191) 



fait exposer les reliques de 
saint Denis ad remavendum 
errorem Parisiensium. Rig. 
80; — (1192) re^it Albert, 
évoque de Liège. Rig. 78; — 

2196) assiste a Thommafre de 
audouin IX, comte de Flan- 
dre. Rig. 111 ; — cité. Phil. 
m, 247. — Guillelfnus Bemen» 
sis archiepiscopus, Bemorum 
presul. 
Guillaume de Joinville, arche- 
vêque de Reims. — Ancien 
évéque de Langres. Phil. Xn, 
680 ; — célèbre la messe aux 
obsèques de Philippe -Au- 

fuste. Ghron. Gont. Par. 7; 
hil. xn, 665. — Guillelmus 
archiepiscopus Remensis, 
Guillaume des Roches. — (1202) 
avant le combat de Mirabeau 
fait jurer à Jean Sans-Terre 
de ne pas emmener les j^ri- 
sonniers au delà de la Loire. 
Phil. VI, 411; — Jean Sans- 
Terre ayant violé ce serment, 
il le quitte. 452; — (1204) 
prend Angers avec Gadoc. 
Phil. Vm, 272; — est nom- 
mé sénéchal d Anjou. 277; 

— (1207) a la garde des places 

Crises sur le vicomte de 
'houars. Rig. 149; — (1208) 
bat avec Henri Glément le 
vicomte de Thouars et Savari 
de Mauléon. Ri^. 151 ; Ghron. 
145 ; — avait fait bâtir le châ- 
teau de la Roche-an-Moine. 
Ghron. 178; — (1214) reste 
fidèle au roi. Ghron. 201 ; — 
amène des renforts au prince 
Louis à la Roche-au-Moine. 
Phil. X, 227 ; — se moque de 
Jean Sans-Terre. 243. — Wil- 
lelmus ou Guillelmus de Bupi» 
bus, Senescallus Andegavie. 

Guillaume, abbé de Saint-Denis. 
Voy. Guillaume de Gap. 

Guillaume le Bon, roi de Sicile. 

— Avait épousé Jeanne, sœur 
de Richard Gœur-de-Lion. 
Phil. IV, 74. 



ET DES MATIÈRES. 



4ad 



Guillaume, seigneur de Vier- 
zon. Rig. 113. 

Guillelmus natione Âmioricus. 
Voy. Guillaume le Breton. 

Guilliquinus, Voy. Guillaume, 
comte de Hollande. 

Guiomar, comte de Léon. — 
(1163) est fait prisonnier avec 
son père Hervé et enfermé à 
Ghâteaulin; est délivré par 
Haimon, évéque de Léon, et 
Gonan le Petit, duc de Bre- 
tagne. Ghron. 13; — (1169) 
chasse Haimon de son évôché ; 
est battu à Mechuœt par Go- 
nan le Petit, duc de Bretagne. 
Ibid.; — est père de Gonan 
le Petit, comte de Léon; fut 
un fidèle allié de Philippe- 
Auguste. Phil. VIII, 400; — 
sa force. Phil. IH, 226 ; VEI, 
402; — cité. Phil. HI, 224. 
Guidomarus de Leonia, GuidO' 
marchus de Lionia, 

Guirchini mûri. Voy. Guierche 
(la). 

Gniscard (Robert). Voy. Robert 
Guiscard. 

Guiscardus. Voy. Guichard. 

Guistella (Galterus de). Voy. 
Gautier de Ghistelles. 

Guletwn. Voy. Goulet (le). 

Gfiorze. Voy.' Goritz. 

Gurdo. Voy. Bertrand de Gour- 
don. 

Guyenne (la). Rig. 51 : Ghron. 
110, 113, 114, 116, 133, 139, 
143, 172; Phil. XII, 853.— 
Aquitania, Partes Aquitanice, 



Hache danoise. Phil. XI, 118, 
624. — Daca securis, Dacha 
bipennis. 

Haimon, évoque de Léon. — 
(1163) avec l'aide de Gonan 
le Petit, duc de Bretagne, 
s'empare de Ghâteaulin et dé- 
livre Hervé et Guiomar de 
Léon. Ghron. 13; — (1169) 
est chassé de son é?èché par 

II 



son frère Guiomar, s'allie à 
Gonan ^ duc de Bretagne, et 
bat Guiomar à Meehuœt. Ibid . ; 

— (1171) est assassiné kRen- 
gar, Ghron. 15. — Haimo Léo- 
nensis episcopus. 

Hainaut jle). — (1214) Othon y 
rassemble son armée. Ghron. 
181. — Henoldia, Henonia. 

— Les gens du Hainaut. Phil. 
VI, 35; XI, 157. — Henau- 
dini, Henoe. — Gomtes de — . 
Voy. Baudouin V. Baudouin 
IX, comte de Flandre. — 
Elisabeth de — . Voy. Elisa- 
beth. 

Haleb, ville. Rig. 49, p. 75. 
Halaomaris, Voy. Guillaume de 

Mandeville. comte d'Aumale. 
Halles (les). Voy. Paris, histoire 

(1183). 
Haïmes (forêt de). Voy. Hez 

(forêt de). 
Hamelincourt (Pas - de - Galais, . 

arr. d'Arras, c. de Groisilles). 

— Alencuria. Voy. Hugues 
d'— . 

HangesidesiAlbertus). Voy. Al- 
bert de Hangest. 

Hangest-en-Santerre (Somme, 
arr. de Montdidier, c. de Mo- 
reuil). Voy. Albert de — . 

Harold, roi d Angleterre. Ghron. 
10. — Heirauaus. 

Harmes ou Harmis (Michael de). 
Voy. Michel de Marnes. 

Harmensis {Michael). Voy. Mi- 
chel de EÈames. 

Heberus, fleuve. Rig. 49, p. 76. 

Hébes VL sire de Gharenton. 

— (1179) moleste les clercs 
et pille les églises, est châtié 
par Philippe- Auguste. Rig. 7 ; 
Ghron. 18; Phil. I, 457-468. 

— Heho Bituricus. 

Hector, fils de Priam, roi des 
Troyens, père de Francion. 
Rig. 37 ; 38, p. 55 ; Ghron. 2. 

Hedera, Voy. Verres. 

Hedinum. Voy. Hesdin. 

Heiraudus, Voy. Harold. 

Hélénus, fils de Priam, roi des 

28 



4ai 



TABLE DES NOHS 



Troyens. Rig. 38, p. 57; 
Ghron. 5. 

Helùabeth. Voy. Elisabeth. 

Helya. Voy. Jérusalem. 

Hemanmelinus. Voy. lacoub- 
Aben-Iousef. 

Hemericus. Voy. Aimeri de Lu- 
signan. 

Hemir-Momelin, Voy. lacoub- 
Aben-Ioasef, roi de Maroc. 

Henaudini. Voy. Hainaut (les 
gens du). 

Hengist, chef saxon. Ghron. 6 ; 
Phil. IV, 464. 

Hennavius cornes. Voy. Bau- 
douin IX, comte de Flandre 
et de Hainaut. 

Henoe. Voy. Hainaut (les gens 
du). 

Henoldia, Henonia, Voy. Hai* 
naut (le). 

Henri. — (1188) au combat de 
Soindres. Phil. HI, 581. — 
Herietu. 

Henri, cardinal, évoque d'Alba- 
no, légat. Rig. 1. 

Henri lU, empereur d'Allema- 
gne. — (1052) envoie des am* 
bassadeurs en France au sujet 
des prétendues reliques de 
saint Denis découvertes à Ra- 
tisbonne. Rig. 39. 

Henri VI, empereur d'Allema- 
gne. — (11^1) succède à son 
père Frédéric Barberousse. 
Rijj. 76; Ghron. 56; Phii. IV, 
368; — avait épousé GonS'* 
tance, fille de Roger, roi de 
Sicile: la fait monter sur le 
trône ae son père à la mort de 
celui-ci. Phil. IV, 84 ; — (1 192) 
fait assassiner, à Reims, Al- 
bert, évoque de Liège. ïlig. 78 ; 
Ghron. 61 ; — Léopold d'Au- 
triche lui amène à Mayence 
Richard Gœur-de-Lion pri- 
sonnier; reproches qu'il lui 
adresse. Phil. IV, 375; — 
retient Richard en prison. 
Rig. 88; Ghron. 66; -(1193) 
lui rend la liberté movennant 
cent mille marcs. Pnil. IV, 



423; — (1194) s'empare de la 
Galabre, de la Pouille et de 
la Sicile. Rig. 101 ; Ghron. 75; 

— (1197) meurt. Rig. 117; 
Ghron. 89 ; — persécuteur de 
l'Eglise. Rig. 117; — cité. 
RiÇ. 72. 

Henn 1^ Beauclerc, roi d'An- 
gleterre. Ghron. 10. 

Henri II, roi d'Angleterre. — 
(1183) envoie à Philippe-Au- 

guste divers animaux pour le 
ois de Vincennes. Riff. 21 ; 

— (1187) refuse de rendre Gi- 
sors et les autres places de la 
dot de Marguerite de France, 
veuve de son fils Henri Gourt- 
Mantel. Rig. 50 ; Ghron. 38 ; 
Phil. n, 494 ; — guerre à ce 
sujet en Berry. Rig. 51; 
Ghron. 38 ; Phil. II, 557 ; — 
avant la bataille conclut une 
trêve. Rig. 51; Ghron. 38; 
Phil. n, 620; — (1188) en- 
trevue avec Philippe- Auguste 
entre Trie et Gisors; les 
deux rois se croisent. Rig. 
56; Ghron. 41; Phil. lU, 
20 ; — ils fondent une église 
au lieu où ils se sont croi- 
sés. Ri^. 56; — conclut 
avec Philippe -Auguste une 
trêve pour la croisade. Rig. 
56, 60; Ghron. 43 ; — son fils 
Richard viole la trêve j nou- 
velle guerre avec Philippe- 
Auguste. Rig. 60 ; Ghron. 43 ; 

Henri II et Richard sont 

chassés de Troô par Philippe- 
Auguste. Rig. 62; — Henri 
bat en retraite, brûle Dreux 
et se retire à Gisors. Rig. 62 ^ 

— se retire en Normandie. 
Ghron. 44 ; Phil. HI, 67 ; — 
conclut une trêve avec Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 62 : — a 
une conférence avec Philippe- 
Auguste près de Gisors ; com- 
bat : destruction de l'orme de 
Gisors; Henri s'enfuit. Ghron. 
45; Phil. IH, 119; — avait 
fait de l'orme de Gisors le 



ET DES MATlàaiES. 



km 



svmbole de sa fortane. Phil. 
ni, 161 ; — se retire à Ver- 
non, puis à Pacy-sur-Eure. 
Ghron. 45; Phil. 111,188 ; — 
s'avance vers Mantes et ra- 
vage le pays. Ghron. 45 ; Phil. 
ni, 28o; — ses menaces aux 
habitants de Mantes qui veu- 
lent lui résister. Phil. ELI, 
316, 331; — se retire vers 
Soindres sans oser assiéger 
Mantes. Phil. m, 348; — 
recule devant Philippe-Au- 
ffuste et laisse Richara Gœur- 
de-Lion à Tarrière-garde. 416 ; 

— se retire à Ivry . Ghron. 45 ; 

— (1189) son fils Richard, 
à qui il refuse de rendre sa 
fiancée , Alix de France , 
s'allie avec Philippe- Auguste. 
Rig. 63 ; Ghron. 46 ; est ac- 
cusé de l'avoir séduite. Phil. 
III, 631 ; — Quitte Vendôme 
à rapproche de Philippe-Au- 
guste ; se retire au Mans, d'où 
u est chassé; gagne Alençon, 

?ui8 Ghinon. Rig. 66 ; Ghron. 
8; Phil. m, 647; —tombe 
malade, conclut la paix à Co- 
lombier et se réconcilie avec 
Richard. Phil. IH, 735; — 
meurt à Ghinon et est enterré 
àFontevrault. Rig. 67 ; Ghron. 
49; Phil. m, 747; — fiefo 
qu'il tenait du roi de France. 
Phil. m, 762 ; — cité. Ghron. 
499, p. 291. 
Henri Gonrt-Mantel, dit le 
Jeune, fils de Henri II, roi 
d'Angleterre. — (1170) est 
couronné du vivant de son 
père. Rig. 4; — (1179) assiste 
au couronnement de Phi- 
iip()e- Auguste. Rig. 4; — 
avait épousé Marguerite, fille 
de Louis VU. Rig. 50 ; Ghron. 
38; Phil. U, 494; — (1183) 
meurt à Martel. Rig. 22; 
Ghron. 27 ; Phil. U, 487 : — 
sa veuve épouse Bêla, roi de 
Hongrie. Rig. 43; Ghron. 32; 
Phil. n, 492. — Henricus Ju- 



i>en%8y Henricus rex Ànglie, 
rew minor, 
Henri lU^ roi d'Angleterre. — 

il216) succède à Jean Sans- 
Terre, Ghron. Gont. Par. 3; 
Phil. Xn, 310; — (1220) 
conclut une trêve avec Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. Gont. 
Gott. 1. 

Henri, évoque d'Auxerre. — 
(1223) assiste aux obsèques de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
Gont. Par. 7. 

Henri I», comte de Bar. — Se 
croise en 1188. Rig. 56. 

Henri II, comte de Bar. — (121 3) 
assiste à l'assemblée de Sois- 
sons. Phil. IX, 204; — (1214) 
se tient près du roi à Bouvi- 
nes. Ghron. 184, p. 272. — 
Barri cornes. 

Henri I***, duc de Brabant. 
comte de Louvain. — (1213) 
Msiste à l'assemblée de Sois- 
sons. Phil. IX, 203 : — épou- 
se Marie, fille de Philippe- 
Auguste. Ghron. 165 ; — est 
beau-père d'Othon, empereur 
d'Allemagne, et gendre de 
Philippe-Auguste. Phil. X. 
377, 675 ; — allié de Renaud 
de Dammartin. IX, 60; — 
ravage les frontières de Fran- 
ce. X, 377; — (1214) allié 
d'Othon. Ghron. 181; p. 266; 

— fait prévenir Philippe- Au- 
guste que la route imlt Mor- 
tagne est impraticable. Phil. 
X, 671; — prend la fuite à 
Bouvines. Ghron. 196, p. 287. 

— DiuB Brabantie, LÔvannus, 
Dux Lovanie, 

Henri U, comte de Ghampagne. 

— 11188) se croise. Rig. 56; 

— (1192) est élu roi de Jéru- 
salem. Rig. 88: — Richard 
Gœur-de-Lion lui remet le 
commandement avant de quiW 
ter la Terre sainte. Rig. 88; 
Ghron. 66; — (1197) perd sa 
mère, la comtesse Mane. Rig. 
119; — (1197) meort à Acre. 



436 



TABLE DES NOMS 



Rig. 118 ; Ghron. 90: — cité. 
Rig. 45; Phil. lU, 250. — 
Henrieus cornes Campahie, 

Henri Clément, maréchal de 
France. — (1204) assiège et 
prend Troô. Phil. Vm, 283; 
— marche contre les seigneurs 
Poitevins révoltés et les défait. 
290; — (1207) a la garde des 
places prises sur le vicomte 
de Thouars. Rig. 149; — 
(1208) hat avec Guillaume des 
Roches le vicomte de Thouars 
et Savari de Mauléon. Rig. 
151; Ghron. 145; —(1214) au 
siège de la Roche-au-Moine. 
Phil. X, 224; — meurt de 
maladie et est enseveli à Tur- 
oenay. Ghron. 180; Phil. X, 
ôbO ; — petit de corps, grand 
de cœur. Phil. WUL, 283 ; X, 
224; .— son éloge. X, 350. — 
Henrieus marescallus, 

Henri Dandoio, Doge de Venise. 
RiÇ. 139. — Dux Venetiarum, 

Henri !•', roi de France. Rig. 
38, p. 61; 39; Ghron. 11. 

Henri, duc de Limbourg. — 
(1214) allié d*Othon à Bou- 
vines: Ghron. 186, p. 266; 
Phil. X, 395: — son fils Ga- 
lerand, allié de Philippe-Au- 
guste. Ihid. ; — prend la fuite. 
Ghron. 196, p. 287. — Dux de 
Lamburo ou de Lamburc, dux 
Lemburgis. 

Henri de Lusignan. Voy. Ai- 
meri de Thouars. 

Henri de Sully, archevêque de 
Bourges. — Frère d'Eudes, 
évoque de Paris. Rig. 114; 
- (1200) meurt. Rie. 130. 

Henri Troon, abbé de Saint- 
Denis. Rig. 145, 148. — Hen- 
rieus abbas Sancti-Dyonisii. 

Henuinus cornes. Voy. Baudouin 
V, comte de Hainaut. 

Héraclius, patriarche de Jéru- 
salem. — (1185) vient à Paris; 
célèbre la messe à Notre- 
Dame. Rig. 30. — Héraclius, 
patriarcha Hierosolymitanus. 



Hérétiques. — (1183) Plusieurs 
' sont brûlés en Flandre. Rig. 

22; — Philippe-Auguste les 

fait poursuivre et brûler. 

Phil. I, 407. — Heretici, Pope- 

licani. 
Hericus. Voy. Henri. 
Herivallis. ^oy. Hérivauz. 
Hérivaux (Seine-et-Oise, arr. 
' de Pontoise, c. et comm. de 

Luzarches). — AJbbaye d'Au- 

gustins fondée par Afaurice 
e Sully. Rig. 114. — Heri- 
vallis. 

Herloin, moine de Saint-Denis. 
— proche la croisade en Bre- 
tagne et conduit un corps de 
Bretons à Acre. Rig. 120. — 
Herloinus, 

Hermann, landgrave de Thu- 
ringe. — (1211) se déclare 
pour Frédéric II. Ghron. 157, 
p. 238. — Landegravius Thu" 
ringie.^ 

Hermerie. Voy. Hermières. 

Hermières (Seine-et-Marne, arr. 
de Melun, c. de Touman, 
comm. de Favières). — Ab- 
baye de Prémontrés, fondée 
?ar Maurice de Soily. Rig. 
14. — Hermerie. 

Hérode (le roi). Phil. IV, 238; 
VI, 575. 

Hervé, comte de Léon. — Etait 
borgne : est fait prisonnier et 
enferme à Gh&teaulin par le 
vicomte du Faou ; est délivré 
par Haimon, évèqne de Léon, 
et (]!onan le Petit, duc de Bre- 
tagne. Ghron. 13; — (1219) 
en revenant de Terre sainte, 
surpris par une tempête près 
de Brindisi. Ghron. 231 ; — 
cité. Phil. m, 224. — Her- 
veus cornes Leonie, Herveus de 
Leone ou de Lionia. 

Hervé de Donzi, comte de Ne- 
vers. — (1202) devait rejoin- 
dre à Tours Arthur de Bre- 
tagne. Phil. VI, 301 ; — se 
croise contre les Albigeois. 
Ghron. 177; — (1213) assiste 



ET DES MÀTIÈIiES. 



i37 



à l'assemblée de SoissoDS. 
Phil. IX, 200 ; — aUié secret 
de Jean Sans-Terre. Chron. 
201; Phil. IX, 88; X, 95; — 
devait attaquer le pays de 
Sens et le Gàtinais. Phil. 
IX, 88 ; — dans le partage du 
royaume devait avoir Sens. 
Phil. X, 592; — poursuit les 
ennemis à Dam. Phil. IX/ 
495; — 11215) Philippe- Au- 
guste lui pardonne. Chron. 
204, p. 299; — (1218) prend 
la croix. Chron. 225; — (1222) 
allié d'Amaury de Graon con- 
tre Pierre Mauclerc, duc de 
Bretagne. Phil. XJI, 414. — 
Herveus cornes Nivernensis. 

Hesdin (Pas-de-Calais, arr. de 
Montreuil). — (1185) fournit 
des secours à Philippe d'Al- 
sace contre le roi. Phil. H, 
122. — Hedinum. 

Heudo œmes. Voy. Eon, vicomte 
de Porhoët. 

Hez (forêt de), près d'Hermès 
(Oise, arr. de Beauvais, c. de 
Noailles). Chron. 162, p. 242. 
— Poresta de Haïmes. 

Hibrea. Voy. Ivry-la-Bataiile. 

Hidace (chronique d'). Rig. 37; 
39, p. 63; Chron. 2. — Hida- 
dus. 

Hiémois (les). Phil. V, 11. — 
Oximii. 

Hiena. Voy. Huisne (1'). 

Hieronymus (sancttis). Voy. Jé- 
rôme (saint). 

Hierusalem. Voy. Jérusalem. 

Hilaire (saint). — Sa fête était 
encore célébrée le 13 janvier 
au temps de Rigord. Hig. 56. 

Hildefonsus, rex Castelle. voy. 
Alfonse III, roi de Castille. 

Hirundelle cornes. Voy. Guil- 
laume, comte d'Arundel. 

Hispania. Voy. Espagne (1'). 

Histria. Voy. Istrie (r). 

Hollande (Guillaume, comte 
de). Voy. Guillaume. 

Homère. Phil. I, 9. 

Hongrie (la). Rig. 43; — ses 



pelleteries. Phil. IX, 384. 
Voy. Bêla in, roi de —, Mar- 
guerite de France. — Avaria, 
Hungaria, 

Hongrois (les). Phil. U, 493. — 
Hungri. 

Honorius lU (Centio Savelli; 
voy. ce nom). — (1216) est 
élu pape. Chron. 220;— (1220) 
demande à Philippe-Auguste 
de lever dans son royaume 
une taxe foncière pour la 
guerre des Albigeois. Chron. 
Gont. Cott. 2; — (1220) cou- 
ronne l'empereur Frédéric II. 
7; — (1223) un chevalier de 
Segni est chargé en songe, 
par saint Denis, d'aller lui 
demander l'absolution pour 
Tàme de Philippe-Auguste. 
Phil. Xn, 716. 

Hôpital (ordre de V). — (1192) 
contribue à l'élection d'Henri 
de Champagne comme roi de 
Jérusalem. Rig. 88 ; —(1223) 
Philippe-Auguste lui lègue 
cent mille livres pour la dé- 
fense de la Terre sainte. 
Chron. Gont. Par. 8; Phil. 
XU, 655. — Prieur de V — . 
Voy. Roger de Moulins. 

Horsa, chef saxon. Phil. FV, 
464. — Horsus. 

Horstmar (Westphalie). Voy. 
Bernard de — . 

Hostemale (Bemardus de). Voy. 
Bernard de Hortsmar. 

Hostimalis, Hosiimarensis (Gi- 
rardus) (sic). Voy. Bernard 
de Horstmar. 

Hugues, fils de Robert P^*, roi 
de France. Rig. 38, p. 61. 

Huçues d'Athée. — (1213) est 
laissé par Philippe-Au^ste 
à Lille avec une garnison. 
Phil. IX, 586. — Hugo Àtfiius. 

Hugues I*»"" le Grand, duc de 
Bourgogne. Rig. 38, p. 61 ; 
Clhron. 11. 

Hugues III, duc de Bourgogne. 
— Avait plusieurs fois man- 
qué aux promesses d'obéis- 



488 



TABLE DBS N0M8 



sance qu'il avait faites à Louis 
Vn. Rig. 36 ; — (1185; assièçe 
le château de Vergy: Phi- 
lippe-Auguste Toblige a lever 
le siège. Rig. 32 ; Gnron. 31 ; 

— (1186) opprime les églises 
et les monastères qui se pied- 
gnent à Philippe - Auguste. 
Rig. 33 ; Chron. 31 ; Phii. I, 
565; — reçoit deux ou trois 
avertissements publics du roi. 
Rig. 34 ; — fortifie Châtillon- 
sur-Seine. Phil. I, 595^ 633 ; 

— Philippe- Auguste lui écrit 
pour lui ordonner de cesser 
ses rapines. 611 ; — Philippe- 
Auguste assiège Ghàtiuon- 
sur-Seine et s'en empare. 
Riff. 35; Chron. 31; Phil. I, 
640 ; — fait sa soumission au 
roi, qui lui fait rendre tout ce 
qu'il a pris aux églises. Rig. 
36; Chron. 31; Phil. I, 698; 

— (1188) se croise. Rig. 56; 

— (1190) reçoit de Philippe- 
Auguste à Messine un pré- 
sent de mille marcs. Rig. 72 ; 

— (1191) Philippe- Auguste, 
quittant la Palestine, lui laisse 
le commandement des trou- 
pes. Rig. 81 ; Chron. 62 ; Phil. 
IV, 284; — (1193) meurt à 
Acre. Rig. 79; Chron. 60; 
Phil. IV, 314; — cité. Phil. 
III, 251. — Hugodux Burgun- 
die, Allobrogum duw, Odo (er- 
reur. Phil. I, 565) dux AllO" 
brogus, Uldo dux Burgundie, 

Hugues de Boves. — Fils de 
Robert de Boves. Phil. II, 
284; — (1213) contribue au 
désastre de Dam. Chron. 170, 
p. 251 ; — allié de Renaud de 
Dammartin, avec lequel sa 
sœur avait un commerce adul- 
tère. Phil. X, 422; — dans 
le partage du rovaume devait 
avoir Beau vais. ^86 ; — avant 
Bouvines se moque de Re- 
naud de Dammartin qui dé- 
conseillait le combat. Phil. 
XI, 567 ; — - à Bouvines au- 



près de Renaud. 341 ; — pa- 
roles que lui adresse celui-ci. 
Chron. 195; — prend la fuite. 
Chron. 196; Phil. XI, 564; 

— (1215) meurt dans un nau- 
frage. Phil. U, 288. — Hugo 
de Boves, de Bobis, Hugo Bobi' 
gêna, Hugo Bobonicus, 

Hu^es le Brun, seigneur limou* 
sin. Voy. Aimeri le Brun. 

Hugues IX le Brun, de Lusi- 
gnan, comte de la Marche, 
en 1196 accompagne Richard 
Cœur - de - Lion à Aumale. 
Phil. V, 182. 

Hugues X le Brun, de Lusi- 
gnan, comte de la Marche j 
en 1202, Jean Sans-Terre lui 
enlève sa femme, Isabelle 
d'Angoulôme. Rig. 138; 
Chron. 110; Phil. VI, 90 et 
ss., 282, 393; — passe à Phi- 
lippe-Auguste, et vientàTours 
renforcer l'armée d'Artur de 
Bretagne. Rig. 138; Chron. 

- 110; Phil. VL 279;— est fait 

Prisonnier à Mirebeau. Rig. 
38; — en 1213, passe à Jean 
Sans-Terre. Phil. X, 22; — 
en 1214, figure parmi ses al- 
liés. Chron. 172; — en 1221,. 
commande les troupes en- 
vovées par Philippe- Auguste 
à Amaury de Montfort. Cnron. 
Cont. Cott. 8j — en 1224, 
Louis Vin lui promet Bor- 
deaux. Phil. Xn, 849. — HU' 
go Brunus, cornes Marchicus, 
Marchie, 

Hugues, évéque élu de Cambrai. 

— (H 99) fait prisonnier par 
Hugues d'Hamelincourt; le 
royaume est mis en interdit 
à cause de sa captivité. Rig. 
128. — Electus Cameracensis, 
Voy. Pierre de Douai. 

Hugues Capet, roi de France. 
Rig. 38, p. 61 ; Chron. U. 

Hugues, évoque de Coutances. 

— (1223) assiste aux obsèques 
de Philippe-Auguste. Chron. 



ET DES MATIÈRES. 



439 



Cont. Par. 7. — Hugo episeo- 
pus Constantiensis, 

Hugues de Ch&teaaneuf- en- 
Tnimerais. — (1203) au siège 
d'Andely. Phil. VU, 158. — 
Hugo Novi'Castri. 

Hugues de Dampierre. — (1202) 
devait rejoindre à Tours Far- 
inée d'Artur de Bretagne. 
Phil. VI, 301 . — Hugo Dom- 
nipetrita, 

Hugues de Fontaines. — (1214) 
à BouvineSy contribue à la 
prise de Renaud de Dammar- 
Un. Ghron. 196, p. 288. — 
Hugo de Fontibus, 

Hugues Foucaud, prieur de 
Saint- Denis. — (1186) est 
élu abbé. Rig. 41 ; — est 
consacré par les évêques de 
Meaux et de Senlis. Rig. 42; 
(1197) meurt. Rie. 116; — 
avait décidé Rigord à publier 
son livre. Rig., p. 5; — cité. 
Rig. 83. — Hugo abbas sancii 
Dyonisii. 

Hugues de Gournay. — (1202) 

* commandait à Gournay, lors- 
que Philippe -Auguste s'en 
empara. Rig. 138; Phii. VI, 
216. — Hugo de Gomaco, Hu^ 
go Gomacius, 

Hugues d'Hamelincourt. — 
(1188) poursuit les Anglais à 
Mantes avec Guillaume des 
Barres. Pbil. IH, 452; — 
blesse Riciiard uœur - de - 
Lion. 551 ; — au combat de 
Soindres. 581 ; — (1199) fait 

Srisonnier Hugues , évéque 
e Cambrai. Riç. 128. — ifu- 
go Alencurie, Hugo de Àlen^ 
curia, Hugo d'Àmelinoort. 

Hugues de Lusigpan. Voy. Hu- 
gues le Brun, comte de la 
Marche. 

Hugues de Malaunay. — (1214) 
dans Tannée française. Phil. 
XI, 111 ; — est renversé de 
cheval par Gautier de Ghis- 
telle, qu'il fait prisonnier. 
Ghron. 188, p. 280 ; Phil. XI, 



138; — Hugo de Malo Auneio, 
Hugo Malaunus ou Malannus 
ou Malaunites. 

Hugues, comte de la Marche. 
Voy. Hugues le Brun, de Lu- 
signan. 

Hugues de Mareuil. — (1214) 
dans Tannée française. Phil. 
X^ 465 j — à Bouvines, fait 
pnsonnier Forrand avec son 
frère Jean. Ghron. 190 ; — 
avec Gilles d'Aci. Phil. XI, 
235 ; — Hugo de Maruel, Hu- 
go Marolides. 

Hugues de Milan, abbé de Saint- 
Denis. — (1197) élu abbé. 
Rig. 116. 

Hugues, comte de Hethel. — 

(1201) dépouille les égUses; 
le roi s'apprête à le cMtier ; 
il fait sa soumission. Rig. 
137 ; Ghron. 109. — Cornes de 
Retest, 

Hugues de Thouars, frère d'Ai- 
meri VH. — (1208) est fait 
prisonnier par les Français. 
Rig. 151: Ghron. 145; Phil. 
Vm, 293. — Hugo de Thoar- 
do. 

Hugues de Vergy. — (1185) 
Hugues, duc de Bourgogne, 
veut lui enlever son château 
de Vergy; réclame Taide de 
Philippe-Auguste, qui force 
le duc à lever le sie^; fait 
hommage au roi. Rig. 32; 
Ghron. 31. — Appelé Guido 
de Vergiaeo par confusion 
avec son père. 

Huisne ( T ), rivière. Phil. X, 
236. — Hiena, 

Humber (T), rivière. Ghron. 
222, p. 311; Phil. XH, 297. 
— Humber, 

Hmnbert III de Beaujeu. — 
(1179) viole les immunités 
des églises et est châtié par 
Philippe- Auguste. Rig. 8; 
Ghron. 18; Phil. I, 457; — 

(1202) devait rejoindre à Tours 
l'armée d*Artur de Bretagne. 
Phil. VI, 301. — hnbertus 



440 



TABLE lœS NOMS 



Bellijocensis, Ymbertus de Bel' 

lojoco. 
Humfroi. chef normand. Rig. 

38, 1?. 61 ; Chron. 10. — Hum- 

fredus, 
Hungri. Voy. Hongrois (les). 
Hyberus. Voy. Ebre (1*). 
Hybor. Voy. Ibor. 
Hystria. Voy. Istrie (V). 



1 



lacoob-Aben-Iousef, roi de Ma- 
roc. — (1195) entre en Es- 
pagne et bat Alphonse III, 
roi de Gastille. Rig. 103; 
Chron. 78. — Hemaminelinus, 
Hemir-Momelin . 

Ibera poesù. — Poésie de Lu- 
cain. Voy. Lucain. 

Iberigena Ferrandus. Voy. Fer- 
rand, comte de Flandres. 

Ibor, chef franc. Rig. 38, p. 58 ; 
Chron. 3; Phil. I, 87. — ^y- 
bor. 

Ibra, Ibreia. Voy. Ivry-la-Ba- 
taille. 

Ide, comtesse de Boulogne. — 
Philippe l'avait mariée à Re- 
naud de Dammartin. Rig. 
115: Chron. 88; Phil. IV, 
583; XII, 108; — (1213) son 

• mari la donne comme otage 
à Jean Sans-Terre. Phil. IX, 
74. — Comitissa Bolonie. 

lUrda. Voy. Lérida. 

Illyrie (H- Phil. IV, 330. — H- 
lyrieum littus, 

Fmbertus. Voyez Humbert de 
Beau jeu. 

Immunités accordées aux égli- 
ses par les rois de France. 
Rig. 34. 

Incendies allumés par des cor- 
beaux en Beauvaisis. Rig. 
98; — (1194) incendie de No- 
tre-Dame de Chartres. Rig. 
98; Chron. 73; Phil. IV, 
598; — (1218) incendie à No- 
tre-Dame de Paris. Chron. 
226. 

Indeburgis. Voy. Ingcburge. 



Indre (H, rivière. Phil. VIII, 
411. — Endria. 

Ingeburge, sœur de Canut, roi 
ae Danemark. — (1193) é}K)U8e 
Philippe-Auguste à Amiens ; 
est répudiée ; reste en France 
dans un monastère et reçoit 
une pension. Rig. 92 ; Chron. 
69; — était parente de Phi> 
lippe -Auguste par Charles, 
comte de Flandre. Rig. 92; 

— (1199) au concile de Dijon 
le légat Pierre de Capoue met 
le royaume en interdit à 
cause de sa répudiation. 
Rig. 131; Chron. 103; — 
(1201) rapprochement appa- 
rent avec le roi srâce à rm- 
tervention du légat Octa-^ 
vien. Rie. 133 ; Chron. 105 ; 

— concile de Soissons, réu- 
ni par les légats, pour exa- 
miner si son mariage doit 
être annulé ; au bout de 
quinze jours. Philippe-Au- 

Î;uste remmène et prévient 
es évoques qu'il la regarde 
comme sa femme. Rig. 133 ; 

— est enfermée au château 
d'Etampes. Rig. 131; —(1213) 
rentre en grâce auprès du roi. 
Chron. 166. — Indeburgis, 
Ingeburgù, Isamburgis, 

Innocent III, pape. — (1197) 
succède à Célestin m ; s'ap- 
pelait Lothaire. Rig. 119; 
Chron. 91 ; — était élève de 
Pierre de Corbeil. Rig. 130; 

— (1197) est hostile à Téleo- 
tion de Philippe de Souabe à 
Tempire ; excommunie ses 
partisans et se déclare pour 
Othon de Saxe. Rig. 117; — 
(1198) envoie son légat, Pierre 
de Capoue, pour rétablir la 
paix entre les rois^e France 
et d'Angleterre. Rig. 125; 
Chron. 95; — (1199) Phi- 
lippe-Auguste lui envoie des 
ambassaoeurs pour demander 

la levée de l'interdit mis sur ^ 
le royaume par le légat Pierre 



ET DES MATIÈRES. 



U1 



de Gapoue. Chron. 103 ; — 
( 120i ) lé^time les enfants 
d'Agnès de Méranie. Rig. 
136; Ghron. 108; — (1203) 
envoie en France Tabbé de 
Casamarii pour rétablir la 
paix entre Philippe-Auguste 
et Jean Sans-Terre ; n'y peut 

Parvenir. Rig. 140; Ghron. 
19; — (1208) soutient Othon 
dans ses efforts pour arriver 
à Tempire. Rig. 152; Chron. 
146 ; — (1208) envoie comme 
légat en France Gales, cardi- 
nal de Sainte-Marie in por" 
ticu. Rig. 153; Ghron. 147; 
— avertit le comte de Tou- 
louse de ne pas favoriser les 
Albigeois. Phil. Vm, 509; — 
(1208) proclame la croisade 
contre les Albigeois et ex- 
horte Philippe- Auguste à y 
prendre part. Rig. 154; Phil. 

VIII, 515- — (1210) couronne 
Othon à Rome. Ghron. 157, 
p. 236; — s'oppose aux em- 
piétements d Othon sur le 
clergé. Phil. X, 605; — 
Othon lui enlève différentes 
places autour de Rome. PhiL 
X, 632 ; — (1210) excommu- 
nie et dépose Othon et en- 
gage Frédéric II às'emparer de 
rempire. Ghron. 157, p. 238; 
Phil. X, 640; — (1212) n'ose 
confirmer l'élection de Fré- 
déric, mais le reçoit à Rome 
avec honneur. Chron. 158, 
p. 239; — (1212) donne tort 
aux évéques d'Orléans et 
d'Auxerredans leur différend 
avec Philippe • Auguste. 
Ghron. 151; — (1215) Jean 
Sans-Terre met son rovaume 
sous sa suzeraineté. Chron. 
214; Chron. Gont. Par. 3; 
Phil. IX, 322; — envoie en 
Angleterre son légat Pandol- 
phe pour recevoir l'hommage 
de Jean Sans -Terre. PhiL 

IX, 333 ; — relève Jean Sans- 
Terre de rexcommaoieatioo* 



346 ; — réunit un concile au 
Latran. Ghron. 216; Ghron. 
Gont. Par. 2; — excommu- 
nie les barons anglais révol- 
tés. Ghron. 216; — (1216) 
envoie en France son légat. 
Gales, pour empêcher le prin- 
ce Louis de passer en Angle- 
terre. Ghron. 217 ; — excom- 
munie le prince Louis. Ibid.; 
— excommunie Philippe- 
Auguste comme complice de 
son fils et écrit à ce sujet à 
Tarchevêque de Sens. Ghron. 
218 ; — prononce à Rome un 
sermon dans lequel il renou- 
velle ses excommunications. 
Ghron. 219; — confère le 
comté de Toulouse à Simon 
de Montfort. Ghron. Gont. 
Par. 4 : — tombe malade et 
meurt à Pérouse. Ghron. 220; 
Chron. Gont. Par. 2 ; — son 
éloffe. Ghron. Gont. Par. 2. 

Inondations. — En mars 1196. 
Rig. 109 ; Chron. 83 ; — en 
décembre 1206. Rig. 148; 
€hron. 140; — en avril et 
mai 1219. Ghron. 232 ; — en 
février 1220. Ghron. 235. 

Jnsula. Yoy. Lille. 

Insula Andehad, Voy. Andely 
(ril6 d'). 

Iruula Bona, Vov. Lillebonne. 

Jnêulani. Voy. ulle (les gens 
de). 

Interdit — (1199) prononcé 
par le légat Pierre de Gapoue 
contre la France à cause de 
l'arrestation de Ilufpies. évA- 
que de Cambrai. Rig. 128 ; — 
(1200) prononcé par le même 
au sujet d'Agnès de Méranie. 
Rig. 131 ; Ghron. 103. 

Amwî pontm. Voy. Mer Io- 
nienne. 

Ipra. Voy. Ypres. 

Liaac l'Ange, empereur de (Jons* 
untinople. Hig. 72, 139. — 
Conrezcic. 

Isabelle d'Angoulême. — Fian- 
cée à Hogueii X de Lu»ignari, 



448 



TABLE DC8 NOMS 



dit le Brun, comte de la 
Marche, est enlevée par Jean 
Sans-Terre. Rig. 13», p. 453; 
Chron. liO; Phil. VI, 90; — 
était petite-fille de Pierre de 
Courtenai. Phil. VI, 93. — 
Filia comitis Engolismensis. 

Isabelle de Hainaut. Voy. Eli- 
sabeth de Hainaut. 

Isabelle, fille d'Amaurv I«', roi 
de Jémsalem. Rig. 88. 

Isangrins (les). — Race belli- 
queuse. Phil. IX, 360; — 
(1185) aident Philippe d'Al- 
sace, comte de Flandre, con- 
tre le roi. Phil. II, 125; — 
(1213) aident au désastre de 
Dam. Chron. 170 ; Phil. IX, 
442; — (1214) envoient des 
renforts à Ferrand. Phil. X, 
440. — Isangrini, Ysangrini, 

Isara, Voy. Isère (P), Oise (1*). 

Isère (1*), rivière. Phil. IV, 
301. — Isara, 

Issoudun (Indre). — Ëloge da 

Êays; son blé; son vin. Phil. 
[, 535 ; — (1187) est pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 57; 
Chron. 38; Phil. H, 534; — 
Philippe- Auguste garde cette 
ville comme gage oe la paix. 
Phil. n, 629^; — (1189) est 
cédé à Philippe-Auguste par 
le roi d'Angleterre. Rig. 67; 
Chron. 49; — (1195) est pris 
par Mercadier. Rig. 104: 
Chron. 79; — (1195) Phi- 
lippe-Auguste y réunit son 
armée. Rig. 107; Chron. 82. 

— Eisoldunum, Essoldunum, 
Ursellodunum, Uxsellodunum, 

— Voy. Raoul d' — , comte 
d'Eu. 

Istrie (1'). Rig. 88, 112. — His- 

tria, Hystria, 
Italie (F). Rig. 38, p. 57 : Chron. 

5- Phil. IV 19. 
Iveline (f()rôt'd').*Phil. 1,482. 

— Aquilina SUva, 

Ivry- la -Bataille (Eure, arr. 
d'Bvreux). — ('1188) Henri H 
s'y retire. Chron. 45; — 



(1191) Philippe-Auguste s*en 
empare pendant la captivité 
de Richard Gœor-de-Lion. 
Phil. IV, 412: — citée. Phil. 
m, 355. — Hibrea, Ibra, 
Ibreia. 



J. de Chartres, chevecier de 
Saint-Denis. Rig. 64. 

Jacques d'Avesnes. — (1188) 
prend la croix. Rig. 56; — 
était déjà à Acre lors de Tar- 
hvée de Philippe -Auguste. 
Phil. rv, 169; — meurt en 
Palestine. 315. — Jacobus de 
Avennis, Jacobus Avennas. 

Jacques, chevalier de Segni. — 
(1223) étant malade, vit en 
songe saint Denis, qui le 
chargea d'aller demander au 
pape l'absolution pour Tàme 
de Philippe-Auguste. Phil. 
XII, 719. 

Jacques, évolue de Soissons. — 
(1223) assiste aux obsèques 
de Philippe-Auguste. Chron. 
Cont. Par. 7. 

JafiTa. — (1191) prise par Ri- 
chard Cœur-de-Lion. Phil. 
IV, 242 ; — perdue par lui. 
305 ; — citée. 384. — Joppe. 

Janua, Voy. Crénes. 

Jean, comte de Beaumont^sur- 
Oise. — (1188) prend la croix. 
Rig. 56; —(1214) dans l'ar- 
mée française. Phil. X, 470 ; 

— à Bouvinee, à l'aile droite. 
Chron. 186, p. 276 ; Phil. XI, 
53 ; — ses exploits à Bouvi- 
nes. Chron. 188, p. 279; Phil. 
XI, 113. — Jonannes cornes 
Bellimontis, Bellimontensis 
cornes, 

Jean de Braisne, comte de Ma- 
çon, fils de Robert de Dreux. 
(1213) assiste à rassemblée 
de Soissons. Phil. IX, 208; 

— cité. Phil. IX, 96. — Jo- 
hannes de Brena, Rc^rtigena. 

Jean de Brienne, roi de Jéni- 



ET DES MATIÈRES. 



443 



salem. — (1222) ses dissenti- 
ments en Terre 'sainte avec 
le légat Pelage. Ghron. Gont. 
Cott. 40; — (1223) est à Pa- 
ris lors de la mort de Phi- 
lippe-Auguste, phii. xn, 
543 ; — assiste à ses obsèques. 
Ghron. Gont. Par. 7; Phil. 
Xn, 644 ;--Philippe-Auguste 
lui lègue cent mille tivres 
pour la défense de la Terre 
sainte. Ghron. Gont. Par. 8 ; 
Phil. XII, 655. — Johannes 
rex Àcharon, Johannes rex 
Hierosolimitanus, 

Jean de Ghandelie, chancelier 
de Notre-Dame de Paris. 
Ghron. 174. — Johannes de 
Gandela. 

Jean, iils d'Henri Giément. 
Ghron. 180. 

Jean do Goudun. — (1214) à 
Bouvines, renverse Renaud 
de Dammartin. Ghron. 196, 
p. 288; Phil. XI, 677. —Jo- 
hannes de Conduno, Johannes 
Condunita. 

Jean le Latimier. — (1203) pour- 
suit avec Gaubert de Mantes 
la flotte anglaise fuyant d'An- 
dely. Phil. vn, 330;— (1213) 
sur la flotte française à Dam. 
Phil. IX, 295. — Cuique La- 
iinatrix dat nomen lingua 
Johannes f Latinator. 

Jean, comte de Leicester. Voy. 
Robert, comte de Leicester. 

Jean de Mareuil. — (1214) dans 
l'armée française. Phil. X, 
465; — avec son frère Hu- 
gues, fait prisonnier Ferrand 
a Bouvines. Ghron. 190. (La 
Phil. XI, 235, dit que Fer- 
rand fut pris par Hugues de 
Mareuil et Gilles d'Aci.) — 
Johannes Marolides, Johannes 
de Maruel. 

Jean de Nesle. — (1214) à Bou- 
vines se conduit lâchement. 
Ghron. 196, p. 288 ; — fait 
prisonnier Guillaume Lon- 
gue>£pée, que Philippe de 



Dreux avait renversé. Phil. 
XI, 547 ; — frère Guérin lui 
confie la ^rde de Renaud de 
Dammartm. 716. — Johannes 
de Nigella, Johannes Nigel- 
lensis. 

Jean Painel et son frère Foul- 
ques. Phil. m, 223. — Paga- 
nelli. 

Jean de Rouvrai. — (1214) dans 
l'armée française. Phil. X, 
495 ; — à Bouvines, aux cô- 
tés de Philippe • Auguste. 
Ghron. 184, p. 272; — veut 
faire prisonmer Renaud de 
Dammartin. Ghron. 1% , 
p. 288 ; — Renaud se rend à 
fui. Phil. XI, 683. — Johan- 
nes de Roboreto, Johannes Ao- 
boreus, Johannes nomen ha- 
bens a robore. 

Jean, prieur de Saint-Denis. — 
(1196) est élu abbé de Gorbie. 
Rig. 110. 

Jean de Saint-Paul, cardinal, 
légat avec Octavien en 1204. 
Rig. 133. 

Jean Sans-Terre, roi d'Angle- 
terre. -— Son surnom lui 
avait été donné par son père. 
Phil. VI, 591 ; 

— (1187) emporte le bras de la 
Vierge brisé par un cottereau 
à Ghâteauroux. Rig. 52 ; 

— (1189) en guerre contre son 
père. Phil. in, 742; 

— (1192) ravage les états de 
Richard (Uœur-de-Lion pen- 
dant sa captivité. Phil. IV, 
408 ; — au retour de Richard, 
vient en France. Phil. IV, 
428; 

— (1194) feint de s*allier avec 
Philippe- Auguste. Rig. 94 j 
Ghron. 72; — le roi lui 
donne Ëvreux en garde. 
Phil. rv, 445; — massacre 
par trahison la garnison d'E- 
vreux. Ghron. 72; Phil. IV, 
449; — se retire en Angle- 
terre. Phil. IV, 471 ; — as- 
siège le Vaudreuil, est forcé 



444 



TABLE DES NOMS 



par Philippe - Au^ste à en 
lever le siège. Rig. 100; 
Chron. 74; Phil. V, 1; 

- (1199) est chassé du Mans 
par Artur de Bretagne. Chron. 
401 ; — succède à Richard 
Gœur-de-Lion au détriment 
d* Artur. Phil. V, 621: VI, 
14 : — est couronné roi. Cnron. 
101 ; — à Cantorbéry le jour 
de l'Ascension. Rig. 126; — 
conclut une trôve avec Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 129; 
Chron. 102; Phil. VI, 16; 

- (1200) conclut la paix avec 
Philippe-Auguste entre Ver- 
non et Andely. Rig. 132 ; — 
fait épouser au prince Louis 
sa nièce Blanche de Castille. 
Rig. 132 ; Chron. 104 ; Phil. 
VI, 25; — à cette occa- 
sion abandonne à Louis toutes 
les terres dont Philippe- Au - 

fuste s'était emparé. Rig. 
32; 
• (1201) vient en France, est 
reçu magnifiquement et com- 
ble de présents par le roi. 
Rig. 135; Chron. 107; 

- (1202) enlève Isabelle d'An- 
goulême, femme de Hugues le 
Brun, comte de la Marche; 
l'épouse et dépouille de leurs 
biens plusieurs seigneurs 

Îoitevins. Rig. 138; Chron. 
10; Phil. VI, 90; — Phi- 
lippe-Auguste lui écrit à ce 
sujet; Jean demande à se ius- 
tiner devant ses pairs. Phil. 
VI^ 105; — cite une pre- 
mière fois, fait défaut. Rig. 
138; Phil. VI, 135; — Phi- 
lippe-Aucuste le cite à nou- 
veau; il aemande des délais. 
Phil. VI, 147; — cité une 
troisième fois, promet de 
comparaître et de remettre 
en gage Boutavant et Tilliè- 
res. Chron. 110; Phil. VI, 
176: — fait défaut et refuse 
de livrer ces places. Chron. 
110; Phil. VI, 194; — Phi- 



lippe-Auguste lui déclare la 
guerre et lui enlève plusieurs 

Î laces en ' Normandie. Rig. 
38; Chron. 112; Phil. VI, 
204; — Artur de Bretajpae 
assiège sa mère dans Mire- 
beau; il vient à son secours. 
Chron. 113; Phil. VI, 320, 
384 ; — avant le comblât jure 
à Guillaume des Roches qu'il 
n'emmènera pas Artur au 
delà de la Loire. Phil. VI, 
422 ; — fait prisonnier Artur 
devant Mirebeau. Rig. 138; 
Chron. 113; PhiL VI, 434; 

— viole son serment ; Guil- 
laume des Roches et autres 
le quittent. Phil. VI, 452; — 
emprisonne Arthur à Falaise; 
fait mourir de faim les autres 
prisonniers. Phil. VI, 455; 
reprend Tours. Rig. 138; 
Chron. 114; — tire oes trou- 
pes de Normandie. Phil. VI, 
339; 

— (1202) Innocent III cherche 
vainement à rét&blir la paix 
entre lui et Philippe- Augus- 
te. Rig. 140; Chron- 119 : — 
assiège Alençon et Brezolles ; 
Philippe- Auguste lui en fait 
lever le siège. Chron. 117, 
118 ; Phil. V. 30 ; — retenait 
en prison Aliénor de Breta- 
gne. Phil. VI, 333 ; — et son 
frère Artur. Chron. 120; — 
prend I>ol et Fougères et fait 
massacrer les prisonniers. 
Chron. 120; Phil. VI, 343; 

— ravage la Bretagne jus- 
qu'à Rennes. Phil. Vl, 345; 
veut faire assassiner Artur à 
Falaise; ses gardes s'y refu- 
sant, il le fait transférer à 
Rouen. 471 ; — veut le faire 
assassiner à Rouen par Guil- 
laume de Briouse, qui refuse. 
478 ; — se retire aux Mouli- 
neaux pendant trois jours. 
493 ; — vient chercher Artur 
dans une barqrue et le tue de 
sa main. 55z; — assassin 



ET DES MATIÈRES. 



445 



d'Artur. Chron. 171, 200: — 
Philippe-Auguste lui déclare 
la guerre pour venger la mort 
d'Artur. Phil. VH, 13; — 
fait attaquer de nuit le camp 
de Philippe-Auguste devant 
Andely. Chron. 123; Phil. 
Vn, 144; 

— (1204) après la i)rise du Ghâ^ 
teaa-Gaiilard, fait raser plu- 
sieurs places en Normandie. 
Phil. vn, 818; — est chassé 
de tout le Vexin. Phil. VII, 
Cat,; — quitte la Normandie 
et retourne en Angleterre. 
Chron. 132; Phil. VII, 830; 

— (1205) avait confié au rou- 
tier Lou Pescaire hi garde de 
Falaise. Phil. VIU, 17; — 
avait fait fortifier le Mont 
Saint-Michel. 114 ; 

— (1206) débaroue à La Ro- 
chelle et envanit TAniou et 
La Bretagne. Rig. 147; tihron. 
138; Phil. VIÛ, 435; — à 
l'arrivée de Phihppe-Augus- 
te fait semblant ae vouloir 
conclure la paix, s'échappe 
et se rembarque. Chron. 1^9; 
— conclut une trôve et re- 
tourne en Angleterre. Rig. 
147 ; — est force à se rem- 
barquer par Philippe -Au- 
guste. Phil. Vni, 441 ; 

— (1208) recette de ne pouvoir 
secourir les Albigeois. Phil. 
VIII, Cat.; — leur envoie des 
renforte. Phil. VHI, 864; — 
opprime le clergé en Angle- 
terre. 884 ; IX, 1 ; — rerase 
de reconnaître Etienne Lang- 
ton comme archevêque ae 
Cantorbery et est excommu- 
nié. C!hron. 163; 

— (1211) Renaud de Dammar- 
tin a des intelligences avec 
lui. Chron. 162; Phil. IX, 

— (1212i Renaud va en Angle- 
terre et lui propose ^liaAoe 
contre Ptiilippe- Auguste ; il 
accepte. Phil. IX, 30; — 



plan de campagne contre la 
France. 81; — reçoit la foi 
de Renaud, dlhron. 164 ; Phil. 
IX, Cat.; -r jure de tuer 
Philippe- Auguste. Phil. IX, 
101; 

— (1213) Ferrand, comte de 
Flandre, a des intelligences 
avec lui. Chron. 165; — Phi- 
lippe-Auguste se prépare à 
marcher contre lui et ses com- 
plices. Phil. IX, 4;— à l'as- 
semblée de Soissons, Philip- 
pe-Auguste expose son projet 
d'envanir l'Angleterre. Phil. 

IX, 166 ; — se réconcilie avec 
le clergé; reconnaît la suze- 
raineté du pape. Chron. 171 ; 
Phil. IX, 322; — fait hom- 
mage au pape entre les mains 
du légat Pandolphe. 333 ; — 
donne satisfaction au clergé ; 
est relevé de l'excommunica- 
tion. 346^ 545; — fait des 
présents a la comtesse de 
Flandre. 408; décide Guil- 
laume, comte de Hollande, à 
se déclarer contre Philippe- 
Auguste. 614; 

— (1214) débarque à La Ro- 
chelle, s'allie aux Poitevins, 
prend Angers et plusieurs 
places. Chron. 172: Phil. 

X, 9; — assiège Nantes; 
est mis en fuite par le duc 
Pierre; fait prisonnier le 
jeune Robert de Dreox. 
Chron- 172; Phil. X, 26; — 
Hervé, comte de Nevers, s'al- 
lie avec lui. Phil. X, 95; 
— retient encore prisonnière 
Aliéner de Bretagne. Chron. 
173; — fortifie Angers. Chron. 
478, p. 266 ; Phil. X, 71 ; — 
à l'arrivée des troupes fran- 
^uses, s'enfuit vers Bordeaux. 
Phil. X, 111 ; — revient en 
Poitou, ravage le pays jus- 
qu'à Craon. 139 ; — assiège 
UL Roche-au-Moine. Chron. 
178 ; Phil. X, 144 ; — menace 
les assiégés de la potence. 



446 



TABLB DES NOMS 



Phil. X, 193 ; — son chape- 
lain est tué. Ghron. ivS, 
p. 262; Phil. X, 280;^ — le 
prince Louis lui enjoint de 
lever le siège; il refuse. Phil. 
X, 216 ; — engage la bataille, 
s'enfuit. Phil. X, 259; — 
lève le siège et perd ses ba- 
ffages. Ghron. 179, p. 263; 
Ghron. Gont. Par. 1; — son 
camp pillé par les Français. 
Phil. X, 299; — est pour- 
suivi par Louis au delà de la 
Loire. 314 ; » pousse Othon 
à attaquer Philippe-Auffuste 
et lui envoie des renforts. 
Ghron. 181, p. 266; — re- 
vient en Poitou, conclut une 
trêve de cinq ans. Ghron. 204, 
p. 298; 

*- (1215) échange Robert de 
Dreux, le jeune, contre Guil- 
laume Longue-Épée. Phil. 
XJI, 144; — se croise; les 
barons anglais le forcent 
à confirmer leurs libertés. 
Ghron. 211; — fait propo- 
ser à Philippe -Auguste de 
lui racheter les terres dont 
celui-ci s'est emparé. Ghron. 
212; — les barons anglais se 
révoltent contre lui et appel- 
lent Louis Vin. Ghron. 214, 
p. 304 ; Ghron. Gont. Par. 3 ; 
Phil. Xn, 294; — assiège 
et prend Kochester. Ghron. 
215* 

<- (1216) attendait Louis Vm 
sur le rivaffê avec une armée; 
prend la fuite. Ghron. 221 ; 
— se retire au delà de l'Hum- 
ber. Ghron. 222, p. 311 ; Phil. 
XII, 294 ; — meurt. Ghron. 
222, p. 312; Ghron. Gont. 
Par. 3; Phil. XII, 306. — 
Johannes cognominé Sine- 
Terra. 

Jean, archevêque de Tours. — 
(1223) assiste aux obsèques de 
Philippe- Auguste. Phil. XH, 
668. 

Jean, archevêque de Trêves. — 



(1211) se déclare pour Frédé- 
ric IL Ghron. 157, p. 238. — 
Treverensis areMepisoopus. 

Jean, père de Jean U, comte 
de Vendôme, appelé par er- 
reur comte de Vendôme, 
meurt en Palestine. Phil. IV, 
310. — Vindocinensù cornes, 

Jean m, comte de Vendôme. 

— (1213) assiste à l'assemblée 
de Soissons. Phil. IX, 205. 

— Vindocini cornes. 
Jeanne d'Angleterre, sœur de 

Richard Gœur-de-Lion. — 
avait épousé Guillaume n, 
roi de Sicile. Rig. 72; Phil. 
IV, 74. 

Jeanne de France, fille de Phi- 
lippe-Auguste et d'Agnès de 
Méranie. — (1201) est légiti- 
mée par Innocent III. Rig. 
136; Ghron. 108. 

Jeanne, comtesse de Flandre. 

— (1213) reçoit des présents 
de Jean Sans-Terre. Phil. IX, 
408. 

Jebus. Voy. Jérusalem. 

Jérôme (saint). Ghron. 4. — 
Sanctus Hieronf/mus. 

Jérusalem. — Détruite nar Ti- 
tus et Vespasien. Phil. XIÏ, 
202; — (1187) prise par Bala- 
din. Rig. 53; Ghron. 36, 39; 
Phil. in, 8; — citée. Rig. 
65; Phil. IV, 362 ; XH, 646. 

— Helya, Hierusalem, Jebus, 
Jérusalem, Solyma. — Rois 
de — . Voy. Gui de Lnsignan, 
Henri II, comte de Ghampa- 
gne, Jean de Brienne. — Pa- 
triarches de — . Voy. Héra- 
clius, Michel de Gorbeil, 
Raoul. 

Jésus-Ghrist. — Gheveuz de — 
enfant; lange de — : manteau 
de pourpre de — . Kig. 145. 
Voy. Glou (le saint), Couron- 
ne d'épines (la sainte), Groix 
(la vraie). 

Joannice, roi des Bulgares. — 
Tue BÎaudonin de Flandre, 
empereur de Gonstantinople. 



Wt DES MATIÈRES. 



U? 



Phil. IX, 258. — Thracum 
dux. 

Joinville (Guillaume de), arche- 
TÔque ae ReimB. Voy. Guil- 
laume. 

Jois, Voy. Jouy-Mauvoisin. 

Jonathas. Phil. III, 460. 

Jongleurs (les). — Fréquentent 
les palais des princes, dont 
ils reçoivent les vôtements 
hors d usaçe. Rig. 48. 

Jappe. Voy. Jaffa. 

Josselin, gardien de la tour de 
Mantes. — (1196) est assassi- 
né par les prisonniers anglais 
auil garde. Phil. V, 20. — 
ùascôlinus. 

Joordain, arbalétrier. — (1203) 
au siège d'Andely. PhU. VU, 
263. — Jordanui. 

Jourdain, évéque de Lisieux. 
— 8e croise contre les Alhi- 
geois. Ghron. 177, p. 258. 

Jeu j-Mau voisin (Seine-et-Oise, 
arr. de Mantes, c. de Bonniè- 
res). — (1188) est brûlé par 
Henri n. Phil. O, 300. — 
Jois. 

Jmehellus de Mediana. Voy. Jn- 
hel de Mayenne. 

Judas. PhU. VI 575. 

/niet. Voy. Juiu (les). 

Jvbel de Mayenne. ^ ii209) re- 

rid aux 'Anglais lechàtetn 
Gnarplic avec Taide de 
Philippe - Auguste. Qiron. 
150: — (1214; reste ûdêle an 
iuL Qiron. 201. — JuckeUut 
de Medùma. 
Joifs \ieskt. — Soumis par Ves- 
pasien. Phil. XL, 5*«; — ex- 
Boifiéë de France par Da^o- 
Lert. Hifi. Vd ; — leurs sma- 

rrues bbuë Louis VIL Phil. 
3Î^1; — .!180> Philippe- 
Auiruf^te les dépouille de 
leuh meuble», Hi^. € ; — et 
dt)dare nulles les dettes odsh 
traciéeë vuy*n% eux. Ri|E. t2; 
Ghron. 22: Phil. L ri; — 
recevaient en nae les oifCU 
du cnhe. Hifi. il, t4: _ im- 



molaient un enfant tous les 
ans. Ghron. 17; — (avril 
1182) reçoivent l'ordre de 
quitter la France avant trois 
mois ; essayent de gagner les 
seigneurs de la cour. Rig. 
15; Ghron. 23;— (juillet) sont 
expulsés. Rig. 16; Ghron. 23 ; 
Phil. I, 371 ; — crucifient à 
Brie-Gom te -Robert un chré- 
tien que leur« livré Agnès de 
Baudement; Philippe • Au- 
guste en tait brûler quatre- 
vingU. Rig. 84; Ghron. 63; 
Phfl. I, 7S:.-(1197?) sont 
rappelés en France par Phi- 
lippe • Auffuste. Rig. 122; 
Gnron, 93: — astrologues 
juifs. Rig. 49, — Judei. Voy. 
Synagogues. 

Jales Gesar. Voy. César. 

Julius. Voy. a 



KaiuSy sénéchal du roi Artor. 
— Fondateur de Chioon. 
Ghron. 179, p. 263; Phil. 
VIU, 381: — fondateur de 
Gaen. Phil. VUI, 29;— duc 
de Neustrie et comte d'Ao« 
km. 384. 

K0la, Voy. CbellM. 

iûmuiut, rem jHinarum oa Ifa^ 
eorum, Voy, Canot VI^ roi 
de Danemark. 

KmrU. Voy. Carolingiens (lesi. 

Kârkitààe (la)^ poème en Thon- 
oaor de pMrre Chariot Phil. 
Mufhc. ffï; — fut compoaée 
Deodaut que Guillaume le 
kreton tmvaiilait à la Phi- 
lûipide. Phil. XIL, fis. ^ 

MsrMus. X'qj. Ptem Cikariot. 
isrmff0uUt. Voy. GcMDnftêgtte. 
KmfUié^, isntlideê. Voy. Phi- 

li^pe-Âuf^uate. 
EsruLi iueus. \ny, C3btaalif . 
EmntU ^Msia. Vo>'. Craix^dkaf' 



kiiy.ne (k). 
mut. Voy. GiiinoD. 



Êmk. 



448 



TABLE DES NOMS 



Ladinanno {Gauflridtu de), Voy. 
Geoffroi de Lusignan. 

Laines teintes d'Ypres. Phil. 
n,92. 

Lamourc ou Lamburo (dux de), 
Voy. Henri, duc de Lim- 
bourg. 

Landit ^oire du). Ghron. Gont. 
Gott. 9. — Endietum. 

Landula, lieu du voisinage de 
Mantes. — (1188) brûle par 
Henri n. Phil. m, 301. 

Langres (Haute-Marne). Phil. 
X, 515. — Lingones. 

Laon (Aisne). Phil. IX, 149.— 
Laudunum. — Evoques de 
— . Voy. Anseau, Ronert. 

Lascy (Roger de). Voy. Roger. 

Latimier (Jean le). Voy. Jean. 

Latinator (Johannes), Voy. Jean 
le Latimier. 

Latinus. Rig. 38, p. 57. 

Latran (concile général de) en 
1215. Ghron. 216; Ghron. 
Gont. Par, 2. 

Lauda, Voy. Lodi. 

Laudunum, Voy. Laon, Lou- 
dun. 

Lavinie. Ris;. 38, p. 57. 

Lebrosum, Voy. Levroux. 

Lecestrie(Guillelmus cornes), Voy. 
Robert, comte de Leicester. 

Lc^ts du saint-siège. Voy. 
Conrad, évoque de Porto; 
Gales, cardinal de Saint-Ma- 
rie in Porticu; Guillaume 
aux Blanches-Mains; Henri, 
cardinal, évèque d*Albano; 
Jean de Saint-Paul; Melior; 
Octavien, cardinal, évèque 
d'Ostie et Velletri; Pandol- 
phe; Pelage; Pierre de Ga- 
poue; Robert de (]k)rcon. 

Lé^r (saint). — A donné son 
nom à la forêt dlveline. Phil. 
I, 483 ; — Vie de saint Léger ; 
— citée. Ghron. 9. — Sanctus 
Leodegarius, 

Leqionia. Vov. Léon (Saint- 
Pol de). ' 



Leicester (comtes de). Voy. Guil- 
laume, Robert. 

Leicestrie (Guillelmus ou Johan- 
nes cornes). Voy. Robert, 
comte de Leicester. 

Léman (lac). Phil. X, 519. — 
Lemanus, 

Lemburgis dux. Voy. Henri, 
duc de Limbourg. 

Lemomca civitas, Lemovice. Voy. 
Limoges. 

Lencium. Vox. Lens. 

Lens (Pas-de-Galais. arr. de Bé- 
thune). — (1199) PhiUppe, 
comte de Namur, y est rait 
prisonnier par les fVancais. 
Rig. 128; dhron. 100; Phil. 
V, 344. — Lencium, Lentium, 
Lensica confinia, 

Lensica confinia, Voy. Lens. 

Lentium, Voy. Lens. 

Leodegarius (s,anctus). Voy. Lé- 
ger (saint). 

Leodicensis (episcopus), Voy. Al- 
bert, évoque de Lièse. 

Léon IX, pape. Rig. 39, p. 62; 
Ghron. 11. 

Léon (Saint-Pol de) (Finistère, 
arr. de Morlaix). — Des pro- 
diges sV produisent fréquem- 
ment. Ghron. 97; — (1222) 
les habitants (Leonenses) se 
révoltent contre Pierre Mau- 
clerc, duc de Bretagne. Ghron. 
Gont. Gott. 11; Phil. XH, 
408; — se soumettent. Phil. 
Xn, 444 ; — citée. Phil. Vni, 
399 ; — Guillaume le Breton 
était chanoine de Léon. Ghron. 
174. — Léo, Leonia, Leoniea 
terra, Legionia, Lionia^patria 
ou fines Ocismorum. — Ëvôque 
de — .Voy. Haimon. — Gomtes 
de — . Voy. Hervé, Gniomar. 

Leone (Herveus de). Voy. Hervé, 
comte de Léon. 

Leonensis episcopus. Voy. Hai- 
mon, évèque de Léon. 

Leonenses, Voy. Léon (Saint- 
Pol de). 

Leonia, Leoniea terra, Voy. 
Léon (Saint-Pol de). 



ET DES MATIÈRES. 



UO 



EjHmwm eastrum. Voy. Lyons- 
k-For6t. . 

Léopold Y, duc d'Aatriche. — 
Bit offensé par Richard Gœar- 
de-Lion à Acre. Rig. 82; Pbil. 
IV, 335 ; — l'arrête à son re- 
tour de Palestine. Rig. 88; 
Chron. 66; Phil. IV, 335; — 
le lÎTre à Mayence à Tempe- 
tmr Henri. Phil. IV, 377. — 
Umpoldus dux Àustrie, Àus" 
trieus dux. 

Léopold VI, dac d'Autriche. — 
(1211) se déclare pour Fré- 
déric n. Chron. 157, p. 238. 

— IhiS Austrie. 

Lépeux (les). — (1183) Pbi- 
uppe-Auguste rachète à ceux 
de iWis les foires de Saint- 
Lazare. Rig. 20; Chron. 25; 

— août exemptés de la dime 
niadine. Rig. 59. 

Lérida, ville d'Espagne. Phil. 
Vn, 563- — Ilerda. 

Umâ. Voy. TouL 

Unnrium. Voy. Lerroox. 

Lerronx (Indr^, arr. de Cbi- 
teanioux). — (1188) pris par 
Plûiîppe- Auguste. Kig. 60, 
61; Quon. 43; Phil. m, 43; 
— on torrent dé£66ché ae rem- 
lUt miracn lentement pour 
iéaaltuii Tarmée de Philiope- 
Aaguste qui raitâégg. Big. 
«; Chron 43; Phii. III, 4o; 

— est donné par Philippe- 
Aonste à Louis, fils du comte 
ée Blois. Rig. 61. — Leéro- 
mm, Leurtavum. 

L VoT- Lieuvin (le). 
i. Voy. Lisieux* 
' eûmes ). Voy. Gtiil- 
knme, Robert, comtes de 



(5 amnis. Voy. Loir (le). 
L Voy. Lys (iaj. 
lÊêomtricus (joitannes oomes). 
VoT. Roiien. comte de Lei- 



(évéque de). Voy. Albert 
làmwîn 'le;. — Mares du — . 
V, 6. - 



Uffer. Voy. Loire (la). 

Ligurie. Phil. IV, 297. — Liçu- 
ri a, 

Lille (Nord). — (1184) fournit 
des secours au comte de Flan- 
dre contre le roi. Phil, IL 
108 ; — (1213) se rend à Phi- 
lippe-Auguste, qui y laisse 
Hugues d'Athée a^ec des 
troupes. Qiron. 170; Phil. 
IX, 584; — se révolte et 
ouvre ses portes à Perrand. 
Cairon. m; Phil. IX, 618; 
— est prise d'assaut par le 
roi et incendiée. Chron. 170 ; 
Phil. II, 115 ; IX, 631 ; — 
(1214) envoie des renforta à 
Ferrand. Phil. X, 439; - 
Philippe-Auguste ry rendait 
lonqu^il fut rejoint par Othon 
an pont de Doovines. Chron. 
182; — ses draps. Phil. Il, 
112. — Insula. 

lillebonne ( Seine - Inférieure, 
arr. du Havre). — (1211) Phi- 
lippe-Auguste l'enlève à He- 
naod de Dammartin. Chron. 
162, p. 243. ^ Insula Bona. 

LhmaÙuttius, gouverneur musul- 
mao d'Acre. Rig. 81-82. 

limbourg (Henri, due de). Voy. 
HeorL 

Timogei (Hante- Vieoiie), Rig. 
126. -* UmaviM eMiOM, — 
Vicomtes de ^. Voy. Adé* 
mar. Oui V. 

UrnsfUdm, dus Àus$rie, Voy. 
IÀ>pold, duc d'Autriche. 
ineolA. vilied'AjQgleterre. Phil. 
IV, 393; — (1217) asfi^ 
par le ié^ Gales. CJIhron. 2x3, 
p. 313. — Unc(méum. 

Uncmtium. Voy. Lincoixi. 

L i mf çm ts. Vov.'Langres. 

Umi^. Vov.* Léon (ftaini-Pol 
de». 

Liaieox «Calvados). — (12041 se 
rend à Philippe- Auguste. Rig. 
142; Pliii. \1IL 39. — La»- 
wfimm, Lumfvtum. — Evéques 
de — . Voy. Guillaume, lour- 
daia. 



A50 



Lisignan (Gauflridus de), Voy. 
Geoffroy de Lusi^an. 

Lisinaniciis {Gaufndus). Voy. 
Geoffroy de Lasignan. 

Lisinanno {Haimericus de), Voy. 
Aimeri de Lusignan. 

Lisinano (Henricus de). Voy. 
Henri de Lusiffnan. 

Lisinia {Gaufridus de). Voy. 
Geoffroy de Lusignan. 

Loche, Voy. Loches. 

Loches (Indre-et-Loire). — Des- 
cription et éloge. Phil. VIII, 
408; — (1194) pris nar Ri- 
chard Gœur-de-Lion. Rig. 97 ; 

— (1204) assiégé par Philippe- 
Auguste. Rig. 143: Ghron. 
133; Phil. Vni, 427; — 
(1205) pris. Rig. 144; Ghron. 
134;Phil. Vin, 427; — est 
donné à Dreu de Mello. Rig. 
144; Ghron. 134. — Loche, 
Lochia, 

Lochia, Voy. Loches. 

Lodi, yille d'Italie fondée par 
Frédéric Barberousse. — 
(1213) les Milanais y tendent 
une embuscade aux habitants 
de Pairie. Ghron. 167, p. 247. 

— Lauda, 

Lodulus Galiota. Voy. Louis des 

Galées. 
Loing (le), rivière. Phil. X, 

59o. — Lupa. 
Loir (le), rivière. Phil. HI, 73 

X, 237. — Liderieus amnis. 
Loire (la), fleuve. Rig. 66 

Ghron. 48; 178, p. 261; 179 

p. 263: 229; Phil. UI, 679 

703; VI, 347, 419, 450; X 

78, 239. — Liger. 
lomazaia, Voy. Lommoye. 
Lombardie (la). Ghron. 158. 
Lommoye (Seine-et-Oise, arr. 

de Mantes, c. de Bonnières). 

— (1188) brûlé par Henri U. 
Phil. m, 302. — Lomazaia, 

Londo, Londonia, Londonie, — 
Voy. Londres. 

Londres. — D'abord appelée 
Trinovantum ou Nouvelle- 
Troie. Rig. 38, p. 57; — 



TABLB DES NOMS 



(1215) se révolta contre Jean 
Sans -Terre.. Ghron. 214, 
p. 305; — (1216) Louis VHI 
y est reçu avec joie. Ghron. 
222, p. 311 ; — citée. Phil. 
lU, 311. — Londo, Londonia, 
Londonie, 

Longchamps (Eure^ arr. des 
Andelys, c. d'Ëtrepagny). — 
Est pris par Philippe -Au- 
guste. Phil. VL 208. — Lon- 
gus Campus, Voy. Etienne 
de — . 

Longus Campus, Voy. Long- 
champs. 

Lorraine (la). — Eloge. Phil. 
X, 385. — Duc de — . Voy. 
Thibault. 

Lorrains (les). — (1214) dans 
rarmée d'Othon. Phil. X, 
381 ; — cités. Phil. I, 148. — 
Lotharingi, Lotoringi, 

Lothaire, nom d'Innocent IH. 
Rig. 119; Ghron. 91. 

Lothaire, roi de France. Rig. 
38, p. 61; Ghron. 11. -^ Lo- 
tharius. 

Lotharingi, Lotoringi, Voy. Lor- 
rains (les). 

Loudun (Vienne). — (1204) 
donné par Philippe- Auguste 
à Aimeri de Thouars. Ghron. 
135; — (1206) pris par Phi- 
lippe - Auçuste. Phii. vin, 
374; — mis par lui en état de 
défense. Rig. 147; — (1214) 
Philippe- Auguste y reçoit les 
propositions de paix du vi- 
comte de Thouars. Ghron. 
204, p. 298 ; — cité. PhiL VI, 
169; X, 104. ^ Laudunum, 
Loudunum, 

Louis, fils de Gharles le Simple. 
Rig. 38, p. 61. 

Louis I«', duc de Bavière. — 
(12HJ se déclare pour Frédé- 
ric II. Ghron. 157, p. 238. — 
Bavarie dux. 

Louis, comte de Blois, fils de 
Thibaut V, comte de Gham- 
pagne. — (1188) Philippe- 
Auguste lui donne Levroux. 



BT DES MATIÈRES. 



461 



Rig. 61; — (1198) s'allie à 

Richard Cœur - de - Lion. 

Cairon. 95; — (1202) prend 

part à la quatrième croisade. 

Rig. 139; Ghron. 115; Phil. 

\I, 42; — cité. Rig. 100. — 

BUsensis cornes. 
Loui^ I*' le Débonnaire, roi de 

France. Rig. 38, p. 60 ; Ghron. 

9. -^ Ludùvicxu pins imperator, 
Louis n le Bègue, roi de rrance. 

Rig. 38, p. 60; Ghron. 9. — 

Ludocieits Albus site Balbus. 
Lcmis IV, roi de France. Rig. 

38, p. 61; Ghron. 11. 
Louis V le Fainéant, roi de 

Flranœ. Rig. 38, p. 61 ; Ghron. 

Il . ^ Ludacicus qui nihU fedt, 
Louis VI le Gros, roi de France. 

Ri^ 39^ p. 63; Ghron. 11; 

Phil. \, 338. — Ludofviaa 

Grouus. 
Louis Vn ]e Pieox. roi d< 

Vnnee. — Fils de Lewis VI 

ei père de Philippe-Ausnaft^. 

Rig. 39^ p. C4; Cbfoo: if; 

— ca Mnir ComUiKxr avail 

ffilL l«M ; — ss iJJfe Mjm 
«lait «;p>cMr fktth OmsU 
MuneL Rir. 41. ^; Cbff«u 

WL^z^Lil IL m». -- 'et «a 
iife A^3i»3f. A>zitf CwHSiMrt;. 

SMÎe à EcjflEL -nwmr-t <k f^^ 

— ac^wsilrtr et ^f1lirt* t'uv 
tarpt Uu-ui •%: - HITO \a 

Het^ikttt )niuf tu (HituitiJ^ef ia 

«1 h \ *îf tiiiiuoua Via!. JJL. 
miff ttMMtiiUibt^ i; iiMjueik il 



propose de faire couronruir 
son fils de son Wvant. Hig, 2; 
— (15 août 1179) éuit déjà 
atteint de paralysie 4 cetUf 
époque, liig. 2; — rm f^ttit, 
pour cett^! raison, assistitr au 
couronnement de tum fils, \n 
{•' nov(;mbre. Uig. 4; — 
(1179) était septuagénaire^. 
Ghron. 16; Phil. I/fel; — 
(18 septembre IIHO) oumrt, 
Riff. 11; Ghron. 21; Hiil. I, 
361 ; — est enUrrré à llar* 
beaux. Rig. ll,33;Chrof», 21 ; 
—^ laisse en mourant k trésor 
royal vide, FbiL I, 377. — 
Lmovitui piu$, 

Loots VIII, roi de Fraude, -- 
|li>(7, h têf/UgmUr^l sa nalik 
iiikse. liig. M: (Mftm. 17; 
Pbil. II, 4/^; -- Aftur di» 
Hretaim^ est éU^ av«e lui. 
PbiL V, im; 

-* 1 115^1) wmtm 0»aM«9 «si 
»ti ptr U» fté^nm 4« la 
FaMiMi. Hï^ lliffMfUm 1^ 

im-, ym. vît». — i4>M» 

|isr^. ân^. 1^: 

'— ' 4|':M^' «Ht fwtt ^aU<^«Uef pair 
t«V: 
Jluj««sfUBtM»hek^Jticui. 14:^. 

— dts^.ii oeMuait^MÙuKMiMsret 

i'iikiiuiv rv^utfuait. Uufui. 
^^. ^ aianîe # 1 utmimnM' 



462 



TABLE DES NOUS 



de Soissons. Phil. IX, 199; 

— son père lui donne Grave- 
lines. d55; — délivre Dam 
des Anglais. 496 ; 

— (1214) est chargé de défendre 
le Poitou contre Jean Sans- 
Terre. Phil. X, 124 ; — ras- 
semble une armée à Ghinon. 
Ghron. 173; 179. p. 263; — 
arrive à la Rocne-au-Moine 
pour faire lever le siège ; son 
message à Jean Sans-Terre. 
Phil. A, 202; — prépare ses 
troupes au combat; renforts 
oui fui arrivent. 221 ; — force 
tiean Sans-Terre à lever le 
siège. Ghron. 179; Chron. 
Gont. Par. 1; Phil. X, 259; 

— poursuit Jean Sans-Terre 
au delà de la Loire, prend 
Thouars et démantèle Angers. 
Ghron. 179; Phil. X, 314; 

— (1215) part pour la croisade 
d'Albigeois ; prend Toulouse. 
Ghron. 206 ; — est appelé au 
trône d'Angleterre par les ba- 
rons révoltés contre Jean 
Sans-Terre. Ghron. 214; Phil. 
Xn, 302; — leur envoie des 
troupes. Ghron. 214; 

— (1216) est excommunié pour 
ce fait par le pape. Ghron. 
217; — excommunié à nou- 
veau. Ghron. 219; — passe 
en Angleterre, débarque dans 
nie de Thanet et marche 
contre Jean Sans - Terre. 
Ghron. 221 ; — enti-e à Lon- 
dres et prend diverses places; 
mais, à la mort de Jean Sans- 
Terre, les barons proclament 
son fils et Louis est forcé de 
revenir en France. Ghron. 
222; 

— (1217) retourne en Angle- 
terre, est battu et repasse en 
France. Ghron. 223 ; — récit 
abrégé de son expédition d'An- 
gleterre. Ghron. Gont. Par. 3 ; 

— (1219) à la croisade des Albi- 
geois. Ghron. 233 ; 

— (1223) assiste aux obsèques de 



son père. Ghron. Gont. Par. 7 ; 

— sa douleur. Phil. XU, 590; 

— monte sur le trône. Phil. 
xn, Cat.; 

— (1224) fixe les frontières 
du royaume aux Pyrénées. 
826; — prend La Rochelle, 

•Saintes et Niort. 820; — 
prend. Bordeaux et donne 
cette ville au comte de la 
Marche. 846; — réclame le 
trône d' Angleterre du chef de 
sa femme. 834 ; — soumet la 
Guyenne et le Toulousain. 
853; 

— Rigord lui dédie sa chro- 
nique; Rig. 1; — et Guil- 
laume le Breton sa Philippide. 
Phil. Nunc. 1 ; — exhortation 
que lui adresse Guillaume en 
terminant son poème. Phil. 
xn, 804. 

Louis des Galées. — (1203) au 
siège d'Andely. Phil. VH, 
329; — (1213) sur la flotte 
française à Dam. Phil. IX, 
295. — Lodulus ou LudUmcus 
Galiota, 

Lou Pescaire. Voy. Pescaire 
(Lou). 

Louvain (duc ou comte de). Voy. 
Henri I*', duc de Brabant, 
comte de — . 

Louvre (tour du). — (1214) Fer- 
rand y est enfermé. Phil. XII, 
163. — Lupre arx. 

Lovanie (dux), Lovannus. Voy. 
Henri, duc de Brabant. 

Lucain. Phil. I, 11; IX, 368, 
731. — Lucanus. — Poésie 
de — . Ibera poesis, Phil. XII, 
885. 

Lude (le) (Sarthe, arr. de la 
Flèche). Phil. X, 235. —Lude. 

Ludovicus Àlbus ou Balbus, Voy. 
Louis le Bègue. 

Ludovicus Pius. Voy. Louis Vil, 
roi de France. 

Lugdunensis pagus, Voy. Lyon- 
nais (le). 

Luna, ville de Toscane. Ghron. 
10. 



KT BBS H^nÉmBS. 



iss 



Loue (lai. ~ (44^) Mirade i 
ArpenieuiL Chron. 47. — 
Éclipses de — . Voy. £ci^»es 
de Inné. 

Ugfm. Tôt. Loins de). 

Lypicarus. Voy. Pescftire (Loni. 

iMore an. \ox. Louvre ftonr 
dm. 

LoRignan (Xiemie, arr. de Poi- 
tàiers). YoT. Aimeri. Geof&m, 
Gni^ Henri, Hn^nes. 

lÉfiea civitas. Voy. Lutèoe, Pa- 
ris. 

Lotèce. — Rie. 37 ; Chron. 3, 4, 
7, 33; PMI. L, 97, 158; V, 
45. — Lutecia, Lutea civiUtt. 
Voy. Paris. 

lM9ovium. Voy. Lisiefox. 

Lyon (Rhône*. — Légende dn 
sceau de ses archeréones et 
de ses monnaies. PhiL XJL, 
676. — Archevèçne de — . 
Voy. Renaud. 

Lyonnais {le). Chron. 13, 18. 
— Paries Luçdunentes, Lu^ 
éunensii pagus. 

Lyons-la-Forèt (Eure, arr. des 
Andelysi. — (119?| pris par 
Philippe-Auguste. PhiL IV, 
413; — et rendu par lui à 
Fabbaye de Saint-Denis. Ris. 
89; C'hron. 67; — pris due 
non veau par le roi. PniL VI*, 
%09. — Leonum eastrum. No- 
vum eastrum. 

Lys (la), rivière. Phil. IX, 30, 
424. — Lidus. 



M 



M., comtesse de Champagne. 

Voy. Marie de France. 
Maeeio. Voy. Alexandre, roi de 

Macédoine. 
Machabées (les). PhU. Vm, 664. 
Macheleo (Flandre, près Conr- 

trai). Voy. Eustacbe de — . 
Màcon (Saône - et - Loire). — 

Comtes de — . Voy. Girard, 

Jean de Braisne. 
Magmaeticolô. Voy. Mahomé- 

tans (les). 



Maçometus. Voy. Mahomet. 

Mmauntina urbs, Vov. Mayence. 

Mahaut^ fille de lienaùd de 
Dammartin. — Avait épousé 
Philippe HnrepeL fils de Phi- 
lippe-Auguste. Phil. xn. 

Ut. — Mathùdis. 
Mahomet. Hiil. IV, 219. — 

Moffcmetus. 
Mahométans (les). — (1191) 

Richard Cœur-de-Lion &it 

massacrer ceux d'Acre. Phil. 

n\ 220. — MagtmeticoU. 

Vov. Sarrasins (les). 
Mainârd de Gorita. — (1192) 

poursuit Richard Coenr-^e- 

Lion après son naufrage. 

Rig. 88. — Maifutréus ûb 

Guorxe. 
Maine (le). Chron. 201. ~ Ce- 

nomannia. 
Maires du palais. Rig. 38, p. 58. 
Malannjus, Moiaunitts, Moiau- 

nus {Hugo). Voy. Hugues de 

Maiaunay. 
Malaunay *{ Seine - Inférieure, 

arr. de Rouen, c de Ma- 

rommej. Voy. Hugues de — ^. 
Mak^-el-Adel-Seifedditt-Abou* 

bekr, frère de Saladin. — Lui 

succède en Svrie. Rig. 90; 

Chron. 68. -^ Sé^miinut, 

Impkmdinus. 
Matek-el-Aaii-Othman, fils de 

Saladin. — Lui sucoède en 

Egynte. Rig. 90; Chron. 68. 

— Meralidus, 
Maleciein%u (Fêtrus). Voy. Pierre 

Mauvoisin. — Maieviàni /ht- 

très. Voy. Gui, Manassès, 

Pierre, liobert. 
Malleo. Voy. Maulêon. 
Maio Auneio {Hugo de), Voy. 

Hugues de Malaunav. 
MaloUone {Savaricus de). Voy. 

Savari de Mauléon. 
Manassés , sergent d'armes. 

Phil. VII, 733. 
Manassés Mauvoisin. — (1186) 

se distingue au siège de ChA- 

tillon-sur-Seine. PhiL L 683 ; 

— à Fembuscade de Ôour^ 



454 



TABLE DES NOMS 



celles-lez-Gisors, veut faire 
reculer Philippe - Auguste; 
ses paroles. V, 374-396. — 
Mariasses Malevicinus, 

Manassès, évè(}ue d'Orléans. — 
(1212) ses démêlés avec Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. 151. 

Manassès, comte de Rethel. — 
Opprime le clergé de Reims ; 
est châtié par Philippe-Au- 
guste. Phil. I, 781. — RestelU 
cornes, 

Manceaux (les). Phil. VI, 452. 

— Cenomanni. 
Mandeville (Guillaume de). Voy. 

Guillaume. 
Mangonneau , machine de 

guerre. Phil. Il, 350. — Man- 

gonellus. 
Mans (le) (Sarthe). — (1189) pris 

par Philippe -Auguste. Kig. 

66 ; Ghron. 48 ; Phil. UI, 643 : 

— qui le rend à Richard 
Cœur - de - Lion. Rig. 67 ; 
Ghron. 49; Phil. m, 674; — 
(1199) Arthur de. Bretagne 
s'en empare. Ri^. 127 ; Ghron. 
101 ; — et y fait hommage à 
Philippe-Auguste [hommage 
prêté, en réalité, à Tours]. 
Rig. 127. — Cenomannum, 
Cenomannis, civitas Cenoman* 
nensis, urbs Cenomannica, 

Mantes (Seine-et-Oise). — (1188) 
' Henri II ravage le v exin jus- 
qu'à Mantes. Ghron. 45 ; Phil. 
III, 295; — les habitants 
s'avancent au-devant de lui 
jusqu'à Ponffibos, Phil. III, 
357 ; — Philippe - Auguste 
vient à son secours. Ghron. 
45; Phil. m, 397: — les pri- 
sonniers anglais raits à No- 
nancourt sont enfermés dans 
la tour de — ; ils assassinent 
leur gardien; les habitants 
les pendent. Phil. V, 120: — 
(1198) Philippe- Auguste allait 
de — à Gisors lorsqu'il tomba 
dans l'embuscade de Gour- 
celles. Ghron. 93; Phil. V, 
364; — (1203) une assemblée 



s'y réunit, qui repousse les 
tentatives du pape pour le 
rétablissement de la paix. 
Rig. 140; — (1210) Philippe- 
Auguste y rassemble l'armée 
qu'u donne à Juhel de 
Mayenne. Ghron. 150, 151 ; 

— (1213) dans le partage du 
royaume devait échoir à Gon- 
raa de Dortmund. Phil. X, 
589; — (1223) Philippe-Au- 
guste y meurt. Ghron. Gont. 
Par. 6; Phil. Xn, 565; — 
Guillaume le Breton y avait 
été élevé. Phil. UI, 374: — ci- 
tée. Ghron. 174 ; Phil. III, 243, 
353, 356, 619; XH, 577. — 
Medunta, castrum MedunU- 
num, Meduntensis civittu, — 
Gaubert de — . Voy. Gaubert, 

— Saint -Goren tin près — , 
Saint-Etienne, Saint-Jacques, 
Saint-Maclou, Saint-Pierre. 

Maquelinis ou Maquerlinis {Eus- 

tachius de), Voy. Eustache de 

Machelen. 
Marcellus, Voy. Guillaume de 

Mandeville. 
Marchaderius , Marchadenu, 

Voy. Mercadier. 
Marcheius, Marchicus, Marchie 

cornes, — Voy. Hugues IX et 

Hugues X le Brun de Lusi- 

gnan, comtes de la Marche. 
Marchisius, Marchisius de Mon^ 

teferrato, Voy. Gonrad de 

Montferrat. 
Marcomir, roi des Francs. Rig. 

37, 38, p. 56-59 ; 39, p. 64 ; 

Ghron. -^7; Phil. 1, 119-136. 
Maréchal (Guillaume le). Voy. 

Guillaume. 
Maréchal de France. Voyez 

Henri Glément, Pierre. 
Marée (la). — Description et 

explication de ce phénomène. 

Phil. VI, 500 ; Vni, 52. 
Mares du Lieuvin. Phil. V, 6. 
Marescallus, Voy. Guillaume le 

Maréchal. 
Mareuil (Gher, arr. de Bourges, 



\ 



ET DES MATIÈRES. 



455 



c. de Gharosi). Voy. Jean 
de — . 

Marguerite de France. — (1486) 
TeuTe de Henri Gourt-Man- 
tel, é(K)use Bêla III, roi de 
Hongrie. Rig. 43; Ghron. 3%, 
38; Phil. Il, 490; - assiste 
anx obsèques de Geofiroi, duc 
de Bretagne. Rig. 45; — 
Henri n refuse de rendre Gi- 
sors et les autres places de 
sa dot. Rig. 50 ; Ghron. 38 ; 
Phil. U, 494. — Margareta. 

Marie, nom donné par erreur 
(Rig. 112; Ghron. 85, 108) à 
Agnès de Méranie. Voy. ce 
nom. 

Marie de France, comtesse de 
Champagne. — (1186) fonde 
une cbapellenie pour le repos 
de l'àme de Geoffroi, comte 
de Bretagne. Rig. 45; — 
(1196) est présente à l'hom- 
mage de Baudouin IX, com- 
te de Flandre. Rig. 111; — 
11198) meurt. Rig. 119; Ghron. 
90. — Maria, comitissa Cam- 
partie ou Trecensis. 

Marie, fille de Philippe -Au- 
guste et d* Agnès de Méranie, 
légitimée par Innocent lU. 
Rig. 136, Ghron. 108; — 
fiancée à Artur de Bretagne. 
Ghron. 113, Phil. VI, fe4; 
— veuve du comte Namur, 
éjpouse le duc de Brabant. 
Gnron. 165. 

Marie de Ponthieu. — Avait 
épousé Simon de Dammar- 
Un. Phil. XII, 113; — (1212) 
est donnée en otase à Jean 
Sans>Terre par son neau-frère 
Renaud. Phil. IX, 73. 

Marins. Phil. IV, 347. 

Marli (Mattheus de). Voy. Ma- 
thieu de Marly. 

Marliacus. Voy. Marly. 

Marlicius, Marlita {Mattheus). 
Voy. Mathieu de Marly. 

Marly-le-Roi (Seine - et - Oise , 
arr. de Versailles). Prodige 
qui s'y passe. Ghron. 92. — 



Marliactu. — Mathieu de — . 

Voy. Mathieu. 
Marmande (Lot-et-Garonne). — 

(1219) prise par Louis VIH 

et Amaury de Montfort. 

Ghron. 233. — Miromandia. 
Blarne (la), rivière. Phil. IX, 

87. — Materna. 
Marocains (les). Rig. 103; 

Ghron. 78. — MoabiU. Voy. 

lacoub-Aben-Iousef, roi de 

Maroc. 
Marolides ( Hugo , Johannes ). 

Voy. Hugues de Mareuil, 

Jean de — . 
Marseille (Bouches-du-Rh6ne). 

— (1190) Richard Gœnr-de- 
Lion s'y embarque pour la 
croisade. Riff. 69; Ghron. 51; 
Phil. IV, 61 ; — envoie des 
troujpes au roi d'Aragon con- 
tre Simon de Montfort. Phil. 
VIII, 576. — Massilia. 

MarsUe (le roi). Phil. lU, 300. 

— Marsilius, 

Martel (Lot, arr. de Gourdon). 

— (1183) Henri Gourt-Man- 
tel y meurt. Rig. 22; Ghron. 
27. 

Martin (saint), évèqne de Tours. 
Rig. 39, p. 63 ; Phil. HI, 684; 
Xn, 559, 788. 

Martin d'Arqués, chef des rou- 
tiers anglais. Phil. VII, 165, 
830. — Martinus Arehas. 

Maruel [Hugo ou Johannes de), 
Voy. Hugues ou Jean de Ma- 
reuil. 

Massilia. Voy. Marseille. 

Materna. Voy. Marne (la). 

Mathieu, homme d'armes. — 
(1203) au siège d'Andely. 
Phil. Vn, 219. — Mattheus. 

Mathieu III, comte de Beau- 
mont - sur - Oise, chambrier 
de France. Rig. 70, p. 105; 
Phil. m, 254. 

Mathieu de Marly. — (1194) 
combat à Soindres contre le 
comte de Leicester. Phil. FV, 
503; — (1198) fait prisonnier 
à Gouroellea-les-Oisore. Rig. 



456 



TABLE DES NOMS 



122; Phil. V, 424. — Mat- 
theus de Marli, Marlicius, 
Marlita, 
Mathieu n de Montmorency. — 
(1190) Philippe- Augaste lui 
donne à Messine 300 onces 
d'or. Riff. 72; — (1203) au 
siège d'Andely. Phil. VU, 
273; — (1214) dans Tannée 
française. Phil. X, 469; — 
à la bataille de Bouvines. 
Chron. 186, p. 276; — ses 
exploits. Ghron. 188, p. 279; 
Phil. XI, 112.— MatOieus de 
Montemorencii, Morendidomi» 
nus ou cornes, 

Mathilde de Portugal, comtesse 
de Flandre. — N eut pas d'en- 
fant de Philippe, comte de 
Flandre. Phil. IX, 250; — 
fait épouser à son neveu Fer- 
rand une des filles de Bau- 
douin IX, comte de Flandre. 
263; — - (1214) consulte les 
sorts sur l'issue de la bataille 
de Bouvines. Ghron. 202; 
Phil. X, 546. — Maihildis 
comitissa Plandrie. 

Mathildis. Voy. Mahaut, Ma- 
thilde. 

Matisconensis (cornes). Voy. Gi- 
rard, comte de Mâcon. 

Mauléon (aujourd'hui Ghâtillon- 
sur-Sèvres, Deux-Sèvres, arr. 
de Bressuire). Phil. VI, 277. 
— Malleo. Voy. Guillaume 
de — , Savari de — . 

Maurice de Sully, évèque de 
Paris. — (1185) reçoit proces- 
sionnellement Héraclius, i)a- 
triarche de Jérusalem. Rig. 
30; — (1186) enterre à No- 
tre-Dame Geoffroi , duc de 
Bretagne. Rie. 44; — (1190) 
élève dans Notre-Dame un 
autel en mémoire d'Elisabeth 
de Hainaut. Rig. 68;— (1196) 
meurt le 11 septembre. Riç. 
114; Ghron. 87: — avait 
fondé plusieurs abbayes. Rig. 
114;-cité. Rig. 2; 70, p. 104; 



77. — Mauricius episcopus 
Parisiensis. 
Maurienne (la). Phil. lY, 298. 

— Moriana vallis, 
Mauvoisin (les frères). — (1203) 

au siège d'Andely. Phil. VU, 
273. — Malevicini fratres^ 
Voy. Gui, Manassès, Pierre. 
Rooert. 

Mayence. Phil. IV, 376. —ifa- 
guntina urbs. — Archevêque 
de — . Voy. Siflfrein. 

Mayenne (la), rivière. Ghron. 
178, p. 260; Phil. X, 79, 
237. — Mediana, Meduana, 

Mayenne (le pays de). — (1206) 
est ravagé par Jean Sans- 
Terre. Ghron. 138. — Media- 
na. — Juhel de — . Voy. Ju- 
hel. 

Meaux (Seine-et-Marne). Phil. 
IX, 143. — Meldensia tempe. 

— Evèques de — . Voy. Geof- 
froi, Guillaume de Nemours, 
Pierre, Simon. 

Mecha. Voy. Mecque (la). 
Mechina. Voy. Messine. 
Mechuoet, \ quod interpretatur 

pudor fuit », lieu voisin de 

Gommana. Ghron. 13. 
Mecque (la). Rig. 49. — Mecha, 
Medardicus abhas. Voy. Saint- 

Médard de Soissons. 
Mediana. Voy. Mayenne (la), 

rivière, et Mayenne (pays de). 

— Juchellus de — . Voy. Ju- 
hel de Mayenne. 

Mediolanensis (Hugo). Voy. Hu- 
gues de Milan. 

Mediolanite. Voy. Milanais (les). 

Meduana. Voy. Mayenne (la), 
rivière. 

Medunta, Meduntenum ca^trum. 
Voy. Mantes. 

Meduntensis Gaubertus, Voyez 
Gaubert de Mantes. 

Mehemet-el-Nasir, roi de Ma- 
roc. — (1212) envahit l'Es- 
pagne ; est vaincu ; ses armes 
sont envoyées à Rome et 

Î lacées à Saint-Pierre. Ghron. 
61. — Mummilinus. 



ET DES MATIERES. 



457 



Meldensia tempe. Voy. Meaux. 

Meldunum. Voy. Melun. 

Melcdunicus AdamWoy, Adam II, 
vicomte de Melun. 

Melior, cardinal, légat du pape. 
Rig. 92. 

Mello (Oise, arr. de Senlis, c. 
de Greil). Voy. Dreu de — , 
Guillaume de — . 

Melloticus héros, Voy. Dreu de 
Mello. 

Melun (Seine-et-Marne). — 
(1216) il s'y tient une assem- 
blée des barons du royaume. 
Chron. 218. — Meldunum. — 
Vicomte de — .Voy. Adam II. 

Memphis. — C!onfondue avec 
Damiette. Chron. 230. 

Menardi villa. Voy. Ménerville. 

Ménerville (8eine-et-0ise, arr. 
de Mantes, c. de Bonnières). 
— (Ii88) brûlée par Henri U. 
Phil. m, 300. — Villa Me- 
nardi. 

Meotides palus. Voyez Palus- 
Méotide. 

Mer Adriatique (la). Phil. IV, 
329. — Adria. 

Mer Ionienne (la). Phil. IV, 
328. — lonie pontus. 

Mer Tyrrhénienne (la). Rig. 
38, p. 57; Phil. IV, 20, 64.— 
Tusca equora. 

Meralicius . Meraliiius. Voyez 
Malek-el-Aziz-Othman. 

Méranie (Agnès ou Marie de). 
Voy. Agnès. 

Mercadier, chef des routiers 
anglais. — (1195) prend Is- 
soudun. Rig. 104; Chron. 
79; — (1197) ravage le Beau- 
vaisis, fait prisonnier révo- 
que de Beauvais et Guillau- 
me de Mello. Rig. 123; 
Chron. 94 ; Phil. IV, 331 ; — 
cité. Phil. V, 357. — Mar- 
chaderus, Marchaderius, Mer- 
chaderius. 

Merckaderius. Voy. Mercadier. 

Merlin (l'enchanteurj. — Pro- 
phéties. Chron. 200; Phil. 
Vm, 906. 



Mer loto (Drogo et Guillelmus de). 
Voy. Dreu et Guillaume ae ^ 
Mello. 

Mérovée, roi de France. Rig. 
38, p. 59; Chron. 7; Phil. I, 
172. — Meroveus. 

Mérovingiens (les). Rig. 38, 
p. 59. — Merovingi. 

Mesnilium. Voy. Mesnil-Simon 
(le). 

Mesnil-Simon (le) (Eure-et- 
Loir, arr. de Dreux, c. d'A- 
net). — (1188) brûlé par Hen- 
ri U. Phil. m, 301. — Mes- 
nilium. 

Messana. Voy. Messine. 

Messine, en Sicile. — (1190) 
Philippe- Auguste et Richarti 
Cœur-de-Lion y arrivent ; 
leur séjour. Rig. 69, 72; 
Chron. 53; Phil. IV, 64.— 
Messana, Mechina. — Détroit 
de — . Phil. IV, 24, 164. — 
Pharita fréta, Pharios. 

Methes. Voy. Metz. 

Mettensis episcopus. Voy. Con- 
rad, évéque de Metz. 

Metz, en Lorraine. Phil. X, 
388. -^ Methes. — Evôaues 
de — . Voy. Arnoul (saint), 
Conrad. 

Meulan (Seine-et-Oise, arr. de 
Mantes, c. de Poissy). — Son 
vin. Phil. m, 82. — MolUn- 
tum. — Comte de, Voy. Ro- 
bert. 

Meuse (la), rivière. Phil. X, 

387 ; — a l'endroit où elle se 

Jette dans le Rhin, le fleuve 

Prend le nom de Remosa. 
►hil. X, 411. — ifcwa. 

Michel de Corbeil, doyen de 
Paris. — (1194) est élu pa- 
triarche de Jérusalem^ puis 
archevêque de Sens. Rig. 95; 
Chron. 71; — (1199) meurt 
Rig. 130. — Michael decanus 
parisiensis. 

Michel de Hames. — (1214) 
dans Tarmée française. Phil. 
X, 474; — à Bouvines, est 
blessé par Eustache de Mer 



458 



TABLE DES NOMS 



chelen. Ghron. 188, p. 279; 
Phil. XI, 105: — remonte à 
cheval et tue Eustache. 133. 

— Michael de Harmes, de 
Harmis, Harmensis. 

Miel (rosée de). — Tombe en 
France en 1198. Rig. 121. — 
Ros mellitus, 

Milanais (les). — (1212-3) atU- 
qnent les habitants de Cré- 
mone et de Pavie et sont bat- 
tus deux fois. Ghron. 167, 
168. — Mediolanh Mediola- 
nite. 

Milices communales (les). — 
(1214) combattent à Bouvi- 
nés. Ghron. 191. — Legiones 
communiarum. 

Milon, évéque de Beau vais. — 
(1219) est fait prisonnier par 
les Sarrazins. Ghron. 230 ; — 
(1223) assiste aux obsèques 
de Philippe-Auguste. Ghron. 
Cont. Par. 7. 

Mines. — (1185) emplovées au 
siège de Boves. Phil. Il, 330 ; 

— (1204) à celui du Ghàteau- 
Gaillard. Ghron. 129; Phil. 
Vn, 685. 

Minturnes (Marins à). Phil. IV, 
347. 

Mirabellum, Voy. Mirebeau. 

Miracles. — Rapportés. Rig. 
85, 91, 93, 95. 98, 121 : Ghron. 
92; Phil. I. 482; — faits par 
Philippe - Auguste après sa 
mort. Phil. Xn, 71Ô. Voy. 
Apparitions. 

Mirebeau (Vienne, arr. de Poi- 
tiers). — (1202) la reine Alié- 
ner, mère de Jean Sans-Ter- 
re, y est assiégée par Artur 
de Bretame. Ghron. 113; 
Phil. VI, 371 ; —Jean Sans- 
Terre bat Artur devant la 
place. Ghron. 113; Phil. VI, 
434 ; — (1206) mis en état de 
défense par Philippe- Augus- 
te. Rig. 147. — Mirabellum. 

Miromandia, Voy. Marmande. 

Mithridate, roi de Pont. Phil. 
xn, 184. 



Moalnte. Voy. Marocains (les). 
Modène, ville dltaUe. PhiL 

vn, 558. — Mutina. 
Moguntinus arekiepiscoptu. \oy, 

Siffroin, archevêque de Mir 

yence. 
Moisacum. Voy. Moissac. 
Moïse. Rig. 80; Phil. VI, 587. 
Moissac (Tam-et-Garonne). — 

(1188) pris par Richard Gœnr- 

de-Lion. Rig. 60. — MaUO' 

cum. 
Moliheme, Voy. Mouliheme. 
Molinellum, Voy. Moulineaox. 
MoHentum. Voyez Meulan. 
Monaehi crota ou rupes. Voy. 

Roche-au-Moine (la). 
Monachiis ( Eustachitis ). Voy. 

Eustache le Moine. 
Monasteriensis episcopus. Voyes 

Othon, évoque de Munster. 
Moncontour (Vienne, arr. de 

Loudun). — (1214) pris et 

rasé par Louis VIÛ. Ghron. 

179, p. 264. — âioncontor. 
Mondreville (8eine-et-0ise, arr. 

de Mantes, c. de Houdan). — 

(1188) brûlé par Henri H. 

Phil. m, 300. — Mondv^ 

villa. 
Mons Argi. Voy. Montargis. 
Mom Bardo. voy. Monte Bar- 

done. 
Mons Calvus. Voy. Ghaumont. 
Mons Gaprinus. Voy. (^priola. 
Mons Clams. Voy. Glermont. 
Mons Desiderii. Voy. Montdi- 

dier. 
Mons Flasconis. Voy. Monte- 

fiascone. 
Mons Luzxonis.Voy. Montluçon. 
Mons Sancti Michaelis in peri- 

eulo maris. Voy. Mont Baint- 

Michel (le). 
Monsteriolum. Voy. Montreuil- 

Bellay. 
Mons fricardi. Voy. Montri- 

chard. 
Montargis (Loiret). Phil. X, 

594. — Mons Argi. 
Mont Genis (le). Phil. IV, 297. 

— Cenee scale. 



ET DES MATIÈRES. 



459 



Montdidier (Somme). — (ii84) 
détenu indûment par Phi- 
lippe, comtede Flandre. Phil. 

II, 18. —^Mons Desiderii, 
Mont du Chat (le). Phil. IV, 

300. — Cati coUiculù 
Montebardone , ville d'Italie. 

Phil. IV, 296.— ifofw Bardo, 
Montefiascone, ville d'Italie. — 

(1211) prise par l'empereur 

Othon. Chron. 157, p. 237; 

Phil. X, 633. — Mons Fias- 

conis, 
Montesorium. Voy. Montrésor. 
Montferrat (marquis de). Voy. 

Boniface, (Honrad. 
Montfort TAmaury (8eine-et- 

Oise, arr. de Rambouillet). 

Voy. Amaury de — , Simon 

de — . 
Montfort-sur-Rille (Eure, arr. 

de Pont-Audemer). — (1204) 

rasé par Jean Sans -Terre. 

Phil. Vu, 827. — Mons Par- 
tis. 
Montfort-le-Rotrou (Sarthe,arr. 

du Mans). — (1189) pris par 

Philippe-Auguste. Chron. 48. 

— Mons fortis Rotroldi. 
Montigni (Seine-et-Oise, arr. de 

Pontoise, c. de TIsle-Adam). 

Voy. Gales de — . 
Montiniacensis, MontinianusiGa* 

la). Voy. Gales de Montigny. 
Montluçon (Allier). — (1188) 

pris par Philippe -Auguste. 

Rig. 62; Chron. 44; Phil. 

III, 65. — Mons Luzxonis. 
Montmorency (Seine -et -Oise, 

arr. de Pontoise). Voy. Ma- 
• thieu de — . 
Montpellier (Hérault). Chron. 

206. — Pessulanum. 
Montrésor (Indre-et-Loire, arr. 

de Loches). — (1188) pris par 

Philippe-Auguste. Rig. o2. 

— Montesorium, 
Montreuil - Bellay (Maine - et - 

Loire, arr. de Saumur). — 
pris par Philippe -Auguste. 
Phil. Vm, 374. — Monstô- 
riolum. 



Montrichard (Loir-et-Gber, arr. 
de Blois). — (1188) pris par 
Philippe- Auguste. Rig. 62; 
Chron. 44; Phil. HI, 56. — 
Mons Tricardi, 

Mont - Saint- Michel (Manche , 
arr. d'Avranches, c. de Pon- 
torson). — Situation et des- 
cription. Phil. VIII, 43, 100; 

— est fortifié par Jean Sans- 
Terre. 144 ; — (1204) pris par 
Philippe- Auguste. Rig. 142; 

— par Gui ae Thouars, duc 
de Bretagne, pour le roi. 
Chron. 131, p. 220; Phil. 
vm, 119; — Philippe-Au- 
guste en fait raser les rem- 
parts, rebâtir l'église et re- 
constituer la bibliothèque. 
Phil. vm, 139. — Mons 
Sancti Michaelis in periculo 
maris, Mons Beati Michaelis. 

Morencii cornes, Morentii domt" 
nus. Voy. Mathieu de Mont- 
morency. 

Moret (Seine-et-Marne, arr. de 
Fontainebleau).— (1203) Phi- 
lippe-Auguste y réunit une 
armée. Cnron. 117; — cité. 
Phil. X, 594. — Moretum. 

Moretolium, Moretonium, Voy. 
Mortain. 

Moretonia. Voy. Mortagne. 

Moriana vallis. Voy. Maurienne 
(la). 

Morinensis {Adam episcoptÂs). 
Voy. Adam, archidiacre de 
Paris, puis évèque de Thé- 
rouanne. 

Moritania. Voy. Mortagne. 

Mortagne (Nord, arr. de Valen- 
ciennes, c. de Saint-Amand- 
les-Eaux). — Située au mi- 
lieu d'un marécage. Phil. X, 
677; — (1213) détruite par 
PhilippMe-Augnste pour punir 
la trahison de Raoul de — . 
Phil. IX, 717; — (1214) 
Othon y réunit son année. 
Chron. 181,p. 267;PhiLX, 
369; ^ Othon en part pour 



460 



TABLE DBS NOMS 



goursaiyre Pbilippe-Aaguste. 
Ihron. 182; — citée. Phil. 
X, 735. — Moretonia, Mon- 
tania, — Raoul de — . Voy. 
Raoal. 

Mortain (Manche). — Donné 
par Philippe-Auguste à Re- 
naud de Dammartin avec 
?uatre autres comtés. Ghron. 
99, p. 292: Phil. VI, 81; 
IX, 113; XII, 110;— (1211) 
Philippe-Auguste le confis- 
que. Chron. 162: Phil. IX, 
118; — cité. Chron. 131, 
p. 221. — Moretolium, More- 
tonium. 

Mortamer. Voy. Mortemer. 

Mortemer-sur-Eaune (Seine-In- 
férieure, arr. et c. de Neuf- 
châtel). — (1202) pris par Phi- 
lippe-Auguste. Rig. 138; 
Chron. 112; Phil. VI, 208. - 
Mortamer, Mortismare, Mor- 
tuummare. — Voy. Guillaume 
de — . 

Mortis mare, Mortuum mare. 
Voy. Mortemer. 

Morvan, vicomte du Faon. — 
(1219) meurt à Acre. Chron. 
231. — Morvannus vicecomes 
Fagi. 

Mosa. Voy. Meuse (la). 

Moselle (la), rivière. Phil. X, 
387. — Mosula. 

Mosula. Voy. Moselle (la). 

M ouliheme (Maine - et - Loire, 
arr. de Baugé, c. de Lons- 
haye). — Fief d'Amaury ae 
Craon. Phil. X, 234. — Mo- 
liherne. 

Moulineaux (Seine-Inférieure, 
arr. de Rouen, c. de Grand- 
Couronne). — (1202) Jean 
Sans-Terre s'y rend avant 
Tassassinat d'Artur de Bre- 
tagne. Phil. VI, 493;— (1204) 
rasé par ordre de Jean Sans- 
Terre. Phil. Vn, 827. — Mo- 
linellum, Molinelli, 

Moulins (Roger de), prieur de 
PHôpital. voy. Roger. 

Mozac (ahbaye ae). Chron. 156. 



Mummilinus. Voy. Mehemet-el- 

Nasir. 
Munster (Othon, évoque de). 

Voy. Othon. 
Murellum, Voy. Muret. 
Murènes de la Loire. Phil. X, 

87. 
Muret (Haute- Garonne). — 

(1213) Simon de Montfort s'y 

enferme et y est assiégé par 

Pierre II, roi d'Aragon. 

Chron. 177; Phil. VUI, 585; 

— bataille sous les murs de 
la ville, gagnée par Simon. 
Chron. 177; Phil. Vm, 702. 

— Murellum. 

Murilegus. Voy. Chat, machine 
de guerre. 

Murs de Paris. Voy. Paris 
(années 1190, 1212). 

Murzu|)hle. — Est tué par les 
croisés à la prise de Constan- 
tinople. Phil. VI, 47. — /n- 
duperator, 

Mussy-la-Fosse (Côte-d'Or, arr. 
de Chàtillon-sur-Seine, c. de 
Flavigny). Phil. I, 583, 628, 
631. — Muwe, Muxea vallis. 

Mutina, Voy. Modène. 

Muxe, Muxea vallis. Voy. Mus- 
sy-la-Fosse. 



N 



Nabuzardan. Phil. IV, 577. 4- 
Princeps Cocorum. 

Namur, en Belgique. — Nemur- 
dus ou Nemurcus. — Comtes 
de — . Voy. Philippe de Cour- 
tenai, Philippe de Namur. 
Pierre de Courtenai. — Raoul 
de Namur. 

Nanneta , Nannetum. Voyez 
Nantes. 

Nantes (Loire -Inférieure). — 
(1206) se rend à Philippe- 
Auguste. Chron. 138; — 
(1214) est assiégée par Jean 
Sans-Terre. Chron. 172; Phil. 
X, 26; — ses conserves de 
poissons. Phil. X, 86 ; — ci- 
tée. Chron. 178, p. 261 ; PWl. 



ET DES filATIÈRES. 



461 



VI, 308; IX, 82; XU, 147. 

— Nanneta, Nannetum, 
Nantholides, de Nantolio (Philips 

pus). Voyez Philippe de Nan- 

teuil. 
Narbonne (pays de). — Refuge 

des hérétiques. Rig. 54. — 

Partes Narbonensium. 
Navarre (la). — Fournit au roi 

d'Aragon des troupes contre 

Simon de Montfort. Phil. 

Vm, 577. — Bérengère de 

— . Voy. Bérengère. 
Neauphlette (Seine-et-Oise, arr. 

de Mantes, c. de Bonnières). 

— Brûlée par Henri n. Phil. 
m, 299. — Neufleta. 

Neige. — De novembre 1218 à 
mars 1219. Chron. 229; — en 
septembre 1219. Ghron. 235. 

Nemaus, Voy. Nimes. 

Neinosio (Galterus de). Voyez 
Gautier de Nemours. 

Nemours (Seine-et-Marne, arr. 
de Fontainebleau). Voy. Gau- 
tier de — , Pierre de — , évo- 
que de Paris, Etienne de — , 
évoque de Noyon, Guillaume 
de — , évoque de Meaux. 

Nemurcio (Badulfus de), Voy. 
Raoul de Namur. 

Nemurcius ou Nemurci cornes. 
Voy. Namur (comtes de). 

Néron. Phil. VI, 567. 

Nerviens (les). Phil. IX, 365. — 
Nervii, 

Nesle (Somme, arr. de Péron- 
ne). — (1184) Philippe, comte 
de Flandre, retient mdûment 
cette ville. Phil. II, 18. — 
Nigella, Voy. Jean de — , 
Raoul de — , comte de Sois- 
sons. 

Neubourg (Eure, arr. de Lou- 
viers). — (1193) pris par Phi- 
lippe- Auguste.Rig.94; Ghron. 
70; —cité. Rig. 123.-^^0- 
vus Burgus. 

Neufchâtel-en-Bray (Seine-Infé- 
rieure). — Assiège par Jean 
Sans-Terre. Phil. VI, 97. — 
Driencuria, 



Neufleta, Voy. Neauphlette. 

Neustrie (la). — Ancien nom 
de la Normandie. Rig. 38, 
n. 60 ; Ghron. 10 ; Phil. VIU, 
210. — Neustria, — Duc de 
— . Voy. Kaius. 

Neuville (Eustache de). Voy. 
Eustache. 

Ne vers (comtes de). Voy. Her- 
vé de Donzy, Pierre de Gour- 
tenai. — Evèque de — . Voy. 
Renaud. 

Nicée, en Bithynie. Rig. 76: 
Ghron. 56 ; Phil. IV, 364. — 
Nicea. 

Nicolas Boisseau. Rig. 70, 
p. 100, note 2. 

Nicolas d'Orphin. — Livre No- 
nancourt à Richard Gœur-de- 
Lion ; se fait Templier. Phil. 
V, iii.^ Nicolaus de Urfino. 

Nigella. Voy. Nesle. 

Nigellensis ( Johannes ). Voyez 
Jean de Nesle. 

Nil (le), fleuve. — Ghron. 230 ; 
Ghron. Gont. Par. 10. — Ni- 
lus, 

Nimes (Gard). — Envoie des 
renforts au roi d'Aragon con- 
tre Simon de Montfort. Phil. 
vm, 577. ~ Nemaus, 

Niort (Deux-Sèvres). — Pris 
par Philippe-Auguste. Phil. 
Vm, 374-: — son vin. 376 ; 
— cité. Phil. Xn, 825. — 
Niortus, Niortum. 

Nivemum, Nivernis, Voy. Ne- 
vers. 

Nogentum in Pertico, Voy. No- 
gent-le-Rotrou. 

Nogent - le - Rotrou (Eure - et- 
Loir).— (1189) Philippe-Au- 
guste y réunit son armée. 
Rig. 66; Ghron. 48; Phil. 
m, 643 ; — prodiges qu'on y 
voit. Rig. 85. — Nogentum ou 
Nongentum in Pertico, 

Nonancourt (Eure, arr. d'E- 
vreux). — (1196) est vendu 
à Richard Gœur - de - Lion. 
Rig. 113 ; Ghron. 86 ; par Nk 
colas d'Orphin. Phil. V, Ht; 



i6S 



TABLE DES NOMS 



— Philippe-AugQste reprend 
cette ville. Ibid. — Nona$icU' 
ra, Nonaneuria, Nonencort. 

NongerUutn, Voyez Nogeat-le* 
Rotrou. 

Normandie (la). — S'appelait 
naguère Neustrie. Voy. ce 
nom • — est donnée aux Nor- 
mands et en tire son nom. 
Rig. 38^p. 60; Chron. 10; 
PMI. Vm, 211 ; — est tenue 
en fief du roi de France. Rig. 
107:Phil. m, 764;— (1193) 
Philippe - Auguste s'empare 
de la marche de — . Rig. 62 ; 
Chron. 67; — (1194) ravagée 
en partie par Philippe-Au- 
guste. Rig. 94, 96; Chron. 
72; — (1198) envahie par 
Philippe- Auguste. Rig. 123; 
Chron. 94; — (il99) envahie 
de nouveau. Rig. 127; — 
fournit des renfôrts à Jean 
Sans-Terre. Phil. YI, 339 ;— 
(1204) Philippe s'en emjMure 
et la réunit a la couronne. 
Rig. 142; Chron. 130, 132; 
Phil. Vm, 1, 176, 2()6 ; — 
accepte difficilement la domi- 
nation française. Phil. VUI^ 
215 ; — Philippe- Auguste lui 
laisse se9 coutumes, abolit la 
régale et rend au clergé ses 
pnvilèges. 221; — (1214) 
presque tous les nobles de ce 
pays s'étaient alliés à Jean 
Sans-Terre. Chron. 201; — 
soixante-dix chevaliers nor- 
mands étaient venus en Flan- 
dre à l'armée de Philippe- 
Auguste. Phil. X, 498 ; — se 
fournit de vin en Anjou. Phil. 
X, 76; — citée. Phil. VI, 
299; Vn, 419, 822. — New- 
tria, Normannia, — Cidre de 
— . Voy. Cidre. — Ducs de 
•— . Voy. Guillaume le Con- 
quérant, Guillaume Longue- 
Epée, Richard, Robert, Rol- 
lon. 

Normands (les). Rig. 38, p. 56 
et 60; 113; Chron. 2, 10; 



Phil. VIII, 181, 214. — Dad, 

Dani, Normanni. 
Norosasatan. Rig. 49, p. 76. 
Norvicensis episcopw, Voy. Pan- 

dolphe, évéque de Norwich. 

Norwège- ^^' VIH, 181. — 
Norwegia, 

Norwich (évoque de). Voy. Pan- 
dolphe. 

Notre-Dame. Voy. Argentenil, 
Chartres, Ghâteauroox, Pa- 
ris. 

Novavilla {Eustachius de), Voy. 
Eustache de Neuville. 

Novi Coitri (Hugo), Voy. Hu- 
gues de Ch&teauneuf. 

Noviomum. Voy. Noyon. 

Novum castellum, Voy. Lyon»* 
la-Porét. 

Novus burgus, Voy. Neubourg. 

Noyon (Oise). Phil. IX, 450.— 
Noviomum. — Evoques de — . 
Voy. Etienne de Nemoars, 
Girard. 



O 



Ocismorum fines, Voy. Léon 

(Saint-Pol-de-). 
Octavien, évoque d'Ostie et 

Velletri, légat du saint-siège. 

— (1200) est envoyé en Fran- 
ce et réussit à réconcilier In* 

geburge et Philippe-Augnsie. 
Lig. 133; Chron. 105; — 
cité. Rig. 136; Chron. 108. 

— Oct4ivianus, 

Odo dux AUobrogus, Voy. Hu- 
gues, duc de Bourgogne. 

Ogerus, Voy. Ogier le Danois. 

Ogier le Danois. Phil. VIII, 
634. — Ogerus, 

Oise (D, rivière. Phil. H, 212; 
IX, 148, 159. — Fsara. 

Orages en 1194. Rig. 98, 101 ; 
Chron. 77; — en 1198. Rig. 
121 ; — en 1219. Chron. 234; 

— en 1221. Chron. Cont. 
Cott. 9. 

Oriflamme (1'). — Description. 
Phil. XI, 32 ; — est distinct 
de la bannière royale. Chron. 



BT DBS MATIÉUS. 



463 



\9\y p. 281 ; — les rois ve- 
naient le prendre à l'abbaye 
de Saint- Denis. Rig. 6d; 
PhiL XI, 32 ; — à Bonvines. 
Chron. 183, p. 271 ; PhU. XI, 
32. — Vexillum BeaU Diony- 

m m 

m. 

Orléans (Loiret). — Une syna- 
gogue juive V est transformée 
en église. Itig. 18; — (1206) 
Louis Vin y est malade. 
Rig. 147;— cité. Phil. VI, 
305. — Aurelianum. — Evô- 
gnes d' — . Voy. Manasaès, 
Philippe. 

Orme de Gisors (!'). Voy. Gi- 
sors. 

On^n (Seine-etOise, arr. de 
Rambouillet, c. de Dourdan). 
Voy. Nicolas d' — . 

Orri, sergent d'armes. — (1204) 
au siège du Château-Gaillard. 
Phil. VU, 733. — Auricus. 

Orsa, chef saxon. Chron. 6. 

Ot Leonis. Voy. Bucoléon. 

Ossa, Voy. Ouessant. 

Ostiensis episcopus. Voy. Octa- 
vien, évoque d'Ostie. 

Ostrogoths (les). Rig. 38, p. 56 ; 
(]hron. 2. — Ostrogothi. 

Othon rv de Saxe, empereur 
d'ÂUemaffne. — (1197) com- 
pétiteur de Philippe de Soua- 
bc à Tempire, est soutenu par 
Innocent UI. Rig. 117, 152; 
Chron. 89, 146; — par Ri- 
chard Cœur-de-Lion. Rig. 
124; Chron. %; — par l'ar- 
chevêque de C>)logne. Rig. 
124; — se fait couronner a 
Aix-la-Chapelle. Rig. 117; 
Chron. 96; — ses guerres 
contre Philippe de Souabe. 
Chron. 96; — (1208) seul 
empereur à la mort de Phi- 
lippe de Souabe. Chron. 146 ; 
— ( 1 21 0) est couronné à Rome. 
Chron. 157, p. 236; —promet 
de rendre au pape les domaines 
de saint Pierre, viole son ser- 
ment, ravage les Etats de 
l'Eglise {Romania) et détrous- 



se les pèlerins. Chron. 157, 
p. 237 ; PhU. Vm, 919; IX, 
1; X, 632j — enlève la 
Pooille à Frédéric II. Chron. 

157, p. 237; — dépouille le 
clergé. Phii. X, 605; — est 
excommunié et déposé par le 
pajpe; un grand nombre de 
seigneurs allemands Taban- 
donnent et élisent Frédéric IL 
Chron. 157, p. 238; 163; PhU. 
X, 640; — (1211) Renaud de 
Dammartin £ût alliance avec 
lui. Chron. 162, 163, 164; 
PhU. IX, 11, 63; — (1212) 
Constance et Brisach lui fer- 
ment leurs portes. Chron. 

158, p. 240; —avait tenu na- 
guère le comté de Poitou. 
Phil. IX, 65 : — devait atu- 
ouer la Champagne par 
Reims. 85;— (1214) rassem- 
ble son armée à Mortagne en 
Hainaut. Chron. 181; PhU. X, 
369 ; — noms des s^gneurs de 
son armée. PhU. X, 377 ; — 
son discours aux aUiés. Chron. 
194; Phil. X, 563; — avait 
un espion dans le camp fran- 
çais. PhU. X, 652; — son 
armée prend pour signe de 
reconnaissance une croix 
blanche. 665; — un espion 
vient lui annoncer que les 
Français sont en retraite. 
704 ; — se met à leur pour- 
suite. Chron. 182; Phil. X, 
708 ; — son armée est aper- 
çue par frère Guérin. Chron. 
Î82; Phil. X, 729; — attaque 
rarrière- garde française au 
pont de fiouvines. PhiL X, 
819; — oblique vers le nord 
et range son armée en ba- 
taille. Phil. XI, 8 : — des- 
cription de son étendard. 
Chron. 184, p. 272; PhU. XI, 
20 ; — est au centre de l'ar- 
mée, en face de Philippe-Au- 
guste. PhU. XI, 45, 249; — 
Philippe- Auguste attaque ses 
troupes et veut pénétrer jus- 



4a 



TABLE DES NOMS 



qu'à lui. 256; — s'avance 
pour tuer Philippe-Âuffuste 
renversé de cheval. 292; — 
ne peut rompre les Français. 
352 ; — est comparé à Bria- 
rée. 357 ; — son cheval reçoit 
un cou() de poignard qui lui 
est destiné; Tempereur roule 
à terre. Ghron. 192; Phil. 

XI, 445 ; — prend le cheval 
de Guillaume de Hortsmar et 
s'enfuit. PhiL XI, 467; — 
Guillaume des Barres le sai- 
sit par le cou ; il est délivré 
par des Allemands et s'en- 
ftiit. Ghron. 192; PhU. XI, 
481 ; — son étendard est pris 
et brûlé. Ghron. 193 ; Phil. 

XII, 41 ; — Philippe- Auguste 
en envoie l'aigle a Frédéric II. 
Phil. Xn, 47 ; — après la 
bataille, Renaud de Dam- 
martin lui envoie un message. 
Ghron. 199; Phil. XO, 90; 

— (1215) consent à quitter 
Gologne à prix d'argent et 
part secrètement. Ghron. 207; 

— avait mis ses prisonniers à 
Werda. Ghron. 208 ; —(1218) 
meurt à Brunswick. Ghron. 
228; Phil. Xn, 316; — cité. 
Ghron. 179, p. 264; 201, 
p. 295 ; Ghron. Gont. Par. 1 ; 
Phil. Nunc. 30 ; X, 128. — 
Otho Saxonicus, Otho repro^ 
bus, 

Othon, évoque de Munster. 
Ghron. 208. — Efiscopus Mo- 
nasteriensis, 

Othon de Tecklembourg. — 
(1213) aUiéd'Othon IV. Phil. 
X, 408 ; — (1214) à Bouvines. 
Phil. XI, 391; — déUvre 
Othon des mains de Guillaume 
des Barres. 486; — est fait 
prisonnier. Ghron. 193; Phil. 
Al, 516; — est interné dans 
une ville de France. Phil. 
XII, 154. — Otho de Tinque- 
neburc, de Thinqueneburco, 
Tinqueneburgenus, Tinquene" 
burnites. 



Ottocar, roi de Bohème. — 
(1211) se déchire pour Frédé- 
ric n. Ghron. 157, p. 238. — 
Reo! Bœmie. 

Oudon (Loire-Inférieure, arr. et 
c. d'Ancenis). — (1214) pris 
par Jean Sans-Terre. Ghron. 
172. — Oldo. 

Ouessant (ile d'). — Pillé e par 
Alain Tranchemer. Phil. vil, 
168. — Ossa. 

Ovide. Phil. I, 617; H, 474; 
VI, 244. — Ovidius, Suhnanê 
sattis, 

Oximii. Voy. Hiémois. 



Paciaeum. Voy. Pacy-sur-Eure. 

Pacy - sur - Eure ( Eure , arr. 
d'Evreux). — (1188) Henri II 
y séjourne. Ghron. 45 ; Phil. 
m, 192; — (1192) Philippe- 
Auguste s*en empare. PhiL 
IV, 412; — cité. PhU. XH, 
555. — Paciaeum. 

Paganelli, Voy. Jean et Foul- 
ques Painel. 

Pamel Voy. Jean —, Foulques 

Païenne, en Sicile. PhiL V, 
553. — Panormtis, 

Palestica regio. Voy. Terre 
sainte (la). 

Palestine. Voy. Terre sainte. 

Palluau (Indre, arr. de Ghàteaa- 
roux, c. de Ghâtillon- sur- 
Indre). — (1188) pris par Phi- 
lippe -Auguste. Rig. 62, — 
— Paluellum, 

Paluellum, Voy. Palluau. 

Palus Méotide (le). Rig. 38, 
p. 58 ; Ghron. 2. — Meotid/ts 
palus, 

Pandolphe, légat du pape. — 
(1213) va en Angleterre, rétar 
blit la paix entre le clergé et 
Jean Sans -Terre et reçoit 
l'hommage de celui-ci au 
nom du pape. Ghron. 171 ; 
Phil. IX, 333, 545. — Pan- 
dulfus subdiaconus. 



ET DES IIATIÈRES. 



465 



Pandolphe, évoque de Norwich. 

— (1223) assiste aux obsèques 
. de Philippe- Auguste. Ghron. 

Cent, Par. 7. — Pandulfus 

episcopus Norvicensù. 
Pandrasus. roi des Grecs. Rig. 

38, p. 57 ; Ghron. 5. 
Pandulfus subdiaconus, Voy. 

Pandolphe, légat. 
Pandulfus episcopus Norvicensis, 

— Pandolphe, évoque de Nor- 
wich. 
Pannonie (la). Rig. 43. — Pan» 

nonia. 
Pannoniens (les). Phil. II, 493. 

— Pannonite. 
Panormus, Voy. Palerme. 
I^pes. Voy. Gélestin in, Glé- 

ment III, Damase, Etienne 
m, Grégoire VIII, Honorius 
III, Innocent III, Léon IX, 
Urbain IH. 

Papia. Voy. Pavîe. 

Pamani, Papienses. Voy. Pavie 
(habitants de). 

Paris, fils de Priam. Rig. 37, 
38; Ghron. 3. 

Paris (histoire de). — Eloge de 
Paris. Ghron. 152; Phil. I, 
97; — appelé d'abord Lutea 
civitas (Rig. 37) ou Lutecia, 
Ghron. 33 (voy. Lutèce); — 
appelé Parisius du nom de 
Paris, fils de Priam. Rig. 37 ; 

— (1179) saint Richard est en- 
terré au cimetière des Gham- 
peaux. Ghron. 17; — (1183) 
Philippe-Auguste fait trans- 
porter les balles aux Gham- 
peaux. Rig. 20; Ghron. 25; 

— (1185-6) Paris perd son 
nom de Lutèce lorsque Phi- 
lippe-Auguste fait paver les 
voies qui mènent aux portes. 
Rig. 37; Ghron. 33; — (1186) 
Geoffroy, duc de Bretagne, 
meurt aux Ghampeaux. Phil. 
n, 502; — (1187) Philippe- 
Auguste fait enclore le cime- 
tière des Ghampeaux. Rig. 
47; Ghron. 34; Phil. 1,436; 

— (1187) Louis Vm y naît et 

II 



la ville est illuminée pendant 
sept jours. Rig. 54 ; — (1190) 
le roi désigne six i)ourgeoi8 
pour recevoir les revenus et 
gouverner les affaires de la 
ville. Rig. 70, p. 100 et 103 ; 

— Paris est ceint de murs du 
côté nord par l'ordre du roi. 
Rig. 71; Ghron. 52;— (1191, 
23 juillet) les moines de Saint- 
Denis viennent procession- 
nellement à Paris apporter 
les reliques de la Passion à 
Louis Vtll, malade de la dy- 
senterie. Rig. 77 ; Ghron. 57 ; 

— (1196) un concile est tenu 
à Paris pour examiner la va- 
lidité du mariage d'Ingeburge. 
Rig. 92 ; — (1195) cherté des 
grains à Paris. Rig. 105; — 
[1198) un homme est tué par 
la foudre à Paris. Rig. izi ; 

— (1199, 28 juillet) Philippe- 
Auguste amène Artur de Bre- 
tagne à Paris. Rig. 129; 
Ghron. 101; — (12()1, juin) 
Philippe- Auguste reçoit Jean 
Sans-Terre à Paris. Rig. 135; 
Ghron. 107; — (1206, décem^ 
bre) le Petit- Pont est emporté 
par une inondation. Rig. 148 ; 
Ghron. 140; — (1208) les pri- 
sonniers poitevins laits par 
Henri Glément et Guillaume 
des Roches sont enfermés à 
Paris. Riff. 151 ; — (1210) les 
disciples d'Amaury de Ghar- 
tres sont brûlés aux Gham- 
peaux. Ghron. 154; — (1212) 
Philippe -Auguste fait clore 
Paris de murs du côté sud. 
Ghron. 160; — (1214) Phi- 
lippe-Auguste fait à Paris une 
entrée triomphale après Bou- 
vines. Ghron. 203; Phil. XII, 
265 ; — Ferrand est enferme 
dans la tour du Louvre. 
Ghron. 199; Phil. XH. 163; 

— les autres prisonniers sont 
enfermés aux deux Gh&telets. 
Ghron. 200; — dans le par- 
tage projeté par les alliés 

30 



466 



TÀBLB DES NOMS 



d'Othon, Paris devait échoir à 
Ferrand. Ghron. 201; Phil. X, 
586.— (1218) incendie à N.-D. 
allumé par un voleur anglais. 
Ghron. 226; — (1219) inon- 
dations qui rendent le Petit- 
Pont impraticable. Ghron. 
232; — (1221) les aumôneries 
de Notre-Dame et de Saint- 
Etienne-du-Mont sont frap- 

gées de la foudre. Ghron. 
k)nt. Gott. 9 ; — (1223) il y 
est tenu un concile pour les 
affaires des Albigeois. Ghron. 
Gont. Par. 7 ; Phil. XU, 543 ; 
— cité. Rig. 36, 37, 43, 44, 
138: Ghron. 3, 7, 33, 57, 101, 
107, 198, 201, 204; Phil. H, 
229; m, 283; X, 558, 586; 
Xn, 554. 

- Ghampeaux (les). Campelltts, 
Campelli. Voy. Paris, histoire, 
années 1179, 1183, 1186, 
1187, 1210 ; — Gharauri (rue), 
Chalauri vicm. Phil. II, 230; 

— Ghàtelets (les). Voy. Paris, 
histoire, 1214; — Diocèse. 
Rig. 120; — Ecoliers : privi- 
lèges accordés par Philippe- 
Auguste. Ghron. 152; — ils 
se T'ont remarquer par leur 
enthousiasme lors du retour 
de Bouvines. Ghron. 203; 
Phil. XII, 269; — église 
Notre-Dame et chapitre. Ilig. 
30, 77 ; Geoffroi, duc de Bre- 
tagne, y est enterré. Rig. 44 ; 
Ghron. 35; auatre chapelle- 
nies y sont tbndées pour le 
repos de son âme. Rig. 45; 
la reine Elisabeth de Hainaut 
y est enterrée; fondations 
pieuses faites à ce sujet par 
Philippe- Auguste. Rig. 68; 
Ghron. 50; un incendie y est 
allumé (1218) par un voleur 
anglais. Ghron. 226. Aumô- 
nerie de Notre-Dame. Voy. 
Paris, histoire, 1221 j doyen 
du chapitre. Voy. Michel de 
Gorbeil ; archicnacre. Voy. 
Geoffroi ; chancelier. Voy. 



Jean de Chandelle; chantre 
duchajpitre. Voy. Guillaume; 

— Eglises (autres) de Paris. 
Voy. Saint- Antoine, Saint- 
Etienne - du - Mont, Sainte- 
Geneviève, Saint - Germain- 
des-Prés , Saints - Innocents, 
Saint-Lazare, Saint-Martin- 
des - Ghamps, Saint - Pierre, 
Saint- Victor, Saint- Vincent; 

— Evéques. Voy. Eudes de 
Sully, Gautier Gornu, Guil- 
laume, Maurice de Sally, 
Pierre de Nemours, Palais des 
évoques. Rig, 2; — Halles 
(les). Voy. Paris, histoire, 
année 1185 ; — Louvre (tour 
du). Ghron. 199 ; Phil. XII, 
163; — Murs. Voy. Paris, 
histoire, années 1190 et 1212; 

— Palais des évolues. Voy. 
Evoques; — Palais du roi. 
Rig. 37; — Pavé. Voye» 
Paris, histoire, année 11Ô5- 
6; — Pont (le Petit-). Phii. 
n , 229. Voy. Paris, histoire, 
années 1206 et 1219; prévôt 
de Paris. Rig. 37 ; — Temple 
(le). Rig. 70, p. 103;— Uni- 
versité : pnvilèges accordés 

far Philippe- Auguste. Ghron. 
52: opposition des maîtres 
à 1 élection de Guillaume, 
évoque d'Auxerre, comme 
évoque de Paris. Ghron. Gont. 
Gott. 6. 

Parisia. Voy. Paris. 

Parisiens (lesj. — Leur erreur 
au sujet au chef de saint 
Denis. Rig. 80. — Voy. Paris. 

Parisii (les), peuple de la Gaule. 
Rig. 38; Ghron. 3, 4,7;PhiL 
I, 93, 97 ; V, 45. 

Partenacum, Voy. Parthenay. 

Parthenay (Deux- Sèvres). — 
(1207) pris par Philippe- Au- 
guste. Rig. 149; Ghron. 143; 
Phil. Vm, 374; — cité. 
Ghron. 204, p. 298. — ParU- 
nacum, Partheneium, 

Parthes (les). Phil. IV, 123, 388. 

— Parthù 



ET DES MATIERES. 



467 



PaTé. — A Paris. Voy. ce mot. 
^- Dans les autres villes. 
GbroQ. 33. 

Pavie (les habitants de). — 
(1212) partisans de Frédéric II. 
Ghron. 158; - (1213) battent 
les Milanais. 167, 168. — Pa- 
piani, Papienses. 

Paviot, arbalétrier. — (1203) au 
siège d'Andely. Phil. VU, 
264. — PaviiÂS. 

Pofrius. Voy. Paviot. 

Payen de Rochefort. — Ses bri- 
gandages. Ghron. 178, p. 261 ; 

— (1214) est blessé à mort au 
siège de la Roche-au-Moine. 
Ghron. 178, p. 262 ; Phil. X, 
280. — Paganus de Rupeforti. 

Pelage, légat en Terre sainte. 

— Force les chrétiens à quit- 
ter Damiette et à assiéger 
Taphnis. Ghron. Gont. Gott. 
10. — Pelagius. 

Pèlerins de Terre sainte et de 
Rome, arrêtés nar l'empereur 
Othon. Phil. VIII, 919; —de 
Rome, cités (Romipete), Phil. 
IX, 1. 

Pelleteries de Hongrie. Phil. IX, 
384. 

Pendragorides. Voy. Artur (le 
roi). 

Pépin le Bref, roi de France. 

— Rig. 38, p. 60; Ghron. 9. 

— Pipinus brevis. 

Pépin ct'Héristal, maire du pa- 
lais. Rie. 38, p. 58 et 60; 
Ghron. 9. — Pippinus major 
domus. 

Pequichini. Voyez Piquechiens 
(les). 

Perche (le). Phil. UI, 256. — 
Periica, Perticum, — Gomtes 
du — . Voy. Etienne, Rotrou, 
Thomas. 

Perigas, arbalétrier. — (1203) 
au siège d'Andely. Phil. VII, 
264; — (1204) au siège du 
Ghâteau-Gaillard. 662. 

Périffueux (Dordogne). Phil. X, 
112. — Petragore. 



Périmèle, nymphe. Phil. VI, 
235. — Perimela. 

Péronne (Somme). — (1184) 
Philippe, comte de Flandre, 
détient indûment cette ville. 
Phil. II, 18 ; — (1214) Phi- 
lippe-Auguste y rassemble 
son armée. Ghron. 181, p. 266 ; 
— dans le partage du royaume 
devait appartenir à Renaud 
de Dammartin. Ghron. 201, 
p. 295; — Renaud de Dam- 
martin y est emprisonné. 
Ghron. 199, p. 292 ; 210 ; Phil. 
m, 90; XII, 138; — citée. 
Phil. X, 585. — Perona. 

Pérouse (Italie). Ghron. Gont. 
Par. 2; Phil. VU, 558. - 
Perusium, 

Pertica, Perticum. Voy- Perche 
(le). 

Perusium. y oj. Pérouse. 

Pescaire (Lou), chef de routiers 
anglais. Phil. VII, 148, 830; 
Vlil, 17. — Lupicarus. 

Pessulanum. Voy. Montpellier. 

Petrafontis. Voy. Pierrefonds. 

Petragore. Voy. Périgueux. 

Peireius. Phil. VH, 561. 

Pettau (Frédéric de). Voy. Fré- 
déric de Pettau. 

Pharamond, roi des Francs. 
Rig. 37, 38, p. 59 ; Ghron. 7 ; 
Phil. L 160, 169, 212. — Fa- 
ramunàus, Pharamundus. 

Pharios, Pharita fréta. Voy. 
Messine (détroit ae). 

Phénicie (étoffes de). Phil. IX, 
383. 

Philippe, fils de Louis VI, tué 
par un pourceau. Rig. 39, 
p. 63 ; Ghron. 11.— Philippus 
a vorco interfectus. 

Philippe- Auguste, roi de France, 
fils de Louis VII; surnom- 
mé Auguste par Risord. Rig. 
p. 6; — dit aussi Dieudonné. 
Rig. 1 ; Ghron. 11 ; Magna- 
nime, tlhron. 11 et passim; 
Karolida. Phï\. Nunc.2S\ Ka- 
rolides. Phil. U, 485 ; lU, 427 ; 
IV, 439 et 528; X, 99; — 



468 



TABLE DES NOMS 



était parent de Gélestin III. 
Ghron. 62; Phil. IV, 290; — 
faussement accusé d'avarice. 
Rig. 99; — indulgent pour 
ceux qui se repentent. Phil. 
VI^ 63 ; — protège le clereé. 
Phil. X, 597 ; — amour réci- 
proque du peuple et de son 
roi. Phil. XII, 280; —éloge 
de Philippe-Auguste. Ghron. 
Gont. Par. 6; 

- vision du père de Philippe- 
Auguste avant sa naissance. 
Rig. i ; — prières du chapitre 
général des cisterciens pour 
obtenir sa naissance. Ghron. 
12: 

- (1 165) sa naissance le 22 août. 
Rig. 1; Ghron. 11. 

- ( 1 175) pèlerinage de Louis Vn 
à Gantorbéry, pour mettre son 
ûls sous la protection de saint 
Thomas Becket (ce pèlerinage 
n'eut lieu en réalité qu'en 
1179). Phil. I, 275; —appa- 
rition de saint Thomas a un 
saint homme pour lui révéler 
qu'il a choisi Philippe-Au- 

rste pour son vengeur. Phil. 

- (1179) devait être couronné 
le 15 août. Rig. 2; Phil. 219; 

- s'étant égaré dans la forêt 
de Gompiègne, tombe malade 
et son couronnement est dif- 
féré. Rig. 3 ; Phil. I, 224 ; — 
pèlerinage de Louis Vit à 
Cantorbery. Ghron. 14 (faus- 
sement placé en 1175); Phil. 
I, 275; — couronnée Reims 
le 1*' novembre. Rig. 4; 
Ghron. 16; Phil. I, 336; — 
revient à Paris. Rig. 6 ; 

- (1180) origine de sa haine 
contre les Juifs. Ghron. 17; 

- dépouille les Juifs de leurs 
biens meubles le 16 mars. 
Rig. 6 et p. 16, note 1; — 
couronné pour la seconde fois 
à Saint-Denis, le 29 mai, en 
même temps que^la reine Isa- 
belle de.Hainaùt. Rig, 10; 



Ghron. 20 ; — perd son père 
le 18 septembre. Rig. 11; 
Ghron. 21 ; — n'avait alors que 
quatorze ans et deux mois. 
Phil. 363 ; — chàde Hèbes de 
Gharenton, Guillaume, comte 
de Ghâlon, et Humuiert de 
Beaujeu qui opprimaient les 
églises. Rig. 7, o ; Ghron. 18 ; 
Phil. I, 463 : 

— (1180-81) Philippe- Auguste 
soumet les seimeurs ligués 
contre lui. Rig. 9 ; Ghron. 19 ; 

— (vers 1180-81) assistant à la 
messe à Saint-Léger-en- Yve- 
line voit un enfant à la place 
de rhostie. Phil. I, 482 ; 

— (1181) s*empare de Gh&tillon- 
sur-Loire. Phil. 538; — par- 
donne à Etienne de Sancerre 
et aux autres rebelles. Phil. 
I, 548 ; — repasse la Loire et 
rentre en France. Phil. 1, 561 ; 
— sur le conseil d'un sergent 
dévoué, rachète aux lépreux 
de Paris les foires de Saint- 
Lazare ( racliat faussement 
placé en 1183). Rig. 20; 
Ghron. 25 ; — punit le^ blas- 
phémateurs. Rig. 5; Ghron. 
22; Phil. I, 395; 

— (1182) sur le conseil de Ber- 
nard de Bré remet aux chré- 
tiens les dettes qu'ils avaient 
envers les Juifs en gardant le 
cinquième pour luL Rig. 12; 
Ghron. 22 ; Phil. I, 371 : — 
chasse les Juifs en juillet. 
Rig. 15, 16; Ghron. 23; Phil. 
I, 385 ; — transforme les sy- 
nagogues en églises. Rig. 17 ; 
Ghron. 24 ; Phil. I, 389 ; 

— (1183) purge le royaume des 
hérétiques en les condamnant 
au feu. Phil. I, 407; — fonde 
les Halles au lieu appelé Les 
Champeaux, Rig. 20: — ra- 
chète aux lépreux ne Paris 
les foires de Saint -Lazare, 
sur le conseil d'un sergent 
dévoué (ce rachat avait eu 
lieu en 1181). Rig. 20; Ghron. 



ET DES MATIÈRES. 



469 



25; — fait clore de murs le, 
bois de Vincennes. Rig. 21 ; 
Ghron. 26 ; — fait poursuivre 
les Gottereaux et en fait dé- 
truire sept mille en Berry. 
Rig. 24; Ghron. 28; Phil. I, 
725* 

■ (1183-84) Philippe- Auguste 
a plusieurs eotrevues avec le 
comte Philippe de Flandre 

Sour lui réclamer le Verman- 
ois et les villes de la Somme 
dont il lui avait cependant, 
au début de son rè^ne, con- 
firmé la donation, jadis faite 
par Louis VII. Phil. II, 23, 

— (1185) reçoit à Paris les en- 
voyés de Jérusalem. Rie. 30; 

— convoque une assemblée à 
Paris et envoie des troupes 
en Terre sainte. Rig. 31 ; — 
-envoie des troupes au secours 
de Gorbie, part de Senlis pour 
aller faire lever le siège de Bé- 
thisy. Ghron. 29; Phil. II, 193, 
242; — réunit une armée à 
Compiègne. Rig. 26, p. 41, 
note 3 ; Ghron. 29 : — marche 
sur Amiens. Rig. 26; Phil. Il, 
271 ; — assiège Boves. Ghron. 
29 ; Phil. Il, 296 ; — par le 
conseil des siens, refuse le 
combat que lui offrait le comte 
de Flandre. Phil. 11,^ 364; 

— accorde une trêve de huit 
jours au comte, qui se soumet 
et rend le Vermandois. Rig. 
28 ; Ghron. 29 ; Phil. H, 436 ; 

— son retour triomphal. Phil. 
II, 468; — miracle advenu 
sur remplacement de son 
camp devant Boves. Rig. 29 ; 
Ghron. 30 ; Phil. H, 454 ; 

- (1186) délivre le château de 
Vergy, assiégé par le duc 
Uugues de Bourgogne. Rig. 
32 ; Ghron. 31 ; — reçoit les 
plaintes des églises de Bour- 
gogne contre le duc. Rig. 33 ; 

— donne au duc trois aver- 
tissements publics. Rig. 34; 



— lui écrit plusieurs fois. 
Phil. I, 609; — marche sur 
la Bourgogne car Troyes 
Bar-sur-Seine et mussy. Phil 
1, 621 ; — prend Ghâtillon-sur 
Seine. Rig. 35; Ghron. 31 
Phil. I, 640 ; — contraint lé 
duc à réparer les dommages 
qu'il a causés aux éelises et 
lui pardonne. Rig. 36; Phil. 
I, 710* — revient à Paris. 
Rig. 3o; — fait paver Paris. 
Rig. 36 ; Ghron. 33 ; — étant 
à Saint-Denis, permet aux 
moines de procéder librement 
au choix de leur abbé. Rig. 
41 ; — accorde la main de sa 
sœur Marguerite à Bêla III, 
roi de Hongrie. Rig. 43; 
Ghron. 32 ; — au mois d'août, 
il fait enterrer GeofiFroi, duc 
de Bretagne, à Notre-Dame 
de Paris, où il fonde deux 
chapellenies en sa mémoire. 
Rig. 44, 45; Ghron. 35; 

— (vers 1186-87) Philippe- Au- 
guste, à l'instigation d'une 
vieille femme qui préten- 
dait en avoir reçu la mis- 
sion miraculeuse (Ghron. 34), 
fait clore de murs le cime- 
tière des Ghampeaux. Rig. 
47 ; Ghron. 34 ; Phil. I, 445 ; 

— (vers 1187) ordonne de don- 
ner aux pauvres ses vête- 
ments de rebut. Rig. 48 ; 

— (1187) irrité de ce que Ri- 
chard Gœur-de-Lion refuse 
de lui faire hommage pour le 
comté de Poitiers (Rig. 50; 
Ghron. 38 ; Phil. H, 509) ; et 
de ce que Henri H. bien que 
cité plusieurs fois a sa cour, 
refuse de lui rendre la dot de 
sa sœur Marguerite (Rig. 50 ; 
Ghron. 38), entre en Berry, 
prend Issoudun (Rig. 51; 
Ghron. 38; Phil. II, 529), 
Graçay et met le siège devant 
Ghâteauroux. Rig. 51 ; Ghron. 
38; Phil. U, 543; — Richard et 
Henri II lui demandent avant 



470 



TABLE DES NOMS 



la bataille (Phil. II, 589) une 
trêve qu'il accorde et moyen- 
nant laquelle ils déclarent se 
soumettre à la cour du roi; 
celui-ci garde Issoudun. Ris. 
51 ; Ghron. 38 ; Phil. H, 609 ; 
— apprend la nouvelle de la 

grise de Jérusalem par 8ala- 
in. Rig. 53; — a un fils, 
Louis Vni, le 5 septembre. 
Rig. 54 ; Chron. 37 ; 
— (1188) le 13 janvier (la véri- 
table date est le 21), Philippe- 
Auguste et Henri II prennent 
la croix entre Trie et Gisors, 
au lieu dit depuis Saint' 
Champ. Rig. 56 ; Ghron. 41 ; 
Phil. in, 14: — ils y fondent 
une église (Rig. 56) et s'en- 
gagent mutuellement à laisser 
jusqu'à leur retour leurs terres 
dans l'état où elles étaient 
lorsqu'ils se sont croisés. Rig. 
56, 60: ■— le 27 mars, Phi- 
lippe-Auguste tient à Paris 
une assemblée où beaucoup 
de seigneurs se croisent. Rig. 
57; Ghron. 42; — rend une 
ordonnance touchant les det- 
tes des croisés et une autre 
sur la dime saladine. Rig. 57, 
58, 59; — pour châtier Ri- 
chard Gœur-de-Lion d'avoir 
rompu la trêve et de ne pas 
rendre Toulouse au comte 
Raimond de Saint - Gilles , 
Philippe - Auguste entre en 
Berry, prend Ghàteauroux, 
Buzençi^^ Argenton , Le- 
vroux. Kig. 60; Ghron. 43; 
Phil. m, 38; — un torrent 
desséché se remplit miracu- 
leusement pour abreuver son 
armée. Rig. 61 ; Ghron. 43 ; 
Phil. m, 45; — prend Mont- 
richard, Montluçon et toute 
l'Auvergne. Rig.* 60 ; Ghron. 
44; Phil. III, 56 ;— Henri H 
revenant vers la Normandie, 
il le poursuit et prend Ven- 
dôme. Ghron. 44 ; Phil. III, 
67; — arrivé à Ghaumont, 



tandis qu'Henri U est à Gi- 
sors, il a une entrevue avec 
lui, abat l'orme sous lequel 
avaient lieu les conférences 
et refoule les Anglais dans 
Gisors. Riff. 62; Ghron. 45; 
Phil. in, 97 ; — rentre dans 
Ghaumont. Phil. IH, 186; — 
Henri lî ravageant le pays et 
menaçant Mantes, Philippe- 
Auguste marche au secours 
de cette ville qu'il traverse, 
atteint Henri H à Soindres et 
le contraint de se retirer à 
Ivry. Ghron. 45: Phil. HI, 
379 ; — rentre à Mantes. Phil. 
m, 619 ; — se réconcilie avec 
Richard Gœur-de-Lion qui lui 
faithommace. Rig. 63 ; Ghron. 
46 ; Phil. III, 631 ; 

— (1189) vers prophétiones 
sur Philippe-Auguste, nig. 
65; — rassemble ses troupes 
en mai à Nogent-le-Rotrou, 
prend la Fer té-Bernard, Mont- 
rort-le-Rotrou^ le Mans, pour- 
suit Henri U jusqu'à Ghiuon. 
Riff. 66; Ghron. 48; Phil. IH, 
640 ; — donne le Mans à Ri- 
chard Gœur-de-Lion. Phil. III, 
674; — marche sur Tours, 
trouve un gué pour passer la 
Loire et prend Tours le 
23 juin. Rig. 66; Ghron. 48; 
Phil. m, 677 ; — fait à Golom- 
hier la paix avec Henri II 
qu'il réconcilie avec Richard. 
Rig. 67; Ghron. 49; Phil. m, 
735 ; — Henri U. étant mort, 
Philippe - Auguste conclut 
avec Richard une autre paix 
par laquelle il lui rend Tours, 
le Mans et Ghàteauroux, tan- 
dis que Richard lui cède Gra- 
çay^ Issoudun et tout ce qu'il 
avait en Auvergne. Rig. 67; 
Ghron. 49 ; 

— (1190) en paix avec Richard 
pendant la première année du 
règne de celui-ci. Phil. IV, 
3 ; — perd sa femme Elisa- 
beth de Hainaut le 15 mars, 



DES MATI^KH. 



471 



et fonde en sa mémoire doux 
chapellenies à Notre-Dame 
de raris. Rig. 68 ; Ghron. 50 ; 

— se prépare à la croisadt^ 
Phil. iV, 7; — va prendre lo 
bourdon à Saint - Denis le 
24 juin. Rig. 69: — tient à 
Vézelay, le 4 juillet, une aH- 
semblée où il confie la régence 
à sa mère Adèle et à son oncle 
Guillaume , archevêque de 
Reims, et va s'embanfuer k 
Gènes après avoir fait son Ufs- 
tament politique. liig. 69, 70 ; 
Ghron. 51; Phil. IV, 17; — 
essuie une violente Uimii^M. 
Phil. IV, 24; -^ arrive à 
Messine le 16 H^ptembre ^«d 
noo en août comme le dit 
lUgord'. Hïu. 72: Œrou, h'A , 
Phil. IV, %^'. — iii4<*aiuiwf 
les 5«?i«iieur« qui ou: ^)^ïXi*tf\ 
de la tem j*^a*- li^^ . 't ; (^hr*?s; . 
iî: PlU, IV. r/;: — ^\ re- 
wipi \aj le rA Bkiuu-'S. PiiiJ, 
IV. *A : — x'x^^ CMSik Ui paiKii4> 
du no TïUicréa*' ; j»^.ii»* t'ju<? 
•Aec iuieè cl»r oii- rji ^ui ivi 
«tût (jdI»iiVf b'.ûi ptiur iiu. «gsit 
jumr L'.'vu VJJJ. Kij^. 7Î, 

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Uirimrd de b tiuivrti. Hiu. 7;i , 
Cîhrou, 54; lM»i|. IV, 154, 
Uiclmnl lui lieukrtiMl. iiu il 
lui rniid m HiUUi hI. ijit'ii 
éijouiid Hônnig&ie du NavMint, 
Philipim lui nH'IuMiH U du! 
de Hu uatiirtit lui iiiuinrde uuti 
trAve k cuuHit db I4 l'inibiitlti 
Chmii. f,4; Phil. IV, iift,-- 
quiiui MutitoiiiH iti ttuivtt du 
vaut Arn^ Ui ill uvijl (tui 11^4- 
IlL/s le 'M) ttwJl). IUh 74; 
Chniii. ri4; Plul. IV, fiil , - 
met 1h toi%<t devant A«:r» 
Phil. IV, 179; - ttM4:Md Hi- 
cliard uimr liétmmf i'atitHui.. 
lliK 74; PMI. IV, ÏIO, - 

ïâsti nmru nhum l'i^msit^ du 
fii/:haid. CUroh- *tû , —Utuiu 
uu lu^m tinte liuih^^^A UU 

ia toi ^*hu^U^nn. iUi n ich 

I^iijj. IV. nt. - ^lin/A^<te 
k v^ mkuvt i^M. JU^Ubuu 
<} Aorte 44t biiUtidiii >MVM*«»t <W 
ilM 4jb<U»l i^ srîfi^ 4xvt> ift <U^ 
lui itnidft ktfc ^iiH^uiOAMi-. 
PUaI. JXI, m , — iuw*: tettUt- 

pftM^lUiiHfriliUoUiUtaiu- Phi! 
j\ V4^ , - *a*»î Hi^*''^' <** ««î 
OVÉrtlUlt^ii: it '^v jUlii*5l Ai. 

«Ml l^utKj i; K'i^i^ CÏl UihUM: 
fli4' jMf < aj/plM^ciUi/l (il tadiU' 

iit. Pjii i\ . Ui itfi ;^i . : — 
Pjii 1 \ ;^t^' - e^ iuai«u*. 



4721 



TABLE DES NOMS 



mandement au duc de Bour- 
gogne. Rig. 81; Chron. 62; 
Phil. rv, 262 ; — s'embarque 
sur des galères de Ruffo de 
Volta. Rig. 81 ; — quitte la 
Palestine, débarque en Fouille 
et passe par Rome, où il voit 
son cousm Gélestin m. Rig. 
81; Chron. 62; Phil. IV, 285; 

— passe par Radicofano, 
Monte Bardone, Ganriola, la 
Ligurie, le Mont-Genis, la 
Maurienne, le Mont du Ghat^ 
traverse llsère et le Rhône. 
Phil. IV, 291 ; — rentre en 
France peu de jours avant 
Noël. Rig. 81; Ghron. 62; 
Phil. IV, 302 ; — célèbre la 
fête de Noël à Fontainebleau, 
et vient quelques jours après 
à Saint-Denis. Rig. 83: 

- (1192) le 18 mars, Philippe- 
Auguste se rend de Saint- 
Germain -en- Laye à Brie- 
Gomte- Robert pour y faire 
brûler des juifs qui avaient 
crucifié un chrétien livré par 
la comtesse de Braisne. Rig. 
84 ; Ghron. 63 ; Phil. I, 761 ; 

- (1193) apprend à Pontoise 
que Richard veut le faire tuer 
par les Assassins, quitte la 
ville, se crée une garde de 
sergents armés de masses de 
métal, et envoie des ambas- 
sadeurs au Vieux de la mon- 
tagne. Rig. 87; Ghron. 65; 

— apprend la fausseté de cette 
nouvelle. Rig. 87 ; — en fé- 
vrier, il entre en Normandie, 

{>rend Evrenx, le Neubourg, 
e Vaudreuil, etc. Rig. 94; 
Ghron. 70; — prend Gisors 
le 12 avril, reconquiert tout 
le Vexin et rend Lyons-la- 
Forét à Tabbaye de Saint- 
Denis. Rig. 89; Ghron. 67; 
Phil. IV, 410; — assiège vai- 
nement Rouen. Rig. 94; 
Ghron. 70; — épouse Inge- 
burge de Danemark et la ré- 
pudie. Rig. 92; Chron. 69; 



— (1194) en janvier (et non 
pas au commencement du 
carême ) Philippe - Auguste 
conclut un traité d'albance 
avec Jean Sans-Terre. Ris. 
94 ; — au retour de Richara^ 
donne asile à Jean Sans- 
Terre. Phil. IV, 428 ; — était 
dès ce moment maître de tout 
le pays entre le Vaudreuil, 
Brionne et Sérifontaine. Phil. 
rv^ 430 ; — fortifie les places 
qu'il a enlevées aux Anglais. 
Phil. IV, 440; — donne 
Evreux à Jean Sans-Terre. 
Phil. IV, 445 ; — le 10 mai 
entre en Normandie et assiège 
Verneuil pendant trois se- 
maines. Rig. 96; Ghron. 72: 
PhU. IV, 481 ; — les habi- 
tants peignent sa caricature 
sur la porte du château. Phil. 
rv, 484 ; — prend la ville et 
la fait démanteler. Phil. IV, 
490; — apprenant que Jean 
Sans-Terre a massacré la gar- 
nison d*Evreux et livré la 
Èlace aux Anglais, il incendie 
ivreux. Rig. 96 ; Ghron. 72 ; 
Phil. IV, 449; - ravage le 
pays de Gaux et force Ri- 
chard à lever le siège d'Ar- 
qués. Phil. IV, 499 ; — s'em- 
pare de Robert (et non Guil- 
laume), comte de Leicester. 
Rig. 97; Ghron. 72; — en 
représailles de la conduite de 
Richard envers Saint-Martin 
de Tours, met la main sur les 
églises dépendant d'évôchés 
soumis aux Anglais. Riç. 99; 
— surpris par Richard a Bel- 
fou, près Fréteval, perd son 
trésor, ses archives et ses ba- 
gages. Rig. iOO ; Ghron. 74 ; 
Phil. IV, 590; — quitte le 
Berry et gagne en trois jours 
le Vaudreuil dont il fait lever 
le siège. Ghron. 74 ; Phil. V, 
17; 
— (1195) en juillet, rase le Vau- 
dreuil, et le 20 août marie sa 



BT DES MATIÈRES 



473 



HBur Alix au comte de Pon- 
thieu. Ri^. 102 ; Ghron. 76 ; 

— contraint Richard à lever 
le siège d'Arqués , détruit 
Dieppe ; son arrière-garde est 
surprise pendant le retour. 
Wg. 104; Ghron. 79; Phil. 
rvT 514 ; — perd Beau mont- 
le-Roger et suit Richard en 
Berry. Phil. FV', 526;V, 30; 

— abandonné par Renaud de 
Dammanin , Baudouin de 
Flandre et d'autres seigneurs. 
Phil. IV, 583; — fait de 
grandes aumônes pendant la 
uunine. Rig. 105; Ghron. 77 
et 80 ; — prend Issoudun où 
Richard vient lui faire hom- 
mage. Rig. t07; Ghron. 8*2; 

— en reconnaissance, il dé- 
pose une riche étoffe de soie 
sur Taute! de Saint -Denis. 
Rig. 107 ; 

- (1196) Philippe - Auguste 
conclut, le 15 janvier, près 
de Bourges, la paix avec Hi- 
chard Gœur-de-Lion. Rig. 
108 ; Phil. V, 51 ; — en mars, 
sait les processions faites pour 
obtenir la fin des inondations. 
Rig. 109; Ghron. 83; — 
épouse Agnès de Méranie 
(mussement appelée Marie). 
Rig. 112; Ghron. 85; — la 
mauvaise foi de Richard qui 
fait bâtir un château à Por- 
tejoieoblige Philippe-Auguste 
à reprendre les hostilités. 
Phil. V, 66; — Richard 
ayant détruit Vierzon dont le 
seigneur demande secours à 
Phuippe-Auguste. celui-ci en 
représailles prend Aumale, 
puis Nonancourt. Rig. 113; 
Phil. V, 88; — enferme à 
Mantes les prisonniers de No- 
nancourt qui massacrent le 
châtelain, mais sont pendus 
par les Mantais. Phil. V, 120 ; 
• (1197) envoie des troupes en 
Berry et prend Dangu. Phil. 
V, 105 ; — perd Nonancourt 



livrée à Richard par Nicolas 
d'Orphin. Phil. V, 112; — 
les Bretons lui restent fidèles. 
PhU. V, 157 ; — bat Richard 
devant Aumale, et s*empare 
de la ville. Ghron. 86; Phil. 

V, 172; — reprend Nonan- 
court. Chron. îS6; 

— (1198) Philippe - Auguste 
rappelle les Juifs et opprime 
les églises. Rig. 122; — perd 
sa sœur Marie, comtesse de 
Champagne. Rig. 119; — 
ses troupes font aux Ande- 
lys un grand carnage de Gal- 
lois. Phil. V, 303; — Ri- 
chard a^^ant fait noyer trois 
prisonniers français et aveu- 

§ler quinze autres, Philippe- 
LUguste inflige le même sup- 
plice à des prisonniers anglais. 
Phil. V, 318; — ses troupes 
s'emparent, près de I^ns, de 
Philippe, comte de Namur. 
Phil. V, 344; — s'a lUe avec 
Philippe de Souabe. Rig. 

124 ; — est surpris et mis en 
ftdte par Richard à Gour- 
celles-lez-Gisors. Rig. 122 ; 
Ghron. 93; Phil. V,351j-. 
dévaste la Normandie jus- 
qu'au Neubourg et jusqu'à 
Beanmont-le-Roger. Rig. 123; 
Ghron. 94 ; 

— (1199) conclut une trêve de 
cinq ans avec Richard. Rig. 

125 ; — pardonne à Renaud 
de Dammartin et fiance Phi- 
lippe Hurepel à sa fille. Phil. 

VI, 59; — prend Evreux, 
Avrilly et Acquigny ; dévaste 
toute la Normandie aussitôt 
après la mort de Richard. 
Rig. 127; Ghron. 99; — re- 
«)it rhommage d'Artur de 
Bretagne pour les comtés de 
Tours, d'Angers et du Mans, 
au Mans selon Rigord, à Pa- 
ris selon G. le Breton, en 
réaUté à Tours. Rig. 127 j 
Ghron. 101 ; — rend la liberté 
à Pierre de Douai. Rig. 128; 



474 



TABLB DES NOMS 



— reçoit à Tours l'hommage 
d'Aiiénor de Guyenne pour le 
comté de Poitiers, ramène 
Artur à Paris le 28 juillet, 
dépose le 30 un parement de 
soie sur Tautel de Saint-Denis. 
Rig. 129; — conclut, en oc- 
tobre, une trêve avec Jean 
Sans-Terre et une autre avec 
Baudouin, comte de Flandre. 
Rijg. 129; Ghron. 102: — en- 
voie une ambassade a Inno- 
cent m oui amis son royaume 
en interait. Ghron. 103; 

— (1200) Philippe-Auguste, fu- 
rieux de l'interdit qui pèse 
sur son royaume, opprime les 
évéques français qui y ont 
adhéré. Rig. 131 ; — en- 
ferme Ingeburge à Ëtampes 
(ceci n'eut lieu que l'an- 
née suivante). Ibid. — con- 
clut avec Jean Sans-Terre le 
traité du Goulet. Rig. 132; 
Phil. VI, 16. -^ accorde des 
privilèges aux écoliers de Pa- 
ris. Ghron. 152 |Voy. Cat. des 
actes de Philippe* Auguste, 629); 

— (1201) à l'instigation du légat 
Octavien, se sépare tempo- 
rairement d'Agnes de Méra- 
nie. Rig. 133; Ghron. 105; 

— las des discussions stériles 
du concile de Soissons, part 
un beau matin en emmenant 
Ingeburge avec lui. Rig. 133 ; 

— enferme Ingeburge dans 
la tour d'Ëtampes (uiit rap- 
porté à tort à l'année 1200 

Ear Rigord). Rig. 131; — à 
L mort de Thibaut III, prend 
la garde de la Gham pagne et 
la tutelle de sa fille jusqu'à la 
naissance de son fils pos- 
thume. Thibaut IV; — reçoit 
magninqruement Jean Sans- 
Terre à Paris et à Saint-De- 
nis. Rig. 135; Chron. 107; 

— après la mort d'Agnès de 
Méranie , obtient a'Inno- 
cent III la légitimation de 
ses enfants. Rig. 136; Ghron. 



108; -^ fonde en mémoire 
d'Agnès Tabbave de Saint- 
Gorentin près Mantes. Ghron. 
108; 

— (vers 1201) le clergé de Reims 
ayant refusé de l'aider autre- 
ment que par ses prières, 
Philippe-Auguste n'intervient 
d'abord qu'en paroles auprès 
du comte deRethel etde Ho- 

f;er de Rozoy qui opprimaient 
'église de Reims. Ghron. 109; 
Phil. I, 768; — réprime le 
comte de Rethel et Roger de 
Rozoy par la force. Qiron. 
109; Phil. I, 799; 

— (1202) reçoit à Soissons la 
soumission du comte de Re- 
thel et de Roger de Rozoy, 
puis revient à Vernon. Rig. 
137 ; — reçoit les plaintes du 
comte de la Marche à qui 
Jean Sans-Terre a enlevé sa 
femme. Ghron. 110 ; Phil. VI, 
104 ; — reçoit les plaintes du 
comte d'Eu à qui Jean Sans- 
Terre a pris Neufchàtel-en- 
Bray. Phil. VI 102; — 
somme par écrit Jean Sans- 
Terre de rendre Neufchâtel ; 
celui-ci demande à Philippe- 
Auguste de lui assigner un 
jour pour se disculper devant 
ses pairs. Phil. VI, 105; — 
assigne en vain Jean Sans- 
Terre à comparaître à Paris 
quinze jours après Pâques. 
Rig. 138; Phil. VI, 135; — 
somme une seconde fois Jean 
Sans-Terre qui s'excuse et 
demande que la chose soit 
jugée à Angers. Phil. VI, 
147 ; — cite une troisième fois 
Jean Sans-Terre qui promet 
de comparaître, de faire hom- 
mage de la Guyenne, la Tou- 
raine et l'Aniou, et de donner 
en gage Tillières et Bouta- 
vant. Ghron. 110; Phil. VI, 
176. — Jean Sans-Terre ayant 
fait défaut, Philippe-Auguste 
prend Boutavant, Argueii, 



ET DES MATIERBS. 



475 



Lon^champs, Mortemer, la 
Ferte, Sain t-Samson et Lvods- 
la-Forêt. Rig. 138; Chron. 
H2; Phil. VI, 194; — s'em- 
pare de Goumay en l'inon- 
dant. Rig. 138; Chron. 112; 
Phil. VI, 210; - fait réparer 
Gournay. Phil. VI, 257 ; — 
ayant besoin de ses troupes 
en Normandie, avait ordonné 
aux barons de Bourgogne et 
de Berry de venir se joindre 
à Artur. Phil. VI, 298; — 
arme Artur chevalier à Gour- 
nay, et le fiance à sa fille 
Marie. Rig. 138; Chron. 113; 
Phil. VI, 262 ; — écrit à Ar- 
tur d'attendre des renforts 
avant d'entrer sur les domai- 
nes de Jean Sans-Terre. Phil. 

VI, 348; — assiège Araues, 
lève le siège à la nouvelle de 
Mirebeau et va prendre Tours. 
Rig. 138, p. 152; Chron. 114; 
— à Thiver, rentre dans ses 

Quartiers sans avoir conclu - 
e trêve. Rig. 138; 
(1203) Philippe- Auguste, sou- 
tenu par les Poitevins et les Bre- 
tons, entre en Guyenne, reçoit 
rhommage de Robert, comte 
d'Alençon, revient en Nor- 
mandie et prend Couches et le 
Vaudreuil. Riç. 140; Chron. 
1 1 6 ; — pressé de faire lever le 
siège d Alcnçon, il va cher- 
cher à Moret les chevaliers 
qui étaient réunis pour un tour- 
noi. Chron. 117; — fait la 
guerre à Jean Sans-Terre pour 
venger la mort d'Artur de 
Bretagne. Phil. VII, 13; — 
assiège l'Ile et la ville d'An- 
dely, et s'en empare. Rig. 
140; Chron. 122 à 124; Phil 

VII, 86 à 380 ; — pendant le 
siège, fait ravager le Vexin 

?ar ses coureurs. Phil. VII, 
32 ; — fait remettre en état 
le château et le bourg d'An- 
dely et y loge ses troupes. 
Chron. 124 ; Phil. VII, 381 ; 



— donnait 1000 livres par 
jour à Cadoc pour la solde de 
sa troupe. Phil. VII, 396; — 
esquive les essais de récon- 
ciliation avec Jean Sans- 
Terre tentés par le pape à la 
fin d'août. Rig. 140 ; — met, 
le 31 août, le siège devant 
Radepnont et le prend au lx>ut 
de quinze jours suivant Ri- 
gord, de trois semaines sui- 
vant la Chronique^ et d'un 
mois suivant la Phiiippide. 
Rig. 141; Chron. 121 j Phil. 
VU, 400; — met le siège de- 
vant le Château - Gaillard. 
Rig. 141 ; Chron. 125 ; Phil. 
VII, 415 ; — entoure le Châ- 
teau - Gaillard d'une double 
ligne d'ouvrages à la fois of- 
fensifs et défensifs. Rig. 141 ; 
Chron. 125; Phil. VII, 421; 
~ quitte pendant l'hiver les 
troupes qui assi^eaient le 
Château-Gaillard. Phil. VU, 
cat. ; 

— (1203-1204) Philippe-Auguste 
donne au vicomte de Thouars 
la sénéchaussée de Poitou (et 
non en 1205 comme le dit la 
Chronique). Chron. 135; 

— (1204) revient au printemps 
au siège du Château-Gaillard. 
Phil. VU, caL; — ordonne 
de repousser à coups de flè- 
ches les bouches inutiles ex- 

fulsées de la place. Chron. 
25 ; PhiL VU, 479 ; — tou- 
ché de pitié, il se décide à 
les accueillir. Chron. 127 ; 
Phil. VU, 576; — en mars, 
il pousse activement les tra- 
vaux du siège. Chron. 128 ; 
Phil. VU, €Sà8; — se trouve 
toujours au premier rang des 
troupes. Phil. VU, 679 ; — 
s'empare du Château- Gail- 
lard, le 6 mars, et v met gar- 
nison. Rig. 141; Cnron. 129; 
Phil. VU, 740; — le 2 mai, 
entre en Normandie. Rig. 
142; Phil. VIU, 1; —prend 



476 



TABLE DES NOMS 



Falaise, Domfront et Gaen. 
Rig. 142; Chron. 130; Phil. 
\Uly 14; — est rejoint à 
Gaen par Gui de Thouars, 
qui vient de s'emparer du 
Mont Saint-Michel et d ' Avran- 
ches. Ghron. 131; Phil. Vm, 
40; — fait démanteler le 
Mont Saint-Michel, rebâtir 
Tabbaye et remplacer les li- 
vres brûlés par les Bretons. 
Phil. vm, 139; — prend 
Evreux, Séez, Lisieux, Ba- 
veux et Goutances. Rig. 142; 
Chron. 130; Phil. VIII, 35; 

— s'empare de Rouen, Ver- 
neuil et Arques. Rig. 142; 
Ghron. 131; Phil. VIII, 156; 

— fait raser les fortifications 
de Verneuil. Phil. VIII, 170; 

— se rend maître de toute la 
Normandie. Rig. 142; Ghron. 
132; Phil. VUI, 176; — 

— laisse à la Normandie ses 
coutumes, mais modifie celles 
qui se rapportent aux com- 
bats singuliers. Phil. VIU, 
219; — rend au clergé nor- 
mand le droit d'élire ses évo- 
ques, et abolit le droit de 
régale en Normandie. Phil. 
VIII, 241 ; — prend posses- 
sion de Poitiers le 10 août, et 
y re^it Thommage des ba- 
rons du pays. Rig. 143; Ghron. 
133; Phil. VIII, 374 : — ses 
troupes prennent Angers. 
Phil. vm, 272; — nomme 
Guillaume des Roches séné- 
chal d'Anjou. Phil. VIII, 
277 ; — prend Loudun. Phil. 
vm, 376 : — le donne à Ai- 
meri de Thouars. Ghron. 135; 

— s'empare de Niort, Mon- 
treuil-BBllay, Parthenay, et 
ramène ses troupes devant 
Ghinon. Phil. Vm, 376 ; — 
aux approches de l'hiver, il 
abandonne la Rochelle et re- 
vient dans son domaine en 
laissant des troupes pour con- 
tinuer le siège oe Loches et 



de Ghinon. Rig. 143; Ghron. 
133: Phil. vm, 376; 

— (1205) à Pâques, Philippe- 
Auguste entre en campa!gne, 
prend Loches, qu'il donne 
à Dreu de Mello, puis Ghi- 
non, dont il envoie le châ- 
telain, Oirard d'Athée, à 
Gompiègne; rentre en France 
vers le 24 juin (en réa- 
lité il ne rentra qu'en juil- 
let). Rig. 143; Ghron. 134; 
Phil. VÏÏI, 427; — donne à 
SaintrDenis, le 7 juin, les re- 
liques qu'il a reçues de l'em- 
pereur de Gonstantinople. 
Rig. 145; 

— (1206) perd sa mère Adèle. 
Rig. 146; Ghron. 137 ; — ap- 
prenant en juin le débarque- 
ment de Jean Sans-Terre, il 
rentre en Poitou, arme Ghi- 
non, Poitiers, Loudun, Mire- 
beau, etc., et revient à Paris. 
Rig. 147; Ghron. 138; Phil. 
VUI, 441 ; — Aimeri et Gui 
de Thouars, ayant passé â 
Jean Sans-Terre, Philippe- 
Auguste prend Nantes et 
soumet Gui. Rig. 147^hron. 
138; — conclut â Thouars 
même une trêve avec Jean 
Sans-Terre, qui gagne la Ro- 
chelle et part pour l'Angle- 
terre. Rig. 147; Ghron. 138; 
Riil. vm, 441 ; 

— (1207) ravage de nouveau les 
terres du vicomte de Thouars, 
prend Parthenay et quelques 
autres places, qu'il laisse en- 
tre les mains de son maré- 
chal et de Guillaume des Ro- 
ches. Rig. 149; Ghron. 143; 

— (1208) reçoit d'Innocent m 
des lettres l'exhortant à la 
croisade contre les Albigeois. 
Rig. 154; — demande au 
pape d'accorder des indul- 
gences aux croisés. Phil. Vm, 
502 ; — envoie des avertisse- 
ments au comte de Toulouse. 
Phil. Vin, 509; — proclame 



ET DES IIATIÈRES. 



477 



la croisade. Phil. Vm, 515; 

— envoie 15000 hommes y 
prendre part. Phil. VIII, 
o20 ; — reçoit en France les 
évèques anglais chassés par 
Jean Sans-Terre. Phil. VIII, 
914; 

— (1209) Philippe- Auguste arme 
son hls Louis VIII chevalier 
à Gompiègne. Ghron. 149; 

— (1210) à la prière de Juhel 
de Mayenne, envoie des trou- 
pes assiéger le ch&teau de 
Gruarplic. Ghron. 150; — 
confisque les régales des évo- 
ques d'Orléans et d'Auxerre, 
qui avaient refusé d'envoyer 
leurs hommes à l'ost du roi, 
et ne les leur rend qu'au hout 
de deux ans. Ghron. 151 ; 

— (vers 1210) fait brûler aux 
Ghara peaux des disciples d'A- 
maury de Ghartres. Ghron. 
154; — envoie contre Gui, 
comte d'Auvergne, des trou- 

S es qui s'emparent de Riom, 
e Tournoel et de tout le 
comté, que le roi donne à 
Gui de Dampierre et à son 
fils Archambaud. Ghron. 156; 
Phil. vm, 452; 

— (1211) engage les seigneurs 
allemands à élire empereur 
Frédéric II et conseille à ce- 
lui-ci de passer en Allema- 
gne. Ghron. 158, p. 239; — 
marie Ferrand de Portugal à 
l'héritière du comt€ de Flan- 
dre. Phil. IX, 259; — se 
méfiant de Renaud de Dam- 
martin, il le somme de lui li- 
vrer certaines places, et sur 
le refus du comte, il s'empare 
des comtés de Mortain, de 
Dammartin et d'Aumale, de 
Lillebonne et de Dômfront. 
Ghron. 162; Phil. IX, 118; 

— ne consent pas à restituer 
ces terres à Renaud, qui re- 
fuse de se soumettre au juge- 
ment de la cour du roi. Ghron. 
164; 



— (1211-1212) Philippe-Au- 
guste trahi par Renaud, qui 
s'allie à Jean Sans-Terre et à 
Othon. Ghron. 163; Phil. IX, 

— (1212) fait construire les murs 
ae Paris du côté sud,indemnise 
les propriétaires expropriés et 
fortifie plusieurs autres villes. 
Ghron. 160; — se prépare à 
marcher contre Jean Sans- 
Terre et ses alliés. Phil. IX, 
4; — reçoit en France les 
évéques anglais chassés par 
Jean Sans-Terre. Ghron. 163; 
< — charge son fils Louis d'a- 
voir, à Vaucouleurs, une en- 
trevue avec Frédéric H, et 
foit alliance avec celui-ci. 
Ghron. 159; 

— (1213) réunit une assemblée 
de prélats et de barons à Sois- 
sons, expose le projet d'une 
expédition en Angleterre. 
Ghron. 165 ; Phil. IX, 160 ; 

— marie sa fille au duc de 
Brabant, et offre en vain à 
Ferrand de le dédommajger 
de la perte d'Aire et de Saint- 
Omer donnés à Louis Vin. 
Ghron. 165; — donne ren- 
dez-vous à ses barons à Bou- 
logne le 22 avril. Phil. IX, 
230; — se réconcilie avec 
Ingeburge. Ghron. 166; — 
motifs de l'expédition qu'il 
projetait en Angleterre. Ghron. 
171 ; — ^"retrouve son armée à 
Boulogne, où Ferrand refuse 
de le rejoindre. Ghron. 169; 
Phil. IX, 239; — pour le pu- 
nir , Phili ppe - Auçuste re- 
nonce à son expédition d'An- 
ffleterre et ordonne à Savari 
ae Mauléon de conduire la 
flotte à Dam. Phil. IX, 290 ; 

— marche sur la Flandre, 
rejoint sa flotte à Gra vélines et 
donne Gravelines à Louis VIII . 
Phil. IX, 351; — prend 
Ypres, Gassel et Bruges. 
Ghron. 169; Phil. IX, 403; 



478 



TABLE DES NOMS 



— ordonne à Raoul de Sois- 
sons et à Albert de Hangest 
de rester à Dam pour garder 
la flotte. Phil. IX, 4f4; — 
va assiéger Gand. Ghron. 
169 ; Phil. IX. 426 ; — appre- 
nant que les Anglais brûlent 
sa flotte à Dam, il court les 
chasser, détruit le reste de 
ses vaisseaux et revient de- 
vant Gand. Ghron. 170 ; Phil. 
IX, 432; — s'empare de 
Gand. Ghron. 170: Phil. IX, 
571: — prend Audenarde. 
Phil. IX, 576; — prend 
Gourtrai. Phil. IX, 580; — 
prend Ldlle et v fait cons- 
truire la citadelle de Darnel, 
Phil. IX, 584; — prend 
Douai. Phil. IX, 595; — re- 
çoit des otages de toutes ces 
villes. Ghron. 170; — rentre 
à Paris. Ghron. 170; Phil. 
IX, 604; — revient détruire 
Lille et Gassel, qui s'étaient 
révoltés. Ghron. 170; Phil. 
IX, 618 ; — envoie reprendre 
Tournai, tombé aux mains 
de Renaud de Dammartin. 
Phil. IX, 701 ; 

- (1214) à la nouvelle du dé- 
barquement de Jean Sans- 
Terre, Philippe-Auguste met 
des garnisons dans le Bou- 
lonnais et le Yermandois et 
vient en toute hâte à Ghi- 
non et à Loudun. Phil. X, 
99; — poursuit Jean Sans- 
Terre en ravageant le Poi- 
tou, brûle Thouars, Gholet, 
Vihiers et Bressuire, et s'a- 
vance jusqu'à Ghàteauroux. 
Phil. X, 113; — laisse à 
Louis VIII le soin de défen- 
dre le Poitou et se dirige 
vers la Flandre. Phil. X, 
124 ; — soutient Frédéric II 
contre Othon. Phil. X, 573; 

— Othon et ses alliés forment 
le projet de le tuer et de se 
partager son royaume. Phil. 
A, 563; — la vieille com- 



tesse Mathilde, tante de Fer- 
rand, prédit que Philippe- 
Auguste sera renversé de 
cheval et ne sera pas ense- 
veli. Ghron. 202; Phil. X, 
555; — part de réronne le 
23 juillet, passe une première 
fois le pont de Bouvines et 
va s'établir à Tournai. Ghron. 
181; Phil. X, 643; — le 
26 juillet, il se propose de 
marcher sur Mortagne, occu- 
pée par Othon: mais, sur le 
conseil de ses oarons et sur 
l'avis d'un reliffieux envoyé 

Sar le duc de Brabant, il se 
écide à se retirer par Bou- 
vines. Ghron. 181 ; Phil. X, 
671 ; — le 27 juillet, auitte 
Tournai pour aller a Lille. 
Ghron. 182; Phil. X. 704; 

— apprend par frère Guérin 
qu'Otnon le poursuit. Ghron. 
182; Phil. X, 754; — n'eût pas 
voulu combattre un dimancne. 
Phil.X,793et828;-faitfaire 
halte et consulte ses barons, 
qui lui conseillent de passer 
le pont de Bouvines et de 
continuer la retraite. Ghron. 
182; Phil. X, 791; — fait 
élargir le pont. Phil. X, 809; 

— pendant que son armée 
le traverse, se repose sous un 
frêne près d'une chapelle; à 
la nouvelle de l'attaque de 
l'arrière-garde, il entre dans 
la chapelle, y fait une courte 
prière et monte à cheval. 
Ghron. 183; Phil. X, cat., et 
812; — étend ses troupes de 
façon à ne pas être tourné. 
Ghron. 184, p. 271; Phil. XI, 
17; — se tient au premier 
rang du centre, en face d'O- 
thon. Ghron. 184, p. 272; 
Phil. XI, 45 et 249 ; — fait 
déployer l'oriflamme et con- 
fie l'étendard royal à Gales 
de Montigny. Phil. XI, 32; 

— son discours avant la ba- 
taille. Ghron. 184, p. 273; 



Rfr DBS lUTIÈMS. 



47d 



— renversé de cheval par 
les fantassins allemands, il 
est sauvé par Texœllenoe 
de son armure; délivré par 
Guillaume des Barres, il 
remonte à cheval. Ghron. 
i9l, p. 282; Phil. XI, 256; 

— cherche vainement à re- 
joindre Othon dans la mêlée. 
Phil. XI, 376 ; — ses exploite 
contre les Allemands. Phil. 

XI, 403: — ses paroles en 
voyant fuir Othon. Ghron. 
492, p. 284; — fait rompre 
rinfanterie de Renaud de 
Dammartin par 3000 sergente 
à cheval. Phil. XI, 613; — 
Renaud de Dammartin cher- 
che vainement à l'atteindre. 
Phil. XI, 634 ; — à la fin de 
la journée fait enfoncer Tin- 
fanterie brabançonne par 
Thomas de Saint- Valéry, et 
défend de poursuivre les 
fuyards. Ghron. 197; — fait 
camper ses troupes et rend 
grâces au ciel. Phil. XII, 5i; 

— accorde la vie aux prison- 
niers et les envoie à Paris. 
Ghron. 198; — envoie à Fré- 
déric II Taigle qui servait 
d'enseigne à Othon. Phil. 

XII, 41 ; — révélation mira- 
culeuse de la victoire de 
Bouvines au sacristain de 
Saint - Germain d'Auxerre. 
Phil. XII, 764 ; — fait grâce 
de la vie à Renaud de Dam- 
martin. Phil. XII, 67; — 
ayant appris à Bapaume que 
Renaud entretenait encore 
des intelligences avec Othon, 
va lui reprocher son ingrati- 
tude et le fait enfermer a Pé- 
ronne sous la garde de Guil- 
laume de Prunai. Ghron. 199; 
Phil. XÏI, 90; — emmène 
Ferrand à Paris. Ghron. 199; 

— apprend après Bouvines 
aue tes rebelles s'étaient à 
1 avance partagé le royaume. 
Ghron. 201, p. 295; — revient 



triomphalement à Paris. 
Ghron. 203; Phil. XH, «9; 
refuse d'accorder la paix aux 
Poitevins, se rend à Londan, 

Çirdonne au vicomte de 
houars, conclut avec Jean 
Sans-Terre une trêve de cinq 
ans, revient à E^ris, fait un 
traité avec les Flamands, et 
pardonne au comte de Ne- 
vers. Ghron. 204 ; — à partir 
de cette époque, gouverne en 
paix son royaume. Phil. XII, 
280; 

— 1^1215) en souvenir de Bou- 
vines , Philippe - Auguste 
fonde l'abbaye de la Vic- 
toire, près Senlis. Ghron. 
Gont. Par. 1 ; Phil. XU, 155; 

— refuse de vendre à Jean 
Sans-Terre une partie des 
terres qu'il lui a enlevées. 
Ghron. 212; — en appelle au 
pape pour faire cesser les 

Î>redica tiens subversives du 
égat Robert de Gorcon. 
Ghron. 213; — est opposé à 
l'expédition de Louis V III en 
Angleterre. Ghron. 214, p. 305; 
Phil. Xn, 303; 

— (1216) investit Simon de 
Montfort du comté de Tou- 
louse. Ghron. Gont. Par. 4; 

— confisque les fiefs de 
Louis VIII et des barons pas- 
sés en Angleterre, est néan- 
moins excommunié par le 

Eape. Ghron. 218; — est en 
utte aux censures pontifi- 
cales les plus sévères. Ghron* 
219* 

— (1216-1217) refuse tout se- 
cours à Louis VIII et ne con- 
sent pas à voir son fils lors 
du voyage do celui-ci en 
France. Ghron. 222, p. 312; 

— (1220) renouvelle avec Hen- 
ri III la trêve conclue avec 
Jean Sans-Terre en 1214. 
Ghron. Gont. Gott. 1 ; 

— (1221) envoie des renforts à 
Amaury de Montfort. (ihron. 



480 



TABLE DE8 NOMS 



Gont. Cott. 8; Phil. Xn, 
336; 

— (1222) Philippe- Auguste 
fait son testament. Ghron. 
Cont. Par. 8 ; Phil. Xn, 524 ; 

— (1223) une comète annonce 
sa maladie et sa mort. Ghron. 
Gont. Par. 5; Phil. XU, 451; 

— pris de la fièvre quarte, 
continue à vaquer au gou- 
vernement du royaume. Phil. 
XII, 492; — malgré sa ma- 
ladie, ouitte Pacy pour se 
rendre a Paris. Phu. Xn, 
550; — meurt à Mantes le 
14 juillet. Ghron. Gont. Par. 
6; PhiL XH, 565; — son 
corps est transporté à bras 
jusqu'à SaintrOenis; on élève 
une croix, puis un prieuré, 
au lieu où les porteurs s'é- 
taient relayés pour la pre- 
mière fois. Phil.Xn, 604;— 
ses obsèques et sa sépulture 
à Saint-Denis. Ghron. Gont. 
Par. 6 et 7; Phil. XII, 619; 

— passé au rang des saints, 
fait des miracles. Phil. XU^ 
cat,; — miracle par lequel le 

Sape apprend à âegni la mort 
e Philippe - Auguste. Phil. 
XII, 716. 

Philippe, évoque de Beauvais. 
Voy. Philippe de Dreux. 

Philippe de Gourtenai, comte 
de JNamur. fils de Pierre de 
— , comted'Auxerre.— (1213) 
épouse Marie de France. 
cThron. 165; — (1214) aUié 
de Ferrand. Ghnm. 194; et 
d'Othon. Phil. X, 414. — 
Philippus filius cornes AltissiO' 
dort, Nemurcius ou Nemurci 
comes. 

Philippe de Dreux, évêque de 
Beauvais. — Etait fils de Ro- 
bert de Dreux et cousin de 
Philippe -Auguste. Phil. V, 
337; — (1188) prend la croix. 
Rig. 56; — (1197) est fait 

Prisonnier parMercadier.Rlg. 
23; Ghron. 94; Phil. V, 331; 



— enfermé à Ghinon. Phil. 
Vni. 397; — ennemi person- 
nel ae Renaud de Dammar- 
tin. Phil. IX, 215; — (1211) 
en guerre avec lui. Ghron. 
162, p. 242 ; — (1213) assiste 
au concile de Soissons. Phil. 
IX, 213; — (1214) dans Tar- 
mée française. Phil. X, 479; 

— à Bouvines, renverse Guil- 
laume Longue -Epée. Phil. 
XI, 538; — cité. Phil. IX, 
96. — Belvaci presul, Bellova' 
gensis ou Belvacensis episoO' 
pus. Robertiaena. 

Philippe d'Alsace, comte de 
Flandre. — Parrain de Phi- 
lippe - Auguste. Ghron. 29 ; 
Pnil. n, 14 ; — avait épousé 
Mathilde de Portugal. Phil. 
IX, 250; — (1183) fiiit brûler 
des hérétiques. Rig. 22; — 
(1184) refuse de rendre au 
roi le Vermandois, qu'il dé- 
tenait indûment. Rig. 26; 
Ghron. 29; Phil. U, 17; — 
se prépare à la guerre. Phil. 
II, 83; — ravage le Beauvai* 
sis, assiège Gorbie, est forcé 
de se retirer. Ghron. 29; 
Phil. n, 165, 211 ; — rase le 
château de Dammartin. Phil. 
II, 220 ; — ses menaces con- 
tre Paris. Phil. H, 228; — 
assiège Béthisy. Ghron. 29; 
Phil. n, 237; — s'enfuit 
à travers la forêt de Gom- 
piègne, assiège Ghoisy-au- 
Bac, puis rentre en Flan- 
dre. Phil. n, 246; — avait 
fortifié Amiens. 277; — offipe 
le combat à Philippe-Augus- 
te. 366 ; — vient mettre son 
camp auprès de celui du roi, 
qui assiège Boves.. Ghron. 
29; Phil.II, 375; — obtient 
une trêve de huit jours et se 
soumet. Ghron. 39; Phil. II, 
430; (Rig. 26,27,28 ne parle 
pas de guerre et dit seule- 
ment que le comte se soumit 
en voyant le roi rassembler 



ET DES 1IATIÈRE8. 



481 



son armée) ; — (1188) se croi- 
se. Rig. 56; — (1191) meart 
à Acre. Rig. 79 : Ghron. 60 ; 
Phil. IV, 309 ; IX, 250. — 
Plandrxcus cornes, Philippus 
cornes Plandrie, Atrebati co^ 
mes. 

Philippe I»', roi de France. Rig. 
39^ p. 62; Chron. 11. 

Philippe Hurepel, fils de Phi- 
lippe-Auguste et d'Agnès de 
Nléranie. — Est légitimé par 
Innocent III. Rig. 1 36; Ghron. 
108; — est fiancé à la fille de 
Renaud de Dammartin et ré- 
ponse. Ghron. 163 ; Phil. VI, 
74; XII, 112;— (1223) aux 
ohsèques de son père. Ghron. 
Gont. Par. 7 ; Phil. XH, 590. 

Philippe, comte de Namur. — 
(1199) est fait prisonnier près 
de Lens et livré à Philippe- 
Auguste. Rig. 128; Ghron. 
lûO; Phil. V, 344. — Acmttr- 
cius ou Nemurci cornes, Phi^ 
lippus cornes Namurii, 

Philippe de Nanteuil. — (1198) 
est fait prisonnier à Gourcel- 
le8-lez-(Tisors. Rig. 122; Phil. 
V, 424. — Philippus de Nan- 
tolio ou Nantholides. 

Philippe, évoque d'Orléans. — 
(ma) assiste aux obsèones de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
Gont. Par. 7. 

Philippe de Souabe, empereur 
d'Allemagne. — (1197) Inno- 
cent III est opposé à sa can- 
didature. Rig. 117; Ghron. 
89; — Philippe- Auguste le 
soutient. Ghron. 96; — est 
couronné empereur; ses guer- 
res contre ôthon de Saxe. 
Rig. 124; Ghron. 96; — sa 
sœur épouse Alexis le Jeune, 
empereur de Gonstantinople. 
Rig. 139, p. 154; — (1208) 
meurt assassiné. Rig. 152; 
Ghron. 146. — Philippus dux 
Suevie, Philippus imperator, 

Philippide jla). — Ainsi nom- 
mée en riionneur de Philip- 

11 



pe- Auguste. Phil. Nunc. 38; 
— s'arrête à la première an- 
née du règne de Louis Vin. 
Phil. XII, 913; — contient 
9150 vers, fut composée en 
trois ans et corrigée en deux 
ans. 917. — Philippis, 

Pictavi, Voy. Poitevins (les). 

Pictavia, Voy. Poitou (le). 

Pictavis , Pictavorum civitas, 
Voy. Poitiers. 

Pictavtis cornes ou héros. Voy. 
Richard Gœur-de-Lion. 

Picti, Pictones. Voy. Poitevins 
(les). 

Pictonia. Voy. Poitou (le). 

Pierre, écuyer. — Tue le roi 
d'Aragon à Muret. Phil. Vm, 
764. 

Pierre, maréchal de France. 
Rig. 70, p. 103. 

Pierre II, roi d'Aragon. — M 212) 
bat les Marocains. Gnron. 
161; — jL^'^*3) Raimond, 
comte de Toulouse, se réfu- 
gie auprès de lui ; pénètre en 
France avec une armée. Phil. 
VUI, 572 : — assiège Simon 
de Montrort dans Muret. 
Ghron. 177, p. 259; PhU. 
Vni, 601 ; — est excommu- 
nié. Phil. vm, 622; — son 
prétendu combat singulier 
contre Simon de Montfort. 
735; — ses armes envoyées 
à Rome. 743; — vaincu et 
tué à Muret. Ghron. 177; par 
l'écuyer Pierre. Phil. Vm, 
764. — Rex Aragonum. 

Pierre, comte d'Auxerre. Voy. 
Pierre de Gourtenai. 

Pierre Botds. — (1204) pénètre 
dans le Ghàteau-Gaillard par 
les latrines et y introduit les 
Français. Ghron. 129; Phil. 
VII, 'Ï33.787. — />eirui Bogù, 
Bogisius, Bogius. 

Pierre de (Hapoue, légat du 
saint-siège, cardinal de Sain- 
te-Marie in Via iato. — (1198) 
charffé par Innocent ni de 
rétablir la paix entre les rois 

3i 



482 



TABLB DES NOMS 



de France et d'Angleterre, 
leur fait conclure une trêve 
de cinq ans. Rig. 125 ; Ghron. 
95; — (1199) met la France 
en interdit au sujet de la cap- 
tivité d'Hugues, évéque ae 
Cambrai. Rig. 128; — (1200) 
réunit un concile à Dijon et 
lance l'interdit sur le royau- 
me, à cause de la répudiation 
d*Ingeburge. Rig. 131; Ghron. 
103. — Petrus CapuantiS. 

Pierre Chariot, fils naturel de 
Philippe - Auguste, trésorier 
de Téglise de Tours. — Res- 
semblait à son i)ère. Phil. 
Nunc. 42; — Guillaume le 
Breton avait composé en son 
honneur le poème de la Kar- 
lotide (voy. ce mot). 52; — 
exhortation que lui adresse 
Guillaume le Breton. Phil. 
Xn, 893. — Karlotus. 

Pierre de Corbeil, archevêque 
de Sens. — Maître d'Inno- 
cent III, ancien évêque de 
Cambrai, est nommé arche- 
vôgue de Sens (1199). Rig. 
130; — (1200) est envoyé à 
Rome pour obtenir l'absolu- 
tion du roi. Chron. 103; — 
se croise contre les Albigeois. 
Chron. 177, p. 258; — (1210) 
juge les disciples d'Amaury 
de Chartres. Chron. 154 ; — 
(1216) le pape lui écrit pour 
lui annoncer qu'il a excom- 
munié Philippe - Auguste. 
Chron. 218. — Petrus de Cor- 
bolio, 

Pierre de Courtenai, comte 
d'Auxerre, de Nevers et de 
Namur. — Fils de Louis VI 
et grand-père disabelle d'An- 
goulôme. Phil. VI, 95; — 
(1188) se croise. Rig. 56; — 
(1190) reçoit six cents marcs 
de Philippe-Auguste, à Mes- 
sine. Rig. 72; — (1213) à 
l'assemblée de Boissons. Pnil. 
IX, 203 ; — (1214) à Bouvi- 
nes, allié de Philippe-Au- 



fuste. Chron. 194; Phil. X, 
16; — élu empereur de 
Constantinople, est pris à 
Durazzo par Théodore Com- 
nène. Phil. X, 418. — Petrus 
Cortiniacensis, Altissiodori co^ 
mes, Nemurcius ou Nemurci 
cornes, Nivemensis ou Nivemi 
cornes. 

Pierre de Douai. — Jeté en 
prison par Philippe-Auguste 
et relâché au bout de trois 
mois. Rig. 128. — Petrus de 
Doaio, — (Peut-être y a-t-il 
confusion entre lui et son frère 
Hugues, évêque de Cambrai.) 

Pierre de Dreux, dit Mauclerc, 
duc de Bretagne. — Avait 
épousé la fille de Gui de 
Thouars et obtenu ainsi le 
duché de Bretagne. Ghron. 
173; — (1213) à l'assemblée 
de Soissons. Phil. IX, 206; 

— est envoyé en avant au 
secours de Dam par le roi, 
chasse les ennemis. Chron. 
170; Phil. IX, 484;— (1214) 
défend la Touraine avec 
Louis VIII contre Jean Sans- 
Terre. Chron. 173; — re- 
pousse Jean Sans-Terre qui 
assiège Nantes. Phil. X, 28; 
— (1215) s'entremet pour obte- 
nir de Philippe -Auguste le 
pardon d'Aimeri de Thouars. 
Chron. 204, p. 298: — (1219) 
va avec Louis VlIIà la croi- 
sade des Albigeois. Chron. 
233; — (1222) les comtes Go- 
nan et Salomon se révoltent 
contre lui. Phil. XII, 370;—- 
Amaury de Graon lui enlève 
la Guerche et Chateaubriand. 
391 ; — rassemble des trou- 
pes contre Amaury. 400; — 
plusieurs villes de Bretajsrne 
se révoltent contre lui. 408 ; 

— vainqueur d'Amaury de 
Graon près de Châteaubnand. 
427 ; — cité. Phil. IX, 96. — 
Petrus, cornes ou dux Britan^ 
nie. 



483 



Pierre lfsiiToisi]i«~(12!4} dans 
rannée fimiyMir.. PhîL X^ 
460; — à BoibaDtt, w tient 
mamèê du toL Chron. i^, 
p. zJt : — acoompacD^ Gnil- 
lanme des Barres. PhiL XL, 
387 ; — saisit le cheval dX>- 
ikon par la biide. Chron. 
192, p. is3; PhiL XL, 448. 

— Mna MÊietédmMs. 
Piem^ éréqiie de Measx. — 

(1^3| assiste aox obaèqnes 
de Hûlippe-An^QSte. Chion. 
Coot. Par. 7. 

Pierre de Xernoors, évéqne de 
Paris. — Fils de Gantier le 
duunhrier, firère d'Etienne, 
éidqne de Notcul, et de Gnil- 
lanme, évéqne de Meanx. 
Chron. 176; — d^abord trêao- 
rierde Saint-Martin de Toors, 
eatéln éréqae de Paris (1208). 
Rig. ibO: Chnm. 144: — 
<1210| fait juger les diedples 
d'Amanry deCiiartres. Chron. 
iS4; —* (12181 se croise. 
Chron. £5. 

nerre de Préaux. — (1188) an 
combat de Soindres. P^iL 
ni, 570, 580. — Pttnu Pra- 
MÛctit. 

Pierre, éréque dn Pny-eo-Ve- 
laj. Rig. 25. 

Pierre de Rémi. — (1214) dans 
Farmée française. PhiL X, 
465; — à Bônvines. Chron. 
187, p. 278; PhiL XI, 111. 

— Petnu dt Bemi, Reminidu, 
Reminii retior paçi. 

Pierre Riga, poète. Phii. Nune, 
14. — Petrus Biça. 

Pierre de Rois^y, prêtre de Pa- 
ris, prêche avec Fonlqnes de 
Neuilly. Rig. 120. — Pdrut 
de Rossiaeo. 

Pierre, archevêque de Sens. 
Voy. Pierre de Gorbeii. 

Pierre de la Toameile. — A 
Boorines, tue le cheval de 
Renaud de Dammartin« 
Chron. 1%; PhU. XI, 647. 

— Mruf de TureUm. 



Pierre Tristan. — Philippe-Au- 
guste à DonviDesL Qiran. 191, 
p. 282. — Petna TWslantdei. 

Pierre La Truie. — (!!%♦ est 
pris à CoDroeiles^lea-Gifiors. 
Kiil. V, 425. — Petr^is Sus, 

Pierreionds fOise^ arr. de Cant- 
piègneU Chron. Cont. CotL 9. 
— Petrafomtis. 

Pierrière, marhfne de gaare. 
PhiL IL 351. — PBtrmrU, 

PUoeus coma. \ot. Rangrave. 

Piadare. Tôt. EC 732. — ïlf- 



Voy 
Pimiechieos (les). PhiL 
VIL 161, — 




Pisans t\ss>\. -^ fli9t) alliés de 
Richard Cœur- de-Lion an 
siège d Acret. Rig. 74. — ^ 



Voy. Poiasy, 
PiaiMniim iSniîaRl. Y<^. 

de Poîasy. 
PissiMnitet '<Jloèertici). Vcy. Ro- 
bert de PoissTF^ 
PùBimco HGiTwréis.pnfmùmdtl 
Voy. Girari, prevèt de PDt»> 

ay." 

PhuBs excessivea. — Bn lit!, 
itig. 76, 77; Chran. 56; — 
en li^. R^. 1^; CSànm, 
80; — oi 1219, jnin et jnil- 
leL Chron. 232: — de md- 
tembre 1219 à iemer 12^. 
Ghran. 235. 

Podàmm. Voy. PoT-eo-Velay. 

Mbert. Vot. PonUiien (les gens 
dn). 

PoiflBonsiooneenpesdèlde Nan- 
tes. PhiL X. 86. 

PdtasT tSeine^ei-Oise, arr. de 
Mantes). Phil. VL, 270. Vot. 
Girard, prérùt de —, Robert 
de — , Simon de — . 

Poitevins (les). — Race infid^ 
et iFénale, mais gnerrière. 
PhiL VL, 348; — mobîiee 
comme Protée. I^iiL VŒ, 
450 ; — habiles pirates. PhiL 
IX, 294; — {ihm toits de 



48i 



TABLE DES NOMS 



Jean Sans-Terre envers eux. 
Rig. 138; — alUés d'Artur 
de Bretagne, le forcent à 
combattre à Mirebeau. Phil. 
yi, 358; — (1203) alUés de 
Philippe-Auguste. Rig. 140; 
— (Iz04) se révoltent contre 
Phi lippe- Auffuste^ qui envoie 
contre eux Henri Clément. 
Phil. Vlll, 265, 290 ; — sont 
vaincus par Henri Clément. 
301 ; — (1206) aUiés de Jean 
Sans-Terre. Chron. 138; 
Phil. Vm, 435; — (1210) en- 
voyés par Jean Sans-Terre au 
secours des Albigeois, sont 
défaits par Simon de Montfort. 
Phil. vm, 864; — (1213) al- 
liés de Renaud de Dammar- 
tin. Phil. IX, 61 ; — et de 
Jean Sans -Terre. Phil. X, 
cat.; — après Bouvines en- 
voient demander grâce à Phi- 
lippe-Auguste. Gnron. 204, 
p. 297. — Pictavi, Picti, Pic- 
tones. 
Poitiers (Vienne). — (1204) pris 

?ar Philippe-Auguste. Rig. 
43; Chron. 133: Phil. VIII, 
374; — (1206) mis par lui en 
état de défense. Rig. 147; 
Chron. 138. — Pictavis, civi- 
t<u Pictavorum, 

Poitiers (comté de). — Tenu 
en fief du roi de France par 
Henri H. Phil. m, 764; — 
(1187) Richard Cœur-de-Lion 
refuse d'en faire hommage à 
Philippe -Auguste. Rig. 50: 
Chron. 38; — (1195) Richard 
en fait hommage à Philippe- 
Auguste. Rig. 107 ; — (1199) 
Alienor de Guyenne en fait 
hommage à Philippe -Au- 
guste. 129; — (1202) Philippe- 
Auguste en donne l'investi- 
ture à Artur de Bretagne. 
Rig. iZS.-^ComitatusPictavie 
ou Pictavensis. — Comte de 
— . Voy. Richard Cœur-de- 
Lion. 

Poitou (le). Rig. 147; Chron. 



138, 172, 204, p. 298: Phil. 
VI, 268, 289; vm, 295; X, 
24, 112. — Pictavia, PicUmia, 

Pompée. Phil. VU, 463 ; XU, 
183. 

Pongibos, colline près de Mantes. 
Phil. m. 359, 403. 

Pons, arbalétrier. Phil. X, 173, 
190. — Pontius, 

Pons, évèque d'Arras. — (1223) 
assiste aux obsèaues de Phi- 
lippe-Auguste. Chron. Cont. 
Par. 7. — Pontius Atrebaten" 
sis. 

Pons Ursonis. Voy. Pontorson. 

Pont (le Petit), a Paris. Vov. 
Paris, histoire, années 1206 
et 1219. 

Pontarlicium. Voy. Pontarlier. 

Pontarlier (Doubs). — Sapins 
de — . Phil. X, 509. — Pon- 
tarlicium. 

Pont de l'Arche (Eure , arr. de 
Louviers). — (1204) rasé par 
ordre de Jean Sans -Terre 
après la prise du Ch&teau- 
Gaillard. Phil. VH, 827. — 
Pons Arche. 

Ponthieu (les gens du). Phil. 
X, 484 ; XI, 346. — Poheri. 

— Comte de — . Voy. Guil- 
laume. 

Pontigny (Yonne, arr. d'Au- 
xerre, c. de Ligny-le-Châtel). 

— La reine Adèle y est en- 
terrée. Rig. 146; Chron. 137. 

— Pontiniacum. 
Pontiniacum, Voy. Pontigny. 
Pontisara. Voy. Pontoise. 
Pontivicii , Pontivitis , Pontivi 

cames. Voy. Guillaume, comte 

de Ponthieu. 
Pontoise (Seine-et-Oise). Rig. 

86. — Pontisara. 
Pontorson (Manche, arr. d'A- 

vranches). Chron. 131, p. 221. 

— Pons Ursonis. 
Popelicani. Voy. Hérétiques. 
Portaclea, chevalier poitevin. — 

(1208) est fait prisonnier. Rig. 
151; Chron. 145; — cité, 
Phil. vm, 394, 240. 



ET DES MATIÈRES. 



i85 



Pcrie (GaUerus). Voy. Gautier 
de la Porte. 

Portejoie (Eure^ arr. de Lou- 
viers, c. de Pont-de-l*Arche). 
Chron. 411, p. 208; Phil. V, 
70. — Portus gaudii, Gatidia 
portans, 

Portugal (Mathilde de), com- 
tesse de Flandre. Voy. Ma- 
thilde. 

Portus Gaudii. Vov. Portejoie. 

Pouille (la). — Conquise par 
les Normands. Rig.38, p. 61; 
Chron. 10;— (1191) PhiUppe- 
Auguste y débarque en reve- 
nant de Terre sainte. Rig. 
81; — (1194) conquise i>ar 
l'empereur Henri Vl. Rig. 
101; Chron. 75; — (1211) 
conquise par Olhon IV. 
Chron. 157, p. 237. — Apu- 
lia. 

Pratellica tellus {quos — nutri- 
vit fratres), Voy. Préaux (les 
frères de). — Petrus Pratelli" 
eus. Voy. Pierre de — . 

Préaux (les frères de). Phil. III, 
220. — Ouos Pratellica tellus 
nutrivit fratres. Voy. Pierre 
de — . 

Priam, roi de Troie. Rig. 37, 
38, p. 55 et 59; Chron. 2. 

Priam, roi d'Austrie. Rig. 37, 
38, p. 56, 57, 58 ; Chron. 4 ; 
Phil. I, 116. 

Provence (la). — Avait accueilli 
rhérésie albigeoise. Phil. 
Vm, 507. — Provincia. 

Pruniacensis (Guillelmus). Voy. 
Guillaume de Prunay. 

Pulcher Morts Rogerii. Voyez 
Beaumont-le-Roger. 

Pullus (Guillelmus). Voy. Guil- 
laume Poulain. 

Puy-en-Velay ( Haute-Loire ). 
Rig. 25. — Civitas Anidensis, 
Podium. — Evéque de — . 
Voy. Pierre. 

Pyrénées (les). Rig. 38, p. 56; 
Chron. 4; Phil. XU, 827. — 
Pyrenei montes. 

Pythagore. — Sa doctrine de 



la métempsycose. Phil. IX, 
733. 



Q 



Queno de Conduno. Voy. Ques- 
nes de Coudun. 

Quercy (le). — Refuge des hé- 
rétiques. Rig. 154. — Cadur» 
cium. 

Quesnes de Coudun. — (1214) à 
Bouvines, renverse et arrête 
Renaud de Dammartin. 
Chron. 196, p. 288 : Phil. XI, 
677. — Queno de Uonduno ou 
Condunita, 

Quisa ou Quisia silvia. Voyez 
Cuise (forêt de). 



R. de Gisors, prieur d'Argen- 
teuil. — Rig. 64. — /?. de Gi- 
sortio. 

Radepont (Eure, arr. des An- 
delvs, c. de Fleury-sur-An- 
delie). — (1203) est pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 141; 
Chron. 124; Phil. Vil, 400. 
— Radipons, Ratispons. 

Raderides, arbalétrier. — (1203) 
au siège d'Andely. Phil. Vil, 
264. 

Radichofo. Voy. Radicofano. 

Radicofano (Italie). — (1191) 
Philippe- Auguste y passe en 
revenant de Terre sainte. 
Phil. IV. 293; — J1211) est 
pris par l empereur Othon IV. 
Chron. 157; Phil. X, 634. — 
Radicopho, Radichofo, Radico^ 
fana. 

Radicopho. Voy. Radicofano. 

Radipons. Voy. Radepont. 

Radulii fines. Voy. Châteauroux 
(pays de). 

Radulphw de Bobis. Voy. Robert 
(et non Raoul) de Boves. 

Raham. Riff. 49, p. 75. 

Raimond V, comte de Toulouse 
et de Saint-Gilles. — Avait 
épousé Constance de France. 



486 



TABLE DES NOMS 



Rig. iOi ; — (1184) en guerre 
avec Âlfonse n, roi d'Aragon, 
conclut la paix. Rig. 25 ; — 
(1188) Richard Gœur-de-Lion 
envahit son comté de Tou- 
louse; il demande secours à 
Philippe- Auguste. Rig. 60; 
Chron. 43 ; Phil. IH, 34 ; — 
(1194) meurt. Rig. 101. — 
Raimundiu cornes Tolose, co- 
rnes Sancti Bgidii, 
Raimond VI, comte de Tou- 
louse et de Saint-Gilles. — 
(1194) succède à son père. 
Rig. 101 ; — tenait en fief du 
roi de France autant de villes 
qu'il y a de jours dans Tannée. 
Phil. Vm, 491 ; — était pa- 
rent de Philippe - Auguste. 
494 ; — protecteur des Albi- 
geois. 496 ; — refuse d'obéir 
aux avertissements du pape et 
du roi. 509 ; — (1208) la croi- 
sade contre lui est proclamée ; 
il perd presque toutes ses pla- 
ces. Cairon. 177; Phil. VIII, 
515 ; — se réfugie auprès du 
roi d'Aragon, avec lequel il 
vient assiéger Simon de Mont- 
fort dans Muret. Chron. 177; 
Phil. vm, 572; — (121 SJ 
Innocent ILI projette de lui 
rendre ses terres. Chron. 216, 

— Simon de Montfort est 
investi de son comté. Chron. 
Cont. Par. 4; — cité. Phil. 
vm, 488. — Raimundus ou 
Remundus cornes Tolosanus ou 
Tolose, cornes Sancti Egidii, 

Raimond-Roger, comte de Foix. 

— Allié de Raimond de Tou- 
louse et du roi d'Aragon. 
Chron. 177, p. 259; Phil. 
vm, 575; — a Muret, prend 
la fuite. Phil. Vin, 805. — 
Fusinus ou Fuxi cornes. 

Rama, Voy. Bosnie (la). 
Ranchonio {G, de). Voy. Geoffroi 

de Rançon. 
Rançon (Haute- Vienne, arr. de 

Bellac, c. de Châteauponsat). 

Voy. Geoffroi de — . 



Randerath (Province Rhénane). 
Voy. Girard de — . 

Randerodensis {Guerardus), Ran^ 
derodis (Girardus de). Voyez 
Girard de Randerath. 

RandulphfÂS cornes Cestrie. Voy. 
Renoul, comte de Chester. 

Randulphus de Moritania, Voy. 
Raoul de Mortagne. 

Raoul, homme d'armes. — 
(1 188) au combat de Soindres. 
Phil. m, 580. — Radulphus. 

Raoul I"**, comte de Clermont, 
connétable de France. — 
(1188) se croise. Rig. 56 ; — 
(1191) meurt au siège d'Acre. 
Rig. 79; Chron. 60; Phil. IV, 
311; — cité. Rig. 70, p. 105; 
Phil. m, 255. — Radulfus 
cornes Clarimontis, Montisclari 
cornes, Radulfus constabula- 
rius, 

Raoul d'Issoudun, comte d'Eu. 
— (1203) Jean Sans-Terre lui 
enlève son château de Neuf- 
châtel-en-Bray ; il demande 
justice à Philippe-Auguste. 
Chron. 110; Phil. VI, 97, 
283, 374; — (1203) rejoint à 
Tours Artur de Bretagne. 
279; — (1214) allié de Jean 
Sans-Terre. Chron. 172 ; Phil. 
IX, 22. — Cornes Augeus, Au» 
gei, Augi, 

Raoul, patriarche de Jérusalem. 
Chron. 231. — Patriarcha 
Hierosolymitanus. 

Raoul de Mortagne. — (1213) 
livre Tournai à Renaud de 
Dammartin, son château est 
rasé. Phil. IX, 701. — Ran- 
dulphus de Moritania, 

Raoul de Namur. — Informe 
contre les disciples d'Amaury 
de Chartres. Chron. 154. — 
Radulfus de Nemurcio, 

Raoul de Nesle, comte de Sois- 
sons. — (1188) se croise. Rig. 
56 ; — (1213) le roi lui ordonne 
de rester à Dam pour garder 
la flotte. Phil. IX, 414; — 
écrit à Philippe-Auguste le 



ET DES MATIÈRES, 



487 



désastre de Dam. 469. — Co- 
rnes Suessionensis ou SuessiO' 
nicus, 

Raoul, vicomte de Sainte-Su- 
zanne. — (1214) reste fidèle à 
Philippe - Auguste. Ghron. 
201. — Vicecomes Sancte-Su' 
zanne. 

Ratisbonne. Hig. 39. — RatiS' 
pona, Yoy. Haint-Ëmmeran 
(Abbaye ae). 

Raiispons. Yoy. Radepont. 

Raugrave, des environs d'U- 
trecht. — (i214|aiUéd'Othon. 
Phil. X, 409; — déUvre 
Othon des mains de Guillaume 
des Barres. Phil. XI, 486; — 
est fait prisonnier. 516; — 
est interné dans une ville de 
France. Phil. XJI, 154. — 
Cornes Pilosus, 

Redones. Voy. Rennes. 

Régale (droits de). — Philippe- 
Auguste les abolit en Nor- 
mandie. Phil. Vm, 255. 

Régnier, doyen de Saint-Ger- 
main - l'Auxerrois à Paris. 
Ghron. 474. — Renerus deca^ 
nus Sancti Germani Altissio- 
dorensis Parisiensis, 

Reims (Marne). — (1179) Phi- 
lippe-Auguste y est sacré. 
Phil. 1,350; — (1192) Albert, 
évoque de Liège, s'y réfugie 
et y est assassiné par les émis- 
saires d'Henri VI. Rip. 78; 
Ghron. 61 ; — réponse oe Phi- 
lippe-Auguste au clergé de ce 
diocèse opprimé par des sei- 
gneurs. Ghron. 109; Phil. I, 
768; — cité. Phil. IX, 85, 
1 49 ; — Remis, civitas Remen' 
sis, — Archevêques de — . 
Voy. Guillaume aux Blan- 
ches - Mains , Guillaume de 
Joinville. 

Remensis civitas, Remis. Voy. 
Reims. 

Rémi (saint). — Sacre Glovis. 
Ghron. 7, 8 ; Phil. I, 180. — 
Sancius Remigius. 

Rémi {Peims de), Reminides Ae- 



minii reetorpagi, Voy. Pierre 
de Rémi. 

Remundus. Voy. Raimond VI, 
comte de Toulouse. 

Remosa, nom que prend le Rhin 
lorsqu'il reçoit la Meuse. 
Phil. X, 411. 

Renaud de Bar, évéque do 
Ghartres. — (1188) se croise. 
Rig. 56; — (1191) Philippe- 
Auguste lui donne à Messine 
trois cents onces d'or. Rig. 
72; — se croise contre les 
Albigeois. Ghron. 177, p. 258. 
— Reginaldus episcopus Car- 
notensis. 

Renaud de Dammartin, comte 
de Boulogne. — (1191) Phi- 
lippe-Auguste lui avait donné 
ce comté en le mariant à 
Ide, comtesse de Boulogne. 
Rig. 115; Ghron. 88; Phil. 
IV, 583; Xn, 108; — avait 
été armé chevalier par Phi- 
lippe-Auguste, (uhron. 199; 
Phil. xn, 101 ; — son frère 
Simon avait épousé Marie de 
Ponthieu. Phil. XII, 113; — 
avait reçu cinq comtés de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
199; Phil. VI, 81; IX, 113; 
xn, 110; — s'éteit croisé, 
mais n'était pas parti. Phil. 
VI, 59;— (1196) s'allie à Ri- 
chard Gœur-de-Lion. Rig. 
115 ; Ghron. 88, 95 ; Phil. IV, 
583 ; — (1200) Phihppe-Au- 

fuste lui pardonne. Ghron. 
04 ; Phil. VI, 59 ; — sa fille 
Mathilde fiancée à Philippe- 
Hurepel. Phil. VI, 74 ; XII, 
112; — (1203) au siège d'An- 
dely. Phil. Vn, 219; — (1204) 
est envoyé en Bretagne par 
Philippe - Auguste. Ghron.. 
131, p. 221; — (1211) en 
guerre avec Philippe de 
Dreux, évéque de Beauvais. 
Ghron. 162, p. 242: — était 
Tennemi personnel de la mai- 
son de Dreux. Phil. IX, 215; 
— menaces qu'il profère con- 



488 



.TABLE MIS NOMS 



tre Philippe- Auguste. 219 ; — 
(1212) devient suspect au roi 
pour avoir fait fortifier Mor- 
tain et envoyé des ambas- 
sadeurs à Othon. Giiron. 162, 
p. 242; — sur son refus de 
rendre ses places au roi, celui- 
. ci marche contre lui; Renaud 
cède ses fiefs à Louis VIII et 
se retire près du comte de 
Bar. Chron. 162, p. 243; — 
le roi lui avait enlevé ses 
places parce qu'il refusait de 
se soumettre au jugement de 
la cour. Phil. ÏX, 118; — 
réclame ses places, récuse la 
cour du roi et s'allie avec 
Othon et Jean Sans-Terre. 
Chron. 163, 164: Phil. IX, 
11 ; — passe en Flandre et de 
là en Angleterre, engaçe Jean 
Sans - Terre à prendre les 
armes contre le roi. Phil. IX, 
30 ; — donne en otage à Jean 
Sans-Terre sa femme, son 
frère Simon et sa belle-sœur. 
Phil. IX, 73 ; — sert d'inter- 
médiaire entre Jean Sans- 
Terre et Ferrand, comte de 
Flandre. Chron. 165; — de- 
vait attaquer le Vermandois 
avec Ferrand. Phil. IX, 84; 
— jure à Jean Sans-Terre de 
tuer Philippe- Auguste. Chron. 
194; Phil. IX, 101;— (1213) 
est envoyé par Jean Sans- 
Terre au secours de Ferrand. 
Chron. 170, p. 251 ; — contri- 
bue à la destruction de la 
flotte de Philippe-Auguste à 
Dam. Phil. IX, 432; -- est 

{)ris à Dam, ses parents le 
aissent s'évader. 512; — se 
réfugie en Hollande et s'allie 
avec le comte Guillaume. 
606 ; — s'empare de Tournai 
avec Ferrand; en est chassé 
parles Français. 701 ; — (1214) 
est envoyé* par Jean Sans- 
Terre au secours d*Othon. 
Chron. 181, p. 266: — avait 
un commerce adultère avec la 



sœur d'Hugues de Boves, qui 
s'allie avec lui. Phil. X, 45S ; 
— assiste au discours d'Otbon 
sur l'assassinai de Philippe- 
Auguste et le partage du 
royaume. 563 ; — jure de se 
conformer aux désirs de l'em- 
pereur. 661 ; — dans le par- 
ta^ du royaume devait avoir 
Peronne et le Vermandois. 
Chron. 201, p. 295; Phil. X, 
584; — à Bouvines, est à l'aile 
droite des ennemis. Phil. XI, 
50 ; — ayant déconseillé la ba- 
taille, il était regardé comme 
traître par ses alliés. Chron. 
195 ; Phil. XI, 567 ; — avait 
disposé ses fantassins en trois 
cercles concentriques, qui lui 
formaient un lieu de retraite. 
Chron. 193; Phil. XI, 25.2, 
335 ; — sa bravoure. Chron. 
193; Phil. XI, 585;— s'ef- 
force de parvenir jusqu'au roi, 
est arrête par Robert ae Dreux. 
Chron. 104 ; — attaque Tho- 
mas de Saint- Valéry, Robert 
et Philippe de Dreux. Phil. 
XI, 335 ; — reste le dernier 
avec ses troupes sur le champ 
de bataille. Cfhron. 196 ; PhiL 
XI, 585; — comme cimier 
portait des fanons de baleine. 
Phil. IX, 520 ; XI, 321 ; — 
ses fantassins ne peuvent être 
rompus par les chevaliers; 
Philippe-Auguste envoie con- 
tre eux trois mille sergents 
à cheval. Phil. XI, 605 ; — 
s*élance au milieu des Français 
pour atteindre le roi. 634; — 
son cheval est tué; on veut 
l'emmener du combat; mais 
il est renversé, manque d'être 
tué par Cornu t et se rend à 
frère Guérin, qui l'envoie au 
roi. Chron. 196; Phil. 647; 
— le roi lui pardonne d'abord. 
Chron. 198; Phil. XU, 67 ; — 
dès le soir de Bouvines, en- 
tretient des intelligences avec 
Othon ; le roi lui reproche sa 



m DES MATIÈRES. 



489 



trahison et le fait enfermer à 
Péronne. Ghron. 199; Phil. 
XII, 90 ; — est prisonnier à 
Péronne. Chron. 210 ; puis au 
Goulet. Phii. lU, 90; — cité. 
Phil. X, 13, 128. — Bainal" 
dus fUius comitis Domni Mar- 
tini, Reginaldus de Dono Mar- 
Hni, de Domno Martino, Domni 
Martini, cornes Bolonie, BoUh 
nius, Bolonides. 

Renaud, archevêque de Lyon. 
— (1223) assiste aux obsèques 
de Philippe -Auguste. Phil. 
Xn, 671. 

Renaud, évoque de Nevers. — 
(1223) assiste aux obsèques de 
Philippe - Auguste. Chron. 
Cont. Par. 7. 

Renaud Tatin, arbalétrier. — 
(1203) au siège d'Andely. 
Phil. VII, 264. — Tatinus. 

Renerus. Voy. Régnier. 

Rengar. Vov. Rengaré(?|. 

Rengaré (Côtes-dn-Nord, arr. 
de Guingamp, c. de Pionagat, 
oomm. de oondelin). Chron. 
15. — Bengar (?j. 

Rennes (lUe-et- Vilaine). — 
Phil. VI, 345. — Redones. 

Renoul, comte de Chester. — 
(1214) conclut au nom de Jean 
Sans-Terre une trêve de cinq 
ans avec Philippe-Auguste. 
Chron. 204, p. %8; — cité. 
Phil. m, 218- "Randulphus 
ou Renulfus, et/mes Cestrie. 

Râtelle cornes. Vov. Manassès, 
comte de Rethef. 

Restillum, en Bretagne. Phii. 
VI, 345. 

Rethest {cornes de). Vov. Hugues, 
comte de Rethei. 

Rrthel (Ardennes). Voy. Hu- 
gues, comte de — . Mainassèf , 
comte de — . 

Rex minor. Voy. Henri Court- 
Mantel. 

Rhenum flumen. Voy. Rhin (ie). 

Rhin (le), fleuve. Rig. 38, 
p. 56; Oiron. 4; FhiL IX, 
v97 ; — prend le nom de Re* 



mosa à son confluent avec la 
Meuse. Phil. X, 411. —Rhe- 
num flumen. 
Rhône (le), fleuve. Chron. 112: 
Phil^rV, 301; X, 508, 520. 

— Rhodanus. 

Ribauds (les). Phil. m, 438; 
Vn, 161. — Ribaldi. 

Richard (saint). — Crucifié par 
les Juifs, est enterré aux 
Champeanx. Rig. 6; Chron. 
17. 

Richard CoBur - de - Lion, roi 
d'Angleterre. — (1187) comte 
de Poitiers refuse de (aire 
hommage à Philippe-Auguste 
pour son comte. Rig. 50; 
Chron. 38; PhiL II, 509; — 
vient secourir Chàteaoroux 
assiégé par le roi; conclut 
ainsi que son père one trére 
avec Philippe-Auguste. Rig. 
51 ; Chron. 38 ; Phil. U, 589 ; 

— (1188) prend la croix. Rig. 56; 
Phil. UI, 21 ; — lui et son 
père concluent une trêve avec 
Philippe-Auguste. Rig. 56, 
60 ; — rompt la trêve et en- 
vahit le comté de Toulouse. 
Rig. 60 ; Chron. 43; PhU. III, 
34 ; — est chassé de Troô par 
Philippe- Aufi^te. Rig. o2; 

— aiSaire de rorme de Gisors ; 
ses paroles à son père, PhiL 
m, xll ; — à Mantes, com- 
mande l'arrière - carde an- 
glaise. 416 ; — combat contre 
Guillaamedes Barres. 485; — 
£ût un jeu de moi sur te nom 
de Guillaume. 548; — est 
blessé d'un coup de lanœ par 
Hugues de Hamelincourt. 5S1 ; 

— s'allie avec Philippe-Au- 
^ste parce que son père re- 
fuse de lui rendre sa fiancée, 
Alix de Franoe. Rig. 63; 
Chron. 46; Phil. ni,^l; 

— (1189} Philippe- Auguste lui 
donne le Mans. PliiL HL, 668; 

— et le rèoandlîe avec son 
père. 738; — succède à son 
père et c o oc h i t iainn avec 



490 



TABLE DBS NOMS 



Philippe «Auguste, qui lui 
rend ses fiefs en échange d*Is- 
soudun et de l'Auvergne. Rig. 
67; Chron. 49; Phil. IV, f; 

- tombe dans le fossé de Gi- 
sors. Rig. 67; 

- (1190) assiste à rassemblée 
de Vézelay. Rig. 69 ; — s'em- 
barque à Marseille pour la 
Terre sainte et arrive à Mes- 
sine. Rig. 69; Chron. 51, 53; 
Phil. IV, 58; — sa sœur 
Jeanne avait épousé Guil- 
laume le Bon, roi de Sicile. 
Phil. IV, 74; — conclut la 
paix avec Tancrède, roi de 
Sicile, par l'entremise de Phi- 
lippe - Auguste. Rig. 72 ; 
Cnron. 53; — est d'abord en 
honne intelligence avec Phi- 
lippe-Auguste. Phil. IV, 110; 

- (1191) fait venir à Messine 
Bérengère de Navarre. Rig. 
73; — reauis par Philippe- 
Auguste d épouser sa sœur, 
refuse et épouse Bérengère. 
Rig. 73 ; Chron. 54; Phil. IV, 
115; — refuse de partir avec 
Philippe - Auguste pour la 
Terre sainte; aide Tancrède 
dans ses guerres privées. Rig. 
73; Chron. 51; Phil. IV, 154: 

— quitte la Sicile, prend 
Chypre et arrive à Acre. Rig. 
75; Chron. 55; Phil. IV, 195; 

— est d'avis de tenter l'assaut 
d'Acre, puis le fait manquer. 
Rig. 74 ; — allié des Pisans. 
Ibid. ; — refuse de se soumettre 
à la décision des arbitres pour 
le commandement de l'armée. 
Ibid.; — négocie pour obte- 
nir la vraie croix; fait mas- 
sacrer les prisonniers sarra- 
sins d'Acre. Rig. 82; Phil. 
IV, 220; — prend Jaffa et 
Gaza. Phil. IV, 242 ; — perd 
ces villes. 305; — souaoyé 
par les Sarrasins, détruit As- 
calon. Riff. 82; — jette dans 
la boue l'étendard du duc 
d'Autriche. Rig. 82; Phil. 



IV, 337 ; — entretient des re- 
lations avec Saladin et en 
reçoit des présents. Chron. 
62*; Phil. IV, 306, 382; — 
vend Chypre aux Templiers, 
la leur reprend et la cède à 
Gui de Lusiçnan. Rig. 82 ; — 
accusé d'avoir cherché à faire 
poignarder Philippe-Auguste 
par les Assassins du Vieux de 
la Montagne. Rig. 87 ; Chron. 
65; 

— (1192-3) quitte la Palestine 
et remet le commandement 
au comte de Champagne, dé- 
barque déguisé en lUyrie, est 
reconnu par le duc d'Autri- 
che qui le livre à l'empereur, 
est jeté en prison, n'en sort 
qu'un an après moyennant 
rançon et revient enfin en 
Angleterre. Rig. 88; Chron. 
66; Phil. IV, 325-427; 

— (1193) blâme Jean Sans-Terre 
au massacre de la garnison 
d'Evreux. Phil. IV, 471 ; 

— (1194) prend Loches et dé- 

Ê ouille les chanoines de Saint- 
[artin de Tours. Rig. 97 ; — 
g rend Beaumont- le -Roger, 
hron. 74; Phil. IV, 526; -;- 
s'empare du trésor de Phi- 
lippe - Auguste à Fréteval. 
Rig. 100 ; à c Belfou ». Chron. 
74 ; Phil. IV, 530 ; 

— (1195) renvoie Alix de France 
à Philippe-Auguste et rouvre 
les hostilités. Rig. 102; Chron. 
76; — est contraint de lever 
le siège d'Arqués, bat l'ar- 
rière -garde française. Rig. 
104; Chron. 79; Phil. IV, 
500; — conclut une trêve. 
Rig. 104; — recommence la 

tuerre, puis se décide à faire 
ommage à Philippe- Auguste. 
Rig. 107; Chron. 82; 

— (1196) conclut la paix. Rig. 
108; Chron. 82; Phil. V, 51; 

— introduit dans le traité une 
cause de guerre. Phil. V, 59; 

— fait, au mépris du traité. 



ET I>E8 MATliMS. 



491 



fortifier Portejoie et Andelv 
et élever le Ghàteau-Gaillarci. 
Chron. Ul;Phil.V,70;Vn, 
39, 61 ; — fait construire des 
vaisseaux. Phil. VU, 172; — 
intente un procès au seigneur 
de Vierzon. Phil. V, 83 ; — 
prend Vierzon. Big. 113; 
Gtiron. 86 ; Phil. V 90 ; — 
ne peut faire lever à Philippe- 
Auguste le siège de Dangu. 
Phil. V, 109: — se fait livrer 
Nonancourt. Hig. 1 13 ; Ghron. 
86; Phil. V, 111; —envahit 
la Bretagne pour forcer les 
habitants à lui livrer son ne- 
veu Artur. Phil. V, 147; — 
cherche à faire lever à Phi- 
lippe-Auguste le siège d*Au- 
male; est battu. Big. 113; 
Ghron. 86; Phil. V, 168; — 
son combat contre Alain de 
Dinan. Phil. V, 225 ; — as- 
siège Gaillon, est blessé au 
genou. 258 ; — fait venir d 'An- 
gleterre des troupes j^lloises. 
276: — oui sont détruites à 
Andely . âOO ; — pour les ven- 
ger, fait massacrer des pri- 
sonniers français. 307 ; 

- (1197) s'attache par des pré- 
sents Baudouin, comte de 
Flandre, Benaud de Dam- 
martin et d'autres seigneurs 
français. Big. 115 ; Ghron. 88; 
Phil. IV, 590; 

- (1198) perd sa sœur utérine 
la comtesse de Ghampagne. 
Big. 119 ; — dévaste le Vexin, 
sempare de Gourcelles-lez- 
Gisors. Big. 122; Phil. V, 
368 ; — tend une embuscade 
à Philippe- Auguste près de 
Gisors et le bat. Big. 122; 
Ghron. 93; à Gourcelles-lez- 
Gisors. Phil. V, 371; — ra- 
vage le Beauvaisis avec Mer- 
caaier, fait prisonnier l'évoque 
de Bcauvais et Guillaume de 
Mello. Big. 123 ; Ghron. 94 ; 
Phil. V, 328; — souUent 
Othon I V. Big. 124; Ghron. 96; 



— (1199) conclut avec Philippe- 
Auguste une trêve de cinq 
ans qu'il évite de confirmer 
en donnant des otaees. Big. 
125; — à la nouvelle de la 
découverte d'un trésor à Gha- 
lus, vient assiéger cette place. 
Phil. V, 502 ; — refuse d'ac- 
corder une trêve aux assiégés 
pour la fôte de Pâques. 513; — 
est blessé d'un trait d'arbalète. 
Big. 126- Ghron. 98; par Ber- 
trand de èourdon. Phil. V, 585; 

— refuse de se laisser soigner; 
meurt. Biç. 126; Ghron. 98; 
Phil. V, 599; — est enseveli 
àFontevn^lt. Big. 126; Phil. 
V, 618 : — son cœur est en- 
voyé à Rouen. Phil. V, 611 ; 

— cité. Ghron. 199, p. 292 ; 
Phil. m, 444. — Bichardus 
cornes Pictavus, Pictavus héros. 
Richardus rex Anglie. 

Richard !«■'. duc de Normandie. 
Ghron. 10. 

Riehemontis cornes. Voy. Geof- 
froi, duc de Bretagne. 

Rictiovarus, Phil. X, 389. 

Ridula. Voy. Bille (la). 

Riga {Petrus), Voy. Pierre Biga. 

Bigord, médecin, moine de 
Saint-Denis, historien de Phi- 
lippe- Aueuste, dédie son livre 
à Louis VIII. Big. p. 1 ; — 
difficultés qu'il rencontre pour 
écrire son hvre. p. 4 ; — pense à 
le détruire, se décide à le pu- 
blier sur les instances de Hu- 
gues Foucaut, abbé de Saint- 
Denis, p. 5; — avait ofiTert 
son livre à Philippe- Auguste. 
Ibid.; — donne a ce prince 
le surnom d'Auguste, p. 6; 

— (10 février 1189) était à 
Argenteuil. Big. 64 ; — (7 juin 
1205) déjà vieux, assiste à la 
remise à l'abbé de Saint-De- 
nis des reliques envovées de 
Gonstantinople à Pnilippe- 
Auguste. Big. 145; — repro- 
che à Philippe-Auguste d'a- 
voir dépouillé des églises qui 



492 



TABLE DES NOMS 



relevaient da roi^ d'Angle- 
terre. Riç. 99 ; — son histoire 
conduite jusqu'à la vingt-hui- 
tième année du règne de 
Philippe-Auguste étant peu 
répanaue, Guillaume entre- 
prit de la résumer. Ghron. 1. 

— Riguotus, 
Riguotus. Voy. Rigord. 

Rille (la), rivière. Phil. IV, 434. 

— Ridula. 

Riom (Puy-de-Dôme). — (1210) 
est pris par les troupes de 
Philippe - Auguste. Ghron. 
156, p. 235. — Riom. 

Robert, sicilien. Ghron. 92. 

Robert III, comte d'Alençon. 

— (1203) fait alliance avec 
Philippe-Auguste. Rig. 140; 
Ghron. 416. — Rohertus cornes 
Alençonis, cornes de Àlari' 
cione. 

Robert, évoque de Baveux. — 
Se croise contre les Albigeois. 
Ghron. 177, p. 258; — (1223) 
assiste aux obsèques de Phi- 
lippe-Auguste. Ghron. Goot. 
Par. 7. — Robertus episcopus 
Bajocensis, 

Robert de Belloy. — • (1199) 
s'empare du comte de Namur. 
Rig. 128. — Roberttisde Belesio, 

Robert de Boves, père d'Hugues 
de Boves. — Met son château 
en état de défense contre le 
roi. Phil. II, 284. — (Appelé 
Radulphus par erreur. ) 

Robert de Ghartres. Rig. 70, 
p. 100, note 2. 

Robert, evéque de Glermont. — 
(1210) est emprisonné par Gui, 
comte d'Auvergne.' Ghron. 
156. — Claromontanensis épis* 
copus, 

Robert de Gorcon, légat du pape. 

— (1214) conclut la paix entre 
Jean Sans-Terre et Philippe- 
Auguste. Ghron. 204, p. 298; 

— (1215) prêche la croisade 
en France, attaque les vices 
du clergé et des grands ; Phi- 
lippe-Auguste adresse des rér 



clamations au pape. Ghron. 
213. — Robertus legahu, Ao- 
bertus de Corcon. 
Robert, seigneur de Gourcelles- 
lez-Gisors. — (1198) est fait 

Srisonnier par Richard Gœur- 
e-Lion. Phil. V, 368. 

Robert de Gourtenai. — (1217) 
amène des renforts à Louis 
Vni en Angleterre, est vain- 
cu dans un combat naval. 
Ghron. 223, p. 314. — Rober- 
tus de Corteneio, 

Robert II, comte de Dreux, fils 
de Louis VI. — (1188) se 
croise. Rig. 56; — (1196) re- 
çoit la garde de Nonancourt. 
hig. 113; — (1203) au siège 
d'Andely. Phil. VU, 157; — 
(1213) à rassemblée de Sois- 
sons. Phil. IX, 210 ; — (1214) 
dans Tannée firançaise. Phil. 
X, 476 ; — ennemi personnel 
de Renaud de Dammartin. 
Phil. IX, 215 ; — à Bouvines, 
à l'aile gauche. Phil. XI, 47 ; 

— combat contre Renaud de 
Dammartin. Ghron. 194; 
Phil. XI, 335; — Philippe- 
Auguste lui donne le comte 
de Salisbury pour l'échanger 
contre son fils prisonnier en 
Angleterre. Ghron. 200: — 
cité. Phil. V, 337; IX, 96. 

— Robertus cornes Drooarum, 
Robertus senior. 

Robert III. comte de Dreux, 
dit Gàteblé. — (1213) assiste à 
rassemblée de Soissons. Phil. 
IX, 207; — (1214) repousse 
Jean Sans-Terre de Nantes, 
est pris et envoyé en Angle- 
terre. Ghron. 172; Phil. X, 
28 ; — Jean Sans-Terre refuse 
de réchanger contre le comte 
de Salisbury ; puis y consent. 
Ghron. 200 ; Phil. XU, 144; 

— cité. Phil. IX, 96. — Ro- 
bertus primogenitus Roberti 
comitis Drocarum, fUius co- 
mitis Roberti, Robertigena, Ro- 
bertus Vastatio frugis. 



ET DBS MATIÈRES. 



493 



Robert I"", roi de France. Rig. 
38, p. 61;Chron. 11. 

Robert Fitz-Walter. — (1217) 
est lait prisonnier à Linooln. 
Chron. 223, p. 313. — Rober- 
tus /Uitis WalUri. 

Robert Guiscard. Rig. 38, p. 61; 
Chron. 10. — Robertus Guis^ 
cardus. 

Robert, évoque de Laon. — 
(1214) dans l'armée française. 
Phil. X, 481 . 

Robert, comte de Leicester. — 
(1188) commande avec Ri- 
chard Gœur-de-Lion l'arrière- 
garde anglaise. Phil. III, 416; 

— à Soindres, est renversé 
par Dreu de Mello. 565 : — 
(1194) combat contre Mat- 
thieu de Marly. Phil. IV, 
503; — fait prisonnier, est 
enfermé à Etampes. Rig. 97 ; 
Chron. 72: — cité. PhU. m, 
219. — Jokannes (erreur : 
Phil. m, 219) cornes Leicestrie, 
Guillelmus (erreur : Rig. 97; 
Chron. 72), cornes Lecestrie 
ou Leicestre, Johannes (erreur : 
Phil. rV, 503) Ueeestrieus, 
cornes Licestre. 

Robert, comte de Meolan. — 
(1188) est fait prisonnier à 
Vendôme. Phil. lU, 78. — 
Robertus cornes Mollenti. 

Robert I"", duc de Normandie. 
Voy. RoUon. 

Robert n, duc de Normandie. 
Chron. 10. 

Robert de Poissy. — (1213) dé- 
fend la flotte à Dam: ses deux 
frères sont tués. Phil. IX, 
464. — Robertus Pissianites. 

Robert, archevêque de Rouen. 

— Se croise contre les Albi- 
geois. Chron. 177, p. 258. 

Robertigene. Voyez Jean de 
Braisne, Pierre, duc de Bre- 
tagne, Philippe de Dreux, évé- 
que de Beauvais, Robert III, 
comte de Dreux, fib de Ro- 
bert EL. 



Robertus cornes ou senior. Voy. 
Robert n, comte de Dreux. 

Robertus legatus. Voy. Robert 
de Corcon. 

Robertus Vastatio frugis. Voy. 
Robert UI, comte de Dreux. 

Roboreto (Johannes de). Voyez 
Jean de Rouvroy. 

Roboreus iTkomas ou Johannes). 
Voy. Thomas de Rouvroy, 
Jean de Rouvroy. 

Roche (Gui de la). Voy. Gui. 

Roche-au-Moine (la) (Maine-et- 
Loire, arr. d'Angers, c. de 
Saint - Georges - sur - Loire, 
comm. de Savennières). — 
(1214) est assiégée par Jean 
Sans-Terre qui y est battu 
par Louis Vm. Chron. 178; 
Chron. Cent. Par. 1: Phil. 
X, 139; — cité. PhiL X, 
255, 299. — Monachi crota, 
Monachi rupes. 

Rochefort (Seine-et-Oise, arr. 
et c. de Rambouillet, comm. 
de Saint-Léger-en- Y véline). 

— Guillaume des Barres est 
qualifié comte de — . Rig. 56. 

— Rupes partis. 
Rochefort-sur-Loire (Maine-et- 
Loire, arr. d'Aiu;er8, c. de 
Chalonnes). — (1214) est pris 
par Louis VIII. Chron. 178, 
p. 261 ; Phil. X, 290. — Ru- 
pes fortis. — Payen de — . 
Voy. Payen. 

Roche-Guillebaud (la), château 
(Allier, arr. de Montluçon, 
c. d'Huriel, comm. de la Gha- 
pelette). — (1188) est pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 62. 
^ Rupes Guillebaldi. 

Rochelle (la) (Charente - Infé- 
rieure). — Son port. PhiL 
XII, 820;— son vin. PhU. 
IXj 386; Xn, 820; - (1204) 
Philippe-Auguste Tabandon- 
ne. Rjg. 143; — (1206) Jean 
Sans-Terre y débarque. Rig. 
147; Chron. 138 ; Phil. Vlfl, 
445; — puis s'y rembarque. 
Chron. 139; PhiL ibid.; — 



494 



TABLB DES N0H8 



(4214) Jean Sans-Terre y dé« 
barque. Chron. 472; Phil. X, 

9. — Rupella. 
Rochester, ville d'Angleterre. 

— (1215) assiégée et prise par 
Jean Sans-Terre. Chron. 2t5; 

— (1216)^ assiégée et prise par 
Louis vm. Chron. 222, 
p. 314. — Rovecestria, Roves- 
tria, 

Rocii dominator Alanus, Voy. 

Alain de Roucy. 
Bodolia vallis. Voy. Vaudreuil 

(le). 
Roër (la), rivière. Phil. X, 405. 

— Ruma (pour Rura). 
Roger, prince normand. Chron. 

10. — Rogems, 

Roger de Lascy, commandant 
du Château-Gaillard.— (1204) 
fait sortir de la place une 
partie des bouches inutiles. 
Chron. 125; Phil. VH, 468 

— en fait sortir le reste 
Chron. 126; Phil. VH, 487 

— chasse de la place tous les 
chiens. Phil. VII, 550; — 
foit incendier la première en- 
ceinte dès que les Français y 
pénètrent. 719; — ir avait 
plus qn'un petit nombre de 
soldats lors de la prise de la 
place. 775. — Rogerus, 

Roger de Moulins, prieur de 
môpital. — (1185) vient en 
France. Rig. 30. — Prior 
Hospitalis. 

Roger de Rozoy. — Opprime 
le clergé, est châtié par le 
roi. Rig. 137; Chron. 109; 
Phil. I, 781. — Rogerus de 
Roseto ou de Roseio, Roseti do- 
minus. 

Rogerus. Voy. Roger de Lascy. 

Rohau (les seigneurs de). — 
(1222) se révoltent contre le 
duc de Bretagne. Phil. XII, 
408. — Rohanite. 

Rota { Rartholomeus de). Voyez 
Barthélémy de Roye. 

Roland. Phil. ni, 393; VIE, 
634. — Rollandus. 



RoUon, chef des Normands, 
duc de Normandie sous le 
nom de Robert. Rig. 38, 
p. 60; 142, p. 161; Chron. 
10, 132; Phil. I, 578; vm, 
181, 201. — Rollo, RoUo Da- 
rius, Rollo Norvegus. 

Romains (les). Chron. 3, 4. — 
/^ornant. 

Romam (sic). Rig. 49, p. 76. 

Romania. — Etats de l'Eglise. 
Voy. Othon IV, empereur 
(1210). 

Rome. — (1191) Philippe-Au- 
guste, revenant de Terre sain- 
te, s'y arrête. Rig. 81 ; Chron. 
62; Phil. IV, 285; — (1209) 
Othon IV y est couronné em- 
pereur. Chron. 157; — (1210) 
les habitants massacrent une 
partie des Allemands ame- 
nés par Othon. Ibid., p. 237; 
— est dévastée par Othon. 
Phil. vm, 919; — (1211) 
Frédéric II y vient. Chron. 
158; — (1212) on suspend à 
Saint-Pierre la lance et l'é- 
tendard du chef des Maures 
vaincus en Espagne. Chron. 
161 : — (1215) concile géné- 
ral au lAtran. Chron. 216; — 
citée. Chron. 10: Phil. Nunc. 
22;IV, 21;X, 637. — «owia, 
Romulea urbs. Voy. Sainte- 
Marie in PorticUj Sainte-Ma- 
rie in Via lata, Saint-Sylves- 
tre in Capite. 

Romipete. Voyez Pèlerins de 
Rome. 

Romulea urbs. Voy. Rome. 

Romulus. Rig. 65. 

Roncevaux. Phil. m, 396. — 
Roncevalum. 

Roseio (Rogerus de). Voy. Roger 
de Rozoy. 

Roseti dominus, Roseto (Rogerus 
de). Voy. Roger de Rozoy. 

Rosetum ou Roseum in Bria. 
Voy. Rozoy-en-Brie. 

Rossiaco (Petrus de). Voy. Pierre 
de Roissy. 



ET DES MATlàRBS. 



495 



Rothomagus, Rotomagus. Voyez 

Rouen. 
Rotomagensis ou Rotomagioa ci" 

vitas. Voy. Rouen. 
Rotrou III, comte du Perche. 

— (1188) se croise. Rig. 56 ; 

— (1191) meurt à Acre. Rig. 
79; Chron. 60; Phil.IV,31î. 

— Rotroldus cornes Pertici, 
Pertice ou Perticensis. 

Roucv (Aisne, arr. de Laon, c. 
de Neufchàteau). Voy. Alain 
de Roucy. — Roeium, Rucia" 
cum. 

Rouen (Seine-Inférieure). — La 
marée s'y fait sentir. Phil. 
VI, 500; — (1183) Henri 
dlourt-Mantel y est enterré. 
RiÇ. 22; Chron. 27; — (1193) 
Philippe-Auguste Tassiége en 
vain. Rig. 94; Chron. 70; — 
(1194) les habitants contri- 
buent au siège du Vaudreuil. 
Riff. 100; Phil. V, 5: — 
(1199) le cœur de Ricnard 
Cœur-de-Lion y est apporté. 
Phil. V, 611; — (1202) Ar- 
tur de Bretagne y est enfermé. 
Phil. VL477; — il y est assas- 
siné par Jean Sans-Terre. 493; 

— ^1^4) est assiégé et pris par 
Philippe-Auguste. Rig. 142; 
Chron. 131, p. 221: Phil. 
VIU, 156 ; — (1207) Tarche- 
vôque Gautier étant mort, le 
siège resta vacant près d un 
an. Chron. 142; — cité. Rig. 
38, p. 60; 98; Chron. 132; 
Phil. V, 49. — Archevêques 
de — . Voy. Gautier, Robert, 
Thibaut. 

Routiers (les). Chron. 28; Phil. 
Vn, 396. — Ruptarii, Voy. 
Cottereaux (les). — Chefs de 
— . Voyez Brandin, Gadoc, 
Martin d'Arqués, Mercadier. 
Pescaire (Lou). — Voy. aussi 
Waltersis legio. 

Rouvroy. Voy. Jean de—, Tho- 
mas ae — . 

Rovecestria, Rovestria, Voy. Ro- 
ches ter. 



Roye (Somme, arr. de Montdi- 
dier). — (1184) Philippe d'Al- 
sace détient indûment cette 
ville. PhU. n, 18. — Roia.-^ 
Barthélémy de — . Voy. Bar- 
thélémy. 

Rozoy-en-Brie (Seine-et-Mar- 
ne, arr. de Coulommiers). — 
Miracle qui sV produit. Rig. 
121 ; Chron. 92. — Rosetum 
ou Roseum in Bria. — Roger 
de — . Voy. Roger. 

Ruciaco {Alanus de), Voy. Alain 
de Roucy. 

Ruffo de Volta, Génois. Rig. 
81. —Rufusde Volia, 

Ruma, Voy. Roêr (la). 

Rupella. Voy. Rochelle (la). 

Rupensis (Guido). Voy. Gui de 
la Roche. 

Rupesfortis, Voy. Rochefort. 

Rupes Guillebaldi. Voy. Roche- 
Guillebaud (la). 

Rupes Monachi. Voy. Roche-au- 
Moine (la). 

Rupiàus (Guillelmus de). Voyez 
. Guillaume des Roches. 

Ruptarii. Voy. Routiers (les). 

Rustique (saint). — Ses reli- 
aues. Rig. 80. — Sanctus 
Husticus, 



8 



Sablé (Sarthe, arr. de la Flè- 
che). Phil. X, 234. — Sablo- 
lium. 

Sablolium. Voy. Sablé. 

Sacracella. Voy. Cercanceau. 

Sacrum Gesaris. Voy. Sancerre. 

Saçium, Voy. Séez. 

Sainghin-en-Mélantois (Nord , 
arr. de Lille, c. de Cysoing). 
Chron. 183; Phil. X, 806.— 
Sanguineus, 

Saint-Antoine (abbaye de), à 
Paris. — Asile de filles re- 
penties. Rig. 12. — Sanctus 
Antonius. 

Saint-Champ. — Nom donné 
au champ où Philippe-Au- 
guste et Henri II se croisé- 



496 



TABLE DES NOMS 



rent en il88, entre Trie et 
Gisore. Rig. 56; Ghron. 4i. 

— Sanctus Ager, 
Saint-Gorentin, près Mantes. — 

Agnès de Méranie y est en- 
terrée; le roi y fonde un cou- 
vent de femmes. Ghron. i08. 

— Ecclesia Beati Corentini. 
Saint-Denis (abbaye de). — Les 

rois venaient y prendre Tori- 
flamme. Rig. 69; Phil. XL 32; 

— fondée par Eiagobert. Rig. 
38, p. 59 ; Ghron. 9 ; qui y est 
enterré. Rig. 33 ; — reçoit de 
Gharles le Ghauve un clou de 
la Passion, la couronne d'é- 
pines et a'autres religues. 
Rig. 38, p. 60 ; Ghron. 9 ; — 

il 050) on y ouvre la châsse 
le saint Denis. Rig. 39; — . 
(ii80) Philippe - Auguste y 
est couronné de .nouveau. 
RiÇ. 10; Ghron. 20; — (1190) 
Philippe - Auguste vient y 
prendre le bourdon. Rig. 69; 

— (1191) procession faite par 
les moines pour porter les 
reliques de la Passion à 
Louis VIII malade. Rig. 77 ; 

— les évêques du Mans et de 
Senlis y consacrent des au- 
tels. Rig. 42 ; —- on y expose 
les reliques de saint Denis. 
Rig. 80;— (1192) Philippe- 
Auguste y vient. Rig. 83 ; — 
ri 193) Philippe- Auguste rend 
a l'abbaye le domaine de 
Lyons - la . Forêt. Rig. 89; 
Ghron. 67; — (1193-4) mira- 
cles qui s*y accomplissent. 
Riç. 91, 93; — (1195) lors de 
la famine, l'abbaye distribue 
aux pauvres tout ce qu'elle a 
d'argent. Rig. 105;— Philippe- 
Auguste y vient et dépose 
sur Tau tel une riche étoffe 
de soie. Rig. 107; —(1196) 
les moines font une proces- 
sion pour obtenir la nn des 
inondations. Rig. 109; — 
(1199) Philippe -Auguste y 
vient et dépose sur l'autel une 



draperie de soie. Rig. 129; 
(1201) Jean Sans-Terre y est 
reçu par Philippe-Auguste. 
Rig. 135; — (1205) Philippe- 
Auguste dqnne à l'abbaye les 
reliques qu'il a reçues de 
Baudouin de Gonstantinople. 
Rig. 145; — (1206) les moi- 
nes font une procession pour 
faire cesser les inondations. 
Hig. 148; — (1219) la foudre 
tombe sur le clocher . et y 
met le feu. Ghron. 234; — 
(1223) Philippe -Auguste y 
est enterré. Ghron. Gont. Par. 
6, p. 324; Phil. Xn. 619; — 
citée. Ghron. Gont. Par. 6, 
p. 323. — Ecclesia Beati Dio^ 
nysii. — Abbés de — . Voy. 
Guillaume de Gap, Henri 
Troon, Hueues Foucaud, Hu- 
gues de Milan. — Prieurs : 
Hugues Foucaud , Jean. — 
Ghevecier : J. de (Jlhartres. — 
Moine : Herloin. — Reliques 
de — . Voy. Glou (le saint), 
Gouronne d'épines (la sainte), 
Siméon (le bras de saint). 

Saint -Emmeran (abbaye de), 
à Ratisbonne. — On y dé- 
couvre en 1050 un prétendu 
corps de saint Denis. Rig. 
39. — Àbbatia Sancti Her- 
mentranni, 

Saint-Etienne de Mantes, égli- 
se. Ghron. 174. — Ecclesia 
Sancti Stefani de Medunta. 

Saint-Germain-en-Laye (Seine- 
et-Oise, arr. de Versailles). 
Rig. 84. — Sanctus Germanus 
in Laia. 

SiUnt- Germain -des -Prés (ab- 
baye de), à Paris. — L'église 
s'appelait d'abord Saint- Vin- 
cent. lUg. 33. — ' Ecclesia 
Sancti Germani de Pratis. 

Saint-Gilles (comtes de). Voy. 
Raimond V et VI, comtes de 
Toulouse. 

Saints - Innocents de Gham- 

êeaux (église des), à Paris, 
lig. 6, 47; Ghron. 17, 34.— 



/ 



ET DES MATIÈRES. 



497 



BeeUsia San^i Innocenta in 
Camoellù. 

SainUiacqnes de Mantes (égli- 
se). Ghron. 174. — EccUsia 
Saneti Jacobi. 

Saint-Lazare (église de), près 
Paris. Rig. 177. — Ecclesia 
saneti Ltuari, — Foires de — 
rachetées par Philippe-Au- 
Çuste. Rig. 20; Ghron. 25. 

Saint-Léger en Yveline (Seine- 
et-Oise, arr. et c. de Ram- 
bouillet). — Miracle qui s'y 
produit. Phi). I, 482. — Sanc- 
tus Leodegarius in silva Aqui- 
lina. 

Saint-Maclou de Mantes (égli- 
se). Ghron. 174. — Sanctus 
Machutus de Medunta. 

Saint - Martin - des - Ghamps 
(prieuré de), près Paris.Ghron. 
152, p. 231. — Monasterium 
Sancli Martini de campis. 

Saint-Martin de Tours (église 
de). — (1194) Richard Gœur- 
de-Lion dépouille les chanoi- 
nes de cette église. Rig. 97. 

— Ecclesia Saneti Martini Tu* 
ronensis. — Trésoriers de — . 
Vovez Pierre Gharlot, Pierre 
de Nemours. 

Saint-Médard de Soissons (ab- 
baye de). Rig. 33. — (1214) 
les vassaux de l'abbaye se 
trouvent à Bouvines à l'aile 
droite. Phil. XI, 53; — ils 
attaquent les Flamands. 75. 

— Quos Medardicus abbas mi- 
serai, Suessona phalanx. 

Saint-Omer (Pas-de-Galais). — 
(1184) fournit des secours à 
Philippe d'Alsace contre le 
roi. Phil. II, 119; — (1198) 
est pris par le comte de Flan- 
dre. Rig. 123; — cité. Ghron. 
165. — Sanctus Audomarus, 
Sanctus Homerus, Sanctus 
Hotinarus, 

Saint-Paul-aux-trois-Fontaines, 
près Rome (l'abbé de). Rig. 
140. — Trium fontium abbas, 

Saint-Pierre, ancien vocable de 

U 



réglise Sainte-Geneviève de 
Paris. Rig. 33. 

Saint-Pierre de Mantes (église 
de). Ghron. 174. — Sanctus 
Petrus de Medunta. 

Saint- Pierre de Rome. Voyez 
Rome, année 1212. 

Saint-Pol (Somme) . — Gomte de 
— . Voy. Gaucher de Ghàtil- 
ion. 

Saint-Pol-de-Léon. Voy, Léon. 

Saint-Sylvestre in capite, basi- 
lique de Rome, appelée jadis 
Sehola Grecorum. Kig. 39. 

Saint- Vaiery-sur-Somme (Som- 
me, arr. d'Abbeville). Voy. 
Bernard de — , Thomas de — . 

Saint-Victor-de-Paris (abbaye 
de). — Maurice de Sully y 
est enterré. Ghron. 87. — Ab- 
batia Saneti Victoris. — Abbé 
de — . Voy. Guérin. 

Saint- Vincent, vocable primi- 
tif de Saint - Germain - des- 
Prés à Paris. Ri^. 33. 

Sainte-Geneviève (église), à Pa- 
ris , primitivement appelée 
Saint-Pierre. Rig. 33. 

Sainte-Marie in Porticu, basili- 
que de Rome, titre cardina- 
lice. Voy. Gales, légat. 

Sainte-Marie in Via lata, basi- 
lique de Rome, titre cardina- 
lice. Voy. Pierre de Gapoue. 

Sainte-Suzanne (Mayenne, arr. 
de Laval). Voy. Raoul, vi- 
comte de — . 

Saintes ( Gharente-Inférieure ). 

— Est tenue en fief du roi de 
France par Henri II. Phil. 
m, 764; — une partie des 
habitants {Xanti) est envoyée 
par Jean Sans-Terre au se- 
cours des Albigeois. Phil. 
Vlil, 864; — citée. Phil. 
XII, 825. — Xanto. 

Saladin. — (1187) s'empare de 
Jérusalem et de la vraie' croix. 
Rig. 53; Ghron. 36, 39; Phil. 
m, 8; — (1191) cherche à 
délivrer Acre. Phil. IV, 188; 

— avait promis à Philippe- 

32 



498 



TABLE DES NOMS 



Au^ste de lui rendre la vraie 
croix et les prisonniers chré- 
.tiens, manque à sa promesse. 
Rig. 81 ; Ghron. 58; PhiL IV, 
207 ; — a des relations d'ami- 
tié avec Richard Ck£ur-de- 
Lion et lui envoie des pré- 
sents. Ghron. 62; Phil. IV, 
805, 382; — (H93) meurt. 
Rig. 90; Ghron. 68; — cité. 
Phil. IV, 122. — Saladinus, 
Salahadinus, Syrus, 

Salahadinus. Voy. Saladin. 

Salebericus Hugo (erreur pour 
GuilUlmus), Salebericus héros, 
Salesberie cornes, Voy. Guil- 
laume Longue-Epée, comte de 
Salisbury. 

Salesburgensis episcopatus. Voy. 
Salzbourg (archevêché de). 

Salinenses, Voyez Salins (habi- 
tants de). 

Salins (Jura, arr. de Poligny). 
— Habitants et sel de — . 
Phil. X. 511. — Salinenses, 

Salisbury (comte de). Voy. Guil- 
laume Longue-Epée. 

Salmur. Voy. Saumur. 

Salomon, comte de Bretagne. — 
(1222) se révolte contre le duc 
Pierre, et est vaincu. Phil. 
XII, 370. 

Salzbourg (archevêché de). Rig. 
88. — Salesburgensis archie^ 
piscopaius. 

Samson. Phil. IV, 247. 

Sancerre (Gher). Ghroja. 19. — 
Avariœn, Sacrum Cesaris. — 
Gomte de — . Voy. Etienne. 

Sancia Sowe (Fredericus de) . Voy . 
Frédéric de Pettau. 

Sancti Egidii cornes, Voy. Rai- 
mond V et VI, comtes de 
Toulouse et de Saint-Gilles. 

Sancti Pauli (cornes), Voy. Gau- 
cher de Ghâtiilon, comte de 
Saint-Pol. 

Sancto Galerico (Bernardus, Tho' 
mas de). Voy. Bernard et Tho- 
mas de Saint- Valéry. 

Sanctus Ager. Voyez Saint- 
Champ. 



SanciusAudomarus, Voy. Saint- 

Omer. 
Sanctus Germanus in Laia. Voy. 

Saint-Germain-en-Laye. 
Sanctus Homerus, Sanctus Hot- 

marus. Voy. Saint-Omer. 
Sanctus Machutus de Medunta, 

Voy. Saint-Maclou de Man- 
tes. 
Sanctus Quiriacus ou Quiricus, 

Voy. San-Quirico. 
Sanguineus, Voy. Sainghin. 
San-Quirico (Italie). — (1210) 

est pris par l'empereur Othon. 

Ghron. 157; PhU. X, 635.— 

Sanctus Quiriacus , Sanctus 

Quiricus. 
Santerre (le). Phil. II, 452. — 

Santeriensis humus. 
Saône (la), rivière. Ghron. 112; 

Phil. X, 507. — Araris. 
Saphadinus. Voyez Malek-el- 

Adel-Seifeddin-Aboubekr. 
Sapins de Pontarlier. Phil. X, 

509. 
Sardenio (Abbas de). Voy. Gui, 

abbé des Vaux-de-Gernay. 
Sarrasins (les). Rig. 49; Ghron. 

161, 230 ; Phil. IV, 202, 208. 

— Sarraeeni. 
Sarta. Voy. Sarthe (la). 
Sarthe (la), rivière. Phil. X, 

236. — Sarta. 

Saumons de la Sée et de la Se- 
lune. Phil. VUI, 130; — de 
la Loire. Phil. X, 87. 

Saumur (Maine-et-Loire). Phil. 
X, 238. — Salmur. 

Savari de Mauléon. — (1202) 
vient renforcer à Tours Tar- 
mée d'Artur de Bretagne. 
Phil. VI, 277 ; — (1208) ra- 
vage les terres du roi, est 
battu par Henri Glément. 
Rig. 151; Ghron. 145; Phil. 
Vni, 294, 347, 364: — en- 
voyé par Jean Sans-Terre au 
secours des Albigeois , est 
battu. Phil. Vm, 864: — 
(1213) assiste à rassemblée 
de Soissons. Phil. IX, 201; 

— reçoit Tordre de conduire 



ET DES MATIÈRES. 



499 



la flotte française à Dam. 
292; — pille I)am avec Ca- 
doc. 380. -^ Savaricus de Ma- 
lo-4eone, de Malleone, Saveri" 
eus. 

Saxe (la). Phil. X, 700 ; XI, 
397. — Saxonia. — Ducs de 
— . Voy. Albert, Othoo IV 
empereur. 

Saxonia. Voy. Saxe (la). 

Saxons (les). Ghron. 6, 10; 
Phil. I, 148; XI, 573. — 5a. 
xones. 

Scaldus. Voy. Escaut (1'). 

Schola Grecorutn. Voy. Saint- 
Sylvestre in Capite. 

Scismatici, — Désigne Jean 
Sans-Terre et ses complices. 
Phil. IX. Cat. et 9. 

Sclavonia. Voy. Esclavonie (1'). 

Scoteili. Voy. 'Cottereaux (les). 

Scotie {rex)/\oy. Alexandre H, 
roi d'Ecosse. 

Scropha {Girardus). Voy. Girard 
la Truie. 

Scythie (la). Rig. 38, p. 56; 
Ghron. 2, 10. — Scythia. 

Sée (la), rivière. Phil. VHI, 
127. — Sera. 

Séez (Orne, arr. d'Alençon). — 
(i2()4) se rend à Philippe-Au- 
guste. Rig. 142; Phil. VUI, 
39. — Sagium. 

Segestam. Rig. 49, p. 76. 

Segni, ville d'Italie. — (1223) 
saint Denis apparaît à un 
chevalier de cette ville. Phil. 
XII, 707. — Signina urbs. 

Sègre (la), rivière. Phil. Vn, 
564. — Sicoris. 

Segré (Maine-et-Loire). Phil; X, 
235. — Segreium, 

Segreium. Voy. Segré. 

Seine (la), fleuve. Rig. 37, 141; 
Ghron. 3, 111, 122, 123, 125, 
229; Phil. IV, 438; V, 312, 
500; VU, 30, 88; X, 256, 
593. — Sequana, Sequanius 
amnis. 

Sel de Salins. Phil. X, 511. 

Selina. Voy. Selane (la). 



Selune (la), rivière. Phil. VUI, 

127. — Selina. 
Semur (Gôte-d'Or). Phil. I, 583. 

— Semuris. 

Sénéchal de France. Voy. Thi- 
baut V, comte de Blois. 

Senlis (Oise). — (1184) assié- 
gé par le comte de Flandre. 
Ghron. 39; Phil. D, 215; — 
cité. Ghron. Gont. Par. 1 ; 
Phil. n, 242; IX, 144; — 
Guillaume le Breton était 
chanoine de Senlis. Ghron. 
174. — Silvanectum, Silvanec- 
Unsis urbs. — Evèques de — . 
Voy. Geoffroy, Guerin (frère). 

— Voy. Gui III de SenUs. 
Sennaar. Rig. 49, p. 76. 
Sénonais (les). Phil. IX, 91. — 

Senonenses. 

Senones. Voy. Sens. 

Sens, (Yonne). — Phil. V, 46; 
X,' 592. — Senones. — Ar- 
chevêques de — . Voy. Gau- 
tier, Gui, Michel de Gorbeil, 
Pierre de Gorbeil. 

Sequana, Sequanius amnis. Voy. 
Seine (la). 

Sera. Voy. Sée (la). 

Sergent (un) fldelissimus in ne- 
gotiis regiis perlraetandis , 
conseille au roi de fonder les 
halles de Paris. Rig. 20. 

Séri fontaine (Oise, arr. de Beau- 
vais, c. du Goudray-Saint- 
Germer). Phil. IV, 436. — 
Fons Serenus, 

Sei^um labores, Voy. Ghine (tis- 
sus de). 

Séverin (saint). Phil. XII, 789. 

— Sanctus Severinus. 
Sicambrie, ville fondée par 

Francien. Rig. 38, p. 56 et 

58; Ghron. 2, 3, 4; Phil. I, 

75. — Sicambria. 
Sicani. Voy. Siciliens (les). 
Sicanius rex. Voy. Frédéric II, 

empereur. 
Sicile (la). — Gonquise par Bo- 

hémond et les Normands. 

Rig. 38, p. 61; Ghron. 10; — 

(1190) Philippe - Auguste et 



500 



TABLE DES NOMS 



Richard Gœur-de-Lion y abor- 
dent à Messine (voy. ce mot). 
Rig. 72; Ghron. 53; Phil. 
IV, 23, 69 ; — les deux rois 
y restent cinq mois. Phil. IV, 
154;— (1191) PhiUppe-Au- 
guste la quitte. Rig. 74: Ghron. 
54; Phil. IV, 161; — Ri- 
chard Gœur-de-Lion en part 
peu après. Rig. 74; Ghron. 
55; PhiL IV, 195: — (1194) 
l'empereur Henri VI la sou- 
met. Rig. 101, 117; Ghron. 
75. — Sicilia, Trinacria. — 
Rois de — . Voy. Guillaume, 
Tancrède. — fteine. Voyez 
Jeanne. 

Siciliens (les). Phil. IV, 69, 90. 
— Siculi, Sicani. 

Sicoris, Voy. Sègre (la). 

Siculi. Voy. Siciliens (les). 

Sififrein, archevêque de Mayen- 
ce. — (1211) se déclare pour 
Frédéric II. Ghron. 157, 
p. 238. — Sigefridus Moguri' 
iinus archiepiscopus, 

Sigalonica plana, Voy. Sologne 
(la). 

Sigefridus, Moguntinus archie" 
piscopus. Voy, Siffrein, ar- 
chevêque de Mayence. 

Signina urbs. Voy. Segni. 

Silon (?). Rig. 65. 

Silvanectensisurhs. Silvanecium. 
Voy. Senlis. 

Siméon (bras de saint). — Re- 
lique donnée par Gharles le 
Ghauve à l'abbaye de Saint- 
Denis. Rig. 38, p. 60; — 
(1 191) est apporté à Louis VIII 
malade. Rig. 77; — (1196) 
est porté en procession pour 
obtenir la fin des inondations. 
Rig. 109; — cité. Rig. 69.— 
Brachium sancti sertis Sinieo^ 
nis. 

Simon, comte d*Aumale. Voy. 
Simon de Dammartin. 

Simon, archevêque de Bourges. 
— (1221) va en Albigeois 
avec les troupes envoyées par 



PhiUppe- Auguste à Amaury 
de Montfort. Ghron. Gont. 
Gott. 8; — (1223) assiste aux 
obsèques de Philippe-Augus- 
te. Ptil. Xn, 668. — Biiuri' 
censis archiepiscopus, 

Simon de Dammartin, comte 
d'Aumale. — Avait épousé 
Marie de Ponthieu. Phil. 
XU, 113; —(1214) son frère 
Renaud le donne comme 
otage à Jean Sans -Terre. 
Phn. IX, 73. 

Simon, évoque de Meaux. — 
(1186) consacre des autels à 
Pabbaye de Saint-Denis. Rig. 
42; — (1191) assiste à l'ou- 
verture de la châsse de Saint- 
Denis. Rig. 80. — Meldensis 
episcopus. 

Simon de Montfort. — (1196) 
au combat d*Aumale. Phil. 
V, 187, 218; — (1203) au 
siège d'Andely. Phil. Vn, 
158, 272; — (1208-1212) est 
élu chef des croisés, chasse 
les Albigeois de tout le Lan- 
guedoc. Ghron. 177; Phil. 
VIII, 558; — (1213) le roi 
d'Aragon l'assiège dans Muret. 
Phil. vm, 585 ; — son dis- 
cours à ses troupes avant la 
bataille. Phil. Vm, 632; 

— son prétendu combat à 
Muret avec le roi d'Ara- 

gon. Phil. vm, 735; - 
at les Toulousains. 825; — 
bat les troupes envoyées par 
Jean Sans-Terre au secours 
des Albiçeois. 8Ç4; — (1215) 
. Louis VlII lui amène des 
troupes françaises. Ghron. 
206; — (1218) reçoit le comté 
de Toulouse. Ghron. Gont. 
Par. 4 ; — assiège Toulouse 
et y est tué. Ghron. 227; 
Ghron. Gont. Par. 4; Phil. 
Xn, 320; — cité. Ghron. 
216; PhiL m, 253. -Simon 
cornes Montisfortis , 
Simon de Poissy. Ghron. 223. 

— Simon Pissianita. 



ET DES MATIÈRES. 



501 



Soendrina plana, Soendrum. 

Voy. Soindres. 
Soindres (Seine-et-Oise, arr. et 
c. de Mantes). — (1188) Hen- 
ri II 8*y retire sans oser as- 
siéger Mantes. Phil. III, 348; 
— combat entre les troupes 
de Richard Gœur-de-Lion et 
celles de Guillame des Barres. 
Phil. m, 591. — Soendrum, 
Soendrina plana. 

Soissons (Aisne). — Eloge de 
la ville. Phil. IX, 139; — 
(1201) il s'y tient un concile. 
Rig. 133; — (1213) Philippe- 
Auguste y réunit les prélats 
et les grands pour leur pro- 
poser une expédition en An- 
gleterre. Chron. 165; Phil. 
IX, 160. — Suessio, Suessio- 
nis, civitas Suessionensis. — 
Comte de — . Voy. Raoul de 
Nesle. — Abbaye de Saint- 
Médard de — . Voy. Saint- 
Médard. 

Soliacensis (Odo). — Voy. Eudes 
de Sully. 

Sologne (la). Phil. V, 100. — 
Sigalonica plana, 

Solyma. Voy. Jérusalem. 

Somme (la), rivière. Phil. H, 
175. — Summa. 

Somno. Voy. Sumnon. 

SoDhocle. Phil. XII, 885. — 
èophocles. 

Spamo, Voy. Epemon. 

Stampe, Voy. Etampes. 

Suessionis. Voy. Soissons. 

Suessionensis ou Suessionicus 
cornes. Voy. Raoul de Nesle, 
comte de Soissons. 

Suessona phalanx. Voy. Saint- 
Médard de Soissons. 

Sue^ic {Philippus dux). Voyez 
Philippe de Souabe, empe- 
reur. 

Sully (Loiret, arr. de Gien). 
Voy. Eudes de — , Henri de 
— , Maurice de — . 

Sulmone satus. Voy. Ovide. 

Summa, Voy. Somme (la). 



Sumnon, troyen. Rig. 38, p. 56; 
Chron. 4. — Somno, Sumno. 

Sulnice d'Amboise. Phil. VUI, 
4z4. — Supplidus Ambadien- 
sis. 

Supplicius Ambadiensis. Voyez 
Sulpice d'Am boise. 

Sus (Petrus). Voyez Pierre la 
Truie. 

Sylvius, troyen. Rig. 38, p. 57; 
Chron. 5. 

Synagogues. — (1183) Philip- 
pe-Auguste ordonne de les 
transformer en églises. Rig. 
17 ; Phil. I, 391 ; — une sy- 
nagogue est transformée en 
église, à Orléans. Rig. 18. 

Syrie (la). Phil. III, 741 ; IV, 
382; V, 117, 553; XU, 647. 
— Syria. 

Syrus. Voy. Saladin. 



Tanaîs (le), fleuve. Rig. 38, 
p. 58; Chron. 2. 

Tanbrasten. Riç. 49, p. 76. 

Tancrède, roi ae Sicile. — En 
guerre avec sa tante Constan- 
ce pour le trône de Sicile. 
Phil. IV, 80; — (1190) reçoit 
magnifiquement Philippe - 
Auguste et Richard Ciœur- 
de-Lion. Rig. 72; Phil. IV, 
71 ; — un dissentiment sur- 
git entre lui et Richard, au 
sujet de la dot de la sœur 
de ce dernier; il est apaisé 
par Philippe-Auguste. Rig. 
72; Chron. 53; — aurait sou- 
haité marier une de ses filles 
à Philippe - Auguste ou à 
Louis VIII; en nance une à 
Artur de Bretagne. Rig. 72; 
— (1191) Richard Cœur-de- 
Lion Taide dans ses guerres. 
Phil. IV, 160; — cité. PhiL 
IV, 380. — Tancredus. 

Tanet {insula). Voyez Thanet 
(île de). 

Taphnis, ville d*Egypte. — 
(1222) est assiégée par les 



502 



TABLE DES NOMS 



croisés, qui sont vaincus. 
Ghron. Cent. Cott. 10. 

Tatintis. Voy. Renaud Tatin. 

Temple (ordre du). — (il9i) 
achète Chypre à Richard 
Cœur-de-Lion, qui la lui re- 
prend bientôt. Rig. 82; — 
(1223) Philippe-Auguste lui 
lègue une somme pour la dé- 
fense de la Terre sainte. 
Chron. Gont. Par. 8; Phil. 
Xn, 655 ; — cité. Rig. 30, 
88, p. 122. — Milites Templi, 
Templarii. — Grand-maître. 
Voy. Arnaud de Torroge. 

Temple (le), à Paris. — Le tré- 
sor royal devra y être déposé 
pendant que Philippe -Au- 
guste sera en Terre sainte. 
Rig. 70, p. 103. 

Terre sainte (la). — (1185) les 
chrétiens de — envoient des 
ambassadeurs en Occident. 
Rig. 30 ; — Philippe-Auguste 
leur envoie des troupes. Rig. 
31 . — Philippe-Auguste lègue 
300000 livres pour sa défense. 
Ghron. Gont. Par. 8; — ci- 
tée. Rig. 60, 87, 88; Ghron. 
230 ; Phil. IV, 120. — Pales- 
tica regio, Terra promissionis, 
Terra sancta. 

Tertre-Saint-Denis (le) (Seine- 
et-Oise, arr. de Mantes, c. de 
Bonnières). — (1188) brûlé 
par Henri II. Phil. UI, 301. 
— Collis, 

Testaments de Philippe- Au- 

Siste. — en 1190. Rig. 70; 
hron. 51 ; —en 1223. Ghron. 
Gont. Par. 8; Phil. XU, 655. 

Teutons (les). Phil. I, 147. — 
Theutonici, 

Thanet (île de). — (1216) 
Louis VIII y débarque. 
Ghron. 221, 222. — Tanet ou 
Tanela insula. 

Thébaïde (la) de Stace. Phil. I, 
12. 

ï héodore Gomnène. — Fait pri- 
sonnier à Durazzo Pierre de 
Gourtenai^ empereur de Gons- 



tantinople. Phil. X, 420. — 
Princeps Cumaniorum. 

Theutonici. Voyez Allemands 
(les), Teutons (les). 

Theutonicus flagellus. Voyez 
Fléau d'armes. 

Thibaut I«', comte de Bar. — 
(1211) Renaud de Dammartin 
se réfugie auprès de lui. 
Ghron. 162, p. 243. — Cornes 
Barri. 

Thibaut V, comte de Blois, sé- 
néchal de France. — (1185) est 
chargé du gouvernement avec 
rarchevôque de Reims. Rig. 
27; — empêche Philippe-Au- 
guste de livrer bataille au 
comte de Flandre auprès de 
Boves. Phil. H, 387; — ré- 
concilie le roi et le comte de 
Flandre. Rig. 27; Phil. U, 
436 ; — (1186J assiste aux ob- 
sèques de Geofifroi, duc de 
Bretagne. Rig. 44, 45; — 
(1188) prend la croix. Rig. 
56; — (1191) meurt à Acre. 
Rig. 79; Ghron. 60; Phil. IV, 
309; - cité. Rig. 61, 70, 
p. 105; Phil. III. 252. — 
Theobaldus Blesensis cornes , 
Theobaldus dapifer. 

Thibaut II, comte de Gham pa- 
gne et de Blois. — Enterré à 
Pontigny. Rig. 146 ; Ghron. 
137. • 

Thibaut III, comte de Ghampa- 
gne. — (1197) succède à son 
frère Henri IL Rig. 118; — 
perd sa mère Marie de Fran- 
ce. Rig. 119; — (1201) meurt. 
Rig. 134; Ghron. 106. — 
Theobaldus, cornes Campanie. 

Thibaut IV, comte de Cham- 
pagne. — (1201) naît après la 
mort de son père. Rig. 134. 

Thibaut I«% duc de Lorraine. 

— (1214) allié d^Othon. Phil. 
X 381 

Thibaudle Riche. Rig. 70, 

p. 100, note 2. 
Thibaut, archevêque de Rouen. 

— (1223) assiste aux obsèques 



KT DES MATIÈRES. 



de Philippe-Aïuniste. PhiL 

XIL, Wè. 
Tbiemr, roi de France. Rig- 

38 : ÎZhrc»n- ^. — TKtfjàtricui. 
Tkinqu^mé^rco OOua de . Voy. 

Oîûon de Ttk>nboare. 
'n*JMfrii 'viofcffmet . 'Hi/jarcUes. 

Voy. Aimeri de Tboam. 
ThjMrcirtm^ Thoarrun. Voyex 

Thf/fUi. VoT. Tolède. 

Thom&f. «îîDpa2T»L de G«a- 
l«en de liaatêç. Locif des 
GaJè9 et J'^axt le Latîmier. 

Phii. vn, ^< 

TVtmas. cardixïaJ de Salnte- 
Sai»iîie. pfiiil«>Cfcer dHw»- 
nus m. PtuL XIL Tîl. 736. 

— FasfiseoDeïA apf^le Zoo»- 

Th'>ma5 B«?*t:ket 'caist;, arch^ 
Yèqne de Caiitort^rr- — EsiVt^ 
Ke refazie eu Fraioee: #on 

martyr»- Qjtvd- 14; — ^!1T5) 
I>jui§ vn va ea pêleriiiaiBe â 
6on tomiieaîï. Gbrwi- "14: 
PhiL I. ÎT'*: — ynA^^. «j^ 
dalemeat }*ùi]iy^\vn9^^ 
apjjarait à un caiot lï<>niiDe 
K lui a^i^F^iid qo i) eiy/Uit le 
roi yjfUT Temser n n»'^, PbiL 
1. 3iîO:— ciu?. Hiy, <r:: Miil. 
ILTM: UL T^; \UL iS^^. 

— T^tomoî martyr, 
Tûornat, oomte du Perclie, — 

1-i(»2 pr**iid iiart i la qua- 
triem^f çfoihadf. a la jrn»^ de 
Zara et a '>fll«f de OxikUuiÛ' 
iiO'^i^. Ciin>o 11^; — «1X17» 
f^t lue â Lia'xiki. OiifXixi. ^^^ 
p. 313; PhiL XiJ, 7W?. — 
Tfiorfpas c^jfiyti Ptrtt/d, l^erii^ 

Tii',»iiiafc de Rouvfoy. — Atik) 
dau*' !'arui»« îm**»im. yïiii, 

Ttx'/is^:^ Ce hiiiiiUV'aUifj, uâfe 
<5*^ ^yi?.*ittk<:j4*5r — *itl4i dauf 
.'<t*ti**3»^ ♦fauvaui*'- Phii. Xy 

^*'iit <U' 0^iii»»;«jbf» M du Vi^ 
jUM$ui( Pxui XI, ;M; — 



combat eontrt Renanà de 
Dammartm. 23»: — â«Ëm 
Gaillanme dw ElamL. Gtmm. 
192, p. 2fé. PhiL XL W^: 
Tompi les Elralfaij'jiaiiF refa» 
en baUille. GhraL î\r. » 
Thmuu 5an«tt 4«ir^n. ér 
Saacto FaX«Ticï&. T^rfmiAr 6ci^- 
ririus, Gmirrieha ^"^v. 
Tbouarf «Elenx-Spirn. arr. àt 
Bitwfnirei. — tïftfi msa» a 
Jean San^-Terre. çr: y «m- 
çJ:3t ï^e w^'PP de D«û ans 
aTee ie PoL Riç. îi^T: — ''îîS 

raÂe. PtdL X. !îi:— îîSâ 
imfé inr Loç» VOL ^- 
ciié- PluL X- 
^7: — 

— - Voy. AisDRi. Grâ. Hnçns 
de — -' 
Tbraoe *.la . Biç. 26?;. ju aît. — 



TXrocKm éMs^ Voy. ■Jnazmiisv. 

roi der Dulgarek ! 
Tkurinfk iaîJAip'Miiiiii Vr«yiK 

HennanxL. lazkdeirvf- de TiiiK 

rince. 
TYimë- VcT. Tilb ôiet- ivui -ATre.. 



d*ETrenx- c. de VemeniL. — 
'l^M^i ifianSuu^Tem àpcmit 
iÎTrer opoe place à Philippe- 
Atifn<!lp.. qui f*eD empara 
Chroii. 110. — TYterie. 
rtn^ÇfVfffie^ncrr \(fthù de], Tinçut- 
n^rburgmiu . Tingueruthumi- 
Un. V(iy. Cnbuo de Te^ckkat- 

Tifwuf de Chine., d» Cvcladea, 

d" Ph^mci*- PhiL li. 383. 
THuft. Taiuqnf^r de i«inxialem. 

PhiL Xll. 2(«. 
r^^rr \Gutd^ dif']. \if%. Gui de 

Thouar». 
ToMe. irj)l*i d'I^painie renum- 

0*^ par nMi aiitr(ii<i|?u«fc' PiiiL 

Tot^jêUHuz ou TV^krte c/m^t. Voy. 
HaifbOfid V i^ VJ^comtef ae 



50& 



TABLE DES NOMS 



Tongres (les), peuple. Phil. I, 
148. — Tungri. 

Tomacensis episcojms. Voyez 
Gautier, évêque de Tournai. 

Torpanaio ( monasterium de ) . 
Voy. Turpenay (abbaye de). 

Toul ( Meurthe - et - Moselle ). 
Phil. X, 388. — Leuci. 

Toulouse (Haute-Garonne). — 
(1188) Richard Gœur-de-Lion 
enlève cette ville au comte de 
Saint-Gilles. Rig. 60; Ghron. 
43; Phil. III, 34;— refuge 
des hérétiques. Rig. 154 ; — 
(1213) elle envoie des troupes 
au roi d'Aragon. Phil. VIII, 
575 ; — ces troupes sont vain- 
cues après la bataille de 
Muret par Simon de Montfort. 
810; — (1215) est assiégée et 
prise par Louis VUI et Si- 
mon de Montfort. Ghron. 
206; — (1217) Simon de Mont- 
fort est investi du comté de 
— . Ghron. Gont. Par. 4; — 

(1218) est assiégée par Simon 
de Montfort, qui y est tué. 
Ghron. 227; Ghron. Gont. 
Par. 4; Phil. XII, 320; — 

(1219) est assiégée par Louis 
Vin et Amaury de Montfort. 
Ghron. 233; — citée. Phil. 
XII, 855. — Tolosa, urbs To- 
losana. — Gomtes de — . Voy. 
Raimond V et VI. — Gom- 
tesse de — . Voy. Gonstance. 

— Evêque de — . Voy. Foul- 
ques. 

Tour Maudite (la), à Acre. Rig. 

81 . — Turris maledicta. 
Touraine (la). Ghron. 110. — 

Turonia. 
Tourbe (la), employée comme 

combustible eu Flandre. Phil. 

n, 146. 
Tournai, ville de Belgique. — 

Sa situation, son éloge. Phil. 

IX, 695; — (1213) est prise 

par trahison par les Flamands, 

qui en sont cnassés peu après. 

Ghron. 181; Phil. IX, 701; 

— (1214) Philippe- Auguste y 



vient. Ghron. 181 ; — la auitte 
pour aller à Lille. Gnron. 
182; PhiL X, 704; — citée. 
Ghron. 183; PhiL X, 604;— 
citée. Ghron. 183; Phil. X, 
645. — Tomacum. — Ëvêque 
de — . Voy. Gautier. 

Tournelle (Pierre de la). Voy. 
Pierre. 

Toumoel (Puy-de-Dôme, arr. 
et c. de Riom, comm. de 
Volvic). — (1211) pris par le 
roi. Ghron. 156, p. 235. — 
Turnoillia. 

Tours (Indre-et-Loire). — Fon- 
dée par Turnus. Ghron. 5; — 
situation, éloge. Phil. III, 677. 
—Tombeau de S' Martin, 684. 
— (1189) Philippe -Auguste 
se dirige vers cette ville ; les 
habitants rompent le pont. 
Phil. m, 677; — est prise 
d'assaut. Rig. 66; Ghron. 48; 
Phil. m, 710; - Philippe- 
Auguste la rend à Richard 
Gœur-de-Lion. Rig. 67;Ghron. 
49; — (1199) Philippe-Au- 
guste y reçoit l'hommage 
d'Aliéner de* Guyenne pour 
le comté de Poitiers. Rig. 
129; - — Artur de Bretagne 
fait hommage du comté de 
— à Philippe- Auguste. Ghron. 
101 ; — (1202) Artur de Bre- 
tagne y rassemble son armée. 
Phil. VI, 272; — les gens de 
Tours qui avaient accompa- 
gné Jean Sans-Terre à Mire- 
beau le quittent à cause de sa 
mauvaise foi. 452; — (1202) 
Philippe - Auguste marche 
contre la ville. Phil. VUI, 
265 ; — est brûlée par ï>hi- 
lippe-Auguste, puis ravas^ée 

Far Jean Sans -Terre. Rig. 
38 ; Ghron. 1 14 ; — pillée par 
Girard d'Athée. Phil. VUI, 
421 . — Turones, Turonis, civi- 
tas Turonensù, urbs Turonica 
ou Turonorum. — Archevêques 
de — . Voy. Barthélémy, Geof- 
roi, archidiacre de Paris, Jean. 



BT DKS MATDSRBS. 



505 



— ^Trésoriers de — .Vov. Pierre 
Chariot, Pierre de Nemours. 
— Saiot-Martin de — ; Gré- 
goire de — . 

Trajutum. Voy. Utrecht 

Trece, Voy. Troyes. 

Trecarite. Voy. Tréguier. 

Tréguier (Côtes-du-Nord, arr. 
de Lannioe). — (1222) les 
habitants (Trecorite) se révol- 
tent contre Pierre, duc de 
Bretagne. Phil. XII, 408. 

Tremblacum. Vovez Tremblay 
tle). 

Tremblay (le) (Seine-et-Oise, 
arr. de Pontoise, c. de Go- 
nesse). Rig. 121. — Trembla- 
cum. 

Tremblement de terre à Uxès 
le20marb 1186. Rig. 40. 

Tremognia ou Tremonia {Con- 
radus dt). Voy. Conrad de 
Dortmund. 

Trésor des chartes (le).— (1194) 
perdu dans la déroute de 
Mfou. Chron. 74 j Phil. IV, 
545 ; — recompose par Gan- 
tier de Nemours. Phil. FV, 
569. — Libelli fisei, eyrogra- 
pha fisei. 

Trésor royal. — (1180) est vide 
à la mort de Louis VII. Phil. 
I, 377; — (1194) perdu par 
Philippe - Auguste à Belfou 
près Prélevai. Rig. 100; Chron. 
74; Phil. IV, 543; — cité. 
Rig. 40. 

Trever. Voy. Trêves. 

Trêves (la ville de). Phil. X, 
389. — . Trever. — Archevê- 
que de. Voy. Jean. 

Trie (Oise, arr. de Beauvais, c. 
de Chaumont). Rig. 56. — 
Tria. 

Trifels (la ville de). — Est prise 
par Frédéric II. Chron. 208. 
— Estrivella. 

Trinacria. Voy. Sicile (la). 

TrifwvarUum , ancien nom de 
Londres. Rig. 38, p. 57. Voy. 
Londres. 



TripoU. Rig. 53 ; Chron. 36, 39. 

— Tripolis. 
Trùtanides {Petrus). Voy. Pierre 

Tristan. 
Trium fontium abbas. Voyei 

Saint- Pau 1-aux-trois-Fontai- 

nes (labbé de). 
Troie, en Asie mineure. Rig. 

37, 38, p. 55; 39, p. 63; 
Chron. 2, 5; Phil. I, 8, 55; 
VII, 711; IX, 303. — TYwa. 

Troilns, fils de Priam. Rig. 37, 

38, p. 55 ; Chron. 2. 
Troja. Voy. Troie. 

Troô (Loir-et-Cher, arr. de Ven- 
dôme, c. de Montoire). — 
(1188) pris par Philippe-tAu- 
guste. Rig. 62. — (1208) pris 
par Henri Clément. Phil. VUI, 
283. — TVoy. Troum. 

Trou, Troum, Vov. Troô. 

Trovens (les), ftig. 37, 38; 
chron. 2. — Trqiani. 

Troves (Aube). Phil. I, 627; 
Ifl, 250;IX,150. — TVw». 

Truie (Girard et Pierre la). 
Voy. Girard, Pierre. 

Turchus ou Tureus, troyen, 
ancêtre des Turcs. Rig. 37, 
38, p. 55 et 56; Chron. 2. 

Turcs (les). — Descendent des 
Troyens. Rig. 38 ; Chron. 2. 

Turelia {Mrus de). Voy. Pierre 
de la ToumeUe. 

Turingie landegravius. Vovei 
Hermann, landgrave de Thii> 
ringe. 

Tumoillia. Voy. Toomoel. 

Tumus. Chron. 5. 

Turones , Turonis , Twnmensù 
eivitas, Turoniea urbs, TWtH 
narum urbs. Voy. Toure. 

Turonia. Voy. Toûraine (la). 

Turpenay, abbaye (Indre-et- 
Loire, arr. de Chinon, cant. 
d*Axay-ie-Rideau, comm. de 
Saint-Benoit). — Henri Clé- 
ment y est enseveli. Chron. 
180. -— Monasterium de Tor^ 
panaio. 

Tunis maUdieta. Voyez Tour 
maudite (la), à Acre. 



506 



TABLE DES NOMS 



Tusca equùra. Voy. Mer Tyr- 

rhénienne (la). 
Tyr (la ville de). Rig. 53, 75; 

Ghron. 36. — Tyrus. 
Tyrrhenia. Ghron. 5. 



U 



Uceticum. Voy. Uzès. 

Uldo. Voy. Hugues, duc de 
fiouraogne. 

Uldo. Voy. Oudon. 

UljTGse. Phil. I, 10. — Ulixes. 

Université de Paris. Voy. Pa- 
ris. 

Urbain III, pape. — Meurt le 
20 octobre 1487. Rig. 55; le 
18 octobre. Ghron. 40. — Ur- 
banus papa. 

Urfimim. — Orphin. Voy. Ni- 
colas d'Orphin. 

Ursellodunum. Voy. Issoudun. 

Usure (1'). — Enrichit les habi- 
tants d'Arras. Phil. II, 94. 

Utrecht (la ville d'). Phil. X, 
410. — Trajectum, 

Uxxellodunum, Voy. Issoudun. 

Uzès (Gard). — (1186) tremble- 
ment de terre qui 8*y fait 
sentir. Rig. 40. — Uceticum. 



Vadum Jacob. Voy. Gué de Ja- 
cob (le). 

Valencianenses. Voyez Valen- 
ciennes (habitants de). 

Valenciennes (Nord). — (1214) 
Othon IV y rassemble son 
armée. Ghron. 181, p. 266; 
— (1215) les habitants refusent 
dedétruire leurs fortifications. 
Ghron. 210. — Valenciene. 

Vâlentinien, empereur romain. 
Rig. 38, p. 56 et 58; Ghron. 
4; Phil. I, 110, 120, 144. - 
Valentinianus. 

Valu. Voy. Gallois (les). 

Vallis Coloris, Voyez Vaucou- 
leurs. 

Vallis Redolii, Hodolii, Ruolii, — 
Voy. Vaudreuil (le). 



Vandales (les). Rig. 38, p. 56; 
Ghron. 2. — Wandali. 

Vannes (Morbihan). Voy. Gué- 
hénoc, évoque de — . 

Vapincensis (Guillelmus). Voy. 
Guillaume de Gap. 

Varenne (aujourd'hui Bellen- 
combre, Seine - Inférieure, 
arr. de Dieppe). — L'un des 
cinq comtés donnés par Phi- 
lippe-Auguste à Renaud de 
Dammartm. Ghron. 199, 
p. 292; Phil. VI, 81; IX, 113; 
XII, MO. — Comitatus Ware- 
narum. 

Vascœuil (Eure, arr. des Ande- 
lys, c. de Lyons-la-Forêt). 
Voy. Gilbert de — . 

Vasconia. Voy. Gascogne (la). 

Vaucouleurs (Meuse, arr. de 
Gommercy). — (1212) Louis 
VIII y conclut une alliance 
avec rempereur Frédéric II. 
Ghron. 159. — Vallis Coloris. 

Vaudreuil (le) (Eure, arr. de 
Louviers, c. de Pont -de - 
l'Arche). — (1193) est pris 
par Philippe-Auguste. Rig. 
94; Ghron. 70; — (1194) est 
assiégé par Jean Sans-Terre 
et délivré par Philippe-Au- 
guste. Rig. 100; Ghron. 74; 
Phil. Vj 1; —,(1195) est rasé 
par Philippe -Auguste. Rig. 
i02; Ghron. 76; — (1203) est 
repris par Philippe-Auguste. 
Rig. 140; Ghron. 116; — cité. 
Rig. 107; Phil. IV, 430; V, 
73. — Vallis Bedolii, Rodolia, 
Rodolii, Ruolii, 

Velgica rura, Velgis. Voy. Vexin 

(le). 
Velicassinum. Voy. Vexin (le). 

Velletrensis episcopus. Voy. Oc- 
tavien, légat du pape, évéque 
de Velletri. 

Vendôme (Loir-et-Gher). — 
(1188) pris par Philippe-Au- 
guste. Rig. 62; Ghron. 44; 
Phil. m, 70 ; - cité. Phil. 
m, 649. — Vindocinum, — 



ET DES MATIÈRES. 



507 



Comte de — . Voy. Jean H, 

Jean III. 
Venetensis episcopus, Voy. Gué- 

hénoc, évêque de Vannes. 
Venetie, Voy. Venise. 
Venise. Rig. 88; Chron. 115. 

— Venetie. — Doge de — . 
Voy. Henri Dandolo. 

Vénitiens (les). — Leur rôle 
dans la quatrième croisade. 
Rig. 139; Chron. 115. — Ve- 
netiani. 

Vergiacum, Voy. Vergy. 

Vergy (Côte-d'Or, arr. de Dijon, 
c. de Gevrey, commune de » 
Reu lie- Vergy). — (1185) as- 
siégé par le duc Hugues de 
Bourgogne, est délivré par 
Philippe-Auguste. Rig. d2; 
Chron. 31 ; — l'église de ce 
lieu possède deux os du cou 
de saint Denis. Rig. 39. — 
Vergi, Vergiacum. voy. Gui 
de — , Hugues de — . 

Vermandois (le). — (1185) Phi- 
lippe, comte de Flandre, re- 
fuse de rendre à Philippe- 
Auguste ce pays qu'il détient 
indûment; il v est contraint 
mr le roi. ftig. p. 6: 26, 
il, 28; Chron. 29; Phil. U, 
20, 451; — (1197) résurrec- 
tion d'un mort en ce pays. 
Rig.l2i;Chron. 92; — (1213) 
devait ^tre envahi par les 
comtes de Flandre et ae Bou- 
logne. Phil. IX, 84; -(1214) 
dans le partage du royaume, 
devait appartenir à Kenaua 
de Dammartin. Chron. 201, 
p. 295 ; Phil. X, 585. — Ver- 
mendesium, Viromandia, Vi~ 
romannia, Viromannica regio. 

Verynend^sium, Voy. Verman- 
dois (le). 

Verneuil (Eure, arr. d'Evreux). 

— (1 194) est assiégé et détruit 
par Philippe- Auguste. Rig. 
96 ; Chron. 72 ; Phil. IV, 481 ; 

— les habitants avaient fait 
peindre sur la porte du châ- 
teau la caricature du roi. 



f^ 



Phil. Ibid. ; — (1204) est une 
des dernières villes qui res- 
tent aux Anglais. Ri^. 42; 

— démantelée par Philippe- 
Auguste. Phil. Vm, 170. — 
Vernolium, Vernoliense ow- 
trum, 

Vernoliense castrum, Vernolium. 

Voy. Verneuil. 
Vernon (Eure, arr. d*Evreux). 

— (1188) Henri lî s'y retire. 
Chron. 45; Phil. UI, 188; — 
(1202) Philippe - Auguste y 
vient. Rig. 137 ; — cité. Rig. 
132. — Vemo. 

Vesle (la), rivière. Phil. IX, 

158. — Vidola. 
Vespasien, empereur, Phil. VI, 

582 ; XII, 20l — Vespasianus. 
Vetralla, ville d'Italie. Phil. X, 

634. — Bitral. 

Vetulus rex Arsacidarum, Voy. 
Vieux de la Montagne (le). 

Vexillum beati Dionysii. Voy. 
Oriflamme (1'). 

Vexin (le). — Ses blés. Phil. V, 
10; — (1193) reconquis par 
Philippe -Auguste. Rig. 89; 
Chron. 67; — (1198) ravagé 
par Philippe-Auguste et ses 
cottereaux. Rig. 123; —(1203) 
ravagé par les Français. Phil. 
VII, 132: — (1213) dans le 
partage du royaume, devait 
être donné à Conrad de Dort- 
mund. Phil. X, 589 ; — cité. 
Phil. m, 178; V, 70, 361; 
VI, 270. — Velgica rura, Vel- 
gis, Velicassinum, Vulcassina 
vallis, Vulcassinum. 

Vézelay (Yonne, arr. d'Avallon). 

— (1190) Philippe- Auguste 
y tient une assemblée avant 
de partir pour la croisade. 
Rig. 69. — Viseliacum. 

Vicenarum nemus, Voy. Vin- 

cennes (bois de). 
Vico, ville d'Italie. Phil. X, 

635. — Bicum. 

Victoire (abbaye de la), près 
Senlis. — Fondée par Phi- 
lippe-Auguste en mémoire 



508 



TABLE DES NOMS 



de la victoire de Bouvines. 
Ghron. Coat. Par. 1; Phil. 
XII, 55. — Abbatia de Victo- 

Vidola. Voy. Vesle (la). 
Vienne (la), rivière. Phil. VIII, 
390; X, 82, 239. — Vigenna. 
Vienne (Isère). Phil. X, 508. 

— Vien)ia. 

Vierge (la Sainte-). — Statue 
de — brisée par un cotte- 
reau à Ghàteauroux. Rig. 52 ; 

— sa chemise conservée à 
Chartres. Phil. II, 399. 

Vierzon (Cher, arr. de Bourges). 

— (1496) Richard Cteur-de- 
Lion intente un procès à Guil- 
laun\^ de Vierzon et s'empare 
frauduleusement de son châ- 
teau. Rig. 113; Chron. 86; 
Phil. V, 83; —cité. Rig. 98. 

— Virzo, Voy. Guillaume 
de — . 

Vieta. Voy. Vihiers. 

Vieux de la Montagne (le). — 
En 1192, une ambassade fran- 
çaise vient apprendre de lui 
fa fausseté des projets d'assas- 
sinat de Philippe - Auguste 
attribués à Richard Cœur-de- 
Lion. Rig. 87- Chron. 65. 

Vigenna, Voy. vienne (la). 

Vihiers (Maine-et-Loire, arr. 
de Saumur). — (1213) incen- 
dié par Philippe - Auguste. 
PhiL X, 117. — Vieta. 

Villa Menardi. Voy. Ménerville. 

Vimeux (les gens du). — (1214) 
à Bouvines. Phil. XI, 345. 

— Wimi, 

Vin du roi offert par Philippe- 
Auguste à Jean Sans-Terre 
(1201). Rig. 135; —les gelées 
de mai nuisibles au raisin. 
Phil. III, 640; — vin d'An- 
jou. Phil. X, 72; — vin 
d'Aunis. Phil. XII, 820 ; — 
vin de Beaune. Phil. I, 5^1 ; 

— vin du Berry. Phil. I, 517; 

— vin de Bourgogne. Phil. 
X, 518 ; —vin de Chypre. Phil. 
XII, 820 ; — vin de Gascogne. 



Phil. IX, 386 ; — vin dlssou- 
dun. Phil. n, 538: — vin 
de Loches. PhU. Vm, 410; 

— vin de Meulan. Phil. HI, 
81: — vin de Niort. Phil. 
vm, 376 ; — vin de la Ro- 
chelle. Phil. IX, 386; XH, 
820. 

Vincennes (le bois de). — (1 186) 
entouré de murs par Philippe- 
Auçuste. Rig. 2i; Chron. 26. 

— Nemm Vicenarum. 
Vindocinum, Voy. Vendôme. 
Vinea, machine de guerre. Phil. 

II, 567. 
Virgile. Phil. 1,8; IX, 731. — 

Maro theologus. 
Viromandia, Viromannia, Voy. 

Vermandois (le). 
Virso. Voy. Vierzon. 
Viterbe, ville dltalie. Phil. X, 

635. — BisUrbia, 
Viseliacum, — Vézelay. 
Vormizeele. Voy. Gautier de — . 
Vosges (les). Phil. X, 389, 515. 

— Vogese, Vogesi, 
Vulcassina vallis, Vulcassinum. 

Voy. Vexin (le). 

W 

Wahal (le), fleuve. Phil. X, 

404. — Waphala. 
Walli, Voy. (iallois (les). 
Waltersis legio. Voy. Routiers. 
Wandali. Voy. Vandales (les). 
Waphala. Voy. Wahal (le). 
Waphali. Voy. Westphaliens 

(les). 
Waphalus. Voy. Conrad de Dort- 

mund. 
Warene. Voy. Varenne. 
Werda. ville d'Allemagne. — 

(1215) prise par Frédéric II. 

Chron. 208. — Werda. 
Westphaliens (les). — (1214) à 

Bouvines, s'enfuient. Phil. 

XI, 574. — Waphali. 
Willelmus, canonicus SUvanec- 

ternis et Leonensis. Voy. Guil- 
laume le Breton. 



ET DBS MATIÈRBS. 



509 



Wimi. Voy. Vimeux (les gens 
du). 



Xanti, Xanto. Voy. Saintes. 
Xerxès. Phil. V, 385 ; VII, 118. 



Yerres (Seine-et-Oise , air. de 
Corbeil, c. de Boissy-Saint- 
Léger), abbaye bénédictine 
de femmes fondée par Mau- 
rice de Sully. Rig. 114. — 
Hedera. 

Ymbertus de Bello Joeo. Voy. 
Humbert III de Beauieu. 

Yonne (11, rivière. Pnil. X, 
592. — ftumna. 

Ypogoths (les). Rig. 38, p. 56; 
Cnron. 2. — Ypogothi, 

Ypres, en Belgique. — Ses lai- 



nes teintes. Phil. II, 92; — 
(1184) fournit des secours au 
comte de Flandre contre le 
roi. Phil. II, 91; — (1213) 
est prise par Philippe-Au- 
gaste. Ghron. 169, p. 250; 
Phil. IX, 406 ; — lui donne 
des otages et paie une rançon. 
Ghron. 170, p. 252; Phil.ïX, 
550; — (1214) envoie des ren- 
forts à Ferrand. Phil. X, 436 ; 
— citée. Phil. IX, 575. — 
Ipra, Ypra. 

Ysangrini, Voy. Isangrins (les). 

Ytumna, Voy. Yonne (1*). 



Zafadinus. Vov. Malek-el-Adel- 

Seifeddin-Aooubekr. 
Zara, en Dalmatie. — (1203) 

?rise par les croisés. GÎiron. 
15. — Gadras. 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 



TOME !•'. 



P. 55, note 3, au lieu de : 4862, lisez : 4891. 

— 62, au haut de la page, au lieu de : 1150, lises : 1050. 

— 64, note 5, 1. 2, au lieu de : à l'année 1213, lisez : p. 257, § 476. 

— 80, note 1, après Gervais de Gantorbéry, I, 369, ajoutez : Etienne 
de Bourbon, § 130. 

— 84, note 3, au lieu de : manque dans V, lisez : manque dans P. 

— 96, note 2, 1. 9, au lieu de : Philippide II, v. 787, lisez : Phi- 
lippide m, V. 737. 

— Ibidem, l. 13, au lieu de : Philippide (ib., v. 7), lisez : Philip- 
pide (ibid., V. 748). 

— 141, au haut de la page, au lieu de : 1197, lisez : 1198. 

— 143, note 1, l. 4, au lieu de : Gervais de Gantorbéry (I, 574), 
lisez : Gers'ais de Gantorbéry (I, 544). 

— 153, ajoutez à la note 1 : Les mots sine pace et treuga sont 
inexacts, car on trouve, dans les Rotuli litterarum patentium (I, 
part. 1, col. 22), les lettres de créance données par Jean Sans- 
Terre aux agents qu'il envoya traiter de la trêve avec Philippe- 
Auguste et lui proposer une entrevue. Elles sont datées de Gaen, 
26 décembre 1202. 

— 158, (joutez à la note 2 : G'est sur Tordre de Jean Sans-Terre 
que Robert Fitz-Walter et Sohier de Quincy rendaient le Vau- 
dreuil à Philippe-Auguste. Voy. le sauf-conduit qui leur fut 
donné le 5 juillet 1203 dans les Rotuli litterarum patentium (I, 
part. 1, col. 31). 

— 164, à la suite du § 147, ajoutez en note : L'obit de la reine Adèle 
est mentionné le jour des ides de juin dans Tobituaire de Saint- 
Denis publié par Félibien {Preuves, ccxiii, col. 1). Quant à Thi- 
baut II, comte de Blois et de Ghampagne, il fut enterré non à 



\ 



ADDITIONS BT COKUCnOm. 511 

Pootigny, joaif à Lagny (d'Arbois de Jobainvilie^ Hist. des comtes 
de Champagne, IL» 398). 

P. 166, après Us mois : flaimencos de Lisiimano, ^joutes en note : 
Noas ignorons pourquoi Rigord donne à Aimeri de Thoaars le 
nom de Lnsignim. Goillaame le Breton a répété œtle erreur 
«1 145) ; il a., de plus, transformé Hemericus en Henricus. 

" 218^219. Le 1 129, étant tout entier de GuilUume le Breton, 
doit être entre crochets. 

— 249, note 2, au lieu de : M. G. Scr. 133, lises : M. G. Scr. 
xvni, 133. 

— 2"!^, 1. 8, au lieu de : fatigatur, lisez : fatigatus. 

— 289, note 2, au lieu de : porte, lisez : parte. 

— 321, 1. 3, au lieu de : bellabat, Ludovicus, lisez : bellabat Ludo- 
vicus. 

— 327, fin de la note 3 de la page précédente, remplacez les tnris 
dernières lignes de la note 3 (Nous ignorons — la traduction) 
par ces mots : D. Brial a complété la phrase restée suspendue 
dans le ms. latin 5925 au moyen de Tobit de Philippe-Auguste, 
inséré dans le nécrdoge de Chartres et publié par Mabillon 
( Vetera analecta, p. 384-385). En effet, pour tout ce qui précède, 
cet obit reproduit les ^ 6 à 8 de la continuation du ms. de Paris. 



TOBffi n 



P. 22, V. 373, au lieu de : privavit amore, lisez : privavit amore; 

— Ibid., V. 376, au lieu de : jure tuendo, lisez : jure tuendo; 

— r>9, V. 488, au lieu de : bella moveret, Germanisque suis, lisez : 
bella moveret Germanisque suis. 

— 63, V. 590. Nous avons eu la maladresse de reproduire une 
inadvertance de D. Brial, en numérotant 590 le vers : »r pro- 
cul a régis figunt tentoria castris, qui est, en réalité, le 592* du 
livre II. Par suite, le numérotage des 49 derniers vers de ce 
livre devra être partout avancé de deux vers, et le chant tout 
on lier ojm prend 639 vers au lieu de 637. 

— 101, V. 135, au lieu de : soror uni. Rex, lise* : sororuni, Rex... 

— Ibid., note 3, 1. 2, au lieu de : Messino, lisez : Messine. 

— 125. V. 17-18, au lieu de : rex festinavit ab urbe. In triduo 
'mirum !; complens iter octo dierum, Nec descendit equo, lisez : 



512 ADDITIONS ET CORRECTIONS. 

rex festinavit ab urbe, In triduo (miram 1) complens iter octo 

dierum. Nec descendit equo. 
P. 452, note 2, 1. 14, au lieu de : avant le 6 août i2i4, lises : peu 

de temps après le 6 août 4214 (Voy. la Notice, p. lxx). 
-« 223, Y. 343, au lieu de : signare, charactere, lisez : sîgnare 

charactere. 
— . 247, note 1, au lieu de : (Vm, 648), lises : (jEneid., VIU, 648). 

— 319, note 2, dans le dernier vers de l'édition de J. Meyer, au 
lieu de : suetus procedere, liseï : snetus precedere. 

— 400, article Bière de Flandre, au lieu de : Phil. U, 158, lisez : 
Phil. n, 148. 



Nogent-le-Rotrou y imprimerie DAXTPBLBT-GouvBaNBUR. 



LISTE 

DES OUVRAGES PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTÉ 

DBPUI8 SA FOMDATION BN 1834, 

A PABIS, CHBZ RSNOUARD, LIBRAIRE, RUE DE TOURNON, N* 6 

H. LAURENS, suocssAium. 



Foot partie de la Société tootM les pereoimes qui sont agréées par le 
Conseil sar la présentation de deox membres. Les demandes d'admission 
peuTent être adressées an secrétaire de la Société, 60, me des Francs- 
Bourgeois, aax ArchiTes nationales. Le chiffre de la cotisation annuelle 
est fixé à 30 francs. Les sociétaires reçoirent chaque année qoatre Tolames 
de chroniques, de mémoires ou de correspondances et un Tolume d'An- 
noaire-BuUelin. Ils peoTent acquérir les publications antérieures à lenr 
inscription, au prix de 7 francs le Tolume ; le prix est de 9 francs ponr 
les personnes qui ne font pas partie de la Société. 

Les Yol urnes réservés, n'étant plus qu'en petit nombre, ne peuvent être 
Tendus isolément sans l'autorisation du Comité des fonds. 

Tous les ourrages publiés par la Société sont pounrus de tables 
analytiques. 

AifinjAiaBs DE LA SoGiiri db L'Huronti db Frangb, de 1837 à 1863 ; 
in-18. Prix : 2 et 3 fr. £«f années 1845-1848, 1853, 1859, 1861 et 1862 
sont épuisées. 

Entre autres notices et nomenclatures que contient cette collection, 
nous citerons les listes des éTéchés et archcTèchés (années 1838, 1844- 
1849), des monastères de France (1838), des grands feudataires (1855, 
1856), des saints (1857, 1858, 1860), des ambassadeurs de France et 
en France (1848 et 1850), la topographie ecclésiastique de la France 
(1859, 18CM863). 

Bulletin de la SoGiéri db l'Histoibb db Fbancb, années 1834 et 1835; 
4 Yol. in-8*; prix : 18 francs. Les années 1836-1856 et 1859-1862 sont 
épuisées. Années 1857 et 1858, 1 toL; prix : 6 francs. 

Recueil destiné à faire connaître les travaux de la Société, compre- 
nant, en outre, un grand nombre d'articles bibliographiques, de notices 
historiques et de documents originaux. 

Table oénébalb du BuLLBrm, 1834-1856 ; in-8*. Prix : 3 francs. 

Au Bulletin de 1861-1862 est jointe une table des matières contenues 
dans les Tolumes des années 1857-1862. 



n LISTE DES OUVRAGES 

AjiMUAniB -Bulletin db la Sociiri pb l'Histoirb db Framgb, aimées 
186S-1868, l'* et 2' parties; iii-8*; prix : 9 francs. Aimées 1869, 1870- 
1871, 1872 à 1884; in-8*; prix : 5 francs. 

Nombreux articles, documents et aornenclatures, tels que la liste des 
chcTaliers de l'ordre du Saint-Esprit (1863), TinTentaire de la collection 
Godefroy (1865 et 1866), la notice sur le Cartulaire du comté de Rethel 
(1867), etc. 

L'YSTOIRB DE U NORMANT ET LA Gb&ONIQUB DB ROBEBT V18CART, PAK 

Aimé, moine du Mont-Cassin, publiées pour la première fois, d'après 
un manuscrit français inédit du ziu* siècle, appartenant à la Biblio- 
thèque royale, par M. ChampoUion-Figeac, 1835, 1 toI. {épuisé). 

VHistoire conduit le récit des expéditions normandes jusqu'à la mort 
de Richard, prince de Capoue, en 1078. La Chronique descend jus- 
qu'à Pierre d'Aragon, couronné roi de Sicile en 1282. 

HlSTOIBB BOGLiSlASTIQUB DBS FraNGS, PAB GRioOIBB DE ToURS, publiée 

par MM. Guadet et Taranne, 1836-1837, 4 toI. [texte latin épuisé). 

Le texte latin a été rem sur de nouTeaux manuscrits appartenant 
à la bibliothèque de Cambrai et à la Bibliothèque nationale; il est 
suivi d'une traduction française. 

IjrrTRBS DU CARDINAL MaZARIN A LA RbINE, A LA PRINOBSSE PALATINE, 
ETC., ÉCRITES PENDANT SA RBTRAITB HORS DE FraNGE EN 1651 BT 1652, 

publiées par M. Ravenel, 1836, 1 toI. {épuisé. H reste quelques erem- 
plaires sur grand papier; prix : 20 francs). 

Quatre-Tingt-quinze lettres trouyées dans les papiers de Balnze, et 

propres à éclairer les rapports intimes de Mazarin avec Anne d'Autriche. 

MEMOIRES DE Pierre de Fenin, comprenant le récit des éyénements qui 

se sont passés en France et en Bourgogne sous les règnes de Charles VI 

et Charles Vn (1407-1427), publiés par M"* Dupont, 1837, 1 toI. 

Chronique française, en partie inédite, publiée d'après un nouveau 
manuscrit appartenant à la Bibliothèque nationale, accompagnée de 
notes historiques et de trente et une pièces justificatives. 

Db LA C0NQUE8TB DE CONSTANTINOBLB, PAR JOFFROI DE ViLLBHARDOUIN , 

édition faite par M. Paulin Paris, 1838, 1 Tol. {épuisé). 

Texte reTu sur de nouveaux manuscrits appartenant à la Bibliothèque 
nationale, accompagné de notes et de commenlaires. 

OrDERIGI ViTALIS, ANGUGENiB, GOSNOEH UtIGENSIS MONAGMI, HiSTORIJB 

B0GLE81ASTI0& LiBRi TREDEGiM, publlés par M. Aug. Ic Prévost, 1838- 
1855, 5 vol. 

Ouvrage plein de renseignements précieux, notamment sur l'histoire 
de Normandie et d'Angleterre jusqu'en 1141. Notice de M. L. Delisle 
sur l'abbaye de Saint-Ëvrou], sur Orderic et son œuvre. 
Correspondance de l'empereur Maximilien I*" et de Margueritb, sa 
FILLE, GOUVERNANTE DBS Pats-Bas, DE 1507 A 1519, pubUéc par M. le 
Glay, 1839, 2 vol. 

Plus de six cents lettres inédites, tirées des archives de l'ancieiuie 



PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTÉ. m 



chambre det eompteft de Lilk, pleines de reaseifMBieaU intérMiiti 
sar U ÉB da règne de Loutt XII et le c ommcacc m ea t da règM de 
François I*'. 

HjsTonuB DES DUCS DB NoEMAWDm KT SOS mo0 D'AnQLBmBB, pabUée, 
d'après deax manoscrits de la Bibliothècpie do Roi, par M. FVandiqM 
Michel. t&IO, 1 toI. (^piUsfO. 

Première édition eompièle d'one chroaiqae française qui s'étend 
depuis l'inTasion des Normands en Fruice jos<iQ'à l'année 1^30. A la 
suite, relation en Ters dn tonraoi de Ham, par Sarraxin, trooTère éà 
XIII* siècle. 

Œurmu oomputtu D'ÉoDauBD, publiées par M. A. Teolet, 184(^1843, 

2 Tol. {tome V épuisé). 

Vita Karoii imperatorU; Annales Franearum; SpidoUe; HUIatia 
transiatkmis beatonsm CkrigU «arfymm MarteUini ti Petrt Non- 
Telle édition, aocompa^ée de Tariantes, d'une tradnction firançaite et 
de notes. 

MiifoimBS DB PnuppB db Goioetiibs, publiés par M^ Dupont, 1840-1817, 

3 Tol. {fome I" épuisé, tome U réservé)* 

NooTelle édition, reTue sur les manuscrits de la Ribliolhèque natio- 
nale, accompagnée d'une notiee biographique et de nombreuses ptènt 
justiâcatiTes, pour la plupart inédites. Elle a obtenu une premièn 
médaille au concours des Antiquités de la France. 

Lbttbbs db MAmouBBiTB d'AnouviAmb, 8<zum DB FmANçon I*, BBini DB 
Nàyabbb, publiées, d'après les manuscrits de la Ribliothèque du Roi, 
par M. Génin, 1841, 1 toI. 

Cent soixante et onze lettres inédites, accompagnées de notes, de 
pièces JQStificatiTes et d'une notice biographique. 

PaOCiS DB CONDAMNATION BT DB BÉBABIUTATION DB JbANNB D*AmO, publiét 

par M. Jules Quicherat, 1841-1849, 5 vol. {Urne P' résnvi), 

M. Quicherat a groupé, à la suite du texte inédit des deux pioeèt, 
tous les témoignages des chroniqueurs français, bourguignons, étran- 
gers, et des poètes du xt« siècle. Il y a joint un recueil de documenta 
sur la fausse Jeanne d'Arc. Les textes des deux procès sont l'objet 
d'one étude critique dérdoppée. 

Mbmoouis bt Lbttbbs db lUmouBBrrB db Valou, publiée par M. Gnea- 
sard, 1842, 1 vol. 

NoQYelle édition des Mémoires (1559-1582). On y a joint une note 
jQsUficaliYe rédigée par la fille de Henri II, en 1574, pour son mari, 
Henri de Navarre, et de nombreuses lettres inédites (1579-1609), tirées 
des collections des frères Dupuy, de Béthune et de Brienne. 

Lbs Gootxtmbs db Bbautoisib, pak Philippb db BBAUMANom, publiées 
par M. le comte Beugnot, 1842, 2 toI. (tome /* épuUi). .,\ 

Nouvelle édition, revue d'après les manuscrits de la Bibliol|jN|ie 
nationale, précédée d'une notice sur Beaumanoir. 

NOUTBLLBS LBTTBBa DB LA BIDIB DB NaTABBB ADBBtsiiBS kV lUU WWJOt^ 



. » 



lY LISTE DES OUVRAGES 

çois I*', SON TBÈSLEy publiécs, d'après un manascrit de la Bibliothèque 
royale, par M. Génin, 1842, 1 toI. 

Cent cinquante et une lettres inédites, avec un Supplémewt à la 
noUee sur Marguerite d^Angouléme. 

I 

RiGHBR, HisTOiBB DB SON TBMPS, publiée par M. J. Guadet, 1845, 2 yoI. 
Le texte latin de la chronique de Richer (888-995) a été reproduit 
diaprés l'édition Pertz, traduit en français, annoté et accompagné d'une 
notice critique. 

HiMOIRES DU COlfTB DB GoUONT-SaLIONT BT MiMOIRBS DU MARQUIS DB 

ViLLBTTBy publiés par M. Monmerqué, 1841-1844, 1 Tol. {épuisé). 

Petits et grands mémoires de Coligny-Saligny (1617-1686), ces der- 
niers inédits. Correspondance également inédite de Coligny et de son fils 
ayec Bussy-Rabutin. — Mémoires inédits contenant le récit des cam- 
pagnes de mer du marquis de Villette (1672-1704). Mémoires sur la marine 
de France composés par M. de Valinoour (1725) et par le comte de 
Toulouse (1724). Correspondances inédites du maréchal d'Estrées et 
d'Abraham Du Quesne avec le marquis de Seignelay. 

Cb&ONIQUB LATINB DB GuiLLAUMB DB NAflOlS DB 1113 A 1300, AVBC LBS 

CONTINUATIONS DB cBTTB Ch&oniqub DB 1300 A 1368, publiée par M. H. 
Géraud, 1843, 2 Tol. {tome I" réservé). 

Nouvelle édition, postérieure à l'édition partielle du Recueil des his- 
toriens des Gaules, revue d'après les manuscrits, annotée et précédée 
d'une introduction sur Guillaume de Nangis, Jean de Venette, etc. 

RbOISTEBS DB l'H6tBL DB YILLB DB PaBIS PBNDANT LA FrONDB, publiés 

par MM. Le Roux de Lincy et Douet d'Arcq, 1847-1848, 3 toI. {tome 7*^ 
épuisé). 

Copie inédite des délibérations de la Ville dont Louis XIY ayait 
ordonné la suppression (17 août 1648-13 octobre 1652). Suit une rela- 
tion de ce qui s'est passé dans la Tille et Tabbaye de Saint-Denis à la 
même époque. 

ViB DB SAINT Louis, PAR LB Nain DB TiLLBMONT, pubUéc pour là pre- 
mière fois par M. J. de Gaulle, 1847-1851, 6 Tol. 

Restitution intégrale d'un des plus précieux ouvrages et l'un des plus 
complets qu'ait produits l'érudition française au xtii* siècle. La destruc- 
tion des copies de documents faites par Le Nain de Tillemont rend 
encore plus nécessaire de recourir k m Vie de saint Louis. 

Journal historiqub bt anbodotiqub du rAgnb db Louis XV, par Bar- 
BiBR, publié par M. A. de la Villegille, 1847-1856, 4 yol. {tomes I, II 
et III épuisés). 

Première édition de ce célèbre journal, accompagnée de notes et pré- 
cédée d'une notice sur l'auteur. 

BiBuoGRAPHiB DBS Mazarinadbs, publiée par M. C. Moreau, 1850-1851, 

S TOl. 

Plus de quatre mille deux cents Mazarinades sont rangées par ordre 
alphabétique, plusieurs analysées ou publiées par fragments. Sniyeot 



PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTé. IX 

niques tTAnjau, soine de diMertatioos sor l'histoire des premicn 
comtes d'Anjoo et de pièces jostificatiTes. 
HisTooLS DB Bààmif kt db Natabeb, pab Nicolas db Bordbmatb (1517 
à \hV2\ msTOBiOGBAPHB DB LA MAISON DB Natabbb, pabUée par M. P. 
Raymond, 1873. 1 toI. 

OoTfa^ inédit, composé par le ministre protestant BordenaTe, sar 
Tordre de Jeanne d'Albret 

Cbbohiqubs de Saimt-Maatial i»b LofOOBS, pobliées par M. H. Daplès- 
Agier, 1874, 1 toL 

Huit chroniques latines, foornissant de nombreux renseignements sur 
l'histoire da monastère de Saint-Xartial et sur celle de T Aquitaine (804- 
1658). Œuvres diverses de Bernard Hier. Pièces relatiTes aux abbéty 
aoi moines et à la bibliothèque de Saint- Martial. 

NOUTEAC BBCCBIL DE COMPTBS DB L'AmOBMTBBIB DES BOIS DB FbaWX, 

publié par M. Dooét d'Arcq, 1874, 1 vol. 

Comptes de draps d'or et de soie reodos par l'arseatier de Philippe 
le Long, en 1317, et par le mercier de Philippe de Valois, es tStt. 
InreDlaire après décès des biens de la reine Clémence de Hongrie (1328). 
Compte d'un argentier de Charles VI, en 1387. Textes inédits, précédés 
d'ooe étode sor les argentiers et sor leors comptes. 

La ChaJVSON DE LA CB0ISADE GOBTBB LBS AlBIOBOU. publiée pBT M. P. 

Meyer, I87S-187&, 2 vol. 

Povfne historiqae, en langue Méridionale, commencé par GniUaaMe 
de Todtrie. continué par un anteor anonTme. Cette édition, qui a ol>teaa 
le grand prii Gobert de l'Académie des inscriptions et belles-lelires, 
comprend une introduction critique et pbik4ogiqne, nn Tocabolaitt 
't 1% une traduction et un eonmeataire historique (L II). 
RioTï Dint MBsrBSTBBL DE Rbims AU XIII* siBCLB, pubUèi psr IL !V. és 

w*iiif, ifrs. t %oi. 

Précédemment édité tons le titre de Cknmiqme de Rahu, et tait 
français qui te réfère aux règnes de Louis VU, de Philippe- Angniley 
de I»ui« VIII «t de saint Louis, avait subi de nombreases altérations. 
Il est ati:x«GipagBé d un roeabnlaire et d un oorameataire critique, d'ao* 
t«nt plus utile que tes récits dont il se compose semMent aToir •■ 
caractère looios historique que satirique et littéraire. 
I-A Chbovique dc Btoa duc Lots db Boubbox, publiée par IL A. Chazaad, 

1*76. î TOl. 

Vie de ÏJMs'is II de Bourbon (1337-!4!0\ c4>mpoiée en fFUçais, vers 
142:^. pïT Jean Cabaret d'Orville eC par Jean de ChAleanmorand, «r 
lordre du comte>le CienMoL Édition revue sor les asaaniCfits 4e 
Saint'Pétersbourg, de Bnixelles et de Paris. 
Ceaomc/vz ve Jbax le Fàtbb, SBGKZum DB SAivr-Rsinr^ publiée pur 
ir. F. Moraod, IcfTO-lSël, 2 Toi. 

Composa: par le roi d araMS de l'ordre de la Toison d'or, cette cbr»- 
nique françaiie eokhrMse les maées 1106 à 1435. Texte éUUi mr •■ 



X USl» DES OUVRAGES 

manascrit appartenant à la bibliothèque de Bonlogne-sor-Mer. Notice 
biographique sur Jean le Fèvre. 

AmsCDOTBS HI8T0RIQUBS, LâOBNDBS BT APOLOOUBS Tisis DU MBCUBIL 
INÉDIT d'ÉtIBNNB DB BoURBON, DOMIMIQAIN DU ZUI* 81BGLB, publiéS par 

M. Lecoy de la Marche, 1877, 1 vol. 

L'éditeur a extrait du Tractatus de diversis materiis prxdicabilUms 

d'Etienne de Bourbon, recueil d'exemples à l'asage des prédicatears, les 

passages les plus propres à éclairer l'histoire des lettres et des mœurs. 

Lbttres d'Antoine de Bourbon et de Jehanne d'Albrbt, publiées par 

M. le marquis de Rochambeau, 1877, 1 toI. 

Plus de deux cents lettres inédites, comprises entre les années 1538 et 
1572, tirées des archives ou bibliothèques de France, d'Angleterre et de 
Russie, les unes intimes, nous initiant aux mœurs privées du xvi* siècle, 
' les autres politiques, relatives aux guerres avec Charles-Quint ou aux 
guerres de religion. 
Mémoires iN^Drrs db Michel de la Huoubrtb, publiés par M. le baron 
de Ruble, 1877-1880, 3 vol. 

L'auteur, successivement secrétaire ou agent secret de Coligny, de 
Ludovic de Nassau et du prince de Condé, donne sur l'histoire des 
guerres de religion, de 1570 à 1588, et sur la vie des chefs de la Réforme, 
des détails nouveaux et confidentiels. 

Histoire du gentil seigneur de Bayart, coMPOséB par lb Loyal Ser- 
▼FTEUR, publiée par M. J. Roman, 1878, 1 vol. 

Nouvelle édition, enrichie d'un glossaire, de pièces justificatives et 
de lettres de Bayart inédites. 

Extraits des auteurs grecs concernant la o^ooraphib bt L*Bi8TomE 
DBS Gaules, texte et traduction nouvelle, publiés par M. E. Cougny, 
1878-1883, 4 vol. parus. 

Ce recueil comprend : 1* les géographes ; 2" les historiens ; 3* les phi- 
losophes, les orateurs, les poètes et les écrivains de genres divers qui 
fournissent quelques renseignements sur l'histoire ou la géographie des 
Gaules. 

MÉMOIRES DE Nicolas Goulas, gbntilhomicb ordinaire du duc d'Or- 
léans, publiés par M. Gh. Constant, 1879-1882, 3 vol. 

Mémoires inédits se rapportant aux années 1627-1651, particulière- 
ment utiles pour l'histoire de Gaston d'Orléans et de son entourage. 
Gestes des évâQUEs de Cambrai de 1092 a 1138, publiés par le P. Ch. 
de Smedt, 1880, 1 vol. 

Textes latins inédits, les uns en prose, les plus nombreux en vers, 
venant compléter la série des chroniques de Cambrai. 

Les Établissements de saint Louis, par M. P. Viollet, 1881-1883, 3 vol. 
parus. 

Introduction comprenant une étude sur les sources, sur la jurisprudence, 
sur l'influence et sur les manuscrits de la compilation connue sous le 
titre d*Établi$sements de saint Louis. — Texte des Établissements publié 



PUBLIÉS PAR LA SOCIÉTÉ. XI 

afet les Tarianles. — Textes primitifs qni ont serri au compîUlevr 
(ordonnance sar la procédore au Châtelet, ordonnance de saint Louis 
contre les dœls, Usage d'OrUnoU, coutame de Tounùne-Anjou). — 
Teites dériTés on parallèles. — Notes des prk'èdentes éditions et note* 
non Telles. — Cet oavrage a obtenu le grand prii Gobert de rAcad^mie 
des inscriptions et belles- lettres. 

RuJkTION DE LA COCR DE FrjlNCB EN 16^). PAR KfÉCHlKl. SrANDIIIIi 

ENTOYE EXTRAORDINAIRE DE Brandebouro, pubUèe par M. Ch. Schefier, 
1882, 1 vol. 

Ce texte, qoi n'avait été publié qo'en Allemagne et dan» les eondi* 
tions les plus défavorables, contient de nouToaux pi>rtrait$ de \A\ms XIV 
et des principaux personnages de son entourage, décrit le mècaniaiM 
de l'administration civile, ecclésiastique et militaire. 11 est suivi de deux 
opuscules attribués aussi à Spanheim, les Hemarqtte% sur VÈtal 4e 
France et les Qualités bonnes et mauvaises des prinâpaux perMii- 
nages de la cour. 

Chronique normande du xiy* siècle, publiée par MM. Aug. et Km. MoU- 
nier, 1882, 1 vol. 

Première édition d'une chronique franvaise anonyme rAdigée en Nor- 
mandie, probablement |>ar un noble, et embrassant les années 1^4 
à 1372. Sommaire et commentaire historique développé. Ouvrage qui « 
obtenu une médaille au concours des Antiquités de la Franco. 

Œuvres de Rigoro et de Guillaume le Breton, publiées par M. II.-Ff. 
Delaborde, 1882-1885, 2 vol. 

Nouvelle édition, établie diaprés les manuAcrits de Paris, de Home, de 
Bruxelles et de Londres. Le premier volume comprend le